24 février 1525 : défaite française à Pavie (Italie).

François Ier s’est laissé enfermer, avec ses 28 000 hommes, dans une enceinte de la ville de Pavie qu’il assiégeait. Une armée de secours de l’empereur Charles Quint vient l’assiéger à son tour avec une puissante artillerie. Les généraux du roi de France sont d’avis de battre en retraite ou de négocier, estimant inutile le combat qui s’annonce. Presser d’en découdre et surtout soucieux de ne pas perdre la face, François Ier décide malgré tout de livrer bataille. Il charge les impériaux de Charles Quint en se plaçant dans l’axe de tir de sa propre artillerie, qui du coup cesse le feu. La charge est facilement stoppée par les arquebusiers et Tercios espagnols. L’armée française subit une véritable hécatombe, le roi est fait prisonnier et ne sera libéré qu’un an après contre rançon. 


24 février 1790 : abolition des distinctions honorifiques.

L’Assemblée Constituante abolit tout type de distinction honorifique. Quelques temps après Bonaparte pour récompenser malgré tout les comportements héroïques généralise le principe de remise d’ « armes d’honneurs ».  En mai 1802, il créera la Légion d’honneur.


24 février 1855 : attaque de la redoute Selenginsk (Ukraine – Crimée).

Depuis 5 mois les corps expéditionnaires français et anglais font le siège de Sébastopol. Le choléra cause de nombreuses victimes et les assiégeants découvrent la dureté de l’hiver russe. Une éprouvante guerre de tranchées s’est développée autour de la citadelle. Les défenseurs russes essayent de tourner à leur avantage le statu quo qui s’est installé. D’assiégés, ils se posent en assaillants et érigent une nouvelle redoute, dite de Selenginsk, à proximité immédiate du dispositif français. L’opération relève plus de la provocation que de l’intérêt tactique. Soucieux de laver l’affront, le commandement français décide de la détruire en lançant les 1er et 2ème bataillons du 2e de zouaves et le 4ème régiment d’infanterie de marine, aux ordres du général Monet. Sans préparation et après avoir attendu sous la pluie que la nuit vienne, les Français attaquent alors qu’ils sont attendus par les défenseurs russes. Dans l’obscurité, la confusion se propage et est accrue par l’évacuation sur blessure du général Monet qui laisse temporairement les troupes sans commandement. Les français parviennent néanmoins à s’emparer de la redoute mais ne peuvent pas la détruire. Les chefs des 3 bataillons se retrouvent sur le champ de bataille et en l’absence du général, finissent par décider de se retirer pour limiter des pertes déjà lourdes. Une vive polémique se développera sur les responsabilités du commandement français dans la perte de tant de soldats aguerris, mais la propagande aura vite fait de ne conserver que l’action héroïque des zouaves et des marsouins et l’ascendant repris sur les défenseurs russes.


24 février 1891 : combat de Diéna (actuel Mali).

Le LCL Louis Archinard attaque un parti de guerriers Bambarra repliés dans le village de Diéna où ils retiennent prisonnier le LV Hourst parti en mission de reconnaissance sur le fleuve Niger depuis le 22 janvier. Archinard libère le village après de rudes combats causant plusieurs centaines de morts et où sont blessés des officiers qui vont s’illustrer plus tard (Mangin, Marchand et Klobb).


24 février 1916 : la deuxième ligne française tombe (Verdun).

Au terme de la journée, les Allemands ont conquis, au prix de lourdes pertes, le village de Savogneux, la cote 344, Beaumont en Verdunois et les bois des Fosses et des Chaumes. La rupture du front est presque atteinte malgré les renforts et le déchaînement de l’artillerie française pour protéger Vacherauville. Sur les conseils de Castelnau (chef d’état-major), Joffre fait appeler Pétain au commandement de la région fortifiée de Verdun.