vendredi, 08 février 2013

CESM : Etudes Marines n°3 sur la "maritimisation des tensions régionales"

 
Etudes Marines n°2 : La richesse des océans

jeudi, 07 février 2013

Crise du Mali : Réalités géopolitiques, par Aymeric Chauprade

 

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mardi, 05 février 2013

CESM : "Pourquoi l'Union européenne ne doit pas rater le coche en mer Noire ?", par Claire SAIGNOL et Anne-Lise GUILLET

Les troubles se multiplient sur la rive Sud de la Méditerranée, comme en témoigne la prise d’otages sur le site gazier d’in Amenas en Algérie, le 16 janvier 2013. L’Union européenne (UE) a intérêt à diminuer sa dépendance à ces zones de tensions, afin d’assurer sa sécurité énergétique. L’Algérie étant le troisième fournisseur de gaz naturel de l’UE, celle-ci doit donc adopter une stratégie de diversification de ses sources d’approvisionnement vers une mer qui fait pour l’instant moins de vagues que la Méditerranée : la mer Noire. 

D’ici 2030, plus de 80% de la consommation de gaz et 90% de la consommation de pétrole de l’UE seront assurées par les importations, elle pourrait donc devenir l’un des enjeux stratégiques majeurs de l’UE. Forte de son bassin de plus de 200 millions d’habitants originaires de Bulgarie, Roumanie, Ukraine, Russie, Géorgie ou Turquie, la mer Noire représente un marché en expansion au potentiel de développement élevé. Cependant, cette plaque tournante des flux d'énergie et de transport est aussi une région de conflits "gelés" qui concentre de nombreux problèmes environnementaux et souffre de contrôles insuffisants aux frontières favorisant les migrations illégales et la criminalité organisée.

Les régions maritimes de l’UE (mer Baltique, du Nord, Méditerranée, Egée, Adriatique, Noire…) représentent environ 40% de son PIB et 40% de sa population. De plus, le pourcentage de biens transportés par voie maritime dans le monde se situe autour de 90% (Organisation Maritime Internationale). L’avenir semble ainsi se dessiner sur l’eau. L’UE doit donc adopter une véritable stratégie maritime au sein de laquelle la mer Noire, nouvelle mer de l’UE depuis l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007, espace d’environ 430.000 km² au cœur d’un axe géopolitique et géoéconomique, lieu de transit du pétrole et du gaz naturel en provenance de l’Asie Centrale et du Moyen Orient, doit occuper une place centrale.  La région de la mer Noire a vu s’opérer avec la fin de la guerre Froide un véritable changement de paradigme géopolitique : ancien maillon de la géopolitique linéaire est-ouest dans une logique d’affrontements de la Russie avec ses voisins, la région est devenue le cœur d’un espace ouvert et polycentrique par sa situation de carrefour entre le Moyen-Orient, l’UE, la Russie et la Turquie (alliée des Américains). "En mer Noire, les Européens ne peuvent se satisfaire de laisser entièrement à d’autres le soin de régler les conflits et les échanges économiques entre les pays riverains avec lesquels ils ont depuis longtemps de solides attaches culturelles et économiques". Le plus grand atout de l’UE, face à la Russie, réside dans son attachement à l’approche multilatérale, au soutien de la société civile, aux enjeux environnementaux ainsi qu’aux valeurs démocratiques.

La mer Noire, bien que minée de problèmes divers, demeure une région riche d’opportunités pour l’UE qui jusqu’à présent axait sa politique en mer Noire sur une offre de supports pour "les résoudre en développant la coopération transnationale  autour du bassin maritime". L’UE entend ainsi se poser comme facteur stabilisateur. Mais qu’en est-il vraiment de son influence sur cette région ?

Claire SAIGNOL et Anne-Lise GUILLET

 
 

lundi, 04 février 2013

Géostratégie : Enjeux des espaces maritimes français (FRS)

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dimanche, 03 février 2013

Niger : Des soldats français des forces spéciales protègent des sites miniers d'uranium

Le président du Niger Mahamadou Issoufou a confirmé dimanche que des forces spéciales françaises protégeaient dans son pays des sites miniers d'uranium.

"Absolument, je le confirme", a déclaré le président du Niger lors de l'émission Internationales sur TV5Monde/RFI/Le Monde, en réponse à une question posée à ce sujet.

"Nous avons décidé, surtout au regard de ce qui s'est passé en Algérie, avec l'attaque du site gazier d'In Amenas, de ne pas prendre de risques et de renforcer la protection des sites miniers", a-t-il ajouté.

Le président du Niger a tenu secret le nombre des forces spéciales concernées.

Une source proche du dossier avait indiqué vendredi qu'une dizaine de réservistes des forces spéciales françaises renforcent la sécurité des sites du groupe nucléaire français Areva au Niger depuis la prise d'otages d'In Amenas (16 au 19 janvier) en Algérie.

Interrogé vendredi par téléphone, un agent d'Areva à Arlit, site d'extraction d'uranium dans le nord du Niger, a indiqué à l'AFP avoir aperçu avant-hier (mercredi) trois 4x4 avec des militaires français à bord à proximité du site minier. Areva, deuxième producteur mondial d'uranium en 2011, exploite ce minerai depuis plus de 40 ans au Niger et prévoit l'inauguration fin 2014 de la mine géante d'Imouraren, sa troisième dans le pays sahélien.

