26 août 1346 : bataille de Crécy (Somme).

Cruelle défaite française face aux troupes anglaises d’Edouard III. Les Français lancent des charges de cavalerie désordonnées et inefficaces face à des Anglais retranchés derrière leurs archers.  Environ 4000 hommes du camp français périssent dont 1542 chevaliers, alors que les Anglais ne déplorent que 300 morts. L’armée française étant décapitée, Edouard poursuit vers Calais qu’il va assiéger pendant toute une année. La reddition de la ville donnera lieu au fameux épisode des bourgeois de Calais, popularisé par la sculpture célèbre de Rodin. 


26 août 1880 : naissance d’Apollinaire (Rome).

Wilhelm Apolinaris de Kostrowitzky, de son vrai nom, est d’origine polonaise. Il s’engage dans l’armée française en décembre 1914. Naturalisé français le 9 mars 1916 il est blessé le 17, quelque jours plus tard et décède le 9 novembre 1918.


26 août 1905 :  début de production de masse de sous-marins.

Le ministre de la Marine ordonne la construction de 21 sous-marins (18 à vapeurs, 3 diesel). L’année 1905 est une année charnière pour le sous-marin puisqu’elle voit le départ de Camille Pelletan et l’arrivée de Gaston Thomson à la barre du Ministère mais aussi le choix du moteur diesel pour la propulsion future de ces nouveaux engins. A noter que l’autonomie en plongée de la classe Aigrette (Diesel) n’est à cette époque que de 4 minutes.  

Pour les passionnés de sous-marins et plus particulièrement de leur propulsion, voir l’ouvrage extrêmement riche et intéressant La propulsion du sous-marin français des origines à 1940 de Dominique Brisou (SHD – 2007) et d’une manière plus large Lencyclopédie des sous-marins de l’amiral Thierry d’Arbonneau.

Lire : Sous-marins et submersibles français à la veille de la Grande Guerre


26 août 1914 : reddition du Togo allemand.

Première victoire alliée alors que sur le front franco-allemand, Français et Britanniques sont en pleine retraite


26 août 1914 : Gallieni est nommé Gouverneur de Paris. 


26 août 1974 : mort de Charles Lindbergh (Hawaï).

Il est le premier à avoir traversé en solitaire l’Atlantique à bord du Spirit of Saint Louis (entre le 20 et le 21 mai 1927).

Deux semaines avant cette traversée, les Français Nungesser et Coli ont disparu dans l’Atlantique Nord en tentant de rééditer l’exploit des britanniques Alcox et Brown (en 1919 !). De ces 3 aventures, la postérité n’a réellement retenu que celle de Lindbergh. Joli geste de ce dernier : juste après sa traversée réussie, sa première visite est pour la mère du lieutenant Nungesser.

Lire l’excellent dossier que le Figaro Histoire (N°21) consacre aux Merveilleux fous volants – naissance de l’aviation.


26 août 2013 : Disparition du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, grande figure militaire.

Il entre dans la résistance en 1941 à l’âge de 19 ans et est arrêté en franchissant la frontière franco-espagnole en 1943. Déporté dans le camp de concentration de Buchenwald où il manque mourir (« j’ai trouvé le pire chez les autres mais aussi en moi »), il conserve malgré tout la soif de l’action et fait Saint Cyr. Légionnaire parachutiste, il effectue trois séjours en Indochine qui le marquent profondément : les rencontres (avec l’adjudant Bonnin), les combats (« l’entrée dans ces territoires où rôde la mort, oblige à se hisser à la pointe de soi-même »), le pays (« un monde féérique ») mais aussi l’abandon du village de Talung ensuite massacré par le Vietminh. Chef de cabinet du général Massu pendant la bataille d’Alger puis commandant au 1er REP, il entre en rébellion lors du putsch des généraux en avril 1961 (« Un homme doit toujours garder en lui la capacité de s’opposer et de résister »). Il se constitue prisonnier, ne rejoint pas l’OAS et est condamné à 10 ans de prison (« L’enfermement peut développer une force intérieure qui peut être plus grande que la violence qui nous est faite »). Gracié 5 ans plus tard, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires.

Ecrivain talentueux, et homme au parcours incroyable, son témoignage humble et courageux est à lire (Les champs de braises) tant il est structurant pour l’éthique du soldat français. Il a d’ailleurs préfacé l’ouvrage du général Benoit Royal portant ce dernier titre. Il est mort à l’âge de 91 ans. 

Hélie de Saint Marc2