mardi, 27 mars 2012
Le Maréchal Lyautey : en 1912, du Maroc à l’Académie française (avec Arnaud Teyssier)
Statufié de son vivant, le maréchal Lyautey (1854-1934) est entré dans l’histoire comme le constructeur du Maroc moderne, le modèle du "grand colonial" qui sut comprendre le monde nouveau et imposa contre intérêts et préjugés le respect des cultures indigènes. Son destin, celui du "royaliste qui donna un empire à la République", est paradoxal.
Aventurier du désert comme Lawrence d’Arabie, mais aussi grand administrateur, anticonformiste et esthète, Lyautey a mis en scène se propre vie, luttant contre son seul ennemi véritable : l’ennui. Résident général, ministre, académicien, maréchal de France, Lyautey reste une énigme que l’auteur, par le travail de recherche et par l’intuition personnelle, réussit à percer : caché dans l’immensité du ciel et des sables, c’est le contraste entre une réussite publique exceptionnelle, un prestige demeuré intact, et le sentiment d’inachèvement et d’échec qui n’a cessé de dominer sa vie.
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mardi, 20 mars 2012
Machiavel, homme de guerre
Si Machiavel ne possédait pas l'insatiable appétit d'un Jules II pour les conquêtes territoriales, et cette ambition qu'il avait de faire de l'Église le premier État italien, d'abord, puis le seul État italien lorsqu'il aurait englobé tous les autres, il y avait une passion qu'il partageait avec lui : la passion de la guerre, et l'amour des choses militaires.
Cette passion ne se manifestait pas de la même manière chez ces deux hommes. L'un aimait dans la guerre les ardentes chevauchées, le mouvement, l'action, les embuscades que l'on dispose pour l'adversaire et celles que l'on évite soi-même. La guerre c'était la galopade dans le petit jour, avec, derrière soi, le tumulte des chevaliers bardés de fer. C'était les bataillons de fantassins courant sur les coteaux, se glissant à travers les forêts, les escadrons déployant dans la plaine leur carrousel cruel. Pour l'autre, c'est un jeu raffiné, que le sédentaire peut tout aussi bien jouer; une partie d'échecs. L'un aime les soldats splendidement habillés, les panaches flottants, les fifres aigus et les longs tambours, l'acier miroitant et les beaux chevaux. Pour l'autre, un régiment est un pion sur l'échiquier et le soldat un élément presque abstrait, un chiffre dans le déroulement du kriegspiel. Sur les dessins qui illustreront son Arte della Guerra, hommes et batailIons sont figurés par des signes typographiques. Le thêta grec représente un canon, le "T" majuscule le connétable de la bataille, le "D" majuscule le chef de bataillon, "z" est un drapeau et "s" la musique. Il les dispose sur sa feuille de papier, comme un enfant qui s'amuse avec ses soldats de plomb, mais ici l'être vivant est réduit à une lettre, le piquier n'est plus qu'un "o", le chevau-léger un "e", l'homme d'armes un "r", et ainsi de suite. Malgré cela, les combinaisons militaires qu'il organise avec ces caractères sont extrêmement vivantes parce que l'art de la guerre pour lui est un art vivant et la stratégie une science vivante.
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mercredi, 14 mars 2012
IN MEMORIAM : Pierre Schoendoerffer (1928-2012)
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Pierre Schoendoerffer est décédé ce matin : le cinéma français a perdu un de ses "capitaines"
Le cinéaste et romancier Pierre Schoendoerffer est mort mercredi matin à l'âge de 83 ans des suites d'une opération à l'hôpital Percy à Clamar. Membre fondateur des César, Pierre Schoendoerffer s'était fait le témoin scrupuleux de la grandeur et de la misère des combattants, monde qu'il avait bien connu.
Prisonnier à Dien Bien Phu en mai 1954, puis libéré, il avait quitté l'armée pour devenir reporter-photographe. Après son premier film, la Passe du Diable (1956), il a alterné films de fiction et documentaires et écrit son premier roman en 1963, La 317e Section, qu'il a adapté à l'écran en 1965. Parmi ses oeuvres majeures, Pierre Schoendoerffer a écrit et adapté à l'écran Le Crabe tambour (1977, Grand Prix du roman de l'Académie française), puis L'Honneur d'un capitaine (1982), où il dressait à nouveau le portrait de soldats luttant pour l'honneur, sans illusions sur l'issue du combat. Avec Dien Bien Phu (1991), il a réalisé une fresque guerrière puissante, doublée d'une méditation sur les sacrifices inutiles.

