jeudi, 05 avril 2012

Caucase russe : des étrangers parmi les terroristes

Les services spéciaux continuent de détecter la présence d'émissaires étrangers lors des opérations anti-terroristes effectuées dans le Caucase du Nord, a annoncé jeudi Andreï Prjedomski, conseiller du président du Comité antiterroriste national (NAK).

"Lors des opérations antiterroristes, on découvre toujours des émissaires étrangers ou des représentants d'autres Etats qui ont pris les armes pour combattre aux côtés des bandits. De tels cas ne sont pas nombreux, mais ils existent", a déclaré M. Prjedomski lors d'une conférence de presse à RIA Novosti. 

Selon le conseiller, des mercenaires étrangers afflueront en masse dans le Caucase du Nord pour grossir les rangs des terroristes après la fin des opérations militaires américaines en Afghanistan. La Russie doit y être prête, a-t-il conclu.

Source du texte : RIA NOVOSTI

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mardi, 18 octobre 2011

La Turquie ouvre un bureau de l’industrie de défense en Azerbaïdjan

Un bureau de l’industrie de défense turque devrait être inauguré à Bakou. Dans son entretien à l’APA, le secrétaire du Ministère turc de l’industrie de défense, Murat Bayar a indiqué que l’inauguration était prévue pour les mois prochains, sans préciser la date.

« A vrai dire, nous trouvons Bakou, comme une partie de la Turquie et nos compagnies ont des représentations dans la capitale. L’inauguration du bureau de l’industrie de défense sera possible grâce au développement des liens. Ce n’est pas un projet urgent pour nous. Il sera réalisé quand le temps viendra » a-t-il souligné.

Le Bureau de Bakou servira comme un centre régional pour le Caucase du Sud (excepté l’Arménie) et les républiques turcophones de l’Asie Centrale, toujours selon M. Bayar.

Source : APA

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mercredi, 24 août 2011

Terrorisme : Cérémonie en hommage des enfants martyrs de Beslan, à Paris le 3 septembre 2011

L’association italienne Aiutateci a Salvare i Bambini Onlus et l’association française Solidarité Enfants de Beslan  ont decidé de poursuivre les programmes mis en oeuvre depuis 6 ans (financement de prothèses, parrainages, financement de plate-forme informatique, sejours  dans des colonies de vacances d'Europe occidentale) et  de mutualiser en 2012 les projets des divers pays européens en partenariat avec la mairie de Beslan.

Dans un premier temps, la coordination organise le 3 septembre 2011 à 16 heures la commémoration du 7ème anniversaire, avec une cérémonie "Mémoire Eternelle" (une "panhikida"), dans les paroisses orthodoxes du patriarcat de Moscou : Rovereto, Venise, Bologne, Milan, Turin, Paris, Bruxelles, Oslo, Genève, Lausanne et Nice.

A Paris, elle se déroulera le 3 septembre à 16h00 en l'Eglise des Trois-Saints-Docteurs, 5 rue Petel dans le 15e arrondissement.

Merci de transmettre cette information et de venir nombreux pour rendre hommage aux enfants victimes du terrorisme.

Beslan cérémonie 2011.png

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dimanche, 21 août 2011

"Abrek", ou comment devenir un homme chez les Tcherkesses

L'un des premiers devoirs d'un prince ou d'un noble tcherkesse était de rechercher et d'affronter le danger. Vers l'âge de 16 ans, une fois leur éducation terminée auprès de leur "atalik", les jeunes guerriers s'engageaient solennellement à ne pas fuir le danger, mais à le rechercher. Dès qu'ils avaient prêté serment, ils devenaient "abreks".

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Pour démontrer sa bravoure, un abrek provoquait ses adversaires en duel selon un rite en usage dans tout le Caucase depuis des temps immémoriaux.

En 1854, Edmond Texier, dans son ouvrage Les hommes et la Guerre d'Orient-Chamyl écrivait ceci :

Le plus beau spectacle que puisse représenter cette espèce de guerre est un combat singulier entre un de ces hardis Tcherkesses et un Cosaque Tchernomorski, le seul cavalier de l'armée russe qui puisse tenir tête à un si formidable ennemi, quoiqu'il finisse presque toujours par être victime de la vigueur et de l'agilité supérieure du Circassien.

