samedi, 20 juin 2009

Colloque : Firmes, Géopolitique et Territoires

11:24 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

dimanche, 24 mai 2009

Nicolas Sarkozy va inaugurer une base militaire à Abou Dhabi

Nicolas Sarkozy se rend lundi et mardi à Abou Dhabi pour inaugurer à quelques encablures des côtes iraniennes, la première base militaire française permanente créée depuis cinquante ans à l'étranger.

Avec la création de cette base aux Emirats, séparés de l'Iran par le détroit d'Ormuz qui voit passer environ 40% du commerce mondial de pétrole, "la France (...) entend participer pleinement à la stabilité de cette région essentielle pour l'équilibre du monde", explique Nicolas Sarkozy dans un entretien à paraître dans le magazine "Diplomatie".

La France ne peut rester "indifférente" aux ambitions de l'Iran dans le secteur du nucléaire militaire et entend faire œuvre de "dissuasion", décrypte un haut diplomate. L'implantation militaire française sera d'ailleurs complétée par l'actualisation de l'accord de défense qui lie depuis 1995 les deux pays, précise l'Elysée, ce qui, selon un haut militaire, veut dire que "si l'Iran attaquait, on serait attaqués aussi".

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20:52 Publié dans Armées, France, Géopolitique, Moyen Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

samedi, 16 mai 2009

L'Arctique dans la mire de la nouvelle stratégie russe

Lorsqu'ils ont pris connaissance de la version définitive de la nouvelle stratégie de sécurité nationale russe jusqu'en 2020, signée le 13 mai par le président Dmitri Medvedev, bien des Occidentaux ont été refroidis. On n'avait pas vu depuis longtemps une telle réaction à la formulation par la Russie de ses intérêts nationaux. Un sentiment commun d'effroi a été suscité, de l'autre côté de la ligne de partage géopolitique, non pas par l'évaluation portée sur la politique des Etats-Unis, de l'OTAN, de l'Iran, de la Corée du Nord, ou bien encore par la politique adoptée dans le domaine nucléaire, mais par le chapitre de cette stratégie consacré à une région très froide, l'Arctique, appelée à devenir très rapidement, semble-t-il, une région chaude.

Le morceau consacré aux évaluations stratégiques du rôle et de la place de la Russie dans le monde et aux dangers qui la guettent a provoqué une panique, ou peu s'en faut. Il stipule que des conflits peuvent éclater à l'avenir aux frontières de la Russie autour des ressources minérales, et que leur règlement n'exclut nullement le recours à la force. Toute conception stratégique étant non seulement un constat des intérêts nationaux et des menaces planant sur eux, mais aussi un avertissement, de nombreuses capitales qui convoitent depuis longtemps les ressources arctiques ont tiré la même conclusion : Moscou défendra jusqu'au bout ses intérêts dans l'Arctique. Les plaisanteries du type du drapeau planté sur le fond de l'Océan Glacial sont terminées : désormais, tout devient sérieux.

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21:26 Publié dans Géopolitique, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arctique | |

vendredi, 08 mai 2009

Association Anteios : Festival de géopolitique

anteios2.jpg

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vendredi, 03 avril 2009

De Munich à Kaboul, la paix à tout prix ?

27 novembre 2008

Une émission présentée par Michel Field

avec Eric Zemmour, Hubert Védrine, Olivier Wieviorka, Rony Brauman et Aymeric Chauprade.

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lundi, 23 mars 2009

Affaire Chauprade : Le Tribunal administratif de Paris impose un camouflet au ministre Hervé Morin

Le tribunal administratif de Paris, saisi dans le cadre d'un référé-liberté, a suspendu ce lundi après-midi la décision du ministre de la défense mettant fin à la collaboration d'Aymeric Chauprade avec les organismes de formation, en particulier le Collège interarmées de défense (CID). La justice demande au ministère d'organiser une procédure disciplinaire contradictoire. "C'est une belle victoire" se réjouit Aymeric Chauprade.

morin 32.jpgLe 5 février dernier, cet enseignant de géopolitique a été congédié par le ministre de la Défense à la suite d'un article paru dans Le Point. Chauprade est l'auteur d'un livre "Chronique du choc des civilisations" dans lequel il présente avec complaisance les thèses qui attribuent les attentats du 11 septembre à un complot américano-israélien. Chauprade, qui se définit comme appartenant à la "droite conservatrice" enseignait au CID depuis 10 ans.

