samedi, 26 janvier 2013

Egypte : 22 morts et plus de 200 blessés lors d'affrontements à Port-Saïd

22 personnes ont été tuées dans les affrontements qui ont éclaté dans la ville égyptienne de Port-Saïd à la suite du verdict dans la bousculade meurtrière de février dernier dans un stade de football, rapporte la télévision publique égyptienne. Citant le ministère de la Santé, elle fait aussi état de plus de 200 blessés.

Les violences ont éclaté peu après qu'un tribunal égyptien a condamné à mort 21 personnes, pour la plupart originaires de Port-Saïd, pour leur rôle dans la bousculade meurtrière qui a fait 74 morts en février dernier lors d'un match de football dans le stade de la ville.

Egypte : 7 morts et plus de 450 blessés pour le deuxième anniversaire de la "révolution"

L'anniversaire de la révolution égyptienne, marquant les deux ans du soulèvement à l'origine de la chute d'Hosni Moubarak, a été marqué par des manifestations qui ont fait 7 morts et plus de 450 blessés dans des heurts entre protestataires et forces de l'ordre, selon un bilan un bilan officiel diffusé au milieu de la nuit . Tout au long de la journée, des milliers de personnes sont descendues dans la rue, au Caire (place Tahrir) et dans d'autres villes du pays, pour s'insurger contre la politique du nouveau président islamiste.

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Crédit photo : Asmaa Waguih (Alexandrie, 25 janvier 2013)

lundi, 07 janvier 2013

Irlande du Nord : Union "Jackerie" à Belfast depuis 4 jours

Des incidents ont à nouveau éclaté hier soir en Irlande du Nord, quelques heures après l'ouverture de discussions entre représentants politiques et religieux pour mettre fin à la récente flambée de violences à Belfast qui s'est déjà soldée depuis jeudi par 70 arrestations et une cinquantaine de blessés parmi les forces de l'ordre. Divers projectiles, notamment des briques, des bouteilles et des fumigènes, ont été lancés en direction des forces de l'ordre dans plusieurs rues de la ville, selon la police. 

Les heurts ont commencé après la décision le 3 décembre du conseil municipal de Belfast, capitale de la province britannique d'Irlande du Nord, de ne plus faire flotter en permanence l'Union Jack sur la mairie. Cette décision controversée a entraîné depuis des violences répétées de la part de protestants loyalistes, partisans de l'union de l'Irlande du Nord avec le Royaume-Uni. 

Selon un bilan fourni dimanche par la police, 52 policiers ont été blessés depuis le début de ces heurts. 70 personnes ont été interpellées et 47 inculpées. Samedi soir, après une manifestation, une centaine de personnes avaient à nouveau lancé des projectiles en direction des policiers. Certains d'entre eux ont rapporté que des coups de feu avaient été tirés dans leur direction. Les policiers avaient fait usage de canons à eau pour les disperser.

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vendredi, 07 décembre 2012

Sécurité : Portrait d’un policier de la brigade anti-criminalité dans une "cité ghetto" française

Face à l’intensité des violences lors des émeutes urbaines de l’automne 2005, pour prévenir et réprimer d’éventuels nouveaux désordres, l’État a décidé de renforcer la présence des forces de l’ordre en capacité de se confronter à la "jeunesse turbulente" des quartiers populaires.

Des interactions frictionnelles, des rapports paroxystiques et complexes vont alors se développer entre des jeunes "figures de désordres" et des acteurs institués et émergents d’encadrement des classes populaires, en particulier des policiers chargés de pacifier les cités périphériques ghettoïsées. Dans ce contexte, à partir d’une enquête ethnographique dans une cité ségréguée, cet article dresse le portrait sociologique d’un policier de la brigade anti-criminalité (BAC) de nuit.

À partir de la description de son travail quotidien, de ses épreuves et de ses modes d’action, de sa relation à la violence, notamment des émeutes urbaines ainsi que des rapports d’hostilité qu’il entretient avec une partie de la population, ce texte montre que l’expérience sociale des policiers en confrontation avec des "jeunes turbulents" est ambivalente puisqu’ils sont à la fois "traqueurs" et "victimes".

Cliquer ICI pour lire l'intégralité du texte

Regarder le documentaire de Pascal DUPONT sur la BAC du 93

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mercredi, 31 octobre 2012

TUNISIE : L'armée se déploie dans la banlieue de Tunis suite à des affrontements avec des salafistes

La police et l'armée étaient déployées aujourd'hui dans un quartier de la Manouba, en banlieue de Tunis, pour prévenir toute nouvelle flambée de violence après les affrontements nocturnes avec des salafistes, a indiqué le ministère de l'Intérieur tunisien. 

"Il y a un grand renfort de sécurité, de la garde nationale, de l'armée sur place pour prévenir toutes représailles" de la mouvance islamiste radicale, a indiqué Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère. Il a assuré que les forces de sécurité utiliseront "tous les outils permis par la loi" en cas de nouvelles violences, laissant entendre que des balles réelles seront utilisées en cas d'affrontements. 

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samedi, 06 octobre 2012

Bahrein : Heurts entre forces de l'ordre (sunnites) et manifestants chiites

La police a utilisé des canons à eau et tiré des grenades lacrymogènes vendredi à Manama pour disperser des centaines de manifestants qui venaient d'assister à un service à la mémoire d'un chiite emprisonné durant le soulèvement prodémocratique de 2011 au Bahreïn.