Ces combats ont lieu avec toutes les formalités d'un duel, et à l'honneur des deux armées, la plus stricte neutralité y est observée.

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jeudi, 07 juillet 2011

Caucase : La Russie s'inquiète de la propagande islamiste sur Internet

 

Le directeur du Service fédéral de sécurité russe (FSB), successeur du KGB, a accusé ce mercredi des éléments islamistes d'utiliser de plus en plus internet pour gagner "les coeurs et les esprits" d'une jeunesse désabusée, rapportent des médias russes.

Alexandre Bortnikov a souligné l'importance de la lutte menée contre l'exploitation d'internet au profit de groupes extrémistes, ce qui pourrait annoncer une campagne de restrictions affectant l'usage du réseau informatique en Russie.

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La Russie fait face à une insurrection islamiste de plus en plus active dans le Nord-Caucase et s'inquiète aussi de l'extrémisme islamique dans l'Asie centrale voisine.

"C'est précisément là (sur internet) qu'une véritable guerre est livrée pour les esprits et les coeurs des citoyens ordinaires, principalement des jeunes", a dit Bortnikov selon l'agence Interfax.

Le FSB a réclamé en avril un accès à des fournisseurs de communications cryptées comme Gmail et Skype, ce qui a fait penser que le gouvernement pourrait restreindre le cadre des libertés applicables à internet en prévision de l'élection présidentielle de mars prochain.

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dimanche, 22 mai 2011

CAUCASE : Une opposante au pouvoir de Saakachvili annonce le "début de la révolution en Georgie"

L'ancienne présidente du parlement géorgien et une des chefs de file du mouvement d'opposition Assemblée populaire, Nino Bourdjanadzé a annoncé lors d'un meeting à Tbilissi le "début de la révolution en Géorgie", a annoncé dimanche l'agence Georgia news.

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"La révolution a déjà commencé, elle a été provoquée par les autorités géorgiennes", a annoncé Mme Bourdjanadzé à ses partisans rassemblés devant le bâtiment de la télévision nationale.

Actuellement, près d'une centaines de personnes se sont rassemblées près du bâtiment. La veille, les organisateurs de la manifestation des opposants au régime du président Mikhaïl Saakachvili ont appelé leurs partisans à sortir dans la rue vers 14h00 de Moscou (10h00 GMT) pour exiger la démission du président actuel.

Nino Bourdjanadzé a été une des chefs de file de la "révolution des roses", qui s'est déroulée en novembre 2003 amenant au pouvoir le président actuel Mikhaïl Saakachvili. Ces dernières années, Mme Bourdjanadzé se trouve en opposition au président géorgien.

Samedi soir, des manifestations d'opposition se sont déroulées à Tbilissi, la capitale géorgienne et à Batoumi, une ville au bord de la mer Noire.

Source du texte : RIA NOVOSTI

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samedi, 21 mai 2011

CAUCASE : De la cocaïne sud-américaine finançait le terrorisme en Russie

La police russe a démantelé à Novorossisk (rive nord de la mer Noire) un réseau de trafic de cocaïne sud-américain finançant le terrorisme dans le Caucase du Nord, rapporte vendredi le service de presse de l'antenne régionale du Service fédéral de sécurité.

Selon la source, les forces de l'ordre ont interpellé un groupe de citoyens russes et israéliens résidant en Equateur "au moment de l'achat de 30 kg de cocaïne latino-américaine de qualité". Les suspects avaient sur eux "des armes et des moyens techniques spéciaux".

D'après la police, une partie de recettes était destinée à financer le terrorisme dans le Caucase russe.

"L'identité de l'un des suspects à été établie - il s'agit d'un ressortissant du Caucase qui serait lié à une bande armée sévissant en Tchétchénie", indique le document.

Le département ne précise pas le nombre exact de personnes interpellées.

