vendredi, 24 avril 2009
Cinéma : Décès du réalisateur Ken Annakin
Le réalisateur anglais Ken Annakin est mort mercredi à son domicile de Beverly Hills aux Etats-Unis. Le cinéaste à qui l'on doit notamment La bataille des Ardennes s'est éteint à l'âge de 94 ans. Il avait été victime d'une crise cardiaque et d'une attaque cérébrale en février dernier.
S'il s'est essayé tout au long de sa carrière à différents genres cinématographiques, Ken Annakin aura brillé dans les films à grands spectacles, ces films qui constituent souvent de formidables albums d'images. Il excellait notamment dans les reconstitutions. Outre sa participation au tournage du film Le Jour le plus long, La bataille des Ardennes (1966) est sans conteste, l'un des meilleurs films sur les grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale.
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jeudi, 19 mars 2009
Certains combats font l'histoire... d'autres la changent à jamais
En 208 après J.-C., l'empereur Han Xiandi règne sur la Chine pourtant divisée en trois royaumes rivaux. L'ambitieux Premier ministre Cao Cao rêve de s'installer sur le trône d'un empire unifié, et se sert de Han Xiandi pour mener une guerre sans merci contre Shu, le royaume du sud-ouest dirigé par l'oncle de l'empereur, Liu Bei. Liu Bei dépêche Zhuge Liang, son conseiller militaire, comme émissaire au royaume de Wu pour tenter de convaincre le roi Sun Quan d'unir ses forces aux siennes. A Wu, Zhuge Liang rencontre le vice-roi Zhou Yu. Très vite, les deux hommes deviennent amis et concluent un pacte d'alliance.
Furieux d'apprendre que les deux royaumes se sont alliés, Cao Cao envoie une force de 800.000 soldats et 2.000 bateaux pour les écraser. L'armée campe dans la Forêt du Corbeau, de l'autre côté du fleuve Yangtze qui borde la Falaise Rouge où sont installés les alliés. Face à l'écrasante supériorité logistique de Cao Cao, le combat semble joué d'avance, mais Zhou Yu et Zhuge Liang ne sont pas décidés à se laisser faire...
Dans un déluge de puissance et de génie tactique, la bataille de la Falaise Rouge va rester comme la plus célèbre de l'Histoire et changer le destin de la Chine pour toujours.
10:03 Publié dans Chine, Cinéma, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 29 janvier 2009
Frères de sang (1/10)
Séoul, Corée du Sud, au début des années 50.
Jin-tae est un cireur de chaussures qui consacre ses modestes ressources à l'éducation de son frère cadet, Jin-suk, et espère envoyer prochainement celui-ci à l'Université. Leur mère, veuve et handicapée, tient une échoppe avec l'aide de la fiancée de Jin-tae, Young-shin, qu'elle a recueillie quelques années plus tôt.
Tous les espoirs de cette famille s'effondrent brutalement le 25 juin 1950, lorsque la guerre éclate. Jin-suk est recruté de force et envoyé sur le front. Jin-tae tente vainement d'intercéder, et subit le même sort. Les deux frères rejoignent cette armée du Sud, mal équipée, mal nourrie, mal organisée, harcelée jour et nuit par un ennemi supérieur en nombre et en force...
09:14 Publié dans Asie, Cinéma, Guerre, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 12 novembre 2008
Les deux solitudes de l'histoire militaire vues par le cinéma
Le 11 novembre 2008, la ferveur commémorative du monde occidental est tournée vers le 90e anniversaire de la signature de l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale de 1914-18. Cet événement légua au XXe siècle plus de 10 millions de morts, une Europe affaiblie, le bolchevisme en Russie, un Moyen-Orient redessiné, une Amérique en pleine affirmation et les germes du second conflit mondial.
Dans le cadre de cette commémoration, c'est néanmoins d'abord la figure de l'ancien combattant et des hommes qui ont combattu et souffert dans les tranchées de Flandres et de France qui est retenue. Mais, pour que ces individus soient commémorés, leur action doit avoir un sens aux yeux de la société, ou de la communauté commémorant.
Or, depuis au moins les années 1920-1930, un fossé sépare la population francophone du Québec du reste du Canada en ce qui a trait à l'inscription dans le discours officiel canadien de la commémoration du passé militaire. Une illustration intéressante de cet état de fait nous est fournie par le cinéma.
