samedi, 04 février 2012

Asie : Pour la rébellion karen, le cessez-le-feu avec le pouvoir birman demeure fragile

L'un des plus importants groupes rebelles ethniques de Birmanie, l'Union nationale karen (KNU), a prévenu, samedi 4 février, que le cessez-le-feu signé le mois dernier avec le pouvoir demeurait "fragile" et qu'il serait difficile à pérenniser.

Rebelles Karen.jpg

La KNU a signé cet accord le 12 janvier, relançant les espoirs de la fin d'une des plus anciennes guerres civiles de la planète. "Nous devons rendre ce cessez-le-feu durable. C'est une étape préliminaire, toujours très fragile", a expliqué Saw David Tharckabaw, vice-président de la KNU en charge des affaires étrangères. L'avenir, a-t-il ajouté, dépendra de la situation dans les autres zones rebelles, notamment l'Etat Kachin , et du sort réservé à un cadre supérieur de la KNU, Mahn Nyein Maung, qui doit être jugé pour trahison, un chef d'accusation passible de la peine de mort.

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Opinion : Afghanistan, danger de mort (1/2)

mercredi, 01 février 2012

"Français par le sang versé" : Un témoignage de Mariusz Nowakowski, blessé à Sarajevo, qui mérite notre respect (actualisé)


Cliquer sur l'image pour télécharger le bon de commande du documentaire vidéo.

Français par le sang versé.jpg

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mardi, 24 janvier 2012

THEATRUM BELLI in English: "Bei-rout in Lebanon", by Michel GOYA

Thirty years ago France faced its biggest military defeat after the end of the Algerian War. Within 18 months, between the 24th of September 1982 and the 31st of May 1984, we lost 92 soldiers, killed, and several hundreds more, physically or psychologically wounded, all this in a 15-square-mile large urban area, and before withdrawing poorly. We were assigned to giving support to the Lebanese army in protecting the civilians inside and around Beirut. In March 1984 that army did not even exist anymore. 

Blindé français à Beyrouth.jpg

This defeat is all the more puzzling as, until then, the intervention model “made in France”, from the Bizerte Crisis in 1963 to Operation Tacaud in Tchad and Operation Bonite in Kolwezi in 1978, was saluted all around the world for its efficiency. This French-style system was based on a quick political and tactical chain of command, for it was nationally and presidentially endorsed; a good capacity of power projection thanks to units on the alert or prepositioned, and means of transportation and support; clear choices, notably by nominating a temporary enemy, and, finally, a calculated risk-taking and thus a best-estimate of casualties. Interventions used to be quick and to help put out the fire at the earliest with few means and prevent from stalemate. Casualties were effective but, as it gave results, they were globally acceptable. 

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samedi, 07 janvier 2012

Rendez-vous de l'IRSEM : De la guerre urbaine à la ville en guerre (10 janvier)


Mardi 10 janvier 2012, 12h30-14h00, Amphithéâtre De Bourcet, Ecole militaire
(attention changement d'amphithéâtre) 

Sarajevo pont de Vrbanja.jpg

Intervenants :
 
 
"Nous avions le sentiment désagréable d’être exposés à une menace permanente. Il y avait bien sûr les snipers, qui surveillaient toute la ville (notamment la grande artère centrale qu’on appelait « Sniper Alley »), raison pour laquelle tout le monde vivait caché. Il y avait aussi les obus : 120 mm de mortiers, 100 mm des chars T-55, 122 mm de l’artillerie lourde… La ville en recevait 300 à 400 par jour, tirés au hasard, du harcèlement pur et simple" (Michel Goya, 2011, "Sarajevo 19993, les snipers dans le viseur", Guerres & Histoire, n°3, pp. 6-13). Le témoignage du colonel Michel Goya montre bien le vécu des militaires français déployés à Sarajevo en 1993 pour la lutte anti-snipers. Pourtant, des analyses a posterio ont montré que le harcèlement par tirs sur la ville de Sarajevo ne relevait pas d’une volonté d’anéantissement de la ville, les Serbes de Bosnie-Herzégovine ayant pour projet de faire de la ville la capitale d’un Etat serbe de Bosnie-Herzégovine. La destruction des hauts-lieux comme celle des lieux "ordinaires" avaient pour objectif de détruire non la ville comme espace de vie, mais l’urbanité comme vivre ensemble. Les acteurs en armes utilisent la ville comme un espace-scène dans lequel la destruction/(re)construction des lieux et la territorialisation de et par la violence leur permet de rendre visible leur message politique.

