mercredi, 05 juillet 2006

Croix de Guerre LVF

medium_Croix_de_guerre_LVF.jpgCette Croix de Guerre fut créée le 16 janvier 1942, alors que la L.V.F. avait été fondée le 4 juillet 1941.

L’insigne était une croix en bronze, comme les autres Croix de Guerre françaises, mais sans les deux glaives croisés. Le médaillon de l’avers portait un aigle sur lequel était superposé l’écusson tricolore avec l’inscription FRANCE . Une couronne formée de deux branches de laurier cerclait le médaillon. Le médaillon du revers portait sur trois lignes l’inscription CROIX DE GUERRE LEGIONNAIRE.

Le ruban était vert, bordé de noir avec au centre sept minces bandes verticales noires. Les signes distinctifs pour les citations étaient les mêmes que pour les autres Croix de Guerre.

Il y eut environ 400 croix distribuées. La suppression de cette décoration date du 7 janvier 1944.

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samedi, 01 juillet 2006

Croix de la campagne du général Bredov (Bredow) - 1920

medium_Croix_de_campagne_du_general_Bredov_1920.jpgCette croix de campagne a été créée par l'ordre n° 206 du général Baron medium_Vrangel.jpgWrangel, en Crimée, pour récompenser les troupes du détachement du lieutenant-général Bredov qui en plein hiver ont effectué la percée de Tiraspol en Pologne puis combattu en Crimée.

 

 

 

 

Les troupes de ce général dépendait des Forces Armées du Sud de la Russie et plus particulièrement du corps d'armée de l'Armée des Volontaires du général Dénikine. Dans le cadre de la grande offensive blanche de l'été 1919 dans le sud de la Russie, il devait prendre la ville de Kiev. Il y arrive le 30 août 1919 alors que l'armée nationale Ukrainienne de Petlouria vient de reprendre la ville. Aucun accord était possible entre les Ukrainiens indépendantistes et les blancs prônant "La Russie, une et indivisible". Suite à l'offensive des Forces armées du Sud de la Russie de l'hiver 1919-1920 vers Moscou et surtout de la grande contre-attaque de la 1re armée rouge qui reprend Kiev et Kharkov dès décembre 1919, le Bassin du Don et Rostov en janvier 1920 et la prise d'Odessa le 7 février, c'est la débâcle complète des "blancs" dans la Russie Méridionale. Le front que commandait le général Bredow était délirant, il fut rompu en plusieurs lieux et ses troupes dispersées.Dans cette situation de crise, il voulut passer la frontière Roumaine avec quelques troupes, mais les Roumains ne lui ouvrirent pas leurs frontières.

Dans les premiers jours de février 1920, avec un effectif hétéroclite de 7 000 personnes (combattants, civils et réfugiés), il entreprend de gagner la Crimée (le dernier bastion blanc), en livrant bataille entre le long du chemin de fer d'Odessa et le Dniestr. Vers le 12 février, se trouve en territoire sous contrôle polonais.

Dans le carde de l'alliance Polono-ukrainienne (sous le commandement du général Polonais Pildsuski) contre les soviétiques au moment de la guerre russo-polonaise, aucun alliance effective n'ayant été trouvée entre les blancs du nouveau commandant en chef Wrangel et les polono-ukrainiens, Pildsuski autorise cependant dans le plus grand secret le retour du corps Bredov en Crimée en passant par le territoire roumain.

Son détachement se placera à la fin de février 1920 sous le commandement du général Baron Wrangel pour les derniers combats que livrèrent les "blancs" en Russie Méridionale.

 

Caractéristiques

Avers : croix latine en argent, émaillée (ci-contre peinte) de blanc avec une épée en pal, pointe en bas, les branches latérale porte la date de 1920.

Revers : d'argent plein avec la légende "Fidèles au devoir" en cyrillique.

Diamètre : hauteur 35 mm (hors bélière), largeur 30 mm, largeur des branches 10 mm, épaisseur 2 mm.

Ruban : aux couleurs nationales (blanc, bleu, rouge).

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Insigne de la première campagne du Kouban

medium_Insigne_Campagne_des_Glaces_1918.jpgInsigne en argent institué le 21 septembre / 4 octobre 1918, par l'ordre jour à l'Armée des Volontaires n° 499 de son commandant en chef le général A.I. Dénikine. Il est décerné à tous les participants de la première campagne du Kouban plus connue sous le nom de "campagne des glaces" durant l'hiver 1918.

Le premier mouvement combattant antibolchevique voit le jour à l'automne 1917, sur le territoire des cosaques du Don. L'Armée des Volontaires constituée par les généraux Kornilov et Alexéïev, regroupe environ 4 000 combattants. Devant la passivité des cosaques et l'approche de troupes rouges sur le territoire du Don, l'Armée des Volontaires, renforcée par 2 000 cosaques part le 9 février 1918 pour gagner Ekaterinodar (Krasnodar) où elle compte gagner à sa cause les cosaques du Kouban.

