25 février 1836 : dépôt du brevet du Colt Paterson, le premier révolver. « Enregistré sous le numéro de brevet 138 et déposé par Samuel Colt, ce premier révolver est produit de 1837 à 1841 à Paterson dans le New Jersey, en 4 modèles se distinguant par la longueur du canon (ce concept perdure encore aujourd’hui). Doté d’un système à simple action et d’un barillet à 5 coups, c’est une arme à poudre noire. Le chargement se fait directement dans les chambres du barillet ce qui est assez lent : ces Colts étaient fournis avec deux barillets permettant d’avoir une réserve de feu suffisante. La version Holster model n°5 ouTexas Paterson sert principalement dans la marine et les Rangers du Texas ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE). 


25 février 1848 : Lamartine sauve le drapeau tricolore (Paris – Hôtel de ville).

Louis-Philippe 1er, Roi des Français pendant plus de 17 ans abdique la veille devant l’insurrection parisienne. Le lendemain la foule brandissant des drapeaux rouges devant l’Hôtel de ville demande le remplacement du drapeau tricolore (officialisé par Louis-Philippe en 1830). Lamartine, ministre des Affaires étrangères du tout jeune gouvernement provisoire sort de l’Hôtel de ville et s’avance devant la foule en prononçant l’un de ses discours les plus percutants : 

Voilà ce qu’a vu le soleil d’hier, citoyens ! Et que verrait le soleil d’aujourd’hui ? Il verrait un autre peuple, d’autant plus furieux qu’il a moins d’ennemis à combattre, se défier des mêmes hommes qu’il a élevés hier au-dessus de lui, les contraindre dans leur liberté, les avilir dans leur dignité, les méconnaître dans leur autorité, qui n’est que la vôtre ; substituer une révolution de vengeances et de supplices à une révolution d’unanimité et de fraternité, et commander à son gouvernement d’arborer, en signe de concorde, l’étendard de combat à mort entre les citoyens d’une même patrie !

Ce drapeau rouge, qu’on a pu élever quelquefois quand le sang coulait comme un épouvantail contre des ennemis, qu’on doit abattre aussitôt après le combat en signification de réconciliation et de paix. J’aimerais mieux le drapeau noir qu’on fait flotter quelquefois dans une ville assiégée, comme un linceul, pour désigner à la bombe les édifices neutres consacrés à l’humanité et dont le boulet et la bombe mêmes des ennemis doivent s’écarter. Voulez-vous donc que le drapeau de votre République soit plus menaçant et plus sinistre que celui d’une ville bombardée ?

[Ici, Lamartine fut interrompu par des discussions entre les émeutiers qui avaient envahi l’Hôtel de Ville et auxquels il s’adressait. Il reprit :]

Citoyens, vous pouvez faire violence au gouvernement, vous pouvez lui commander de changer le drapeau de la nation et le nom de la France. Si vous êtes assez mal inspirés et assez obstinés dans votre erreur pour lui imposer une République de parti et un pavillon de terreur, le gouvernement, je le sais, est aussi décidé que moi-même à mourir plutôt que de se déshonorer en vous obéissant. Quant à moi, jamais ma main ne signera ce décret. Je repousserai jusqu’à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n’a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie.

Lire : Le Lyrisme démocratique de Lamartine : étude des discours politiques de 1834 à 1848.


25 février 1916 : les Allemands prennent le fort de Douaumont.

Outrepassant les ordres reçus, deux compagnies du 24e régiment de Brandebourg pénètrent dans le fort qui n’oppose aucune résistance et font prisonniers 57 territoriaux. La nouvelle est terrible pour les Français puisque Douaumont est un poste d’observation sur tout le secteur de Verdun. De part et d’autre, les propagandes ne se satisfaisant pas du peu d’éclats de l’événement vont surenchérir sur de supposés combats. Pétain est officiellement nommé à la tête de la défense de la région de Verdun.


25 février 1916 : première commande de 400 « cuirassiers terrestres ».

Le Ministère de la Guerre commande à la firme Schneider les chars imaginés par le général Estienne. La livraison est attendue pour début 1917. Le char fait 6,32 mètres de long pour 2,05 de large et 2,30 mètres de haut. Armé d’un canon de 75mm en blockhaus et de deux mitrailleuses Hotchkiss, il est équipé d’un éperon à l’avant permetant de dévier les barbelés. Son moteur de 60 CV le propulse à la vitesse maximum de 8 km/h, et seulement 4 km/h au combat. Ce sera le char des premiers engagements de l’Artillerie Spéciale. 


25 février 1963 : premier vol du Transall-C 160.


25 février 1975 : dernier vol du Général Yeager dans les Forces.

Chuck Yeager est le premier pilote à avoir passé le mur du son (14 octobre 1947). Voir le film l’Etoffe des héros.