26 mars 1784 : arrivée à Toulon du bailli de Suffren

à bord du vaisseau Héros, après une campagne de trois ans en océan Indien. Sans appui,  il a livré bataille contre les Anglais à Sadras, Provedien, Negapatam, Trincomalee, Gondelour. Louis XVI crée une charge supplémentaire de vice-amiral pour le récompenser en avril 1784. 


26 mars 1807 : création de l’arme du Train.

Au quartier général d’Osterode en Prusse Orientale (actuelle Pologne), Napoléon Ier, Empereur des français, signe le décret portant création des premiers bataillons des Equipages des Transports Militaires, acte fondateur de l’arme du Train.

Lire  L’arme du train de l’Empire à nos jours (1807-1978) du Général G. Couget, pp. 9-20, RHA N° 132 (3/1978). 


26 mars 1814 : bataille de Saint-Dizier.

Coupé d’une partie de ses forces après le combat de Fère-Champenoise, Napoléon fait mouvement vers l’est, dans le but d’attirer les troupes coalisées à l’écart de Paris et de les battre après avoir rallié les maigres forces qui occupent encore les places. Tombant à Saint-Dizier sur le corps russe de Winzigerov, il le disperse à grand renfort de charges de cavalerie, notamment les dragons de la Garde. C’est là dernière victoire personnelle de Napoléon au cours de la campagne de France. Mais cette victoire tactique cache un effet stratégique négatif : les coalisés ne l’ont pas suivi et marchent sur Paris avec trois jours d’avance. Napoléon n’a plus qu’à partir à marche forcée, dans une ambiance morose.   


26 mars 1916 : mort au combat du général Largeau (bois d’Avocourt – Meuse).

Le conquérant et pacificateur du Tchad tombe en tête de sa brigade.


26 mars 1917 : bataille de Gaza (actuelle bande de Gaza).

Les 16 000 britanniques du général Murray tentent de pénétrer dans la bande de Gaza mais faute de coordination se font refouler par l’empire ottoman. 


26 mars 1929 : liaison record Paris-Saigon.

A bord d’un avion Farman 190, Réginensi (pilote militaire), Bailly (pilote civil) et Marsot (mécanicien) quittent Le Bourget et vont couvrir les 12 000 kilomètres en 10 jours. Il rentrent en 9 jours.


26 mars 1944 : combat des Glières.

Après les parachutages d’armes massifs du 11 mars 1944, l’étau s’est resserré autour du plateau des Glières. Les attaques aériennes et les bombardements détruisent les chalets. Le 26 mars, se déclenchent les attaques de la Milice et les préliminaires de l’attaque allemande. La Milice est repoussée, mais devant la disproportion des forces, le capitaine Anjot, qui a succédé à Tom Morel tombé le 10 mars, donne l’ordre de dispersion dans la soirée, de sorte que l’attaque allemande tombera dans le vide, évitant ainsi l’anéantissement. Fusillés, déportés, 129 maquisards y laissent la vie sur les 460 que compte le bataillon à la fin mars. Mais dans les semaines qui suivent, les maquis se reconstituent ; le 1er août, 3000 hommes sont à nouveau rassemblés à Glières pour y recevoir les parachutages d’armes grâce auxquelles ils vont faire capituler les garnisons allemandes et libérer la Haute-Savoie par les seules forces de la Résistance dès le 19 août 1944. 

capitaine-anjot

Chant des bataillons des Glières

Vivons gaiement l’ardente discipline,
Qui nous fera joyeux et conquérants,
Pour accomplir cette tache sublime ,
Où nous appelle l’ardeur de nos vingt ans,
Prêts à choisir sur la grande route humaine,
La noble voie qui conduit au devoir,
Nous choisissons les routes où l’on peine,
Mais où fleurit notre plus noble espoir.

En avant Bataillon des Glières,
Décidé à vaincre où à mourir,
Pour chasser l’ennemi sanguinaire,
Nous vaincrons, Bataillon nous vaincrons,
Nous vaincrons, nous vaincrons !

Charles de Gaulle notre grand capitaine
Marche toujours en tête des combats
Que sa bravoure et la croix de Lorraine
Nous rendent dignes de marcher sur ses pas.
Eveillent en nous la flamme séculaire
D’être toujours en tête des meilleurs
Et que leur Foi, chevaliers légendaires,
Nous pénétrant, ennoblisse nos cœurs.

Malgré l’horreur de la dernière guerre
Comme le dit un sublime refrain
Nous sommes entrés gaiement dans la carrière
Dont nos aînés nous montrent le chemin
Et maintenant la lutte recommence
Comme des Fils défendant leur Maman
Nous n’avons plus qu’une seule croyance
Qu’un même amour, qu’un cri de ralliement


26 mars 1962 : fusillade de la rue d’Isly (Alger).

Lors d’une manifestation pacifique (mais néanmoins interdite) pour l’Algérie française, une fusillade éclate pour des raisons indéterminées sur un barrage routier tenu par l’armée de terre. On relève entre 46 et 62 morts civils pour 7 militaires (selon les sources). 


26 mars 1974 : lancement du premier satellite géostationnaire soviétique (actuel Kazahstan – Baïkonour).

10 ans après les américains, les Soviétiques placent leur premier satellite géostationnaire. Un tel satellite reste positionné au-dessus du même point du globe à 36 000 km d’altitude et permet les télécommunications, l’observation et la détection précoce de tirs de missiles. 


26 mars 1980 : création d’Ariane espace (Le Bourget). Lors du salon du Bourget, le CNES signe avec les industriels de l’espace l’accord prévoyant la création d’une société de commercialisation des mises sur orbite de satellites.