Si l'objectif initial n'est pas atteint (échec de la prise d'Ekaterinodar) et si le charismatique général Kornilov y laisse la vie, cette première campagne du Kouban (9 février 1918 - 30 avril 1918) marque les premiers engagements sérieux entre "rouges" et "blancs" et deviendra la légendaire "campagne des glaces".

Talonnée par des troupes rouges numériquement supérieures et bien armées, mais mal encadrées, l'Armée des Volontaires, pendant les 80 jours que va durer la campagne (dont l'itinéraire de plus d'un millier de kilomètres entre Novotcherkasse et Ekaterinodar fait un huit), livre plus de 50 batailles et au final compte dans ses rangs un blessé ou un tué pour dix hommes au départ de la campagne.

De retour sur le voïsko des cosaques du Don qui s'est révolté contre les Bolcheviques, l'Armée des Volontaires peut enfin se reposer et s'organiser. A la mort du général Kornilov, le général Dénikine qui a pris le commandement de l'Armée des Volontaires, institue et décerne cet insigne pour tous les personnels (combattants et non-combattants) ayant participé à cette première campagne du Kouban.

Initialement fabriqué en Russie, l'insigne est en argent oxydé. Les insignes sont numérotés. Le numéro 1 fut décerné à titre posthume au général Kornilov, le n°2 au général Alexiev, le n° 3 au général Denikine. Une étude de P.V. Pashkov (Cf. notes) donne le nombre et la ventilation exacte de cette médaille. Au total 3 689 médailles étaient remises, de la façon suivante : 36 généraux, 242 officiers d'état-major, 2 078 officiers, 437 cadets, 630 volontaires, 149 personnels de santé, 6 officiers, 23 citoyens et 89 autres personnes. Soit, 600 personnes de plus de 40 ans et 3 000 personnes de moins de 40 ans, dont 163 femmes.

 

Caractéristiques

Avers : une couronne d'épines en argent oxydé, découpée et moulée, traversée à huit heures par une épée (amovible et fixée au revers de l'insigne par des pattes), pointe vers le haut, l'épée du côté de la garde passant sous la couronne, et du côté de la pointe passant par dessus la couronne.

Ruban :

- ordre de Saint-Georges avec au milieu une rossettte aux couleurs nationales russes (blanc, bleu, rouge), lorsqu'il est décerné pour des combattants).

- ordre de Saint-Georges avec au milieu une rossettte aux couleurs nationales russes (blanc, bleu, rouge), lorsqu'il est décerné pour des combattants).

Cet insigne est considéré comme le premier insigne "blanc" à avoir vu le jour en Russie pendant la guerre-civile (1917-1922). De nombreux autres ordres, décorations et médailles blancs verront le jour par la suite, à l'initiative des chefs des différentes formations blanches (front Nord, front Balte, front Ukrainien, fronts cosaques, front de Sibérie...). Aussi jouit-il d'un statut un peu particulier et il fait l'objet d'un véritable culte dans les milieux de l'émigration blanche de la première vague et de leurs descendants (ci-contre à gauche, carte postale commémorative de la Campagne des glaces).

On en trouve même une trace durable dans l'art funéraire de certaines tombes du cimetière orthodoxe russe de Sainte-Geneviève des Bois, d'anciens volontaires ayant participé à la "Campagne des glaces", avec la présence sur certaines d'entres elles, d'adjonction de plaque émaillée et peinte où figure cet insigne

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Médaille des Drozdrovski

medium_Medaille_des_Drozdovski_1918.2.jpg

 

Médaille en argent instituée par le général Dénikine par l'ordre n° 191 de l'Armée des Volontaires du 25 novembre 1918, pour commémorer la marche, sans précédent, des troupes du colonel Michel Gordiéyévitch Drozdovski qui parcoururent 1 200 verstes (un peu plus de 1 200 kilomètres) pour rallier le Don à partir de la ville roumaine de Iassy. Elle est décernée à tous les participants de cette marche.

 

La formation de troupes volontaires contre les bolcheviques en 1917-1918 n'était pas l'apanage medium_drozdovski.2.jpgdu territoire du Don. Ainsi, sur le front Roumain dans la ville de Iassy, dès la fin de 1917, se forme l'équivalent de plusieurs groupes de volontaires. L'un de ces groupes, la 2e division, forte de 1 063 personnes (667 officers, 370 soldtas, 14 médecins et prêtres et 12 infirmières) sous les ordres du colonel d'état-major M.G. Drozdovski réussit à quitter la Roumanie le 26 février 1918 et parcourt 1 200 verstes en livrant plusieurs batailles afin de rejoindre l'Armée des Volontaires du général Kornilov sur le voïsko du Don. En chemin, des volontaires vont rejoindre les effectifs des "merles" (jeu de mot sur le nom de Drozdovski qui en russe signifie "merle").