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dimanche, 11 mars 2012
Vauban : La sueur épargne le sang
Documentaire lisible durant 7 jours
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samedi, 03 mars 2012
J.F.C. FULLER : comprendre la guerre, par le lieutenant-colonel Olivier ENTRAYGUES
Le lieutenant-colonel Olivier ENTRAYGUES (infanterie mécanisée) présentera fin mars sa thèse d'histoire militaire sur John Frederick Charles FULLER (1878-1966), officier britannique théoricien de l'arme blindée. Il livre en exclusivité aux lecteurs de TB la présentation scientifique de ce grand penseur de l'histoire militaire. Qu'il en soit remercié.
PS : Vous pouvez également retrouver une interview du lieutenant-colonel ENTRAYGUES dans le dernier numéro de Guerres & Histoire, actuellement en kiosque.
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Aujourd’hui, les armées occidentales semblent empêtrées dans une guerre, que les officiers britanniques ne souhaitent pas encore qualifier de « 4ème guerre Anglo-afghane ». Aussi est-il alors curieux de constater l’inertie provoquée par près de 50 années de guerre Froide : les complexes militaro-industriel occidentaux continuent à produire des chars lourds, cœur de la mobilité opérative développée par die panzerwaffe, alors que la mobilité tactique nécessaire pour faire face en souplesse à une insurrection demande des hélicoptères de transport lourd. Ainsi, confronté à de nouveaux types de conflits dits asymétriques où le tank doit affronter une guérilla localisée dans les fonds de vallée, l’étudiant militaire a le droit de penser que le char semblerait être un avatar de la bataille de Koursk ou un anachronisme de la guerre froide.
L’armada blindée géante qui resta postée durant près d’un demi-siècle derrière le rideau de fer, prête à intervenir dans la trouée de Fulda, ne symbolisait-elle pas la véritable réalisation du rêve du colonel Fuller, c'est-à-dire une « phalange all-tank », mise en pratique par le jeune maréchal Toukhatchevski et ses successeurs ? Alors pourquoi chercher à étudier la pensée d’un homme qui contribua à créer chez les Allemands, les Soviétiques, puis les Américains et enfin les Israéliens la doctrine du « tank à outrance » ? Certes, il est aujourd’hui incontournable de dire que le colonel Fuller fut la prima donna des blindés, le véritable haruspice de la mécanisation des forces armées. Cependant il serait particulièrement réducteur de limiter notre champ de vision à cet aspect. « Je suis un étudiant de la guerre et un critique militaire (1) », voilà comment il aimait se présenter devant les élèves du Staff College de Camberley lorsqu’il était directeur de l’enseignement en 1924. Fuller fut un authentique scientifique militaire puisque son unique ambition fut d’essayer de faire pour l’étude de la guerre ce que Copernic fit pour l’astronomie, Newton pour la physique et Darwin pour l’histoire naturelle, c'est-à-dire d’établir un ordre supérieur pour l’étude puis la conduite de la guerre fondé sur une analyse et des méthodes scientifiques. En tant que critique et prétendu hérétique, tout au long des deux guerres mondiales et au cours de la Guerre Froide, ses écrits et ses prises de position ont toujours cherché à remettre en question et à influencer les establishments militaire et politique du Royaume-Uni d’Angleterre et d’Irlande et d’autres pays ou à proposer de nombreux événements militaires imprévus.
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mercredi, 15 février 2012
Hérodote : Léonidas et la bataille des Thermopyles
Les forces grecques
(202). Voici les gens postés là pour attendre l'assaut du Perse : il y avait trois cents hoplites de Sparte, mille de Tégée et de Mantinée (cinq cents de chacune des deux villes), cent vingt d'Orchomène en Arcadie, et mille du reste de la région ; c'est tout pour l'Arcadie. Corinthe avait envoyé quatre cents hommes, Phlionte deux cents, et Mycènes quatre-vingts. Voilà les forces qui venaient du Péloponnèse. De Béotie venaient sept cents Thespiens et quatre cents Thébains.

