30 août 1808 : capitulation de Cintra (Portugal). 

A l’issue de la bataille de Vimeiro (20 aout) qui voit l’échec du général Junot face aux troupes anglo-portugaises de Wellington, la tentative française de soumettre le Portugal pour l’empêcher de commercer avec la Grande-Bretagne échoue. Cette première invasion napoléonienne du Portugal marque le début des combats dans la péninsule ibérique.  L’armée de Junot est ramenée en France par la Royal Navy avec armes et bagages sur ordre du général Darlymple ce qui lui vaudra un blâme une fois l’affaire connue à Londres.


30 août 1813 : bataille de Kulm (actuelle république de Tchéquie)

Après sa victoire à Dresde, Napoléon ordonne au général Vandamme de poursuivre les coalisés du général Kleist. Il perd malheureusement la bataille et est fait prisonnier.


30 août 1870 : bataille de Beaumont (Ardennes).

Défaite française face aux armées prussiennes.


30 août 1898 : suicide du colonel Henry (affaire Dreyfus).


30 août 1914 : bataille germano-russe de Tannenberg (actuelle Pologne).

Le général Hindenburg écrase les forces du Tsar (La 1ère Armée de Rennenkampf bat en retraite et la 2e Armée de Samsonov est faite prisonnière. Le général se suicide). Les Allemands prennent ainsi une revanche sur l’Histoire puisqu’en 1410, au même endroit, les chevaliers teutoniques ont été très sévèrement battus, mais cette fois, par les Polonais.


30 août 1918 : attentat contre Lénine (Moscou).

Fanny Kaplan, membre du Parti, tire sur Lénine à la fin d’un meeting. Il survit avec une balle dans l’épaule et une autre au poumon. Elle est interrogée par la Tchéka puis exécutée sans jugement 4 jours plus tard. Cette tentative d’assassinat déclenche la Terreur Rouge qui frappe l’URSS durant toute la guerre civile russe. La Pravda attribue la tentative aux Alliés mais ne parvient pas à enrayer la rumeur de la mort de Lénine avant plusieurs jours. 


30 août 1918 : les Onandaga déclarent la guerre à l’Allemagne.

L’une des 5 tribus iroquoises, estimant qu’elle a été humiliée lors de la tournée d’un cirque se produisant dans une ville allemande, déclare la guerre à l’Allemagne. La tribu enverra un contingent de guerriers dans l’US Army.


30 août 1954 : le parlement français ne ratifie pas le traité de la CED.

Au début des années 50, les prémices de la guerre froide poussent les Etats-Unis à réclamer de la part des européens un investissement militaire plus important et donc à envisager le réarmement de l’Allemagne (RFA), considéré comme nécessaire pour lutter contre l’URSS. Difficilement accepté par les Français, ce réarmement se conçoit néanmoins peu à peu au sein d’une Communauté Européenne de Défense (CED) dont la France signe le traité en mai 1952. Il prévoit une armée internationale à 40 divisions portant un même uniforme et sous commandement unique dépendant de l’OTAN. Mais la perte de souveraineté en matière de Défense qu’implique la ratification de la CED suscite un intense débat en France entre « Cedistes » et « antidedistes » et finit par être l’argument décisif des Gaullistes. La création de la CECA en 1951 (communauté économique du charbon et de l’acier), ancêtre de la CEE puis de l’UE, n’a pas posé autant de problèmes alors qu’elle impliquait le même degré de supranationalité (en matière d’économie). Près de 60 ans plus tard, l’abandon de souveraineté reste encore l’une des questions épineuses de l’Europe de la Défense.


30 août 1963 : mise en place du téléphone rouge.

Suite à la crise des missiles de Cuba (octobre 1962), les Etats-Unis et l’Union Soviétique, conscients d’avoir échappé à une confrontation armée, se dotent d’une ligne directe permettant d’échanger afin de dénouer plus rapidement les éventuelles crises à venir.


30 août 1974 : « silence, on coule ! ».

Trente ans après sa création, le journal Combat publie son dernier numéro dont la Une – « Silence, on coule ! » – restera célèbre. Né durant la Seconde Guerre mondiale et d’abord distribué clandestinement, le quotidien Combat va constituer un des vecteurs d’une pensée de gauche non communiste. Si des intellectuels tels que Jean-Paul Sartre, André Malraux et surtout Albert Camus collaborent à cette publication, Combat ne va pas manquer de subir différentes crises qui le mèneront à infléchir la radicalité de sa ligne éditoriale. Au fil des années, le journal voit son lectorat diminuer et les nombreux soucis de ses dirigeants successifs vont contribuer à sa déroute ». LCL Jacques-Olivier M. (DICoD).