mardi, 31 janvier 2012
L'histoire de la fortification
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lundi, 16 janvier 2012
A ne pas rater : Exposition "La France en relief" de Louis XIV à Napoléon III
Cette exposition constitue une occasion exceptionnelle pour le grand public de découvrir des pièces spectaculaires de la collection, unique au monde, du musée des Plans-reliefs.

Ces plans-reliefs, maquettes historiques de villes fortifiées, constituent un ensemble commencé sous Louis XIV, à partir de 1668, et enrichi jusqu’en 1873. Fabriquées dans un premier temps pour des besoins militaires, ces maquettes au 1/600 permettaient, à travers la représentation des fortifications et de leurs environs, de préparer les opérations de guerre. Elles étaient aussi utilisées à des fins de prestige : exposées jusqu’en 1777 dans la Galerie du Bord de l’Eau du Louvre, elles manifestaient la puissance de la France. La réalisation de ces plans a nécessité l’envoi d’équipes d’ingénieurs et de topographes sur tout le territoire. Réalisés à l’aide de matériaux divers (bois, papier, soie, métal), ils restituent avec une grande précision les moindres détails.
La collection du musée des Plans-reliefs compte plus de cent maquettes. Seize d’entre elles, parmi les plus spectaculaires – celle de Cherbourg s’étend à elle seule sur 160 m² –, seront exposées dans la Nef du Grand Palais. Ces objets illustrent l’évolution des frontières au cours de l’histoire. Certaines villes exposées, comme Berg-op-Zoom ou Exilles, furent françaises et sont aujourd’hui néerlandaise et italienne. D’autres, étrangères par le passé, comme Saint-Omer ou Besançon, sont devenues françaises.
Chaque plan-relief est mis en valeur sous un angle particulier : histoire de la construction et de l’urbanisme, histoire des techniques de siège et de l’art de la guerre, histoire de la ville et de la province, histoire de l’environnement… La maquette de Brest, achevée en 1811, montre le « vieux Brest » disparu au cours des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Ces approches sont accompagnées par des dispositifs interactifs et immersifs associant documents audiovisuels, supports multimédias et écrans tactiles. La scénographie tire pleinement profit du volume de la Nef du Grand Palais et, grâce à une configuration originale, permet au public de découvrir de près les maquettes. Pour inscrire les sites dans le territoire français, les plans-reliefs sont présentés autour de l’impression au sol d’une carte de France d’une superficie de 650 m².
Cette exposition est la première réalisée par la Maison de l’histoire de France avec le concours de la Rmn–Grand Palais et le partenariat scientifique du musée des Plans-reliefs. Elle s’inscrit dans la mission première de la Maison de l’histoire de France qui est de porter à la connaissance d’un large public le patrimoine historique français.
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lundi, 17 octobre 2011
La citadelle de Lille, de Sébastien de Prestre Vauban (1667-1673)
La citadelle de Lille est construite entre 1668 et 1671 à la demande de Louis XIV, sur des plans de l'ingénieur et architecte militaire Sébastien de Prestre de Vauban. Il conçoit sa place-forte comme une réponse à l'évolution de l'art de la guerre. Si elle a perdu sa fonction première, elle est devenue, par sa rigueur et sa simplicité formelle, une source d'inspiration pour les grands architectes contemporains.
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mercredi, 10 août 2011
Le patrimoine de la Marine : Les forts de Toulon
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vendredi, 03 décembre 2010
Le mur d'Hadrien
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jeudi, 25 novembre 2010
Les fortifications à travers l'histoire
Les premiers vrais agresseurs, dans l'histoire de l'humanité, se déplaçaient sur des chars. Toute agression déclenche une réaction de défense, équivalente en intensité ou non. Aussi, avant de voir comment les peuples conducteurs de chars et les cavaliers qui leur succédèrent ont changé le monde civilisé, devons-nous commencer par étudier les moyens par lesquels les habitants sédentaires des terres fertiles tentaient de protéger du vol et de la dévastation ce qu'ils avaient réussi à conquérir sur la nature.
