Après la France qui a été la première à rappeler son soutien au plan marocain d’autonomie, et le président Poutine qui a apporté son soutien au Maroc lors de la visite du Roi Mohammed VI à Moscou, la délégation des États-Unis à l’ONU a également réaffirmé sur son compte Twitter, le 19 mars, que Washington  soutient le plan d’autonomie marocain, considérant que ce plan est à la fois « crédible et réaliste ». Les principales puissances et plusieurs membres non-permanents du conseil de sécurité comme l’Égypte, l’Espagne, le Japon ou le Sénégal, sont allées à l’encontre du secrétaire-général des Nations unies, Ban Ki-moon, en réaffirmant qu’il n’est pas question de modifier les  paramètres du traitement de ce dossier et que le plan marocain dans le cadre de la souveraineté et de l’unité territoriale du Maroc est la base d’un règlement du conflit. En outre,  le Conseil de sécurité n’a pas apporté son soutien au secrétaire général lors de sa récente réunion le 19 mars. C’est donc un désaveu d’un Ban Ki-moon qui a entaché gravement la fin de son mandat  en portant atteinte à la crédibilité de sa fonction et des instances onusiennes.

La réaction des États-Unis, de la Russie et de la  France démontre que le récent dérapage de Ban Ki-moon concernant le conflit sur le Sahara marocain a irrité les États, qui sont les seuls décideurs au sein de l’ONU. Il est également démontré n’y a pas de problème entre le Maroc et l’ONU, mais seulement entre le Maroc et un secrétaire général défaillant qui n’a pas une connaissance du dossier  et s’est fait manipulé par certains membres de son entourage qui sont des partisans de l’Algérie.

Charles SAINT-PROT

Directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris