28 juin 1389 : bataille de Kosovo Polje (Kosovo).

La bataille a eu lieu le 15 juin dans le calendrier justinien, le 28 juin dans le calendrier Grégorien. Les Serbes sont vaincus par les Ottomans lors de la bataille du Champs des Merles. Les deux chefs de guerre, le prince Lazare de Raska et le sultan Murad Ier, trouvent la mort dans l’affrontement. Les janissaires turcs, troupes d’élite formées d’enfants enlevés aux peuples vaincus et élevés dans le métier des armes, ont écrasé leurs adversaires. La Serbie devient vassale de l’Empire ottoman.


28 juin 1675 : attaque de la forteresse de Reggio (Italie – Calabre).

Les vaisseaux Téméraire et Sirène commandés par les capitaines Lévy et Tourville attaquent Reggio occupée par les Espagnols. A l’aide d’un brûlot et grâce à un vent favorable, ils détruisent quatorze navires dans le port. Le feu se communique à une poudrière qui explose et détruit une partie des fortifications.


28 juin 1811 : prise de Tarragone (Espagne).

Le général Suchet réduit les dernières résistances espagnoles de la ville, après un assaut de près de 20 jours qui coûte aux Français plus de 1 200 morts et 3 000 blessés.


28 juin 1835 : bataille de la Macta (Algérie).

Afin de protéger deux tribus qui refusent la domination d’Abd el Kader, le général Trézel et 2500 hommes marchent vers Mascara, la capitale de l’émir. Ils sont attaqués dans les marais puis dans le défilé de la Macta par environ 10 000 hommes. Suite à cette défaite qui coute 300 hommes aux Français (et 2000 à Abd el Kader), le général Trézel est remplacé par le général d’Arlanges. Clauzel en devenant Gouverneur général de l’Algérie reprend l’action contre Abd el-Kader. Le général Trézel assume la responsabilité de cette défaite. Il a donné son nom à une petite ville de l’Oranais créée en 1894.


28 juin 1914 : attentat de Sarajevo (actuelle Bosnie-Herzégovine).

L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois par Gravilo Princip, provoque l’étincelle qui va déclencher la Première Guerre Mondiale. Le matin même vers 10h15, l’archiduc et son épouse viennent d’échapper à un attentat à la bombe artisanale perpétré par un jeune typographe de 21 ans, nommé Cabrinovitch. François-Ferdinand se rend malgré tout à l’Hôtel de ville pour une réception en son honneur puis à l’issue décide d’aller réconforter les blessés de la première tentative d’assassinat. Le chauffeur de tête du cortège officiel n’ayant pas été prévenu de ce changement dans le programme, conserve l’itinéraire initial, que les 6 terroristes serbes postés en différents endroits sur le trajet ont pu étudier (grâce au journal !).


28 juin 1919 : traité de Versailles.

Cinq ans après l’attentat de Sarajevo, jour pour jour, les Alliés remodèlent la carte de l’Europe et imposent une paix que l’Allemagne vaincue considèrera comme un diktat. La signature a lieu dans cette même galerie des glaces du château de Versailles qui avait vu en 1871 le couronnement de l’empereur Guillaume Ier.


28 juin 1940 : naissance de la « France Libre ».

Le général de Gaulle est reconnu « Chef des Français Libres » par le gouvernement Britannique.


28 juin 1944 : assassinat du ministre milicien Philippe Henriot (Paris – 10, rue de Solferino). 

« Secrétaire d’Etat à l’information et à la Propagande depuis janvier 1944, Philippe Henriot s’exprime  deux fois par jour sur « Radio-Paris ». Orateur et polémiste dont les joutes verbales avec radio-Londres sont écoutées par une grande partie des Français, y compris dans les milieux résistants, son éloquence et son pouvoir de propagande sont tels que le GPRF d’Alger le condamne à mort. Un commando l’assassine à l’aube, dans sa chambre au siège du ministère. Un catafalque est dressé Place de l’hôtel de ville et la dépouille reçoit l’hommage de nombreux parisiens jusqu’au 2 juillet, date des obsèques. Les Allemands organisent une sanglante répression ».  COL Pierre Marie-Jeanne (DCSD).


28 juin 1989 : Milosevic annonce la reconquête du Kosovo.

A l’occasion de la commémoration du 600ème anniversaire de la bataille du champ des merles, le président de la République de Serbie, Slobodan Milosevic, prononce un discours devant un million de Serbes, venus de toute la Serbie sur les lieux mêmes de la bataille à Kosovo Polje. La foule est galvanisée par la reconquête de la province autonome (alors peuplée majoritairement d’albanophones) qu’évoque le leader serbe.