12 mars 1678 : fin du siège éclair de Gand (actuelle Belgique).

Alors que la guerre de Hollande visant à prendre le contrôle des Pays-Bas espagnols, dure depuis près de 6 ans, Louis XIV cherche à obtenir une victoire décisive avant les négociations qui s’annoncent. Secondé par son nouveau commissaire général des fortifications, Vauban, il élabore une vaste manœuvre de déception au cours de laquelle il conduit une armée de 120 000 hommes en Lorraine, laissant supposer qu’il envisage d’attaquer Luxembourg ou Namur. Puis, à une vitesse surprenante pour l’époque (près de 250 km en 3 jours), il rejoint l’armée qu’il avait positionnée à Oudenaarde, menaçant Ypres et Gand. Ne sachant pas où se ferait l’attaque des français, le gouverneur espagnol a dispersé ses forces sur l’ensemble des citadelles. En à peine une semaine, Vauban conquiert Gand assez faiblement défendu. Peu après, la citadelle d’Ypres tombe dans les mêmes conditions, couronnant la stratégie royale soutenue par la science de Vauban.


12 mars 1689 : débarquement français en Irlande (Kinsale).

Louis XIV envoi 10 000 hommes prêter main forte au roi catholique anglais Jacques II qui s’est fait confisquer sa couronne par Guillaume d’Orange, le protestant. Ce secours ne servira à rien et les franco-irlandais seront battus à la bataille de la Boyne.

Lire Le grand exil – les Jacobites en France 1688-1715 de Nathalie Genet-Rouffiac (SHD).


12 mars 1854 : alliance contre la Russie.

La France, l’Angleterre et le sultan ottoman concluent une alliance contre la Russie. Le traité débouchera sur la guerre de Crimée.


12 mars 1867 : rembarquement des troupes de Bazaine (Mexique – Veracruz).

Après cinq années de présence au Mexique et une série de combats glorieux (Puebla, Camerone), les Français ne parviennent pas à soutenir l’empereur catholique Maximilien contre les libéraux et la population. Maximilien est fusillé peu après.

Au moins 5 RHA (n°88, n°126, n°132, n°226, n°258) traitent de la campagne du Mexique.


12 mars 1930 : marche du sel de Gandhi (Inde).

L’évènement, malgré les apparences, est une bataille que Gandhi remporte sur l’empire britannique. La production de sel est à l’époque un monopole économique de la couronne qui empêche tout indien de recueillir dans la mer sa propre consommation courante. Gandhi annonce qu’il va faire cesser cette injustice et à terme obtenir l’indépendance du pays sans recourir à la violence. Il marche vers l’Océan (300 km) en compagnie d’amis (et de journalistes …) dont il exige qu’ils ne répondent pas à la violence que les soldats britanniques ne manqueront pas de déployer contre eux lorsqu’ils enfreindront la loi et récolteront leur sel. Le charisme de Gandhi est tel qu’aucun des milliers d’Indiens engagés dans cette marche ne cède à la violence alors que 60 000 personnes sont emprisonnées. Les soldats constatant que la courageuse asymétrie qu’acceptent les manifestants, leur fait tenir le mauvais rôle, finissent par renoncer à la force. La stratégie de Gandhi est gagnante parce qu’il sait son combat légitime et surtout que l’empire n’est pas un pouvoir totalitaire.

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12 mars 1938 : Hitler annexe l’Autriche.

Au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, Hitler décrète l’Anschluss. Ses troupes envahissent le pays voisin, certes sans violence, mais en toute illégalité.

Anschluss


12 mars 1947 : doctrine Truman.

La pauvreté économique faisant le lit des révolutions bolcheviques, le président américain décide d’endiguer le péril rouge en proposant une aide économique massive aux pays affaiblis par la seconde guerre mondiale et subissant la pression de l’URSS. Cette aide sera concrétisée par le plan Marshall.


12 mars 1954 : veille de la bataille de Diên Biên Phu.

« Les renseignements qui affluent depuis quelques jours au 2e bureau des Forces terrestres du Nord-Vietnam (FTNV) et à celui du Groupement opérationnel du Nord-Ouest ( GONO – l’organisme de commandement français à Diên Biên Phu) ne laissent plus place au doute : l’attaque du camp retranché par les divisions viêt-minh est imminente. De fait, en fin d’après-midi, le colonel de Castries réunit son état-major et les principaux chefs de bataillon et leur annonce : « Messieurs, c’est pour demain ». CDT Yvan Cadeau (SHD).


12 mars 1956 : pouvoirs spéciaux en Algérie.

Afin de rétablir l’ordre en Algérie et de donner plus de moyens à l’armée, le gouvernement de Guy Mollet demande et obtient les pouvoirs spéciaux après un vote écrasant à l’Assemblée nationale (446 pour, 76 contre).