 

Après avoir percé sur le front du Don, et livré bataille 25 avril 1918 devant Novotcherkasse où il se place avec ses 1 200 hommes sous les ordres du général Dénikine qui revient de la première campagne du Kouban - campagne des glaces. Son détachement est intégré à l'Armée des Volontaires sous la dénomination des 3è et 4è divisions des "merles".

 

Afin de perpétuer le souvenir de cette marche, les descendants étaient autorisés à porter cette décoration dans le cercle de famille.

 

Caractéristiques

 

Avers : médaille ovale, sommée de de deux épées croisées sous l'œilleton, pointes en haut, bordée à droite d'un rameau de chêne (au regard de l'ambitieuse campagne à venir) à gauche d'un rameau de laurier (qui symbolise la réussite du projet). Au centre, sur un promontoire la Russie sous les traits d'une femme coiffée d'une kokochnik, coiffe traditionnelle russe, armée à droite d'une épée au dessus d'un précipice, portant à gauche un drapeau (tricolore russe). Une troupe de soldats armés rejoint la femme, symbolisant la réunion des forces russes combattantes pour la réunification. Au fond, un levé de soleil rayonnant.

 

Revers : plsuieurs inscriptions en cyrillique, en haut sur deux lignes "marche des drozdovski", dans un écus au centre sur cinq lignes "Don - Iassy - 1 200 vertes - 26-II - 25 avril 1918", enfin sur deux lignes sont gravés les nom, prénom et patronyme du récipiendaire.

 

Ruban : aux couleurs nationales (blanc, bleu, rouge) avec un ruban perpendiculaire.

 

Frappe : il existe au moins deux modèles différents de cette médaille.

 

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mercredi, 28 juin 2006

Les Croix de Guerre

medium_Croix_de_Guerre.jpgLa Croix de Guerre 1914-1918 : 

 

Durant la Première Guerre mondiale, le besoin de créer une récompense pour les combattants s'est fait sentir très rapidement. Il existait bien la « citation à l'ordre du jour», mais ce n'était qu'un témoignage écrit, dans les communiqués, les états de service et le livret militaire.

L'écrivain Maurice Barrès, député de Parismedium_Barres.jpg, propose un projet de médaille pour décorer les soldats après un exploit particulier. Le 23 décembre 1914, le député Bonnefous, dépose une proposition de loi pour instituer pour les combattants, une médaille dite de la « valeur militaire ». Le 28 janvier 1915, le député Driat, rapporteur de la Commission de l'armée, remet un rapport favorable et désigne cette décoration par « Croix de Guerre ».

La Croix de Guerre fut créée par la loi du 8 avril 1915, confortée par un décret d'application du 23 avril 1915.

 

 

 

Elle commémore depuis le début des hostilités, les citations individuelles pour faits de guerre. Elle récompense les militaires, mais aussi les civils et les personnels militarisés. 

Ruban : vert avec liseré rouge à chaque bord et comptant cinq bandes rouges verticales. 

Médaille : croix en bronze florentin, à quatre branches avec entre elles deux épées croisées. A l'avers, au centre, une tête de la République coiffée du bonnet phrygien ornée d'une couronne de laurier avec la légende " République Française ". Au revers : la croix de guerre portait à l'origine la mention " 1914-1915 ", puis la guerre se prolongeant, ce millésime fut successivement modifié et remplacé par " 1914-1916 ", " 1914-1917 " et enfin " 1914-1918 ".

Citations :

  • Armée : palme de bronze en forme de laurier,
  • Corps d'Armée : étoile de vermeil,
  • Division : étoile en argent,
  • Brigade, Régiment : étoile de bronze.

Plusieurs citations obtenues pour des faits différents se distinguent par autant d'étoiles ou de palmes.

Fourragère : tous les cadres et les hommes d'une unité citée deux ou trois fois à l'ordre de l'armée ou ayant pris un drapeau à l'ennemi, furent autorisés à porter sur l'uniforme, cette fourragère aux couleurs de la croix de guerre, verte mouchetée de rouge. La croix et la fourragère furent également conférées aux drapeaux et étendards des unités ayant reçu ces récompenses.

En octobre 1917, la croix de guerre fut attribuée à une ville, pour la première fois à l'initiative du ministre de la guerre Paul Painlevé. Il s'agit de la ville de Dunkerque. D'autres suivirent en 1930. Il en fut de même pour les grands corps de l'Etat, la préfecture de police, le barreau de Paris, les universités et presque toutes les grandes écoles, en raison des sacrifices consentis.

 

La Croix de Guerre 1939-1945 :

A l'initiative de M. Edouard Daladier, président du Conseil et ministre de la Guerre, un décret-loi du 26 septembre 1939 a institué une croix de guerre pour commémorer les citations individuelles pour faits de guerre, identique à celle de 1914-1918 et portant à l'avers le millésime 1939, suspendue à un ruban vert et rouge. Après plusieurs modifications dues à la situation politique complexe de la période de l'Occupation, l'ordonnance du 7 janvier 1944 du Comité de Libération Nationale remet finalement en vigueur la Croix de Guerre 1939, mais à ruban rouge et vert et non vert et rouge.