L'exemple de Jéricho montre que les tout premiers agriculteurs étaient capables de mettre leurs habitations à l'abri de l'ennemi, même si nous ignorons encore qui étaient ceux-ci. S'agissait-il de pillards cherchant à razzier les produits stockés ou d'autres cultivateurs attirés par les terres et les sources de Jéricho pour se les approprier ? Ou bien encore des vandales menaçant de tout piller et détruire ? La première explication semble la plus probable. Les peuples venant de régions désertiques désirent rarement devenir fermiers, et l'histoire regorge d'épisodes de vandalisme inutile qui nous incitent plutôt à penser que ces maraudeurs ont vite compris que le parasitisme leur profitait davantage que le rapt ou le pillage. Si c'était bien le cas à Jéricho, nous devons plutôt considérer ses murs et sa tour non seulement comme un refuge – la première des trois formes que peut prendre une fortification – mais aussi comme une forteresse, la seconde de ces formes.
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dimanche, 04 juillet 2010
Guédelon : Ils bâtissent un château-fort
Au coeur de la Puisaye, dans l'Yonne en Bourgogne, une cinquantaine d'oeuvriers relèvent un défi hors norme : construire aujourd'hui un château fort selon les techniques et avec les matériaux utilisés au Moyen Âge.
Au milieu d'un espace naturel mettant à disposition toutes les matières premières nécessaires à la construction : pierre, bois, terre, sable, argile...des carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgeron, tuiliers, charretiers, vannier, cordier... bâtissent jour après jour un véritable château fort sous les yeux de milliers de visiteurs.
Ce chantier, débuté en 1997, devrait durer environ 25 ans.
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vendredi, 08 mai 2009
La grande muraille s'allonge de 2.000 kms
La Grande muraille a soudain pris plusieurs tailles, puisqu'on a appris qu'elle était plus longue de 2.000 kms que précédemment estimé. Le China Daily a révélé hier avec une précision extrême qu'elle s'étendait sur 8.851,8 kms, soit sur une longueur bien plus importante que les 6.700 kms jusque là communément admis. Mais ce chiffre était fondé essentiellement sur des récits historiques et des observations sommaires. Or, cette fois-ci, le quotidien officiel cite une étude scientifique menée pendant deux ans par l'Administration d'Etat chargée du Patrimoine culturel, avec les moyens technologiques les plus sophistiqués, relevés GPS et moyens infrarouge notamment.
C'est ainsi qu'ont pu être découverts des tronçons inconnus, dans les zones montagneuses et désertiques. L'étude a ainsi montré que ces incroyables fortifications commencées à être érigées sous la dynastie des Qin (221 à 206 avant notre ère) pour arrêter les invasions venues du Nord, puis reconstruites sous les Ming (1368-1644), comprenaient 6.259,6 kms de murs, 359,7 kms de tranchées et 2.232,5 kms de barrières naturelles (montagnes, rivières).
Le revers de la médaille, c'est la mise en lumière des fragilités de ce joyau classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. Directeur de l'Administration du Patrimoine culturel, Shan Jixiang a souligné que si l'étude avait permis de lever le mystère de la longueur réelle de l'ouvrage, elle a également mis en lumière les difficultés pour le protéger. Selon lui, « la Grande muraille est en péril, avec deux principales menaces : le changement climatique et les constructions massives d'infrastructures ». Et ce malgré les nombreuses réglementations prises par les autorités chinoises ces dernières années pour la protéger. Et il semble qu'il ne soit pas facile de trouver un équilibre entre la conservation authentique de ce chef d'œuvre militaire et la rénovation sans nuance pour tourisme de masse. Ce sont en tout cas désormais 2.000 petits kilomètres de plus à placer sous surveillance.
Source du texte : Arnaud de La Grange

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samedi, 25 avril 2009
Journées eurorégionales des villes fortifiées 2009
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samedi, 12 mai 2007
Le mur d'Hadrien
Le mur d'Hadrien est une fortification en pierre et en tourbe construit à partir de 122 par les Romains sur toute la largeur de l'Angleterre pour protéger le Sud de l'île des attaques des tribus de l'actuelle Écosse. Le nom est également parfois employé pour désigner la frontière entre l'Écosse et l'Angleterre, même si la frontière actuelle ne le suit pas.
Le mur a marqué le nord de l'empire romain en Grande-Bretagne pendant très longtemps, et c'était également la frontière la plus somptueuse de l'empire. En plus de son utilisation comme fortification militaire, on pense que les portes du mur auraient également servi de postes de contrôle pour la perception de taxes sur les produits importés.