Un premier référé avait été rejeté au début du mois, au motif que la décision ne portait pas une "atteinte grave à son niveau de revenu". Ce jugement se basait sur les déclarations orales du ministre, mais Aymeric Chauprade a reçu, le 25 février, un courrier officiel du ministère de la Défense lui annonçant la suppression de toutes ses vacations. Chauprade n'enseignait pas qu'au CID, mais dans de nombreuses autres institutions de la défense : Cesa, Ensom, Gendarmerie, Marine, etc. Il estime que cela représente près des 2/3 de ses revenus.

Source : SECRET DÉFENSE

20:42 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chauprade | |

jeudi, 19 mars 2009

Pour le général russe Leonid Ivashov, la guerre mondiale a été provoquée le 11 sept 2001 et est le prélude à de grands événements à venir

Politologue russe influent, issu des milieux nationalistes, le général Léonid Ivashov était chef d'état-major des armées le 11 septembre 2001. Ce jour-là, il avait placé ses satellites en alerte pour observer les manœuvres militaires aériennes annoncées aux USA, mais c'est un tout autre spectacle auquel il fut confronté. Au vu des analyses de cet événement par ses experts, il a écarté l'hypothèse Al-Qaïda et conclu à une provocation de l'élite financière anglo-saxonne. Sur cette base, il a développé la vision stratégique russe du monde post-11-Septembre. Nous reproduisons ici un de ses articles, représentatif de sa pensée et de celle des officiers supérieurs russes. Le lecteur sera surpris de constater que ce qui est considéré comme un délire dans les pays de l'OTAN est une vérité d'évidence en Russie, comme d'ailleurs dans de nombreux autres régions du monde. Au-delà de la question d'établir la vérité, l'honnêteté intellectuelle exige de comprendre et d'accepter la relativité des points de vue. Cet article sera particulièrement précieux pour les militaires français au moment où le ministre de la Défense a engagé une chasse aux sorcières contre les enseignants de l'École de guerre qui ont osé rendre compte de la diversité des interprétations du 11-Septembre.

iva.jpgL'expérience de l'humanité montre que le terrorisme apparaît partout où se produit à un moment donné une aggravation des contradictions, où les relations commencent à se dégrader au sein de la société et où l'ordre social change, où surgit l'instabilité politique, économique et sociale, où se libèrent des potentiels d'agressivité, où les valeurs morales périclitent, où triomphent le cynisme et le nihilisme, et où la criminalité explose.

Les processus liés à la mondialisation créent des conditions favorables à ces phénomènes extrêmement dangereux. Ils entraînent un redécoupage de la carte géopolitique du monde, une redistribution des ressources planétaires, violent la souveraineté et effacent les frontières des États, démantèlent le droit international, anéantissent la diversité culturelle, appauvrissent la vie spirituelle et morale.

Je pense que nous sommes en droit aujourd'hui de parler de crise systémique de la civilisation humaine. Elle se manifeste de manière particulièrement aiguë au niveau de l'interprétation philosophique de la vie. Ses manifestations les plus spectaculaires concernent le sens donné à la vie, l'économie et le domaine de la sécurité internationale.

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mercredi, 18 mars 2009

OTAN : Lettre de Charles de Gaulle à Lyndon B. Johnson (7 mars 1966)

degaulle3.jpgCher Monsieur le Président,


Notre Alliance atlantique achèvera dans trois ans son premier terme. Je tiens à vous dire que la France mesure à quel point la solidarité de défense ainsi établie entre quinze peuples libres de l'Occident contribue à assurer leur sécurité et, notamment, quel rôle essentiel jouent à cet égard les États-Unis d'Amérique. Aussi, la France envisage-t-elle, dès à présent, de rester, le moment venu, partie au Traité signé à Washington le 4 avril 1949. Cela signifie, qu'à moins d'événements qui, au cours des trois prochaines années, viendraient à changer les données fondamentales des rapports entre l'Est et l'Ouest, elle serait, en 1969 et plus tard, résolue, tout comme aujourd'hui, à combattre aux côtés de ses alliés au cas où l'un d'entre eux serait l'objet d'une agression qui n'aurait pas été provoquée.

Cependant, la France considère que les changements accomplis ou en voie de l'être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l'évolution de sa propre situation et de ses propres forces, ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d'ordre militaire prises après la conclusion de l'alliance soit en commun sous la forme de conventions multilatérales, soit par accords particuliers entre le gouvernement français et le gouvernement américain.

C'est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l'entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d'éléments militaires alliés ou par l'utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements "intégrés" et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN. Il va de soi que, pour l'application de ces décisions, elle est prête à régler avec les gouvernements alliés et, en particulier, avec celui des États-Unis, les mesures pratiques qui les concernent. D'autre part, elle est disposée à s'entendre avec eux quant aux facilités militaires à s'accorder mutuellement dans le cas d'un conflit où elle s'engagerait à leurs côtés, et quant aux conditions de la coopération de ses forces et des leurs dans l'hypothèse d'une action commune, notamment en Allemagne.