Ruban : rouge, partagé par quatre bandes médianes vert foncé, séparées entre elles et disposées de manière à laisser deux bandes rouges latérales  

Médaille : semblable à la Croix de Guerre 1914-1918, avec au revers le millésime de l'année des combats : 1939 ou 1939-1945.

Citations : elles se distinguent de la même manière que pour la croix de 1914-1918.

Fourragère : identique à celle de la Croix de Guerre 1914-1918, elle est comme elle, destinée à commémorer les citations collectives. Mais des olives de couleurs différentes sont placées au-dessus du ferret pour permettre de les différencier. Lorsque les unités ont obtenu la fourragère au cours des deux guerres mondiales, celle-ci comporte deux olives.

Le 30 septembre 1942, le général de Gaulle créa une citation à l'ordre des Forces Françaises Libres donnant droit au port de la Croix de Guerre avec une palme en vermeil. L'ordonnance du 7 janvier 1944 a repris ces dispositions en créant une citation à l'ordre de la Nation. La croix particulière créée au profit des membres de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme a été annulée par un arrêté du 28 octobre 1944.

Les croix de guerre des aviateurs restent prestigieuses : le ruban de celle de Pierre Clostermann porte 19 palmes.

La Croix de Guerre 1939-1945 a été décernée à de nombreux villages et villes.

 

La Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieurs :

Après la Première Guerre Mondiale, des troupes françaises furent engagées sur des territoires extérieurs avec des missions délicates d'encadrement ou d'intervention limitée. Tel fut le cas au Levant, en Afrique Occidentale, en Pologne, en Orient et au Maroc. Une loi du 30 avril 1921 créa une nouvelle croix de guerre pour récompenser les actes de courage accomplis au cours de ce type d'opérations.

Un arrêté du ministre de la Défense du 17 janvier 1991 a ouvert le droit à l'octroi de cette décoration en raison des hostilités engagées contre l'Irak puis par arrêté du 5 mai 1992, cette même autorité a décidé que cette distinction ne serait plus décernée.

La Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures (T.O.E.), commémore les citations individuelles obtenues par les militaires ou les civils au cours des opérations effectuées à l'étranger depuis le 11 novembre 1918 ou qui pourraient avoir lieu dans l'avenir, pour services de guerre caractérisés directement liés à l'expédition.

Ruban : formé de trois bandes verticales, une bande centrale bleu clair, encadrée de deux bandes rouges ayant chacune la moitié de la largeur de la bande bleue.

Médaille : conforme au modèle de la Croix de Guerre 1914-1918. Au revers : " Théâtres d'Opérations Extérieures ".

Citations : elles se distinguent de la même manière que pour la Croix de Guerre 1914-1918.

Fourragère : aux couleurs de la Croix de Guerre des T.O.E. (bleu et rouge), elle est destinée à commémorer les citations collectives dans les mêmes conditions que pour la Croix de Guerre 1914-1918.

La Croix de Guerre des T.O.E. n'est plus décernée depuis le 5 mai 1992. 140 formations militaires ont mérité de 1921 à aujourd'hui de recevoir la Croix de Guerre des T.O.E.
 

La Croix de la Valeur Militaire :

Les opérations de sécurité et de maintien de l'ordre engagées en Afrique du Nord, et tout particulièrement en Algérie, ayant un caractère spécial, le gouvernement de l'époque fut conduit à créer une nouvelle récompense inspirée des croix de guerre. C'est ainsi que par décret du 11 avril 1956 fut créée la Croix de la Valeur Militaire. Une décision particulière du 30 avril 1956 vint ensuite préciser qu'elle pouvait être décernée pour les opérations menées en Tunisie depuis le 1er janvier 1952, le Maroc depuis le 1er juin 1953, l'Algérie depuis le 31 octobre 1954. Une décision du 13 février 1957 ajouta les opérations menées en Mauritanie à compter du 10 janvier 1957.

Depuis cette époque, de nouvelles décisions ont été prises en vue de décerner la Croix de la Valeur Militaire :

  • aux personnels en service au Tchad par décision du 13 novembre 1972 (possibilité abrogée à compter du 1er août 1991),
  • pour les opérations maritimes Alysse et Aconit par décision du 20 juillet 1991,
  • pour les opérations menées sur les territoires de l'ancienne Yougoslavie par décision du 6 juillet 1992,
  • pour les opérations menées en République Centraficaine par décision du 10 juillet 1997.

Ruban : écarlate coupé dans le sens de sa longueur de trois raies blanches.

Médaille : suspendue au ruban par une bélière, la croix est en bronze et porte à l'avers l'effigie de la République avec les mots " République Française " et au revers l'inscription " Croix de la Valeur Militaire ". Semblable à la Croix du Combattant, la Croix de la Valeur Militaire ne porte pas d'épées comme c'est le cas pour les Croix de Guerre.