Les heurts ont éclaté lorsque les forces de l'ordre ont tenté d'empêcher les manifestants d'atteindre la place de la Perle, épicentre du "printemps bahreïni" qui avait débuté en février 2011. D'après des témoins, la foule a lancé des engins incendiaires et des pierres, blessant un policier. L'homme, Mohamed Ali Ahmed Mouchaima, 23 ans, a été inhumé mardi. En mars 2011, il avait été condamné à sept ans de prison pour vandalisme, émeute, voies de fait sur la personne d'un membre des forces de l'ordre et résistance lors de son arrestation.

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vendredi, 28 septembre 2012

Armées et révolutions arabes, par Pierre BAYLE

Défi audacieux relevé par le Centre de recherche des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC), celui de faire débattre un groupe d’universitaires et de spécialistes du monde militaire sur le rôle réel ou supposé des armées dans les "révolutions arabes" de ces deux dernières années, devant un public de civils et de militaires dont des officiers-élèves des écoles de Coëtquidan. Le colloque se déroulait les 26 et 27 septembre au Cercle de la Monnaie à Rennes.

Armées et révolutions arabes.jpgD’abord cerner le sujet, bien sûr, et éviter les écueils en ne s’attardant pas sur la notion discutable de "printemps arabe" mais en étudiant, sur un plan de sociologie militaire et de science politique, les interactions entre institution militaire et pouvoir politique dans les pays où des "révolutions" ont abouti au renversement d’un régime autoritaire, chronologiquement en Tunisie, en Egypte et en Libye, sans négliger l’étude des rapports de force civilo-militaires dans les autres pays arabes.

En guise de démarrage, les débats ont commencé par un comparatif intéressant avec l’armée roumaine et la révolution de 1989 qui a mis fin au régime du dictateur Nicolae Ceaucescu. Actrice centrale sans l’avoir voulu, l’armée roumaine s’est retrouvée "révolutionnaire malgré elle", selon le politologue roumain Radu Cucuta, d’autant plus objectif qu’il avait cinq ans à l’époque… Et il est vrai que les militaires roumains ont été perçus par l’opinion publique comme les garants du processus de démocratisation, comme le scandaient les manifestants de l’époque ("Armata è cu noi").

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dimanche, 09 septembre 2012

Allemagne : 80 policiers blessés lors d'un festival culturel kurde à Mannheim

80 policiers ont été blessés, dont un grièvement, après que des émeutes aient éclatées lors d'un festival culturel en Allemagne qui a attiré près de 40.000 Kurdes de toute l'Europe.

Les émeutiers ont lancé des pierres, des bouteilles et des feux d'artifice sur la police et endommagé 13 véhicules de police. La violence a échappé à tout contrôle des forces de l'ordre dans la zone ouest de la ville de Mannheim. Les policiers ont répondu avec du gaz poivré. Il ya eu 31 arrestations.

Selon la police, la violence a été déclenché lorsque les organisateurs du festival ont tenté d'empêcher un garçon de 14 ans d'entrer car il arborait le drapeau d'un groupe interdit.

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mardi, 14 août 2012

Émeutes urbaines à Amiens : 16 policiers blessés, d'importants dégâts...et aucune interpellation

De nouveaux affrontements d’une extrême violence entre jeunes et CRS ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi dans les quartiers Nord d’Amiens. Des policiers de toute la région et même de Paris, ont dû être appelés en renfort. Aucun émeutier n'a été interpellé.  

Les violences ont duré plusieurs heures. Le calme est revenu en fin de nuit. Le bilan est lourd : une école maternelle, une salle communale associative et une dizaine de voitures ont été incendiées.

16 policiers ont été blessés par des tirs de chevrotine, de mortier de feux d’artifice et des jets de projectiles. Des automobilistes auraient également été victimes de violents car-jacking. 

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vendredi, 03 août 2012

Bahreïn : Une quarantaine de manifestants arrêtés

La fille d'un célèbre opposant bahreïni ainsi que 40 autres personnes ont été arrêtées dans la nuit d'hier à aujourd'hui, quelques heures après la dispersion par les forces de l'ordre de rassemblements de l'opposition, ont déclaré des militants.

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Selon eux, au moins 45 personnes ont été blessées lorsque les forces de l'ordre, utilisant des gaz lacrymogènes et des pistolets à grenaille, ont dispersé dans la soirée de jeudi trois manifestations distinctes qui avaient éclaté dans le royaume du Golfe. 

Le chef de la Société pour la jeunesse bahreïnie des droits de l'homme, Mohamed al Maskati, a indiqué que la militante Zainab al Khaouadja avait été arrêtée alors qu'elle tentait de tenir seule un sit-in de protestation à proximité de la capitale Manama. "Elle a participé aux manifestations et s'est ensuite rendue dans cette rue pour débuter un sit-in. C'est la raison pour laquelle elle a été arrêtée", a précisé Mohammed al Maskati. "D'après les informations que nous avons réussi à rassembler auprès des avocats et des familles des manifestants, au moins 40 autres personnes ont également été arrêtées", a-t-il poursuivi.