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vendredi, 01 février 2013

EUROMARITIME : Le 1er salon de l'économie de la mer ouvre ses portes du 5 au 7 février (Porte de Versailles, Hall 6)

L'économie maritime de l'Union Européenne "pèse" 500 milliards d'euros et 5,4 millions d'emplois, un chiffre qui devrait se porter à 7 millions à horizon 2020, notamment grâce à l'activité liée au développement de l'exploitation des énergies marines renouvelables (EMR) sur lesquelles de nombreuses entreprises françaises du secteur maritime se positionnent. 

Euromaritime.jpg

Le développement de ce secteur est donc considérable et confirme que les océans seront bien le grand enjeu économique du XXIème siècle que ce soit dans le transport, les industries portuaires, les activités offshores, la pêche et l'aquaculture, la construction et la réparation navales … 

Plus de 17 domaines de ce segment économique seront représentés sur Euromaritime par des entreprises françaises et européennes (17% des exposants). 

Parmi les 180 exposants de cette première édition d'Euromaritime, plus de 40 sociétés présenteront un volet "Croissance bleue"* notamment au travers des EMR ; parmi elles, les "poids lourds" du naval français comme DCNS et STX. 

Cliquer ICI pour consulter en ligne le magazine hors série LE MARIN consacré au salon.

Cliquer ICI pour accéder au site dédié et ICI pour lire le rapport d'information du Sénat sur la "Maritimisation : La France face à la nouvelle géopolitique des océans"

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*Documentation : Rapport "Blue Grouth" 2012 pour la Commission européenne, qui marque une nouvelle étape vers la recherche de solutions stratégiques de la politique maritime des 27.

mardi, 29 janvier 2013

Tunisie : Déploiement au sud du pays de forces spéciales pour protéger les installations pétrolières

Des forces spéciales ont été déployées dans le grand Sud tunisien, voisin de la Libye et de l'Algérie, près d'installations pétrolières et gazières par mesure de précaution après la prise d'otages d'In Amenas, ont indiqué mardi des sources concordantes.

Une source au sein des forces de sécurité tunisiennes a expliqué à l'AFP que le déploiement avait commencé durant le week-end pour renforcer des unités militaires déjà présentes dans le Sahara afin de protéger les sites pétroliers et gaziers éparpillés dans la région.

Dans le grand Sud tunisien sont notamment présents l'italien ENI, le franco-britannique Perenco, l'autrichien OMV - dans des accords de partage de production avec le groupe public tunisien ETAP - et le canadien Winstar, qui exploite deux champs près de la frontière algérienne.

Des hommes et du matériel ont notamment été envoyés dans le désert pour renforcer les casernes aux abords de Remada et Dehibia, zone isolée proche de la frontière avec la Libye, selon cette même source qui travaille dans le sud de la Tunisie et qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat.

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mercredi, 23 janvier 2013

Guerre et Société (4 émissions de France Culture)

Les Poilus de 40 : Récits d'une défaite

France - Allemagne

 Financer la guerre

La querelle du consentement : partir à la guerre : contrainte ou enthousiasme ?

samedi, 19 janvier 2013

MALI : trois victimes collatérales, par Charles SAINT PROT

Devant la menace d’un effondrement de l’Etat malien face à une nouvelle attaque des groupes terroristes (AQMI, Ansar Dîn et MUJAO) qui, après avoir éliminés les partis touaregs, occupent la partie septentrionale du pays depuis mars 2012, la France a décidé d’intervenir, le 11 janvier 2013, en s’appuyant sur la résolution 2085 votée à l’unanimité, grâce aux efforts du Maroc, au conseil de sécurité des Nations-unies, le 19 décembre 2012. 

Mali blindés français.jpg

Crédit photo : ECPAD, Sirpa Terre

En effet, profitant de la lenteur à mettre en place une force de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et des atermoiements de certaines Etats, les groupes terroristes marchaient sur la bourgade de Mopti. La chute de cette localité stratégique pouvait leur ouvrir la voie vers Bamako avec pour résultat l’effondrement de l’Etat et une "somalisation" du Mali. Il n'était évidemment pas possible de laisser se développer aux portes de l'Europe un État terroriste acoquiné avec les narcotrafiquants et toutes sortes de mafias.

Il convenait donc de répondre, sans tergiverser, à l’appel au secours des autorités maliennes. Sur ce pont, la position claire de la France au service de la légalité internationale tranche avec les attitudes mitigées et pour tout dire fort peu compréhensibles d’autres pays. En tout cas, l’intervention française au Mali a fait trois victimes collatérales.

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jeudi, 17 janvier 2013

Intervention française au Mali : comment priver les islamistes du contrôle de l’uranium sans aggraver le chaos ?

"D’un point de vue politique et militaire, il conviendrait par conséquent de s’appuyer sur le MLNA contre les djihadistes ou contre les clans touaregs ayant choisi le camp des islamistes, comme l’ont d’ailleurs proposé les dirigeants du MNLA aux autorités françaises. Par la suite, il faudrait envisager  de  consolider la paix  entre  le MNLA et le gouvernement de Bamako en proposant une fédération malienne avec une large autonomie des Touaregs."

La question a d'ailleurs été posée par Theatrum Belli au minstre de la défense Jean-Yves Le Drian lors au cours du point presse de 18h30 le 15 janvier. Ce dernier n'a pas souhaité y répondre.

Information propulsée initialement par notre collègue Philippe Chapleau.