(203). Appelés à la rescousse, les Locriens d'Oponte avaient envoyé toutes leurs forces, et les Phocidiens mille hommes. Les Grecs les avaient d'eux-mêmes invités à les rejoindre : ils formaient l'avant-garde des confédérés, leur avaient-ils fait dire, et ils attendaient d'un jour à l'autre la venue du reste des alliés ; la mer était bien gardée, surveillée par les Athéniens, les Éginètes et les autres membres de leurs forces navales, et il n'y avait rien à redouter, car la Grèce n'avait pas devant elle un dieu, mais un homme, et jamais on n'avait vu, jamais on ne verrait d'homme qui, du jour de sa naissance, n'eût le malheur mêlé à son destin, — et plus grand l'homme, était mortel, devait lui aussi connaître un jour l'échec. Ces arguments avaient décidé les Locriens et les Phocidiens à leur envoyer des secours à Trachis.
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mercredi, 08 février 2012
Vient de paraître : "Mohammed V ou la monarchie populaire", à l’origine de l’exception marocaine
A l’heure où de nombreux pays du monde arabe connaissent des changements chaotiques et subissent la montée en puissance de courants extrémistes, le Maroc donne l’exemple d’une évolution dans la stabilité, à tel point qu’on peut parler d’une "exception marocaine". Dans son ouvrage consacré au roi Mohammed V, Charles Saint-Prot explique que cette exception doit beaucoup à une monarchie dont l’une des figures tutélaires demeure précisément le roi Mohammed V qui fut à la fois le père de l’indépendance et celui qui fit passer le pays dans le monde moderne.
Mohammed V ou la monarchie populaire est le premier livre en français consacré à l’action de ce souverain qui a marqué l’histoire de son pays et est un personnage de premier plan de l’histoire du XXe siècle. Ce livre, publié par l’un des meilleurs spécialistes du monde arabe et de l’Islam, constitue tout ensemble une réflexion sur les grandes lois de la politique du Maroc et un document historique retraçant l’action du Compagnon de la Libération, du "Roi libérateur", du monarque éclairé et réformateur qui a fait passer le vieux Maroc dans le monde moderne en combinant harmonieusement Tradition et progrès. Du coup, écrit Charles Saint-Prot, Mohammed V a consolidé "ce lien entre le monarchie et le peuple qui est la grande chance du Maroc".
Finalement, au début du XXIe siècle, sous le règne éclairé d’un autre grand souverain réformiste, le roi Mohammed VI, le Maroc se présente comme la nation d’équilibre dans la région, ce qui lui permet d’être "le pivot nécessaire" entre le monde européen, le sud de la Méditerranée et l’Afrique subsaharienne. Indispensable pour comprendre l’exception marocaine, le livre passionnant de Charles Saint-Prot s’adresse aussi bien aux amateurs d’Histoire qu’à tous ceux qui veulent mieux connaitre un pays clé du sud de la Méditerranée situé au cœur grands enjeux dans cette partie du monde.
Charles Saint-Prot est docteur en sciences politiques, docteur habilité à diriger des recherches en sciences juridiques, directeur de l'Observatoire d'études géopolitiques à Paris.
Chercheur au centre Maurice Hauriou de la Faculté de droit Paris Descartes, il enseigne aussi l'islamologie et la géopolitique dans plusieurs universités en France et à l'étranger.
Mohammed V ou la monarchie populaire
Éditions Le Rocher, 256 pages.
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dimanche, 05 février 2012
Grace O'Malley, la pirate irlandaise qui défia l'Angleterre
Célèbre en son temps, cette Irlandaise à la tête d'une flottille pirate régna, au XVIe siècle, sur tout le nord-ouest de l'Irlande, menant la vie dure aux Anglais.
C'est une petite tour fortifiée, à peine une maison forte, comme il en existe encore des dizaines dans le nord de l'Irlande. Située à quelques mètres du rivage, au milieu d'un paysage désolé de landes battues par le vent, elle se dresse toujours, imperturbable, face à la mer, au pied d'une petite plage de sable gris et de galets. Château de Clare, sur l'île du même nom, à l'entrée de la baie de Clew, dans le comté de Mayo, au nord-ouest de l'Irlande. C'est là, en 1530, que Grace O'Malley (Gráinne Ní Mháille, en gaélique) vint au monde. Son nom, aujourd'hui, est presque totalement oublié. Sauf en Irlande, où il reste toujours un sujet de fierté. Sans doute parce qu'elle mena, en son temps, la vie dure aux Anglais. Célèbre, elle le fut également à son époque. Il faut dire que cette femme énergique à la tête d'une flottille de pirates et de plusieurs châteaux contrôla, pendant près de 40 ans, le comté de Mayo, vivant tour à tour de commerce et de piraterie, résistant à tous ses concurrents et à l'envahisseur anglais, obtenant même - privilège insigne - d'être reçue en audience à Londres par la reine Elisabeth I, avant de mourir paisiblement chez elle, en 1603, à l'âge de 73 ans. Deux ans plus tôt, en 1601, la bataille de Kinsale, remportée par les troupes d'Elisabeth I sur une coalition de chefs de clan, avait consacré la conquête définitive de l'Irlande gaélique par l'Angleterre. Avec Grace, c'est en fait toute une époque qui disparaissait : celle d'une Irlande éprise d'indépendance.