06:34 Publié dans 1ère Guerre Mondiale, 2ème Guerre Mondiale, Amérique du Nord, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 06 novembre 2008
Projection à Paris d'un film sur l'Amiral Koltchak
Dans le cadre de la 6è semaine du cinéma russe à Paris (du 11 au 18 novembre), sera projeté le film récent « Amiral » retraçant l’épopée d’Alexandre Koltchak (1874-1920), explorateur polaire, officier de la marine russe et, enfin, amiral et Chef suprême de la Russie.
Cinéma Reflet Medicis
5, rue Champollion - Paris 5è
(Metro "Cluny-la-Sorbonne" - RER B "Luxembourg")
Projections
(en présence du réalisateur Andrei KRAVTCHOUK) :
Jeudi 13 novembre à 21h30
Dimanche 16 novembre à 14h00
Koltchak est un officier de la marine russe, océanographe et hydrologue, qui participe ou dirige plusieurs explorations polaires, pour l'Académie des sciences de Russie. L'île Kolchak porte désormais son nom. Il se distingue lors du siège de Port-Arthur, pendant la guerre russo-japonaise (1904-1905), notamment en coulant un croiseur japonais. Après la guerre, il est l’un des rénovateurs de la flotte russe et participe à la création crée l'état-major général de la marine, l’équivalent de la Stavka. En 1916, du fait de ses actes d'héroïsme et de compétences, il devient le plus jeune vice-amiral de la Marine impériale de tous les temps et commande la flotte de la Mer Noire. Après la révolution de février 1917 il est le seul amiral qui soutient le gouvernement de Kerensky. Du fait de la Révolution d'Octobre et la signature du traité de paix avec l'Allemagne, il accepte d'être ministre de la Guerre dans le gouvernement russe anti-bolchevik, fondé à Omsk. Au début il bat l'Armée rouge dans des combats le long du Transsibérien. En décembre 1918 les socialistes-révolutionnaires sont chassés du gouvernement anti-bolchevique et il est élu Commandant suprême de la Russie, quoiqu'il reconnaisse Anton Denikine, comme chef des armées Blanches. Koltchak, mal soutenu par les alliés et certains de ses officiers, perd en partie l'appui de la population locale, de la Légion tchèque et finalement de certaines de ses propres troupes. À la fin de 1919, les restes de son armée et des centaines de milliers de civils se replient en désordre pour échapper à l'offensive bolchevik qui prend Omsk. Koltchak est renversé en décembre 1919. En janvier 1920, il est livré aux Bolcheviks et fusillé à Irkoutsk. Considéré comme un ennemi du peuple, totalement dénigré comme explorateur arctique par les historiens et journalistes soviétiques...
21:10 Publié dans Cinéma, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 27 octobre 2008
Talvisota : La Guerre d'Hiver (conflit russo-finlandais)
La Guerre d’Hiver, ou guerre de Finlande, est aussi intéressante que méconnue. Quand Staline lança son armée contre la Finlande, dont les forces étaient mal équipées et peu nombreuses, on était sûrs que la guerre serait rapide et décisive, comme la guerre de Pologne. Mais la stratégie soviétique, dont l’État-major était assez incompétent, se vit opposer une armée dont le moral était excellent et qui se servait admirablement du terrain et du climat. Il s’ensuivit un combat très inégal, de « David contre Goliath », qui suscita l’intérêt du monde entier et qui donna « matière à réfléchir » et affina les ambitions d'Hitler.
La guerre russo-finlandaise fut une conséquence directe du pacte germano-soviétique et dura du 30 novembre 1939 au 13 mars 1940.
Après avoir agrandi son territoire au détriment de la Pologne, Staline était soucieux de protéger l’accès du Nord-ouest. Entre le 28 septembre et le 11 octobre 1939, les républiques Baltes se virent contraintes de signer des pactes d’assistance mutuelle qui autorisaient aux Soviétiques l'installation des bases sur leur territoire. L’étape suivante était un accord similaire avec la Finlande.
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jeudi, 23 octobre 2008
Valhalla Rising : le guerrier silencieux
Valhalla Rising (qui n'a rien à voir avec le livre de Clive Cussler) est le prochain film de Nicolas Winding Refn, réalisateur de la trilogie Pusher sur la pègre Danoise.
