lundi, 26 novembre 2012
Entretien avec le groupe DCI (Défense Conseil International)
Theatrum belli poursuit le tour des entreprises françaises, débuté avec Eurosatory 2012, pour présenter notre savoir-faire dans le secteur de la Défense.
Le groupe DCI (Défense Conseil International) fête cette année ses 40 ans d'existence. Anthony Maréchal, responsable des relations extérieures, a accepté de répondre à nos questions.
DCI est persuadé que "l’externalisation d’activités militaires constitue un domaine qui, en France, offre un important potentiel de développement, notamment pour tout ce qui concerne les aspects formation et entraînement".

TB/Stéphane GAUDIN : DCI fête cette année ses 40 ans d’existence. Quelles sont les raisons qui ont motivées sa création et quelles ont été les dates marquantes ?
DCI/Anthony MARECHAL : L’histoire de DCI commence avec la création, sous l’égide de l’Etat, de la Compagnie Française d’Assistance Spécialisée (COFRAS). La France a signé avec l’Arabie Saoudite un contrat d’exportation d’armement terrestre, portant sur la fourniture, par GIAT, de plus de trois cents chars AMX-30. A la demande du ministère de la Défense, la COFRAS est créée et reçoit l’autorisation de recruter des militaires français pour assurer la formation des équipages saoudiens à la conduite, à l’emploi opérationnel et à la maintenance des véhicules. Au fil du temps et à la demande des Saoudiens, la mission de la COFRAS évoluera en assurant directement la maintenance des AMX-30 ainsi que la formation sur d’autres matériels terrestres vendus par la France.
En 2000, la fusion de COFRAS, NAVFCO, AIRCO et DESCO est faite au sein de Défense Conseil International (DCI). L’approche opérationnelle et commerciale de DCI est en constante évolution pour préparer et accompagner les mutations du secteur de la défense et de la sécurité en France et à l’étranger.
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mardi, 23 octobre 2012
Thales lance un nouveau détecteur de radar : le VIGILE DPX
Thales annonce le lancement d’un nouveau système de détection et d’analyse radar (R-ESM), destiné aux bâtiments de surface multi mission devant opérer à proximité du littoral.
A proximité des côtes, les navires peuvent connaître des difficultés de détection en raison des nombreux échos générés par la masse continentale, et des interférences liées à la densité des signaux radar dans ces zones. Dernier né de la gamme des produits VIGILE de Thales, le VIGILE DPX traite efficacement ces problèmes grâce à un récepteur numérique large bande qui échantillonne directement et instantanément la totalité du spectre des fréquences radar.
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lundi, 22 octobre 2012
EURONAVAL : D2AD (DCNS et Thales) prépare l'utilisation de drones aériens depuis un navire
La Direction générale de l'armement (DGA) vient de conduire avec succès les essais à la mer du démonstrateur de décollage et d'appontage automatiques de drones à voilure tournante D2AD. D2AD est un projet d'études amont notifié fin 2008 à DCNS et Thales qui ont conçu et réalisé ce démonstrateur.

Le démonstrateur de décollage et d'appontage automatiques de drones à voilure tournante D2AD
(Crédit photo : Marine nationale)
Une trentaine de phases de décollage et d'appontage ont été effectuées à partir de la frégate Guépratte de fin septembre à début octobre au large de Toulon. Des manœuvres très délicates ont pu être réalisées avec précision.
Ce projet d'études amont est un jalon majeur dans le processus de levée de risques du futur programme de Système de drones aériens de la marine (SDAM). En effet, la maîtrise du décollage et de la récupération automatiques de drones à voilure tournante constituent des enjeux technologiques majeurs dans l'environnement difficile que constitue un bâtiment de combat à la mer.
D2AD comprend d'une part un segment "vol" constitué d'une balise embarquée et d'un harpon, d'autre part un segment « sol » composé de senseurs situés sur le pont d'envol du bâtiment, d'une station de prédiction des mouvements de plateforme et d'une station de guidage du drone.
D2AD est indépendant de tout système de positionnement par satellites. Il est adaptable à différents types de drones ou de plateformes navales.
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EURONAVAL : Les drones marins, avenir de la lutte contre les mines navales
La Direction générale de l'armement (DGA) explore les possibilités offertes par les drones de surface et sous-marins pour lutter contre la menace des mines navales. Le concept innovant de "drone porte-drone", étudié dans le cadre du projet d'études amont Espadon (Evaluation incrémentale de solutions potentielles d'automatisation de déminage pour les opérations navales) ouvre des perspectives particulièrement prometteuses. Des expérimentations à la mer sont menées depuis 2011, au profit de la DGA et de la marine nationale, au large de Brest.
Cliquer sur l'image pour accéder au dossier d'AIR-DEFENSE.NET
Espadon prépare le programme de Système de lutte anti-mines futur (SLAMF) destiné à remplacer, à l'horizon 2020, les moyens actuels de guerre des mines. En effet les mines sont présentes dans tous les conflits maritimes, comme récemment en Libye, afin d'entraver l'action militaire, le trafic commercial ou les acheminements humanitaires. Elles se caractérisent à la fois par un emploi très simple et une gamme très large, allant des engins les plus rudimentaires aux très sophistiqués, pouvant être mouillés par des moyens non spécialisés jusqu'à une profondeur de l'ordre de 300 mètres.
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EURONAVAL : La DGA et une PME présentent une première mondiale sur la protection contre les vagues extrêmes et scélérates
Sur le stand du ministère de la Défense (Hall 2B stand F12), la Direction générale de l'armement (DGA) et la PME française NOVELTIS présentent le premier système opérationnel de prévision et d'alerte sur les risques de vagues extrêmes et scélérates.
Soutenu et financé dans le cadre du dispositif RAPID (1) (Régime d'appui pour l'innovation duale), ce système a été expérimenté avec succès par le patrouilleur de la marine nationale L'Adroit qui vient d'effectuer une mission de longue durée au large des côtes de l'Afrique, notamment en Afrique australe où le phénomène de vagues scélérates a été observé à plusieurs reprises ces dernières années.
Les vagues scélérates sont des vagues extrêmes qui apparaissent de façon soudaine à la suite d'une combinaison particulière de vent et de houle. Atteignant parfois plus de 30 mètres de haut et exerçant des pressions gigantesques, elles représentent un risque majeur pour la navigation maritime. L'objectif du système d'alerte aux vagues scélérates (SAVaS) est de prévoir d'une façon fiable, rapide et précise ce risque et d'aider les navires à s'en prémunir en tout point du globe.
SAVaS fonctionne sur le principe d'une chaîne de modélisation de dernière génération, couplée à un système d'aide à la décision adapté à chaque navire. Ce service fournit des prévisions à 7 jours de l'état de la mer et des risques associés, réactualisées toutes les 3 heures.
(1) RAPID, doté d'une enveloppe annuelle de 40 M€, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire), présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils.

Vague scélérate (Crédit photo : Marine nationale)
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