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dimanche, 11 décembre 2011
Soutenez l'hommage officiel de mémoire au Général Bigeard !
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vendredi, 18 novembre 2011
Général Bigeard : Ses cendres seront transférées aux Invalides
Les cendres du général Marcel Bigeard, mort en juin 2010, seront transférées à aux Invalides, à Paris, où reposent les gloires de l'armée française, a-t-on appris jeudi 17 novembre auprès du ministère de la défense.
Mort le 18 juin 2010 à l'âge de 94 ans, Marcel Bigeard avait souhaité que ses cendres soient dispersées au dessus de Dien Bien Phu, le camp retranché des troupes françaises au Vietnam, pour "rejoindre ses camarades tombés au combat" en mai 1954. Après le refus, considéré comme définitif, des autorités vietnamiennes, Gérard Longuet avait adressé une lettre à la fille du général, Marie-France, pour lui proposer que les cendres de son père soient transférées aux Invalides. Celle-ci a finalement donné son accord.

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lundi, 14 novembre 2011
Alexandre le Grand
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mardi, 08 novembre 2011
Les samouraïs ? Figures symboliques du Japon, jadis et aujourd’hui
Jean-Noël Robert, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, spécialiste du bouddhisme japonais, aborde l’histoire des guerriers de l’île du Levant. Les samouraïs sont aujourd’hui des figures symboliques du Japon. Mais que représentaient-ils autrefois ? A partir des sources japonaises classiques, des mangas, du cinéma et de la chanson, Jean-Noël Robert nous fait découvrir leurs valeurs et leurs exploits de guerriers, de lettrés ou de buveurs.

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lundi, 07 novembre 2011
Godefroy de Bouillon
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jeudi, 03 novembre 2011
Lyautey (1), Marshal of France (2): enlightened generalship humanely serving corporate fecundity
Theatrum Belli ouvre une nouvelle rubrique : "Theatrum Belli in English". S'apercevant que le blog est lu dans des contrées anglo-saxonnes et fidèle à sa vocation de faire la promotion des armes françaises sur le NET, "TB" traduira des textes français particulièrement instructifs dans la langue de Shakespeare afin de sensibiliser le lectorat anglo-saxon aux recherches françaises.
Nous inaugurons cette rubrique, dirigée par Robert ENGELMANN, avec le texte de François-Régis LEGRIER que nous remercions au passage d'avoir accepté que son texte sur le maréchal Lyautey soit traduit.
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Since the Industrial Revolution, efficacy has declined in various guises: productiveness, performance, efficiency for instance. It has for consequences promptness and restless change. All must be efficient with no delay. Resulting from a productivist system, this perception has still strengthened through a media lobbying increased by the rising of information technologies. According to this logic, efficacy ignores meditation, study, repose, the long time lapse necessary for projects to mature. Those things sound dubious, useless and dangerous. Efficacy is incapable to even learn from obstacles or failures; it stays binary: it operates or not…
Yet, human actions cannot be compared to a mechanical result. Airplanes fly or not, it is factual, and to be efficient, they ought to fly. For societies it works in a different way. A society should not seek efficacy as such – even though it stays compulsory – but seek what is good, and by the way what it expected from this will be granted in addition. Let’s take a simple case: a company decides to hire a disabled person. Its productiveness can decrease a bit because the aforementioned disabled person does the job slower. Parallel to this, the company can gain on other levels and, at the very end, strike the balance of productiveness. Thus, a disabled person who works in a department will conduce his or her colleagues to act corporately; so the atmosphere at work will get improved. One is entitled to state that the involvement of every employee is favored through positive mood at work. A choice like this one helps in developing corporate image and in consolidating customers trust…
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mardi, 25 octobre 2011
Lyautey : cet officier terriblement inefficace
