16 octobre 1690 : début de la bataille de Québec (Nouvelle France, actuel Canada).

Les Britanniques aidés de colons américains débarquent à Beauport sur le Saint Laurent et tentent de prendre la ville de Québec défendue par le comte de Frontenac. Lorsque ce dernier, reçoit l’émissaire de Phips, il  lui fait croire que la garnison est fortement défendue et déclare crânement que sa seule réponse viendra de « la bouche de ses canons ». Dissuadé d’attaquer, Phips fait bombarder la ville depuis ses bateaux, sans grands dommages. Sa flotte, à l’inverse, reçoit quelques boulets qui l’incitent à lever l’ancre. Puis une série de violents orages cause des dégâts aux navires, qui s’ajoutant à la maladie (variole), décident Phips à rentrer au Massachusetts.

Ci-dessous « Entourloupe – Le général de Flipe », la plus vieille complainte (qui est française) composée en terre d’Amérique suite à cette événement.

LE GÉNÉRAL DE FLIPE

 

C’est le général de Flipe

Qui est parti de l’Angleterre

Avecque trente-six voiles

Et plus de mille hommes faits.

Il croyait par sa vaillance

Prendre la ville de Québec.

Il croyait par sa vaillance

Prendre la ville de Québec.

 

A mouillé devant la ville

Les plus beaux de ses vaisseaux,

Il met leur  chaloupe à terre

Avec un beau générau.

C’est pour avertir la ville

De se rendre vite au plus tôt :

– Avant qu’il soye un quart d’heure,

J’allons lui livrer l’assaut.

 

C’est le général de ville

Z-appelle son franc canon :

– Va-t-en dire à l’ambassade

Recule-toi mon général.

Va lui dire que ma réponse

C’est au bout de mes canons,

Avant qu’il soye un quart d’heure,

Nous danserons le rigaudon.

 

C’est le général de Flipe

Qui mit son monde à Beauport,

Trois canons les accompagne

Pour leur servir de renfort.

Mais le malheur qui m’accable,

Qui ne m’a jamais laissé,

Les Français pleins de courage

M’en on détruit la moitié.

 

C’est le général de Flipe

S’est retourné dans Baston :

– Va-t-en dire au roi Guillaume

Que Québec lui a fait faux bond,

Car lui a de la bonne poudre

Et aussi de beaux boulets,

Des canons en abondance

Au service des Français.


 16 octobre 1813 : début de la bataille de Leipzig (Allemagne).

Regroupées dans une sixième coalition, les armées européennes affrontent Napoléon à Leipzig. Connue sous le nom de bataille des Nations, Leipzig est la plus grande confrontation de troupes durant l’Empire (200 000 français contre plus de 300 000 coalisés). Même si l’Empereur n’est pas complètement vaincu, il doit se replier pour préparer la campagne de France qu’il anticipe. Ses pertes sont inférieures à celles des ennemis mais ceux-ci considèrent que la victoire leur appartient dès lors que l’empereur quitte Leipzig (19 octobre).  Napoléon perd tout de même … 60 000 hommes (morts et blessés).


16 octobre 1815 : Napoléon Ier débarque à Sainte-Hélène (Océan Atlantique Sud).

Début de l’exil définitif.


16 octobre 1956 : arraisonnement de l’Athos (Méditerranée) .

L’aviso-dragueur Commandant de Pimodan intercepte dans les eaux internationales (au large d’Oran) un cargo égyptien transportant 70 tonnes d’armes destinées aux bases du FLN installées au Maroc..