Le synopsis : "Pendant des années, One-Eye, un guerrier muet et sauvage, a été le prisonnier de Barde, un redoutable chef de clan. Grâce à l'aide d'un enfant, Are, il parvient à tuer son geôlier et ensemble ils s'échappent, s'embarquant pour un voyage au coeur des ténèbres. Au cours de leur fuite ils montent à bord d'un bateau viking, mais le navire, au cours de la traversée, se retrouve perdu dans un brouillard sans fin, qui ne va se dissiper que pour révéler une terre inconnue. Alors que ce nouveau territoire dévoile ses secrets, les Vikings affrontent un ennemi invisible et terrifiant et One-Eye va découvrir ses véritables origines... "
Le tournage de ce film inspiré par la mythologie nordique (le Valhalla, ou Walhalla, étant le lieu où les guerriers valeureux sont conduits par les Valkyries) vient de s'achever en Ecosse, après 10 semaines éprouvantes, selon un communiqué de presse. Dans le rôle principal, Mads Mikkelsen, acteur danois désormais international, grâce notamment à son interprétation du méchant dans Casino Royale, le dernier James Bond. D'une grande classe, il est pourtant souvent défiguré pour les besoins des films dans lesquels il tourne, et ce Valhalla Rising ne semble pas faire exception.
Date de sortie : 26 août 2009
07:10 Publié dans Cinéma, Mythologies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 29 septembre 2008
Film de guerre chinois : Assembly (2007)
Site web du film : Assembly
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mardi, 16 septembre 2008
Film espagnol : Guerreros (2002)
Synopsis : Durant la guerre au Kosovo, un bataillon espagnol intégré à la KFOR a pour mission de réparer un générateur électrique dans une zone frontalière avec la Serbie.
Réalisé par Daniel Calparsoro en 2002, Guerreros a pour sujet la guerre au Kosovo, un conflit assez peu abordé par le septième art à ce jour. Dans l’absolu, deux éléments font qu’un film de guerre est réussi : des séquences d’action et un minimum d’émotion(s). S’il possède quelques scènes de guerre (des escarmouches joliment mises en images), Guerreros fait le choix de ne pas privilégier l’action, l’objectif (atteint) du métrage étant d’être plus "humain" que spectaculaire.
Guerreros met avant tout l’accent sur l’évolution des personnages et particulièrement deux militaires espagnols de la KFOR. Le soldat Vidal (Eloy Azorin, habité) veut aider les civils, quitte à prendre des risques, désobéir aux ordres et se mettre à dos ses camarades de peloton. C’est ce que nous montre l’introduction dans laquelle Vidal apparaît comme un chien fou mais se fige face à l’ennemi, tétanisé par la peur. Charismatique et imperturbable, son lieutenant (campé par l’excellent Eduardo Noriega) lui laisse tout de même sa chance. Missionnée pour réparer un relais électrique entre Serbie et Kosovo, l’escouade ibérique va affronter des paramilitaires albanais qui prendront aussitôt le dessus et causeront d’importantes pertes. Débâcle et début d’un véritable chemin de croix pour nos soldats espagnols. C’est là le tournant du métrage, le moment où tout bascule et à partir duquel la personnalité profonde de chacun va se révéler. Si le lieutenant, un peu dépassé par la soudaineté des événements, montre ses failles sur le terrain, Vidal, lui, est comme galvanisé par cette situation critique. En effet, le jeune soldat se met en pilotage automatique, laissant son cerveau reptilien prendre le relais pour assurer sa survie.
Capitalisant sur une palette chromatique restreinte (la photographie à dominante marron est tout à fait adaptée), Daniel Calparsoro signe une réalisation travaillée qui refuse tout effet d’esbroufe et sait se mettre au service du récit. Loin du voyeurisme et de la surenchère, le film joue la carte d’un réalisme parfois cru, comme lorsqu’il s’agit de montrer l’horreur des blessures infligées par l’explosion d’une mine. Distillant une tension palpable, le métrage ménage plusieurs moments de suspense (voir l’éprouvante séquence de détention). Calparsoro parvient à rendre son film prenant, pour ne pas dire très immersif.
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jeudi, 07 août 2008
Images de guerre
La clameur de la guerre se fait entendre depuis toujours, et la littérature qu'elle a engendrée est presque aussi vieille que l'art de la guerre lui-même. Mais la vision picturale de la guerre s'est révélée moins convaincante que, par exemple, le récit d'Homère écrit il y a 3.000 ans. Certains bas-reliefs assyriens ou égyptiens, certaines mosaïques grecques ou la statuaire romaine traduisent la réalité des combats, mais leur expression reste essentiellement statique. Il en est de même des enluminures des manuscrits médiévaux. Qu'il s'agisse des Français et des Anglais de la guerre de Cent Ans ou des chevaliers de la Table ronde, les guerriers apparaissent toujours comme des stéréotypes.
21:21 Publié dans Cinéma, Guerre, Histoire, Images | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : photographie, cinéma, guerre, reporters, photographes |
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