15 septembre 1798 : reddition française (Irlande).

Le général Humbert à la tête de 1000 Français (débarqués le 22 aout) et de 5000 rebelles irlandais se rend aux Britanniques. La tentative française d’appuyer l’insurrection irlandaise échoue malgré quelques victoires (Killala, Ballina et Castlebar).


15 septembre 1812 : incendie de Moscou.

Napoléon Ier étant entré dans la ville la veille, le gouverneur général de Moscou, le comte Rostopchine (père de la comtesse de Ségur), ordonne de mettre le feu à la capitale. Le Tsar a ainsi sapé la gloire de Napoléon :  la population moscovite s’est enfuie, la ville est en cendres et n’offre aucune possibilité de ravitaillement. L’hiver s’annonce.

A lire Il neigeait de Patrick Rambaud.


15 septembre 1916 : premier engagement des « Tanks » britanniques.

Piétinant depuis deux mois dans leur offensive sur la Somme, les britanniques engagent pour la première fois des chars (nom de code : tanks = réservoirs) dans la région de Flers et Courcelette.  Ces engins blindés, montés sur chenille (une innovation apparue en 1905 dans le milieu agricole), se montrent capables de franchir tous les obstacles y compris les rideaux de barbelés qui protègent les tranchées. La surprise des Allemands n’est malheureusement pas exploitée. En Angleterre, les chars d’assaut sont promus par le lieutenant-colonel Ernest Swinton, qui rallie à son idée le premier Lord de l’Amirauté, Winston Churchill. En France, le promoteur des chars d’assaut est le général d’artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934), qui a été aussi parmi les premiers à comprendre l’intérêt militaire de l’aviation. Mais les résistances du ministère de l’Armement ne permettront de mettre en ligne les premiers chars français que le 16 avril 1917, dans des conditions au demeurant décevantes. Les Allemands attendront la fin de la guerre pour se laisser convaincre par cette nouvelle technique.

MK11


15 septembre 1950 : débarquement à Inchon des troupes de l’ONU (Corée).


15 septembre 1958 : achèvement de la ligne Morice (frontière algéro-tunisienne).

Pour empêcher les intrusions du FLN en Algérie, les bataillons du génie réalisent 300 km de barrage électrifié. A noter la présence, de 1958 à 1961, de l’UDSM (unité de détection au sol de la marine). Equipée de radars anti-mortiers efficaces jusqu’à 25 km contre un piéton, l’UDSM intervient en coordination avec des pièces de 105 mm. Le secteur affecté aux 200 hommes de l’Unité de détection au sol de la marine s’étend sur 15 km environ de part et d’autre des postes de Soukies et de Ben Moussa. Les missions consistent à assurer une veille optique permanente de jour et une veille radar nocturne, à prendre à partie les échos suspects, à alerter les postes de la « herse mobile » et à guider sur zone les troupes d’intervention.


15 septembre 1990 : décision présidentielle de l’opération Daguet.

François Mitterrand décide d’envoyer un corps expéditionnaire aux côtés des Américains en réponse à l’invasion du Koweït par l’Irak (02 août 1990) et au saccage de l’ambassade de France à Koweït City (14 septembre 1990). La division Daguet comptera jusqu’à 12 000 hommes.

Site sur l’opération Daguet 

Webdocumentaire sur la prise d’As Salman