18 novembre 1645 : prise de Trèves par Turenne (Allemagne).


18 novembre 1803 : bataille du fort de Vertières (Saint Domingue, actuelle Haïti).

Le général Rochambeau, envoyé (avec le général Leclerc) en 1801 à Saint Domingue par Napoléon pour reprendre le contrôle de l’ile, échoue face à la détermination des esclaves révoltés. François Capois et Jean-Jacques Dessalines, généraux de l’armée rebelle haïtienne, prennent d’assaut le fort dans lequel s’est retranché Rochambeau et ses 2000 hommes. Les combats sont extrêmement meurtriers des deux côtés. L’héroïsme de Capois force l’admiration de Rochambeau qui lui offre un cheval au cours des combats. Les survivants Français capitulent et selon l’accord conclu avec les Haïtiens, disposent de 10 jours pour quitter l’île qui proclame son indépendance le 1er janvier 1804.


18 novembre 1839 : Djihâd contre la France (Algérie).

Abdelkader reprend le combat et appelle au Djihad contre la France parce que les troupes du Duc d’Orléans (fils de Louis-Philippe) ont traversé ses terres en apparente violation du traité de Tafna (1837). Jusqu’en 1847, date de sa reddition, Abdelkader affronte les Français dans de rudes combats (Mitidja, Smala, Sidi Brahim, Isly) et acquiert la stature d’un chef à la fois militaire, politique et religieux. Respecté par les généraux Bugeaud et Lamoricière et plus encore par Napoléon III, il deviendra un allié de la France durant son exil à Damas et protégera même la communauté chrétienne maronite (juillet 1860) lors de l’insurrection des druzes musulmans.


18 novembre 1914 : les Allemands radiés de la Légion d’honneur. Par décret présidentiel.


18 novembre 1916 : fin de la bataille de la Somme.

Trois mois et demi après son déclenchement le 1er juillet, la tentative de rupture du front dans la Somme est arrêtée, en raison des faibles gains territoriaux obtenus par rapport aux pertes subies. La totalité du terrain conquis sera d’ailleurs perdue en trois jours lors de l’offensive allemande du printemps 1918. Les britanniques ont perdu près de 400 000 hommes, tous volontaires et recrutés dans les Pals battalions (les « bataillons de copains », formés à partir de l’élan populaire créé par la propagande associée au comportement des Allemands en Belgique, sous le parrainage de Lord Kitchener), ce qui fait une moyenne de pertes deux fois supérieure à celle des troupes françaises à Verdun ! Les Français, agissant au sud de la Somme, ont perdu près de 200 000 poilus.


18 novembre 1929 : lancement du sous-marin Surcouf (Cherbourg).

Sous-marin de grande croisière de 3300 tonnes, le plus gros jamais construit à son époque, armé de 2 canons de 203 mm (identiques à ceux des croiseurs de 10 000 tonnes), emportant 126 membres d’équipage et même un hydravion biplaces, il possède, alors, la plus grande autonomie et le plus grand rayon d’action. Il est armé définitivement le 31 décembre 1931. En réparation à l’arsenal de Brest lorsque les Allemands envahissent la ville le 18 juin 1940, le Surcouf s’échappe in extremis et gagne Plymouth sous les ordres du commandant Martin. Quelques jours plus tard, le 3 juillet 1940, lors de l’opération Catapult (Mers el Kébir), les Britanniques le saisissent par surprise provoquant une fusillade à bord qui coûte la vie à 1 officier français et 3 britanniques. Il est ensuite intégré aux Forces navales françaises libres. Il disparaît corps et biens dans la nuit du 18 au 19 février 1942. Une thèse fortement étayée attribue le naufrage à l’aviation américaine qui en menant une opération contre des U-Boot signalés autour du canal de Panama auraient pu couler par erreur le Surcouf.

Lire Les sous-marins de 1914 à 1945 de Claude Huan. 


18 novembre 1941 : fin de l’opération Flipper (Libye),

« aussi appelée le Raid Rommel. En préparation de l’opération Crusader, le N°11 (Scottish) Commando devait attaquer et neutraliser le PC du général Rommel à Beda Littoria et l’état-major de la division Trieste près de Slonta. L’opération fut un fiasco, Rommel ayant quitté les lieux quelques semaines plus tôt : 30 des 32 membres du commando ont été capturés ou tués ». CNE J-B P. (COMLE).