Sur tous ces points, cher monsieur le président, mon gouvernement va donc prendre contact avec le vôtre. Mais, afin de répondre à l'esprit d'amicale franchise qui doit inspirer les rapports entre nos deux pays et, permettez-moi de l'ajouter, entre vous et moi, j'ai tenu, tout d'abord, à vous indiquer personnellement pour quelles raisons, dans quel but et dans quelles limites la France croit devoir, pour son compte, modifier la forme de notre alliance sans en altérer le fond.

Je vous prie de bien vouloir agréer, cher monsieur le président, les assurances de ma très haute considération et l'expression de mes très cordiaux sentiments.

Charles de Gaulle

16:33 Publié dans États-Unis, Europe, France, Géopolitique, Otan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

lundi, 16 mars 2009

Analyse d'Alain de Benoist sur le retour de la France dans l'OTAN

C'est désormais officiel, mais l'annonce en sera faite à l'occasion du sommet prévu les 3 et 4 avril prochains à Strasbourg et à Kehl, pour le 60e anniversaire de l'Alliance atlantique : la France va réintégrer les structures militaires intégrées de l'OTAN. Le premier à en être informé a été le secrétaire général de l'Alliance atlantique, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, qui a rencontré Nicolas Sarkozy en février dernier, après avoir été reçu en audition par les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale.

SARKO5.jpgAvec cette décision, lourde de conséquences politiques et diplomatiques, le chef de l'Etat français rompt avec une tradition d'indépendance nationale vieille de plus de quarante ans que tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, avaient (plus ou moins) respectée.

C'est en effet en mars 1966 que le général de Gaulle, posant clairement le problème de la compatibilité de l'OTAN avec les intérêts et l'indépendance de la France, avait pris la décision la plus importante sans doute de sa présidence, en annonçant le départ de la France des structures intégrées de l'OTAN, c'est-à-dire du dispositif plaçant les forces alliées sous l'autorité des Américains, et en exigeant le démantèlement de toutes les bases et installations américaines présentes sur le sol national. Il rejetait ainsi une tutelle faisant de la France un pays vassal des Etats-Unis.

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vendredi, 06 mars 2009

Aymeric Chauprade : Permanences géostratégiques

L'un des auteurs classiques de la géopolitique, Halford J. Mackinder (1861-1947), un amiral britannique qui professa la géographie à Oxford, défendait  comme thèse centrale que les grandes dynamiques géopolitiques de la planète s'articulaient autour d'un cœur du monde (Heartland), l'Eurasie. Pivot  de  la  politique mondiale que la puissance maritime ne parvenait pas à atteindre,  l'Eurasie avait pour cœur intime la Russie, un Empire qui « occupait dans  l'ensemble du monde la  position stratégique centrale qu'occupe l'Allemagne  en Europe. »

Mackinder2.jpgLa théorie de Halford J. Mackinder

Autour de cet épicentre des secousses géopolitiques mondiales, protégé par une ceinture faite d'obstacles naturels (vide sibérien, Himalaya, désert de  Gobi, Tibet) que Mackinder appelle le croissant intérieur, s'étendent les  rivages  du  continent  eurasiatique : Europe de l'Ouest, Moyen-Orient, Asie du Sud et de  l'Est.

Au-delà de ces rivages, par-delà les obstacles marins, deux systèmes insulaires viennent compléter l'encadrement du heartland : la Grande-Bretagne et  le  Japon, têtes de pont d'un croissant plus éloigné auquel les Etats-Unis appartiennent. Selon cette vision du monde, les puissances maritimes mondiales, les thalassocraties que défend Mackinder, doivent empêcher l'unité continentale eurasiatique. Elles doivent donc maintenir les  divisions  Est/Ouest entre les principales puissances continentales capables de nouer des alliances (France / Allemagne, Allemagne / Russie, Russie / Chine) mais aussi contrôler les rivages du continent eurasiatique. Cette matrice anglo-saxonne, que l'on peut appliquer au cas de l'Empire britannique au XIXe  siècle, comme à celui de la thalassocratie américaine au XXe siècle, reste un outil pertinent pour comprendre la géopolitique d'aujourd'hui. La  théorie de Mackinder nous rappelle deux choses que les thalassocraties anglo-saxonnes  n'ont jamais oubliées : il n'y a pas de projet européen de puissance (d'Europe puissance) sans une Allemagne forte et indépendante (or l'Allemagne reste  largement sous l'emprise américaine depuis 1945) ; il n'y a pas d'équilibre mondial face au mondialisme américain sans une Russie forte.

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21:38 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |

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