20 octobre 1587 : bataille de Coutras (près de Périgueux).

Le futur Henri IV est encore Henri de Navarre, le protestant, lorsqu’il remporte l’éclatante victoire de Coutras contre les troupes du roi (Henri III) emmenées par le duc de Joyeuse : Sa victoire coûte cher aux catholiques, qui ayant lancé de trop loin leur charge de cavalerie arrivent désorganisés et fatigués sur la ligne protestante renforcée d’arquebusiers et de deux couleuvrines (canons). Henri de Navarre se bat très courageusement et n’a pas besoin de galvaniser ses troupes qui animées du désir de vengeance écrasent les catholiques en à peine deux heures de bataille. A noter qu’Agrippa d’Aubigné, l’auteur des Misères, participe au combat. Navarre, en fin politique et héritier du trône, ordonne de cesser le massacre, libère ses prisonniers et fait célébrer une messe pour le duc de Joyeuse mort au combat. Coutras est un bon exemple de victoire tant tactique que politique car le vainqueur sur le terrain en ne poussant pas militairement son avantage, ménage le vaincu et surtout le fait habilement savoir.


20 octobre 1805 : victoire d’Ulm. (Allemagne).

Le général autrichien Mack capitule à Ulm, rendant à Napoléon 25 000 hommes dont 18 généraux, 40 drapeaux et 63 canons.


20 octobre 1827 : bataille de Navarin (dans les eaux Grecques).

La Grèce s’étant révoltée contre l’Empire Ottoman, est durement reprise en main ce qui suscite beaucoup d’indignation en Europe. Une flotte constituée par le Royaume-Uni, la France et la Russie est envoyée en Grèce afin d’attester de l’intérêt de l’Europe pour les événements en cours. Pour une raison qui fait encore débat, le combat s’engage avec la flotte ottomane qui sera détruite.

A noter : l’écrivain Eugène Sue était à Navarin comme chirurgien de bord.


20 octobre 1916 : affaire de Laoxikai (Tianjin – Chine du Nord).

Dernière expansion de type impérialiste en Chine, « l’annexion » du territoire de Laoxikai par la France (situé au sud-ouest de la concession française de Tianjin) et l’arrestation des neuf policiers chinois qui s’y trouvaient amènent les deux pays au bord de la guerre dans un contexte de conflagration mondiale. Le petit territoire français fut touché par un boycott massif et une grève générale. L’un des chefs chinois du mouvement anti-français, vice-président de la Chambre de commerce de Tianjin, était un agent de l’Allemagne. (Mathieu Gotteland)


20 octobre 1918 : création de l’armée du Danube.

Confiée au général Henri Berthelot, chef d’état-major de Joffre en 1914 et grand réorganisateur de l’armée roumaine (1916), l’armée du Danube combat les bolcheviks en Bessarabie. Lire la biographie de Michel Roussin, Sur les traces du général Berthelot.


20 octobre 1954 : c’est la date butoir que choisit le colonel Robert Bonnafous dans sa thèse de doctorat (1985 – Montpellier III) sur les prisonniers français dans les camps viet minh pour faire le bilan des pertes en Indochine : Entre 1945 et cette date, il estime qu’un prisonnier sur deux a disparu en détention. Le nombre de disparitions pouvant atteindre 72% dans certains camps et notamment ceux des prisonniers de Dien Bien Phu.


20 octobre 2011 : mort de Kadhafi (Syrte – Libye). 

En 1969, agé de 27 ans, le capitaine Kadhafi renverse la monarchie libyenne en profitant de l’absence du roi Idriss 1er parti en Turquie pour raison médicale. Avec quelques officiers dits « groupe des officiers libres », il s’autoproclame colonel puis fonde (en 1977) la Jamahiriya. Il devient le « guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste« . Il expulse les britanniques et les américains qui commençaient à exploiter les hydrocarbures de la région du Fezzan. Cette riche zone pétrolifère a d’ailleurs été découverte par le mythique Conrad Killian, aventurier français, géologue et explorateur du Sahara.


20 octobre 2014 : mort du PDG de Total (Aéroport de Moscou).

Christophe de Margerie décède dans l’accident de son Falcon 50 qui heurte au décollage une déneigeuse présente sur la piste. Total est la première entreprise française. Elle est une des 6 plus grandes compagnies pétrolières au monde. Le commandant de bord du F50 était un ancien pilote de l’aéronavale, Yann P.