5 janvier 1477 : bataille de Nancy.

Charles le Téméraire, tentant de reprendre Nancy avec une armée de 3000 hommes est complètement surpris par celle de René II, duc de Lorraine qui arrive à la rescousse des assiégés. Forte de 20 000 hommes (dont beaucoup de mercenaires) elle est financée en grande partie par Louis XI, le roi de France. N’ayant rien vu venir, Charles le Téméraire est tué durant le combat.

Carte de l’Etat bourguignon de Charles le Téméraire (1465-1477)


5 janvier 1675 : bataille de Turckheim (Alsace).

A 60 ans et alors qu’il avait déjà prouvé toutes les qualités du plus grand capitaine de son temps, Turenne, remporte sa plus belle victoire et rend l’Alsace à Louis XIV. Depuis l’automne 1674, environ 50 000 Impériaux occupent la région. Pendant tout le mois de décembre, Turenne se renseigne sur la nature, les effectifs et les intentions de l’ennemi. Il mène des reconnaissances dans les Vosges qu’il compte traverser pour surprendre les Impériaux et fait réparer des chemins montagneux sensés impraticables. Le 27 décembre, il prend Belfort par surprise puis Mulhouse et défait complètement l’ennemi qui vient de se replier à Turckheim.

Turenne


5 janvier 1895 : dégradation du capitaine Dreyfus.

Dans la cour de l’Ecole militaire et sur le front des troupes, Alfred Dreyfus est dégradé après avoir été reconnu coupable de trahison au cours d’un procès bâclé et truqué. Grace, dans un premier temps, à l’acharnement de sa famille, puis à l’implication de personnalités, les preuves de la machination dont est victime le capitaine artilleur finiront par éclater au grand jour.


5 janvier 1916 : « premiers essais du tracteur chenillé Holt et du projet Morton au polygone de Vincennes dans le cadre des études du général Estienne sur les chars d’assaut. Le châssis de la firme du Creusot sur une base de tracteur Holt donnera naissance au char Schneider ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).


5 janvier 1952 : mort de l’ADC Vandenberghe (Tonkin – Indochine)

« Que la France me donne 100 Vandenberghe et nous vaincrons le Viêt Minh » : De Lattre de Tassigny. Chef du commando n°24 aussi appelé commando des tigres noirs, Vandenberghe conduit jusqu’à sa mort (à 24 ans), des missions en terrain ennemi avec des hommes issus du vietminh qu’il a lui-même retournés et formés pour la plupart. Sous-officier possédant des qualités de chef de guerre incroyables, il est l’un des cadres les plus décorés de l’armée française. C’est lui qui tente le sauvetage du fils de Lattre, le lieutenant Bernard de Lattre, lors de la bataille du Day et parvient à récupérer sa dépouille (Mai 1951). Malheureusement, 7 mois plus tard, l’une de ces recrues le trahit et l’assassine, durant son sommeil dans la nuit du 5 au 6 janvier dans son camp à Nam Dinh. Son assassin, le sous-lieutenant N’Guyen Thin Koy, ancien de la division 308, était manipulé par l’ennemi qui retenait en otage sa famille.

ECPAD : Galerie photos d’une séance d’instruction du commando Vandenberghe

La 27e promotion (1968) de l’École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent porte le nom de Adjudant-Chef Vandenberghe. Vandenberghe fût l’un des sous-officiers de l’armée française les plus décorés, avec quinze citations et douze blessures, principalement gagnées pendant la guerre d’Indochine.

Refrain :
Dans le bambou et la rizière
Poitrine au vent et regard clair
Les Tigres Noirs se sont glissés Vanden !
Et s’ils te suivent n’importe où
C’est qu’ils te voient toujours debout
Même touché, même blessé,
Vanden ! Vanden !

Toi qui n’as pas eu de parents
Tu n’as pas su pourquoi, comment,
Tu grandissais dans la nature, un peu sauvage.
Le long des pistes et des chemins
Tu as trouvé de vrais copains
Et tu as su les entraîner par ton courage,
Vanden !
À dix-sept ans dans le maquis
Tu faisais face à l’ennemi
Dans le Béarn : Libération et en avant !
Un an plus tard c’est en Alsace
Dans la nuit froide, dans la glace
Que tu entrais dans la lignée des plus vaillants
Vanden !

Refrain

Après Strasbourg et Haïphong
Après Tourane, après Ha Dong
Tu as marché sur les diguettes du Tonkin
Du Than Hoa à Laïchau
Toujours plus loin, toujours plus haut
Tu retrouvais les traces de tes grands Anciens
Vanden !
Tu vas entrer en pays Viet
Mais pas un homme ne s’inquiète
A vos poignards !
Les sentinelles vont s’écrouler,
Ni les cambos, ni les Bo Doïs
Ne pourront entrer dans Hanoï.
Les commandos sont là pour les en empêcher.
Vanden !

Refrain

Si l’on a mis ta tête à prix,
C’est que tu portes à l’ennemi
Les coups mortels que ton combat sait imposer,
Tu ne crains pas les embuscades,
Tu trouves toujours la parade.
Le commando monte à l’assaut sans hésiter.
Vanden !
Contre Mao, ses fusillés,
Contre Staline et ses charniers,
Derrière de Lattre, toute l’Indo s’est rassemblée,
Mais les Français n’ont rien compris
À cette guerre ni à son prix
C’est à Paris que le Viet-Minh va triompher.
Vanden !

Refrain

Une nuit noire de janvier
Ils t’ont surpris, assassiné.
Ton sang coula sur le sol tiède de Nam Dinh
Une croix blanche sur cette terre
Semblable à celle de ton frère
Semblable à celle des gars tombés en Indochine.
Vanden !
Si le Cambodge fut ravagé,
Si le Laos fut écrasé,
C’est l’Armée Rouge qui les a anéantis.
Si des millions de Vietnamiens
Ont fui les goulags et la faim
C’est bien vers toi qu’on entendait monter leur cri,
Vanden !

Refrain

À Saint Maixent, quinze ans après
La promotion de tes cadets
T’a fait surgir du long silence de l’oubli
87, vingt ans plus tard
L’avion se pose dans le soir
Portant tes cendres de Saigon jusqu’à Paris.
Vanden !
Par un beau jour ensoleillé Tout le Béarn a salué
L’enfant d’hier au nom marqué de lettres d’or.
Là-bas, du Nord en Cochinchine
Les peuples ont courbé l’échiné
Mais les maquis luttent partout, bravant le sort
Vanden !

Refrain final :
Dans le bambou et la rizière
Poitrine au vent et regard clair
Des hommes en noir marchent encore Vanden!
Et s’ils se battent un peu partout
C’est qu’ils te savent toujours debout
Car ton exemple n’est pas mort
Vanden ! Vanden ! Vanden !


5 janvier 1947 : opération Dédale.

La première grande opération aéroportée de la guerre d’Indochine a pour but de reprendre Nam Dinh, dont le poste a été investi par le viêt minh. Combinée avec l’emploi de moyens amphibies et l’appui de l’aéronavale, elle amorce la mise en place du concept d’emploi des troupes aéroportées françaises, qui se développera jusqu’en 1954.