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Mireille Mathieu est la seule représentant la France au festival de musiques militaires Spasskaya de Moscou du 27/8 au 04/09. Comme tous les ans depuis 9 ans, les grands orchestres militaires sont réunis pour un de leurs trois plus grands rendez-vous de la planète.

Alors que les plus grands orchestres militaires ont figuré dans les programmations des années antérieures, les formations issues des armées occidentales sont beaucoup moins nombreuses. On a pu entendre l’Australie, le Canada, le Danemark, la France, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande. Cette année, l’Autriche, la Grèce, l’Ecosse, Israël, l’Italie, la Slovénie sont les seules formations européennes et anglo-saxonne représentées. Les autres, pourtant appréciées comme la Musique principale de la Légion pourtant appréciée, ont été obligées de décliner l’invitation.

Sous leurs uniformes bariolés, reflétant la culture de leur pays d’origine, les orchestres militaires sont tous, à de rares exceptions près, sur le modèle imaginé par Adolphe Sax en 1845 pour l’armée de Louis-Philippe. Pour la première fois étaient résolus les problèmes de fonctionnement des orchestres de plein air. Il vont connaître alors un développement prodigieux non seulement en France — on en comptait 7500 en 1900 —, mais dans le monde entier. Ils offraient de la musique gratuite à toute la population à l’époque où il fallait payer ou en jouer, pour entendre, mais ils permettaient aussi de faire entendre à tous les plus grandes mélodies de l’opéra, mettant effectivement en application le principe de subsidiarité.

Ces orchestres de plein air entretiennent un dialogue musical entre les peuples. Interrompre le « concert des nations », c’est aussi cesser d’entretenir le débat musical alors que les échanges économiques ont été réduits et ne fait que rendre compte d’un durcissement, comme d’une réorganisation des relations internationales.