Citations : organisées de la même manière que pour les Croix de Guerre. Les citations à l'ordre de l'armée sont exclusivement décernées par le ministre de la Défense, celles qui concernent les autres degrés allant du corps d'armée au régiment relèvent de la compétence exclusive du général, Chef d'Etat-Major des Armées.

 

La Croix du Combattant Volontaire de la Guerre 1914-1918 :

Dès la fin de la Première Guerre Mondiale, les associations d'anciens combattants demandèrent avec insistance qu'une récompense particulière soit décernée à ceux qui avaient été volontaires pour servir au front au sein d'une unité engagée dans les combats. La Croix du Combattant Volontaire de la Guerre 1914-1918 fut créée par la loi du 4 juillet 1935.

Cette croix a pour bénéficiaires les combattants de la Grande Guerre qui, n'étant pas contraints de combattre en raison de leur situation géographique ou de leur statut particulier ou de leur condition physique, ont néanmoins rejoint volontairement une formation de combat. Elle peut également être décernée aux volontaires étrangers qui ont combattu dans l'armée française sur l'un des fronts d'opérations.

Ruban : vert, avec, au milieu, une bande rouge et sur les bords une bande jaune.

Médaille : croix en bronze avec à l'avers la tête d'un poilu au centre au centre d'un médaillon avec la légende " République Française ", le tout reposant sur une épée et un fond de feuillage de laurier. Au revers, l'inscription : " Combattant Volontaire " " 1914-1918 ".

 

La Croix du Combattant Volontaire : 

Comme leurs aînés de 1914-1918, les anciens combattants de la guerre 1939-1945 demandèrent la création d'une Croix du Combattant Volontaire du conflit mondial auquel ils avaient participé. Une loi du 4 février 1953 leur donna satisfaction. Après la fin des conflits en Extrême-orient et en Corée, des demandes identiques furent formulées. Enfin après 1962, la même question se posa pour les anciens combattants d'Afrique du Nord.

Pour éviter la multiplication des croix du même genre à l'occasion des conflits futurs, la décision fut prise de créer une seule et unique Croix du Combattant Volontaire, décision matérialisée par les dispositions du décret du 8 septembre 1981. Ce texte abroge les mesures relatives à la Croix du Combattant Volontaire de la Guerre 1939-1945 et crée une nouvelle croix dont le ruban est orné de barrettes portant l'indication de la campagne ou de l'opération à laquelle a participé le combattant dont le volontariat a été reconnu.

Ruban : rouge avec au milieu, une bande verte et une bande jaune sur chaque bord.

Médaille : croix portant à l'avers, les mots " République Française " et au revers, l'inscription " Croix du Combattant Volontaire ".

Barettes : " Guerre 1939-1945 ", " Indochine ", " Corée ", " Afrique du Nord ".

 

 

La Croix du Combattant : 

Au lendemain de la Grande Guerre, les associations d'anciens-combattants, soutenues par de nombreux parlementaires, oeuvrèrent pour faire reconnaître par la nation un statut particulier à ceux qui avaient participé au combat. Huit ans après l'armistice, leur action fut couronnée de succès.

La loi du 19 décembre 1926 a créé la carte du Combattant au profit des personnes relevant de l'office national du Combattant : Anciens Combattants de 1914-1918, de 1870-1871 et des campagnes coloniales antérieures au premier conflit mondial.

Quelques années plus tard, la loi du 28 juin 1930 a créé un insigne officiel dénommé " Croix du Combattant " au profit des titulaires de cette carte. Par définition, sont seuls autorisés à porter la Croix du Combattant les personnels mobilisés, titulaires de la carte du Combattant.

Ruban : bleu horizon et coupé dans le sens de la longueur, de sept raies de couleur rouge garance.

Médaille : croix en bronze portant au centre l'effigie d'une République casquée, entourée de l'inscription " République Française " et sur le revers les mots " Croix du Combattant ".

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La Médaille militaire

 

medium_Medaille_militaire.jpg

Cette décoration est des plus originales puisqu'elle récompense à la fois les soldats, gradés et sous-officiers et les généraux ayant commandé en chef devant l'ennemi.

 

Historique

Par décret du 22 janvier 1852, le Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte, quelques jours après la promulgation d'une nouvelle constitution lui donnant tous les pouvoirs, institue la Médaille Militaire. La création de cette décoration revêt une importance politique considérable. En effet, s'il replace l'effigie de Napoléon Ier sur l'insigne de la Légion d'Honneur, c'est sa propre effigie que Louis-Napoléon Bonaparte n'hésite pas à mettre sur cette médaille, avec son prénom gravé sur l'avers. La médaille est de plus surmontée de l'aigle impériale, tenant deux éclairs de foudre dans ses serres. Le message est clair : l'annonce du retour de l'Empire est évidente.

 

Mais cette décoration nouvelle répondait également à un besoin, ce qui explique son extraordinaire succès ultérieur jusqu'à nos jours. En France, il n'y avait jamais eu de décoration réservée à la troupe (et aux sous-officiers). Ainsi, beaucoup d'actions héroïques ne furent pas récompensées sous l'Empire et ce phénomène s'accrut avec la conquête de l'Algérie sous le règne de Louis-Philippe.

