22 juin 1476 : bataille de Morat (Suisse).

Lors des guerres de Bourgogne (1474-1477), le destin tragique du dernier Grand-Duc d’Occident peut être résumé dans cette formule laconique, connue par cœur de tous les écoliers suisses : « Charles le Téméraire perdit à Grandson le bien (sa fortune matérielle), à Morat le courage (à la suite de la destruction de son armée), à Nancy la vie (il fut tué au combat) ». Dans l’histoire militaire suisse, la bataille décisive de Morat reste la bataille la plus célèbre. L’armée bourguignonne est taillée en pièces par ce « peuple de bouviers » que le duc de Bourgogne ne cesse de sous-estimer. Pourtant, celui-ci est loin d’être un chef incapable. A certains égards, son armée préfigure les armées de l’époque moderne. A Morat toutefois, le fantassin suisse, rustique, l’emporte sur le chevalier bourguignon, l’archer anglais ou le « piéton » lombard. Selon une formule consacrée, la bataille s’est jouée en une heure, au-dessus de Morat, dans le secteur de la « Haie verte ». Cette heure a été suivie de cinq heures d’épouvante : Pas de prisonniers, tel est le mot d’ordre que les Suisses vont appliquer sans état d’âme. La bataille a été marquée par le renseignement et les erreurs d’appréciation commises de part et d’autre. A ce jeu-là, les Suisses tirent le meilleur parti possible du fait qu’ils tiennent la ville de Morat, que celle-ci résiste à l’assaut du 18 juin et que le Téméraire se fait surprendre par l’arrivée de l’armée de secours suisse qu’il guettait pourtant. Les Suisses n’ont pas seulement combattu pour l’argent du roi Louis XI, mais ils ont aussi défendu leurs intérêts et préservé leur autonomie. L’ouvrage référence sur la bataille est celui de Pierre Streit.

« Le mot d’ordre donné avant la bataille [ pas de prisonniers], et la rigueur avec laquelle il a été appliqué, ne sont en effet pas liés à une brutalité particulière qui aurait été propre aux combattants Suisses de cette période mais trouvent leur origine dans les évènements qui se sont déroulés quelques mois plus tôt. Le 28 février 1476, le duc de Bourgogne a pris aux Suisses  le château de Grandson. Aux dires des chroniques contemporaines de l’évènement, les 400 défenseurs auraient alors eu l’assurance d’avoir la vie sauve ; mais après la reddition de la place, le duc Charles les fit tous pendre ou noyer dans le lac de Neuchâtel. C’est donc en représailles à cet acte contraire aux coutumes de la guerre médiévale que les Suisses décidèrent de ne plus faire de quartiers aux Bourguignons ». Christophe Chevassus (EMZD Lyon).


22 juin 1940 : deuxième armistice de Rethondes (forêt de Compiègne).

Hitler impose la signature de l’armistice à l’endroit même où Foch, 22 ans plus tôt, avait imposé ses conditions à l’Allemagne. Hitler fait ensuite démanteler le site.


22 juin 1941 : opération Barbarossa.

Hitler déclenche l’invasion de l’URSS, malgré le pacte de non-agression. Staline a négligé tous les signes précurseurs de l’invasion. Il fera exécuter le général Pavlov et tout son état-major pour incompétence le 30 juin, l’armée rouge étant bousculée de toutes parts. L’attaque précipite les communistes français dans la résistance.

Barbarossa


22 juin 1994 : l’ONU autorise l’opération Turquoise . Par la résolution 929, le Conseil de sécurité des Nations Unies décide d’intervenir temporairement au Rwanda, avec une force armée multinationale commandée par le général Jean-Claude Lafourcade. La durée de la mission (qui débute le lendemain) est de 2 mois afin de donner le temps à la Mission des Nations Unies pour l’Assistance au Rwanda – MINUAR (octobre 1993 à mars 1996) de renforcer ses effectifs. Les controverses nées du conflit rwandais ont obligé certains officiers français à publier des livres témoignage sur leurs actions.

C’est le cas du général Lafourcade, Opération turquoise – Rwanda – 1994 et du général Tauzin, Je demande justice pour la France et ses soldats.