Depuis la révolution industrielle, l’efficacité se décline sous diverses formes : productivité, performance, efficience, en sont quelques exemples. Son corollaire est la rapidité et le changement permanent. Il faut que ce soit efficace tout de suite. Cette conception directement issue du système productiviste s’est encore renforcée sous la pression médiatique accrue avec le développement des technologies de l’information. Dans cette logique, l’efficacité ne connait pas la méditation, la réflexion, le repos, le temps long qui permet de murir les projets. Ce sont même là des choses douteuses, inutiles et dangereuses. L’efficacité ne sait pas tirer parti des obstacles ou même des échecs ; elle est mécanique : ça marche ou ça ne marche pas…
Or les actions humaines ne peuvent se comparer à un résultat mécanique. Un avion vole ou ne vole pas c’est un fait et pour être efficace, il doit voler. Il n’en va pas de même pour une société. Une société ne devrait pas rechercher l’efficacité en tant que telle (même si elle est nécessaire) mais le bien et le reste lui sera donné par surcroit. Prenons un exemple concret : une entreprise se décide à employer une personne handicapée. Elle peut effectivement perdre en terme de productivité, la personne étant moins rapide à accomplir un certain nombre de tâches mais elle peut gagner sur d’autre plans et donc, in fine, également s’y retrouver en terme de productivité. Ainsi, la présence d’une personne handicapée dans un service va inciter ses collègues à davantage de solidarité ; c’est donc l’ambiance de travail qui s’en trouve améliorée. Il est permis d’affirmer qu’une bonne ambiance de travail favorise l’investissement de chacun des employés. Un tel choix peut aussi contribuer à améliorer l’image de l’entreprise et donc la confiance de la clientèle…
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lundi, 03 octobre 2011
Les mémoires d'un grand capitaine espagnol : Alonso de Contreras
L'Espagnol Alonso de Contreras, grand capitaine sur terre et sur mer, connut, à l'époque de la guerre de Trente Ans, d'innombrables aventures dans lesquelles il se révéla aussi habile risque-tout que rude guerrier. Pour reprendre le mot de Lope de Vega, il appartenait à ces hommes "avec qui l'on se doit de partager son manteau". Il possédait toutes les particularités de sa race, ces traits de caractère toujours si déconcertants pour la probité allemande. Pourtant, ce sang du sud est une sève superbe et sombre, qu'une bonne dose de bile épice comme du safran. Il ressemble au vin lourd et presque noir que l'on boit dans ce pays, et qui acquiert, au contact des outres, un goût âpre et résineux. Un palais étranger ne s'y habitue pas facilement. Piété et courage chevaleresque sont les excellentes qualités de ce sang sur lesquelles se projette toutefois l'ombre du fanatisme et de la cruauté. Ces mêmes aspects du caractère se manifestent de façon radicale chez Contreras.
Combien de vaillants gaillards de cette trempe ont dû disparaître sans laisser de traces ! Combien ont dû mordre la poussière en emportant le trésor à jamais perdu de leurs souvenirs ! Nous ne saurions donc assez bénir ces hasards rares qui ont fait prendre la plume à Grimmelshausen et à Commynes, à Cervantes et à Contreras. Ceux-ci décrivent leur époque en laissant parler le coeur de l'homme de guerre. C'est lui qui nous trahit avec le plus d'ardeur et de proximité les pulsations de l'Histoire. Contreras nous permet d'accéder dans maints endroits étranges de ce monde qu'il a parcourus. Et les combats qu'il nous dépeint sont bien éloignés des événements qui constituent notre vie habituelle.
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mercredi, 21 septembre 2011
Thomas Edward Lawrence et les principes de l’insurrection
Pendant ces entretiens de 1946, Salan a été frappé par l’influence d’un homme sur la pensée de Giap ; cet homme était Thomas Edward Lawrence. Giap a dit à Salan que « les Sept Piliers de la Sagesse de T. E. Lawrence est mon évangile du combat. Il ne me quitte jamais. » L’essence de la théorie de la guérilla à laquelle se réfère Giap peut être trouvée à deux endroits. Le premier et le plus accessible n’est autre que les nombreuses éditions des Sept Piliers de la Sagesse, notamment le chapitre 33. Le deuxième est un article portant le titre « The Evolution of a Revolt », publié en octobre 1920 dans le Army Quarterly and Defence Journal. Tous deux sont basés sur l’évaluation pratique et réfléchie par Lawrence de la situation à laquelle faisaient face les forces arabes dans la région du Hedjaz, au sein du désert saoudien, en mars 1917.
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vendredi, 16 septembre 2011
William Wallace : Figure héroïque du patriotisme écossais
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dimanche, 28 août 2011
Chefs de guerre : Attila, l'immortalité dans le sang
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