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vendredi, 02 décembre 2011

Guerre de Vendée : De nouvelles archives consultables en ligne

La Guerre de Vendée, comme vous ne l'avez jamais lue ! Les archives départementales de la Vendée viennent de mettre en ligne plusieurs fonds exceptionnels et en grande partie numérisés, relatifs à cette période charnière. Vos ancêtres étaient "bleus" c'est à dire républicains ou "blancs", c'est à dire royalistes partisans de la contre-révolution ? Vous allez pouvoir vous pencher avec passion sur chacun des partis de cette guerre !

vendée1.jpg

En effet, trois nouveaux fonds viennent de trouver place sur le riche site des AD85, trois fonds distincts mais complémentaires, dont l'étude se limite à la géographie de la Vendée militaire (et non à tout l'Ouest). Le premier est la correspondance du ministère de la Guerre avec les armées mobilisées dans le conflit. Il s'agit de tous les échanges entre les ministères, les généraux, les autorités civiles, les administrateurs des départements, la Convention, le Comité de Salut Public, les représentants en mission, soit 17.000 vues. Toutes ces lettres vont de mars 1793 à mars 1796 et suivent le trajet des troupes. Partant de Paris, elles se rapprochent du théâtre de la guerre (Tours, Chinon), puis le contournent par le sud (Saint-Maixent, Niort, Luçon), l'ouest (Les Sables-d'Olonne), et le nord (Nantes, Angers), avant de pénétrer au coeur du pays insurgé.

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mercredi, 23 novembre 2011

Jeu d'anticipation : un historien britannique sème le trouble...

Les troupes allemandes prennent d’assaut la Grèce. Les chars de Poutine écrasent la Lettonie. La France humilie l’armée britannique. Peu probable, oui....Mais, si l'on s'en tient aux propos d'Angela Merkel, la déconfiture de l’euro pourrait mettre la paix en danger. L’imagination d’un historien britannique sème le trouble… 

mag-massive-action-game-20090428110638457.jpgNous sommes le 29 octobre 2018 et la Grande-Bretagne fait face à ses plus sombres heures. Sur les champs de bataille d’Europe, nos forces armées ont été humiliées. 

Dans les camps d’emprisonnement improvisés sur le continent, des milliers de nos jeunes hommes et femmes sont assis tristement, témoins de l’effondrement de nos ambitions. 

Des terrains de tuerie de Belgique jusqu’aux rues éventrées d’Athènes, un continent continue de saigner. Et, à l’est, l’ours russe resserre inexorablement sa prise, un ancien empire émergeant du naufrage du rêve européen.  

Hier, à la suite d’un chapelet de défaites militaires encore jamais égalées dans notre histoire, le Premier Ministre a remis sa démission. On parle d’un Gouvernement national mais personne n’illusionne un nouveau Churchill attendant dans les coulisses.  

Dans les rues des banlieues dans toute la Grande-Bretagne, les vieux comme les béjaunes creusent dans l’air froid de l’automne des positions défensives. Mais avec un équipement insuffisant et des munitions inexistantes, la Home Guard durerait difficilement une semaine.