Une instruction judiciaire a été ouverte. Les trafiquants présumés risquent 20 ans de prison.

Source du texte : RIA NOVOSTI

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vendredi, 13 mai 2011

L'Azerbaïdjan sur le point d'acheter à la Chine des missiles à longue portée

L'Azerbaïdjan est en pourparlers avec deux sociétés chinoises pour l'achat de missiles à longue portée.

"Des discussions préliminaires ont déjà eu lieu sur la fourniture de tels missiles. Les négociations seront bientôt achevées. J'espère que les missiles seront livrés à l'Azerbaïdjan dans les plus brefs délais ", a déclaré Yaver Jamalov, ministre azerbaïdjanais de l'industrie de défense qui assiste à une grande exposition internationale de l'industrie de défense à Istanbul.

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mardi, 19 avril 2011

Les chars d'Août (Sur la guerre entre la Russie et la Georgie en 2008)

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mercredi, 30 mars 2011

Caucase : Le chef islamiste rebelle Doku Oumarov pourrait avoir été tué au cours d'une opération spéciale russe

Sur le site russe TV ZVEZDA, les forces de sécurité russes déclarent que le chef islamiste Dokou Oumarov pourrait faire partie des 17 militants tués au cours d'une opération spéciale en Ingouchie. Il est toutefois nécessaire d'attendre une expertise génétique pour confirmer cette information.

Oumarov.jpgOumarov avait revendiqué les attentats du 29 mars 2010 à Moscou (39 morts et 102 blessés) et du 24 janvier 2011 à l'aéroport Domodiedovo (35 morts et plus de 60 blessés).


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lundi, 07 mars 2011

Les femmes "snipers" de Tchétchénie : interprétation d'une légende de guerre, par Amandine REGAMEY (Mars 2011)

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vendredi, 04 mars 2011

Caucase : Le chef rebelle islamiste Dokou Oumarov appelle les musulmans de Russie à la "guerre sainte"

Le chef rebelle islamiste Dokou Oumarov appelle les musulmans de Russie à la "guerre sainte", dans deux vidéos diffusées jeudi sur plusieurs sites internet.

"Le printemps arrive, (...), alors je vous demande, mes frères, de lancer le "djihad" et d'éliminer les ennemis d'Allah", déclare en russe, dans une vidéo de huit minutes, le rebelle d'origine tchétchène qui prône la création d'un califat regroupant les républiques russes du Nord-Caucase.

"Partout en Russie où il y a aujourd'hui nos frères musulmans, je les appelle à ouvrir de nouveaux fronts", ajoute l'homme le plus recherché du pays, qui apparaît flanqué de deux hommes devant des bois couverts de neige.

Dokou Oumarov salue par ailleurs les révoltes arabes, souhaitant qu'elles aboutissent à l'instauration de régimes islamiques.

 

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mercredi, 09 février 2011

Islam : Le vivier salafiste dans le Caucase Nord

Dans le Caucase Nord, il faut tenir compte d’une autre réalité politique plus diffuse et plus prégnante au sein des sociétés. Il n’est plus rare d’entendre des jeunes sur place reconnaître qu’ils sont d’abord musulmans avant d’être Tchétchènes ou Ingouches ou Kabardes.

De là certains individus, souvent jeunes, très pratiquants, passent à l’étape suivante de revalorisation de leur foi et des traditions, telle qu’ils les imaginent. Ils opèrent une synthèse entre les coutumes du lieu, l’Histoire et l’islam moderne puisé sur internet ou auprès, il y a quelques années, de prêcheurs éduqués en Arabie Saoudite, Syrie ou Egypte, qui sont revenus dans leur pays d’origine. Ensuite vient, pour eux, un moment de frustration, car ils ne peuvent réaliser cette foi, la vivre et la mettre en application dans "leur république", sur leur terre qui est soumise à d’autres lois, russes notamment. Ils ne peuvent donc éviter la confrontation et l’opposition : une opposition d’abord religieuse ou idéologique contre ceux qui dévoient la Charia, croient à des superstitions et collaborent avec les infidèles ou "Kafirs" ; il s’agit globalement des responsables des directions spirituelles musulmanes de chaque république et dans le cas daghestanais spécifiquement des élites soufies. L’opposition est également culturelle et politique contre la Russie qui occupe le pays. Ces individus radicalisés entrent alors enfin dans une phase de réflexion proche des schémas de la décolonisation : ils croient à la libération nationale mais aussi et surtout à l’accomplissement religieux permettant l’avènement d’un État islamiste.