Le 21 mars 1852 eut lieu, dans la cour des Tuileries, la première remise de Médailles Militaires à des sous-officiers et soldats, cités à l'ordre ou blessés. Le 10 mai 1852, la seconde remise eut lieu sur le Champ de Mars, devant la foule parisienne. Aux 1700 soldats et sous-officiers décorés s'ajoutèrent deux généraux, anciens de la Grande Armée, les comtes Reille et Vaillant, qui venaient d'être élevés à la dignité de Maréchal de France.

Il y aura, sous le Second Empire, 43 Médailles Militaires remises à des généraux et amiraux. La IIIème République garda ce système qui valorisait le corps entier des Médaillés Militaires. Le prestige de cette décoration fut encore renforcé par sa remise aux Maréchaux de la Première Guerre Mondiale. Le général Foch la reçut le 21 décembre 1916. Les généraux Joffre et Gallieni furent également décorés. Le symbole était très fort ; il arrivait qu'un général soit décoré par un soldat médaillé : ainsi, le général Lyautey fut décoré au Maroc par un sous-officier, l'adjudant Caviglioli.

On estime à un million le nombre de Médailles Militaires attribuées depuis sa création en 1852 à des soldats, marins, gradés et sous-officiers ou officiers de maistrance. L'administration de la Médaille Militaire a été confiée dès l'origine à la grande Chancellerie de la Légion d'Honneur.

 

Les bénéficiaires et les conditions d'attribution

La Médaille Militaire récompense les militaires et assimilés, non officiers. Elle peut aussi être concédée (par décret pris en Conseil des ministres) aux Maréchaux de France et aux officiers généraux, grand'croix de la Légion d'Honneur, qui en temps de guerre ont exercé un commandement en chef devant l'ennemi ou ont rendu des services exceptionnels à la Défense Nationale.

Elle peut être attribuée :

  • à ceux qui comptent huit années de services militaires,
  • à ceux qui ont été cités à l'ordre de l'armée quelle que soit leur ancienneté de service,
  • à ceux qui ont reçu une ou plusieurs blessures en combattant devant l'ennemi ou en service commandé,
  • à ceux qui se sont signalés par un acte de courage ou de dévouement méritant récompense.

 

Par ailleurs, le ministre de la Défense est autorisé à décerner la Médaille Militaire, soit directement, soit par voie de délégation, dans un délai d'un mois, aux militaires et assimilés, non officiers, tués ou blessés dans l'accomplissement de leur devoir.

En règle générale, les personnels non officiers ne peuvent concourir pour la Légion d'Honneur qu'après avoir reçu la Médaille Militaire.  

 

La distinction

La médaille est une couronne de laurier d'argent qui entoure un médaillon d'or où figure l'effigie de la République, entourée d'un cercle d'émail bleu où sont inscrits les mots: " République Française ". Au revers, la médaille porte au centre du médaillon d'or, entouré d'un cercle bleu, la devise : "Valeur et Discipline". Les feuilles et boutons de laurier sont liés de deux rubans entrecroisés en haut et en bas.

La médaille est suspendue à une bélière d'argent en forme de trophée d'armes (motifs : une cuirasse posée sur une ancre de marine, deux tubes de canons entrecroisés, une hache, un sabre ...).

L'insigne est suspendu à un ruban jaune bordé de vert des deux côtés.

La médaille Militaire se porte après la Légion d'Honneur (ou éventuellement l'Ordre de la Libération) et avant l'Ordre National du Mérite.  

 

La fourragère de la Médaille Militaire et les autres bénéficiaires

La fourragère est un cordon tressé à la couleur (jaune et verte) de la Médaille Militaire. Le port de cette fourragère n'est pas le privilège des régiments et unités décorés de la Médaille Militaire. Il est réservé aux régiments et unités formant corps qui ont été cités 4 ou 5 fois à l'ordre de l'Armée. Le port de deux fourragères de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire est réservé aux régiments et unités qui ont été cités 12 à 14 fois à l'ordre de l'Armée.

Les villes, emblèmes et collectivités peuvent également recevoir la Médaille Militaire, mais cette distinction est très rare. Le fanion de la 3ème compagnie du 1er RCP a ainsi été décoré au Liban le 8 novembre 1983 (cette unité avait perdu 58 soldats lors d'un attentat à Beyrouth).

De rares personnalités étrangères ont reçu la Médaille Militaire, ainsi Churchill décoré par Paul Ramadier, Président du conseil et médaillé militaire. 

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Croix de Fer

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La Croix de fer (Eisernes Kreuz) est une décoration militaire allemande qui fut établie comme un honneur militaire par le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse en 1813 lors des guerres napoléoniennes. Aujourd'hui elle est le symbole de l'armée allemande (Bundeswehr).