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mardi, 22 novembre 2011

Ex-Yougoslavie : 8 Bosniens soupçonnés de crimes de guerre ont été arrêtés

Huit Bosniens soupçonnés de crimes de guerre contre des prisonniers et civils croates et des Serbes pendant le conflit interethnique de 1992-1995 ont été arrêtés en Bosnie, a annoncé aujourd'hui le bureau du procureur. Ils sont soupçonnés d'avoir commis des crimes contre des Serbes et des Croates dans trois camps improvisés pendant la guerre en Bosnie. 

Dans ces camps, mis en place a Tarcin et Pazaric, près de Sarajevo, "un grand nombre de civils et de prisonniers de guerre ont été détenus illégalement, exposé à des traitements inhumains et à des tortures" suites auxquelles "plusieurs personnes sont décédées", selon le communiqué. 

La guerre de Bosnie a fait quelque 100.000 morts et environ deux millions de réfugiés et de déplacés dans un pays qui compte aujourd'hui 3,8 millions d'habitants.

soldat bosnien.png

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mardi, 11 octobre 2011

Libye : ceux qui tirent vraiment les ficelles sont les Qataris, selon Gérard de Villiers qui revient de Libye

Atlantico : Vous revenez d'un voyage en Libye. Où en est la situation ?

Gérard de Villiers : La situation en Libye est au point mort, parce que l'éviction de Kadhafi ne s'est pas passée aussi bien qu'elle aurait dû, dans le sens où des villes tiennent encore tête. On ne sait combien de temps cela va durer. Le problème est surtout qu’il est dans la nature, et vraisemblablement dans la région des trois frontières – c'est-à-dire Algérie, Niger et Libye – avec la possibilité de passer très rapidement dans ces deux autres pays, protégé par les Touaregs qui sont ses alliés depuis toujours, et donc en embuscade.

Le processus a été que la France, comme l'Angleterre, ont rallié une partie du monde occidental autour du CNT (Conseil national de transition), dirigé par Abdel Jalil, un homme de Cyrénaïque, ancien ministre de la justice de Kadhafi, mais qui ne dispose pas de troupes à l'ouest. Les gens se sont battus à Benghazi, à Brega, à Ras Lanouf, tout cela c'est l'Est. Mais le gros des combats a été gagné par des troupes qui, du moins à Tripoli, sont dirigées par Belhadj et son groupe d'islamistes libyens anti-Kadhafi, qui contrôlent en grande partie Tripoli. C'est un grand groupe, une grande Katiba (unité pouvant varier entre 50 et 5000 personnes!). Ensuite il y a tous les berbères de Djebel Nefoussa (au sud de Tripoli), armés auparavant par les Français, qui sont hostiles aux hommes de Cyrénaïque, et suivent ainsi leur propre combat. Les habitants de Misrâtah sont ceux qui ont le plus combattu : eux ils sont un peu particuliers, parce que ce sont des descendants de colons turcs de l'époque de l'empire ottoman. Ces gens-là sont très bien organisés, continuent les combats autour de Syrte. Enfin, il y a les groupes de Zintan. En réalité il n'y a que peu de Katibas reliées à la Cyrénaïque.

Lire la suite de l'entretien sur le site ATLANTICO 

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vendredi, 16 septembre 2011

Guerre d’Algérie : Harkis, la déchirure

Un remarquable documentaire retrace la tragédie des harkis, victimes expiatoires de leur fidélité à la France.

ссс.jpgLe Prix Nobel d’économie Maurice Allais voyait dans l’histoire des harkis « l’histoire d’un crime, d’un véritable génocide commis au nom de la France » et décrit leur abandon par les autorités françaises aux couteaux des bouchers du FLN comme l’« une des plus grandes ignominies, l’une des plus grandes hontes de toute l’histoire de France ».

Double tragédie puisque, à l’horreur des massacres qui firent 60.000 à 80.000 victimes parmi eux après les accords d’Évian, s’ajoute le déni de mémoire, les harkis restant les grands oubliés de l’histoire de France contemporaine et les accusations de traîtrise, qui fleurissent toujours dans les discours des autorités algériennes, restant souvent sans réponse de ce côté-ci de la Méditerranée.

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