Ces mécanismes simples de mobilisation identitaire à buts politiques tendent à se généraliser. Il se constitue ainsi de véritables viviers de jeunes gens très sensibles à l’islam, qui l’envisagent sous une forme moderne et épurée (salafisme), telle qu’elle a été fabriquée et diffusée par les intellectuels caucasiens du début des années 1990.

Le passage à la lutte armée au sein de ce vivier, qualifié donc de salafiste, tant l’islam ici apparaît comme le facteur déterminant de la révolte, n’est pas automatique. Ces jeunes, en quête identitaire, n’ont pas d’intentions violentes a priori. Ce choix de l’islam pur est avant tout un projet personnel d’autodéfinition, un mode de vie qu’ils voudraient pouvoir légalement et en toute sécurité mettre en œuvre. La plupart souhaitent construire des vies de famille. Certains ont un emploi ou étudient. Beaucoup aussi, particulièrement au Daghestan et en Kabardino-Balkarie, se sentent exclus du système politico-économique local dont ils rejettent les pratiques hypocrites. Les histoires de vie, les relations avec les autorités font alors ensuite la différence. Pour une partie d’entre eux, cette étape intellectuelle et religieuse fait figure d’antichambre de l’action violente. Quelques uns choisissent finalement, sous diverses influences, de rejoindre les groupes armés ; une poignée, des femmes en particulier mais pas seulement, décident de se sacrifier lors d’un attentat suicide. La logique d’engagement ici n’a rien à voir avec celle des partisans de la forêt : il manque à l’évidence la dimension combattante de résistance. L’attaque kamikaze est l’arme de destruction massive du faible ou du pauvre qui n’a que l’idéologie islamiste comme moteur et comme outil. Il s’agit là "seulement" d’utiliser ses faibles moyens pour faire un maximum de dégâts. Il n’y a pas de réflexion guerrière stratégique de gestion de la rareté.

Note tirée de l'article de Laurent VINATIER paru le 1er février sur le site de l'Institut Thomas More

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vendredi, 31 décembre 2010

CAUCASE : L’armée du Haut-Karabagh se prépare à la guerre avec l’Azerbaïdjan

En 2010, les troupes armées du Haut-Karabagh ont renforcé leur position et se préparent à une nouvelle guerre avec l’Azerbaïdjan, d’après leur commandant en chef, Movses Hakobian.

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"Je ne m’attends pas à des provocations [de l’Azerbaïdjan], je m’attends à la guerre", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Stepanakert, mardi 28 décembre. "Le ministère de la Défense du Haut-Karabagh et l’armée de défense ont été mis en place pour faire la guerre, et nous nous préparons à cela chaque jour, chaque heure."

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vendredi, 22 octobre 2010

L'Azerbaïdjan a fortement augmenté son budget militaire 2011

L'Azerbaïdjan, qui entend rétablir sa souveraineté sur l'enclave du Haut-Karabakh, a fortement augmenté ses dépenses militaires dans le budget 2011 adopté vendredi.

 Le budget de défense s'élèvera à 2,5 milliards de manats (3,1 milliards de dollars), contre 1,6 milliard en 2010, soit une hausse de 60%. Le Haut-Karabakh, dont la plupart des habitants sont chrétiens et de souche arménienne, a fait sécession et proclamé son indépendance en 1991, à l'issue d'un conflit armé qui a fait 30.000 morts. Son indépendance n'a toutefois été reconnue par aucun pays.

