24 avril 1184 (avant Jésus-Christ) : le cheval entre dans Troie (actuelle Turquie).

Les Grecs ne parvenant pas à vaincre les Troyens après un siège de 10 ans, abandonnent l’attaque frontale pour inaugurer l’une des plus célèbres ruses de guerre : Feignant de jeter l’éponge et de lever le siège, les Grecs offrent un cheval géant en bois (où le commando d’Ulysse est caché) en guise de cadeau à leurs valeureux adversaires troyens. Ceux-ci, n’écoutent pas les mises en garde de Cassandre qui dénonce le piège et font pénétrer le cadeau empoisonné dans la ville jusque-là inviolée. La nuit venue, Ulysse sort du cheval et ouvre les portes à l’armée grecque revenue secrètement. La modernisation du concept et son application informatique font presque oublier que le trojan trouve son origine dans la mythologie grecque.


24 avril 1849 : naissance de Joseph Galliéni (St Béat – Haute Garonne).

Général de division, mort en 1916 et fait maréchal à titre posthume en 1921, Gallieni est l’un des officiers coloniaux français les plus célèbres. A sa sortie de Saint Cyr (1870), il choisit l’infanterie de marine et participe avec le 3e RIM aux combats de Bazeilles. Il effectue toute sa carrière aux colonies (Afrique noire, Indochine, Madagascar) et met au point la méthode de la « tache d’huile » que Lyautey, son collaborateur fait connaitre. Tout juste retraité en 1914, il est rappelé au début de la guerre et passe pour le sauveur de Paris et le vainqueur de la bataille de la Marne grâce au mouvement de troupes qu’il effectue en réquisitionnant tous les taxis parisiens. Considéré par Clémenceau comme  la vertu sous les armes  (la formule étant cependant d’Edouard Herriot), Gallieni aime à rappeler à ses officiers qu’il faut envisager les lieux de batailles comme des endroits où il faudra construire la paix. Ou encore : « Les officiers sous mes ordres voudront bien se rappeler qu’ils ont à défendre les intérêts qui leur sont confiés au nom du bon sens et non à les combattre au nom du règlement ».

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24 avril 1915 : début du génocide des Arméniens.

Confronté à une instabilité chronique sur ses marges orientales, renforcée par les menaces d’offensives russes dans cette région, le gouvernement de l’empire ottoman dominé par les « jeunes-Turcs », décide de se débarrasser de la minorité arménienne, en commençant par les Stambouliotes et les Arméniens de l’armée (qui s’étaient pourtant montrés très loyaux durant les combats contre les Russes). 600 Arméniens sont massacrés ce premier jour. Près de 1,5 million suivront… (Cf. voir le supplément du Monde du 23/04/2015)

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24 avril 1946 : vol des premiers chasseurs à réaction soviétiques (actuelle Russie).

Le Mig 9 et le Yak 15 effectuent leur premier vol soit 2 mois après les américains (avec le F-84). Les Français font voler le Triton en novembre 1946.

Mig 9

YAK 15


24 avril 1954 : Dien Bien Phu se poursuit.

« La situation sanitaire des blessés de Diên Biên Phu devient préoccupante. A cette date, 402 blessés couchés et 676 assis encombrent les antennes chirurgicales exigües. Près du double, souffrant de blessures plus légères sont soignés au sein de leur formation ». CDT Ivan Cadeau (SHD).


24 avril 1967 : mort d’un cosmonaute russe (Aktioubé – Kazakhstan).

Le colonel Vladimir Komarov s’écrase à bord de Soyouz 1 au cours de son deuxième vol dans l’espace. Les pressions du Kremlin sur le programme Soyouz sont telles que la mission est ordonnée malgré des défaillances techniques nombreuses, connues et dénoncées par Yuri Gagarine lui-même (doublure de Komarov pour ce vol).


 24 avril 1970 : premier satellite chinois en orbite (Base de Jiuquan – Chine).

La chine devient la 5e puissance spatiale en mettant en orbite le satellite Dong Fang Hong. Elle est aujourd’hui un géant de l’espace, disposant de plus d’une centaine de satellites encore en orbite et actifs, maîtrisant en autonomie toute la palette des missions spatiales, du lancement au vol habité en passant par l’exploration lunaire.


24 avril 1980 : opération Eagle Claw (Iran).

Le président Jimmy Carter autorise l’opération secrète consistant à libérer les 52 otages américains retenus prisonniers depuis novembre 1979 dans leur ambassade à Téhéran. 8 hélicoptères décollent du porte-avion Nimitz pour se poser, 6 heures plus tard, dans le désert iranien où des C-130 ravitailleurs doivent les « recompléter », avant qu’un commando n’attaque l’ambassade. L’opération prend du retard à cause de tempêtes de sable. 3 hélicoptères tombent en panne en pleine mission compromettant définitivement le projet. Alors que l’opération vient d’être annulée, un hélicoptère percute un ravitailleur par manque d’entrainement au vol de nuit. 8 commandos et hommes d’équipage périssent. Du matériel et des documents sensibles sont abandonnés dans la précipitation. L’image du président Carter est sérieusement abîmée par ce fiasco et lui coûte probablement sa réélection. L’échec d’Eagle Claw a conduit le commandement à restructurer les forces spéciales américaines.