Une importante partie du mur existe toujours, en particulier dans la partie centrale et le mur est encore praticable à pied sans danger. C'est aujourd'hui l'attraction touristique la plus populaire du nord de l'Angleterre. En 1987, l'UNESCO l'a inscrit au patrimoine historique mondial.
Le mur d'Hadrien s'étend sur environ 120 km, il commence à l'est du fleuve Tyne jusqu'au Solway Firth à l'ouest. Il longe au sud la frontière actuelle entre l'Angleterre et l'Écosse et en est le plus proche à son extrémité occidentale.
Le mur d'Hadrien fut construit à la suite de la visite de l'empereur romain Hadrien (règne de 117 à 138) dans la province de Bretagne.
La construction du mur a commencé en 122 après J.-C. et il fut renforcé au cours des années grâce aux soldats des trois légions romaines qui ont participé à la tâche. L'itinéraire choisi a largement été inspiré de la voie romaine de Stanegate qui va des villes de Carlisle à Corbridge, qui a toujours été protégé par un limes et par de nombreux forts, dont le fort Vindolanda.
Le mur était initialement haut de 3 à 5 mètres, mais quelques sections ne dépassent pas 2,5 mètres. On estime la largeur à environ 3 mètres. Pour le protéger, quatorze forts étaient positionnés sur sa longueur, comme ceux de Housesteads et Birdoswald. Il y avait 80 tours milliaires (Milecastles en anglais) parce qu'elles étaient disposées tous les miles romains, environ 1500 mètres. Ces tours servaient à la fois pour la surveillance à distance et d'abris pour les sentinelles.
Le mur faisait partie d'un système défensif qui, en allant du nord (côté Écosse) vers le sud (côté de l'empire), incluait :
- un glacis et un fossé profond armé de rangées de pieux taillés en pointe,
- le mur proprement dit avec son chemin de ronde,
- une route militaire (la "Military Way" ou "Voie Militaire"),
- le vallum - deux rives avec un énorme fossé qui les sépare.
Le vallum servait probablement à délimiter la zone militaire plus qu'à être une fortification, même si les tribus britanniques du sud n'étaient pas protégées par elles-mêmes.
Le mur était gardé par les unités auxiliaires de l'armée (des non-citoyens). Leur nombre a bien sûr varié au cours du temps mais ils étaient environ 9 000 hommes en comptant infanterie et cavalerie. Ils ont subi une grave attaque en 180, et plus encore en 196 et en 197. La garnison avait alors été sérieusement affaiblie après ces attaques ; après la principale reconstruction du mur, l'empereur Septime Sévère mena une implacable répression à l'encontre des populations hostiles. Après cette "pacification" brutale des tribus sous Septime, la région autour du mur est demeurée paisible pour la plus grande partie du reste du IIe siècle. Il semble que la majorité des hommes de la garnison se soient intégrés dans les communautés locales.
Au début du Vè siècle de l'ère chrétienne, l'empire romain en plein déclin négligea cette frontière si lointaine. Les soldats, petit à petit, abandonnèrent leur poste s'installant pour la plupart dans la région pour devenir de simples paysans. Au cours des siècles qui suivirent, le mur fut laissé à l'abandon, livré au pillage des villageois qui récupérèrent une grande partie des pierres pour construire d'autres murs, leurs maisons, leurs églises. Ainsi, on trouve dans les fondations de l'abbaye d'Hexham, des pierres romaines.
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Exemple même du concept défensif du limes, le mur d’Hadrien marque la limite de l’empire romain en Bretagne et établit une séparation stricte entre le monde civilisé et celui barbare. La fin de l’autorité romaine en Bretagne ne vint que sanctionner l’inutilité d’un édifice incapable de contenir le flots des peuples barbares. Un exemple toujours d’actualité ?
Contexte historique
Au IIème siècle, l’Empire romain a atteint son apogée. Son extension terrestre est maximale, sa puissance militaire incontestée, sa richesse et sa puissance économique sans précédents et ses frontières marquent, pour les romains, la séparation entre le monde civilisé et la barbarie. En 83, Agricola, gouverneur de la Bretagne écrase les 30.000 guerriers de Calagatus. Néanmoins, dès 77, la conquête complète de l’île relève de l’utopie car la IIème légion, basée à Chester, est déplacée pour défendre les frontières continentales de l’Empire.
