12 septembre 1213 : bataille de Muret (près de Toulouse).

Simon de Montfort, chef des Croisés bat les hérétiques « Albigeois ».


12 septembre 1683 : bataille de Kahlenberg (Autriche).

Une coalition européenne, comprenant les troupes impériales commandées par Charles V de Lorraine, des troupes saxonnes et bavaroises et l’armée du roi de Pologne Jean III Sobieski, défait l’armée ottomane qui assiégeait Vienne depuis 2 mois. Le long déclin de la puissance ottomane est en marche. La bataille de Kahlenberg a pour l’Europe centrale et orientale la même signification que Poitiers (732) en France.


12 septembre 1855 : le général Pélissier accède au maréchalat.

Napoléon III distingue Aimable Pélissier en apprenant la prise de Malakoff (Crimée). Saint-Cyrien et artilleur, Pélissier a fait partie de l’expédition d’Espagne (1823)  puis a gravi tous les échelons de la hiérarchie dans l’armée d’Algérie. Officier particulièrement dur, il n’avait d’aimable que le prénom : L’un de ses soldats en Crimée, excédé, le met en joue et tire. Incident de tir, le coup ne part pas. Pélissier qui a tout vu, inspecte l’arme et constatant un manque d’entretien de l’arme punit le soldat pour ce motif… et celui-là seul.


12 septembre 1942 : Le RMS Lacona est coulé au large de l’île de l’Ascension

« Alors qu’il pense avoir repéré un convoi anglais, le U-156 torpille le paquebot chargé de civils, de soldats britanniques et de prisonniers italiens. Le commandant du sous-marin, constatant son erreur, prévient son amirauté. Afin de sauver le maximum de passager, il lance un message en clair à tous les navires croisant dans les environs. Le U-156, U-506 et U-507 chargent les rescapés après avoir hissé le pavillon de neutralité à la croix rouge. Ceci n’empêche pas le U-156 d’être la cible d’une attaque délibérée d’un B-24 ayant reçu l’ordre de le couler. L’amirauté allemande ordonne alors d’abandonner les survivants et de plonger, les U-506 et U-507 ne suivent pas les ordres. Sur les 2 200 passagers et membres d’équipage du RMS Laconia, 980 sont sauvés par des bâtiments allemands, italiens et français. Suite à cet évènement, Karl Donitz décrète le Triton null : l’ordre de ne pas sauver les victimes d’un navire en détresse. Il lui est fait grief de cet ordre lors de son procès à Nuremberg. Cependant, son avocat fait valoir que l’amiral Nimitz avait donné les mêmes consignes pour ses équipages, ce qu’il confirme ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).


12 septembre 1943 : un commando allemand libère Mussolini (Italie – Abruzzes).

Le moral de l’Italie fasciste étant au plus bas à cause des défaites en Afrique du Nord, du débarquement allié en Sicile et du bombardement de Rome, le roi Victor Emmanuel III fait arrêter Mussolini (24 juillet) pour préparer la volte-face italienne. Hitler demande alors au capitaine Skorzeny (chef des forces spéciales) et au général Student (commandant la division parachutiste) de libérer le Duce. Mussolini est régulièrement transféré pour empêcher son enlèvement. Skorzeny le localise d’ailleurs à deux reprises et doit chaque fois démonter l’opération. Finalement, les autorités italiennes estiment que le Gran Sasso (Hôtel à plus de 2000 m d’altitude, relié uniquement par téléphérique) est une prison suffisamment fiable. Alerté par le changement suspect des mesures de sécurité autour du pic, Skorzeny découvre la cachette. Il se crashe en planeurs  avec 90 parachutistes sur le pâturage jouxtant l’Hôtel-prison et libère sans un coup de feu le Duce devant ses gardiens pétrifiés. L’exfiltration à bord d’un Storch (2 places) piloté par l’as de l’aviation, le capitaine Gerlach, relève aussi de l’exploit. En effet, Skorzeny y embarque accompagnant le Duce pour ne laisser à personne d’autre les lauriers de gloire qu’Hitler va décerner au libérateur du dictateur italien.

Gran Sasso, Mussolini vor Hotel


12 septembre 1962 : discours de JFK sur la conquête lunaire (Houston –  Etats-Unis).

Suite à l’envoi par les soviétiques de Youri Gagarine (premier cosmonaute dans l’espace -12 avril 1961), le président des Etats-Unis, John F. Kennedy fait la promesse de voir un astronaute poser le pied sur la lune avant la fin de la décennie : We choose to go to the moon. En 1963, il propose à l’URSS, au sein de l’ONU, une alliance dans le domaine spatial au lieu d’une compétition entre leurs deux Etats. Les soviétiques refusent au vu de leur avance dans le domaine et du prestige de leurs premiers succès. Neil Armstrong et Buzz Aldrin se posent sur la Lune le 21 juillet 1969 lors de la mission Apollo 11.