 

Origine

La Croix de fer fut conçue par l'architecte néo-classique Karl Friedrich Schinkel. La décoration est composée de quatre pointes évasées symétriques réalisées traditionnellement en acier (bien que les dernières années elles le furent en zinc et aluminium). L'origine du symbolisme de la décoration se situe dans la déesse de la paix quand son quadrige fut retrouvé à Paris lors de la chute de Napoléon. Elle fut remise au sommet de la porte de Brandebourg à Berlin. Une Croix de fer fut substituée aux lauriers.

La Croix de fer était la première décoration de mérite militaire européenne qui fut attribué sans distinction de grade ou de catégorie sociale, ce qui contribua à sa popularité.

Les classes les plus élevées de la croix de fer figurent depuis 1813 parmi les plus hautes distinctions militaires allemandes. Au même niveau figuraient seulement l'ordre "Pour le Mérite" (jusqu'en 1918), mais qui ne fut attribué qu'aux seuls officiers, ainsi que l'ordre prussien de "l'Aigle noir", attribué rarement.

 

1813

Après sa création, la Croix de fer avec un ruban noir fut attribuée en tant que plus haute décoration militaire durant la guerre contre l'empire français de Napoléon Bonaparte. Pour les non-combattants il exista une version avec un ruban blanc (ainsi qu'en 1870 et en 1914). La Croix de fer était alors ornée de feuilles de chêne au centre, du nombre "1813" dans le bas et les initiales de Frédéric-Guillaume (FW) dans le haut, le tout en relief.

De 1813 à 1918 on distingua trois classes:

  • la Croix de fer de 2ème classe (avec un ruban)
  • la Croix de fer de 1ère classe (avec une agrafe)
  • la Grand'croix (Grosskreuz) de la croix de fer

Les maréchaux Blücher et Hindenburg obtinrent tous deux, pour leurs mérites exceptionnels une décoration d'une classe non prévue initialement et connue sous le nom de Blücherstern ("l'étoile de Blücher"). Cette décoration était constituée d'une Croix de fer fixée sur une étoile dorée à huit branches.

Lors de la Guerre austro-prussienne de 1866 la décoration ne fut pas attribuée.

 

1870

La Croix de fer a été rétablie une première fois le 19 juillet 1870 par Guillaume 1er pendant la guerre franco-allemande afin de récompenser la bravoure militaire. Le motif ornemental initial fut conservé au verso et au recto figuraient, toujours en relief, une couronne dans le haut, le nombre "1870" dans le bas et un "W" pour Guillaume (Wilhelm en allemand).

 

1914

La Croix de fer a été rétablie une seconde fois le 5 août 1914 par Guillaume II pendant la Première Guerre mondiale. Le motif ornemental initial fut conservé au verso et au recto figuraient, toujours en relief, une couronne dans le haut, le nombre "1914" dans le bas et un "W" pour Guillaume (Wilhelm en allemand). La décoration perdit un peu de son prestige lors de ce conflit car elle fut attribuée environ 5 million de fois pour la 2ème classe et 218.000 fois pour la première classe. L'un de ses détenteurs les plus célèbres fut Adolf Hitler, titulaire de la croix de fer "1914" de première classe.

 

1939

Ce dernier a rétabli la récompense une nouvelle fois le 1er septembre 1939, instituant quatre niveaux :

  • Croix de fer 2e classe
  • Croix de fer 1e classe
  • Croix de chevalier de la Croix de fer
  • Grande croix de la Croix de fer

Au verso de la médaille ne figurait plus que le nombre "1813" dans le bas et au recto figuraient une svastika au centre ainsi que le nombre 1939 dans le bas. Le ruban était désormais à la couleur du Reich, noire, blanche et rouge.

La loi, en rétablissant les croix de 2ème et de 1ère classe en 1939, crée également un nouveau type d'insigne, les "agrafes" (Spangen) destinées aux personnels qui se voient attribuer la Croix de fer "1939" et qui sont déjà titulaires de la Croix de fer "1914". Dans ce cas cet insigne se fixe sur le ruban de la Croix de fer "1914" en ce qui concerne le modèle de 2ème classe ou, dans le cas de la Croix de fer de 1ère classe, sur la poitrine au-dessus de la Croix de fer de 1ère classe "1914".

On peut également noter que la Croix de fer de 2ème classe ne se porte "en grand" (ruban + insigne) que le jour même de la remise. Ensuite le récipiendaire ne porte plus que le ruban à la boutonnière ou sur la barrette de rubans.

L'attribution de la Croix de fer "1939" ne sera pas limitée par l'âge ou le sexe, ni même par la nationalité.

La loi du 1er septembre 1939 sera modifiée à trois reprises par des ordonnances instituant quatre classes intermédiaires entre la croix de chevalier et la Grand'croix :

  • Croix de chevalier avec feuille de chêne, le 3 juin 1940
  • Croix de chevalier avec feuilles de chêne et glaives ainsi que
  • Croix de chevalier avec feuilles de chêne, glaives et brillants, le 4 octobre 1941
  • Croix de chevalier avec feuilles de chêne et glaives en or et brillants, le 29 décembre 1944

Lorsque Hitler institua le 29 décembre 1944 la Croix de fer avec feuilles de chêne, glaives en or et brillants comme la plus haute distinction de combat du IIIe Reich, il prévoyait d'en attribuer que douze au total, mais finalement seul le pilote de Stuka Hans-Ulrich Rudel la reçut.

