15 avril 1450 : bataille de Formigny (Normandie).

Alors que les garnisons anglaises de Normandie fatiguent et sont sur le déclin,  3000 anglais commandés par le capitaine Thomas Kyriel débarquent à Cherbourg et reprennent quelques places fortes. L’armée anglaise progresse vers Bayeux et se renforce chaque jour. Charles VII, le roi de France, dépêche Jean de Clermont (un Bourbon) et 3000 hommes. Clermont retient tant bien que mal ses troupes qui veulent en découdre au plus vite et fait prévenir en urgence son allié breton, Arthur de Richemont. Craignant les archers gallois, il donne des ordres pour que seule son artillerie s’avance et se mette à portée de tir. Les couleuvrines françaises causent des pertes aux Anglais qui décident de les capturer. Sans les Bretons, Clermont se résigne à attaquer pour reprendre sa précieuse artillerie et se retrouve totalement engagé après 3 heures de combat. Kyriel, quant à lui, a conservé une troupe en réserve et possède donc un avantage qu’il s’apprête à utiliser pour faire basculer le combat. Les 1500 cavaliers bretons débouchent alors opportunément sur le flanc gauche des anglais qu’ils mettent en fuite. Beaucoup d’archers gallois périssent tant leur habileté meurtrière les fait haïr par les Français et les Bretons. La victoire de Formigny est une des dernières batailles de la guerre de Cent ans et met un terme à la présence anglaise en Normandie.


15 avril 1689 : ordonnance royale pour les Armées navales et Arsenaux de Marine.

C’est l’ordonnance qui définit l’organisation de la Marine jusqu’en 1776. Elle est le fruit d’une préparation de près de cinq années sous la houlette de Colbert et implique des marins illustres comme Tourville, d’Estrées. Elle partage les officiers de Marine en deux catégories : la plume et l’épée. La plume regroupe tous ceux qui construisent, approvisionnent la Marine. L’épée rassemble tous ceux qui utilisent ce que la plume a préparé.


15 avril 1847 : bataille navale de Tourane (actuel Vietnam – Danang).

Pour faire libérer l’évêque français Dominique Lefebvre, deux navires de guerre commandés par le CV de Lapierre (frégate La gloire) et le CF de Genuilly (corvette La victorieuse) sont envoyés parlementer avec la cour de l’empereur d’Annam Thieu Tri. La tension monte du fait de l’incompréhension : les Français sont perçus comme insolents, les Vietnamiens sont taxés de duplicité. Les 5 navires de l’empereur Thieu Tri sont envoyés par le fond à la suite d’une canonnade dont l’origine est encore discutée aujourd’hui.


15 avril 1915 : présentation du casque Adrian.

« Le sous-intendant Adrian présente au Grand Quartier Général son modèle de casque, rapidement adopté et qui devient le premier symbole des Poilus de la Grande Guerre ». LCL Remy Porte  – Chronologie commentée de la Première guerre mondiale.

Casque Adrian


15 avril 1965 : premier vol du Puma.

Le prototype de l’hélicoptère Puma SA330 vole pour la première fois. La firme Eurocopter (maintenant Airbus Helicopters) a poursuivi le développement de cet appareil avec le Super Puma et le Cougar. Les 3 types sont toujours en service et dans de nombreux pays. 

Pour en savoir plus : http://helimat.free.fr/5_Puma40.htm

SA 330 01 1ER VOL photo Sud-Aviation coll. Liron


15 avril 1986 : bombardement américain de Tripoli et Benghazi (Libye).

En représailles au plasticage d’une discothèque accueillant des soldats américains à Berlin Ouest (5 avril), le président Reagan décide l’opération El Dorado Canyon. L’interdiction de survol des territoires français et espagnols complique la mission de l’amiral Kelso, commandant la VIème flotte et patron d’El Dorado Canyon. La coordination des 119 appareils (F111, F14, Corsair A7E, F18, …) convergeant en deux raids simultanés est cependant un succès. Seul un F111 s’écrase.


15 avril 1997 : début de l’opération Alba (Albanie).

Le pays risquant de sombrer dans des débordements populaires suite à un effondrement économique (dû à des faillites en cascades des sociétés d’épargne), l’ONU (appuyée par l’OSCE) décide l’intervention (28 mars 1997) d’une force multinationale de protection de 7200 hommes sous commandement italien. Les forces de l’ordre et l’armée albanaises ont abandonné généralement leur poste et leur armement devant l’ampleur du mécontentement qui coûte la vie à 1800 Albanais avant l’intervention du contingent international. 950 français participent à l’opération qui dure jusqu’en Aout 1997.