L’accession au pouvoir d’Hadrien, en 117, marque la fin de l’expansion. Le nouvel empereur préfère, par réalisme, consolider les frontières de plus en plus difficiles à défendre. Hadrien abandonne tout de suite les territoires annexés au nord de l’Euphrate et renforce les limes de l’Empire. La frontière devient une base strictement défensive destinée à séparer le monde civilisé de la barbarie comme le note Patrick Guillou : "Le limes n’était pas une simple protection linéaire, mais une zone de défense en profondeur, parfois large de deux à trois kilomètres et formé de points forts échelonnés en longueur et et en largeur, castra pour les légions, fortins pour les troupes auxiliaires et d’une rocade permettant des déplacements aisés et rapides vers tout point menacé par l’ennemi."
Le mur d’Hadrien
C’est en 122, que l’empereur Hadrien décide de l’amélioration des fortifications voulues par Agricola quelques 40 années plus tôt entre les estuaires de la Tyne et de la Solway, afin de stopper les raids de plus en plus fréquents des barbares du nord. Le mur coupe ainsi l’Angleterre sur près de 120 km dans la région des Borders, sa construction demandant 3 légions, soit 18.000 hommes, des auxiliaires et s’étalant sur 6 années.
Le romains surent exploiter le relief afin d’en tirer le meilleur parti. Le mur est constitué d’un cœur d’argile et d’un remblai recouvert de pierres taillés d’une épaisseur de 3 mètres pour une hauteur, moyenne, de 4 mètres. Tous les milles, on édifia des fortins abritant des garnisans comprenant de 25 à 50 hommes.
Le mur d’Hadrien matérialise la frontière entre les deux mondes, celui romanisé et civilisé et celui des bretons du nord. Au mur viennent s’adjoindre aussi 16 forteresses espacées de 11 à 12 km pouvant abriter quelques 500 hommes soit une cohorte d’infanterie soit 16 escadrons de 32 cavaliers.
Les trois légions se trouvaient stationnées en retrait du mur gardé par quelques 12.000 auxiliaires et qu’un fossé de 6 mètres de large et 3 de profondeur venait renforcer. Plus à l’Ouest, les Scots avaient l’habitude de conduire des raids maritimes, le mur fut donc prolongé par un réseau de forts côtiers. Enfin, la tactique employée par les barbares reposait sur le harcèlement et le refus de tout choc frontal, aussi, pour tirer bénéfice de sa mobilité, l’armée romaine pratiqua de nombreuses ouvertures dans le mur pour permettre de rapides raids contre les ennemis.
Un point de contact fécond
Le mur n’est pas une frontière étanche à l’image de certaines frontières contemporaines. Les auxiliaires utilisés par Rome sont des germains, des Nerviens ou des Celtibères avant d’être recrutés sur place. Le mur favorise par ailleurs les rencontres commerciales et le troc. Enfin, les soldats romains eux-même s’établissent souvent, après 25 années de service, dans de villages en arrière du mur.
Nouveau mur et déclin
Antonin le Pieux succède à Hadrien et décide d’édifier un mur plus au nord, en Ecosse, entre les estuaires du Forth et de la Clyde. Une ligne de défense de seulement 58 km de long précédée d’un fossé de 13 mètres de large et 4 de profondeur. Le mur repose sur des pierres larges de 5 mètres et s’élève à 3 mètres de hauteur avec un chemin de ronde large de 2 mètres. Tout le long de ce mur on compte 20 forteresses.
Ce mur, achevé vers 145 est progressivement abandonné autour de 158 alors que le mur d’Hadrien reprend du service. L’empire est désormais sur la défensive sauf lors des campagnes conduites entre 208 et 211 par Septime Sévère contre les peuples d’Ecosse.
En 367, une confédération des Pictes, Scots et Saxons se lance contre les provinces romaines affaiblies par les guerres civiles à répétition de l’empire où les généraux se combattent pour une gloire éphémère et dangereuse. En 410, l’empereur Honorius décide d’abandonner la Bretagne et le mur tombe peu à peu en désuétude les troupes locales préférant retourner à la vie civile.
Le mur d’Hadrien symbolise la faiblesse même du concept de limes que les byzantins reprendront à leur compte dès le Vème siècle. Il prouve aussi combien l’édification d’un mur, pour contenir un mouvement naturel de l’Histoire, peut être vaine. Un exemple qui demeure d’actualité...
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