La Grand'croix de l'Ordre de la Croix de Fer 1939, également rétablie par Hitler le 1er septembre 1939, ne fut attribuée qu'une seule fois au maréchal Göring pour le récompenser de la façon avec laquelle il a mené la Luftwaffe pendant la campagne de France. Le Reichsmarschall affecta de ne plus porter cette décoration après la débâcle de la bataille d'Angleterre et du désastre de Stalingrad. L'insigne original a d'ailleurs été détruit lors du bombardement de sa maison.

Enfin, il était prévu d'ajouter une nouvelle dignité qui devait être créée par Hitler une fois que le conflit eut été remporté par l'Allemagne: l' Étoile de la Grande Croix de l'Ordre de la Croix de Fer.

Quand on nombre de Croix de fer décernées entre 1939 et 1945, on avance le nombre de :

  • env. 2.300.000 pour la Croix de 2ème classe (dont 39 femmes, essentiellement des infirmières)
  • env. 300.000 pour la Croix de 1ère classe (dont une seule femme, le Flugkapitän Hanna Reitsch)
  • 7.313 pour la Croix de chevalier
  • 883 pour la Croix de chevalier avec feuilles de chêne
  • 159 pour la Croix de chevalier avec feuilles de chêne et glaives
  • 27 pour la Croix de chevalier avec feuilles de chêne, glaives et brillants (la première fut décerné au pilote de chasse Werner Mölders en 1941 pour sa 100ème victoire)
  • 1 pour la Croix de chevalier avec feuilles de chêne, glaives en or et brillants (Hans-Ulrich Rudel)
  • 1 pour la Grand'croix (Hermann Göring)

Pour les activités "derrière les lignes", comme les plans de guerre et l'effort de guerre, la médaille habituelle était la Médaille du mérite.

 

1945 à nos jours

Suivant la fin de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de l'Allemagne de l'ouest permit à ses vétérans militaires de continuer à porter la Croix de fer mais sans la swastika (des feuilles de chêne remplacèrent la croix gammée centrale). Aussi, en 1957, il distribua des croix équivalentes sans la swastika.

Comme la Croix de fer est une décoration de période de guerre, aucune n'a été remise depuis mai 1945.

En 1977, Sam Peckinpah réalisa le film Croix de fer.


La Croix de fer est aussi le symbole de l'armée allemande actuelle, la Bundeswehr. On la retrouve, entre autres, peinte sur le fuselage de ses avions ou sur le flanc de ses chars de combat.

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Pour Le Mérite

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La décoration prussienne Pour le Mérite, surnommée blaue Max ("Max bleu"), fut la plus haute décoration allemande. Cette récompense fut d'abord fondée en 1740 nommée en français la langue de la cour royale. Jusqu'en 1810 ce fut un honneur tant militaire que civil. En janvier de cette année le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse décréta qu'il ne pouvait plus être attribué qu'au personnel servant sous les drapeaux.

En 1842 le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse fonda une nouvelle branche pour les sciences et arts Pour le Mérite für Wissenschaften und Künste avec trois sections humanités, science naturelle et arts fins. L'une des récipiendaire les plus célèbre fut Käthe Kollwitz (elle en fut déchue plus tard par les nationaux socialistes).

En 1866 une catégorie nouvelle : grand croix fut créée.

Elle fut la plus prestigieuse décoration allemande de la Première Guerre mondiale. Dans l'aviation, elle s'accordait bien avec la gloire individuelle de ces chevaliers du ciel dont l'espérance de vie était brève. Au début elle fut accordée pour huit avions abattus et ce fut l'as Max Immelmann le premier, ce qui lui valu le surnom de bleu max.

Le nombre de victoires requises augmenta jusqu'à vingt.

Les titulaires lorsqu'ils étaient en uniforme devaient porter l'insigne qui est une croix de malte bleue avec des aigles entre les bras, et une couronne gravée et les mots dorés 'Pour le Mérite' sur la croix. Les plus célèbres récipiendaires furent Manfred von Richthofen, mieux connu comme le 'baron rouge' et Hermann Göring, qui devint l'un des plus importants personnages du Troisième Reich.

Généralement attribué a des généraux dans l'infanterie, deux officiers subalternes la reçurent : le capitaine Erwin Rommel (plus jeune récipendiaire) et le lieutenant Ernst Jünger.

La récompense fut abolie avec l'abdication du kaiser Guillaume II le 9 novembre 1918.

En 1952 le président de l'Allemagne de l'Ouest, Theodor Heuss, fit renaître la branche pour les sciences et arts (cependant ce n'est pas un ordre d'État comme la Bundesverdienstkreuz).

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