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mercredi, 13 octobre 2010

CAUCASE : Élimination d'islamistes radicaux au Daguestan par des forces spéciales

Attention : images pouvant heurter

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jeudi, 09 septembre 2010

CAUCASE : Beslan, 6 ans après

Dimitri de Kochko est journaliste à l’AFP. Il a réalisé à Beslan, avec Henri-Paul Falavigna, président de l’association "Solidarité Enfants de Beslan", une enquête auprès des enfants survivants, des familles, des journalistes de la chaîne de télévision Alania et des autorités d’Ossétie du Nord. Il en a rapporté le film Retour sur Beslan.


Vous affirmez qu’il n’y a pas eu d’assaut à Beslan. Sur quels éléments vous appuyez-vous ?

Dimitri de Kochko : Il n’y a pas eu d’assaut organisé. Il suffisait d’allumer sa télévision, à l’époque, pour observer en direct le capharnaüm qui régnait sur place. Au moment de l’évacuation négociée des corps des parents tués la veille, une explosion s’est produite, à 13 heures environ. On ne sait pas vraiment, jusqu’à présent, d’où elle est venue. Il y a plusieurs hypothèses. Certains enfants assurent que l’un des terroristes a activé, en déplaçant son pied, le dispositif qui maintenait une bombe suspendue par du chatterton, d’autres pensent que le chatterton a tout simplement lâché.

Il existe aussi une autre hypothèse, impliquant un tir de roquette explosive, au bruit et aux vibrations intenses, censée paralyser momentanément les personnes présentes dans le local. Cette roquette serait tombée sur le toit et aurait déclenché un incendie… La thèse de la roquette est crédible, mais la question est de savoir qui l’a lancée. Il n’est pas impossible qu’elle ait été tirée par des parents ou des individus isolés, compte tenu de ce qui se passait autour de l’école, notamment sur les toits environnants. En revanche, la thèse d’un sniper qui aurait tiré sur le terroriste retenant l’une des bombes est parfaitement fantaisiste : une simple observation, sur place, de l’angle de tir, permet de l’exclure. C’est d’ailleurs également l’avis du Parquet russe. Au moment de l’explosion, tous les journalistes qui suivaient les événements assurent que le QG a été totalement surpris. Les enfants, voyant les vitres brisées, se sont mis à courir vers les lavabos, et les terroristes ont commencé à leur tirer dans le dos. Alors, les agents de police locaux et fédéraux se sont précipités, certains sans gilet pare-balles – ce qui aurait été impensable en cas d’assaut organisé ! – pour porter secours aux gamins. Avec les forces de l’ordre, des parents armés sont intervenus, et ça a été le début d’une lutte armée sanguinaire et absolument chaotique. Le toit a pris feu, fondu, puis s’est effondré. Les combats se sont poursuivis jusqu’au soir. Ce qui aurait également été tout simplement impensable dans le cas d’un assaut organisé des forces spéciales. À moins que ce ne soient vraiment des incapables !

Ce n’est que vers 16h30 que les troupes se sont abritées dans un char pour approcher l’un des bâtiments. Le char a tiré à une ou deux reprises vers le premier étage. Bref, il y a eu combats, sans aucun doute, assaut si l’on veut, mais certainement pas assaut organisé des forces spéciales. Plutôt un immense chaos qui a, effectivement, fait beaucoup de morts. Beaucoup plus qu’il n’aurait dû y en avoir, si toutefois les terroristes n’avaient pas l’intention de tuer tout le monde… Car, si la presse française rend Poutine responsable de tout, il faut pourtant se rappeler que ce n’est pas lui qui a pris plus de 1000 personnes en otage, en a tué des dizaines et torturé des enfants pendant 3 jours avant tout "assaut", organisé ou non.

 

Qui peut avoir intérêt à faire croire à un assaut des forces russes ?

D.K. : Il s’agit, pour citer le président ossète Aleksandr Dzasokhov, qui a eu deux enfants blessés dans cette tragédie, d’une tentative de faire passer les victimes pour les coupables. Pour une bonne partie de la presse française, l’affaire est entendue : les islamistes tchétchènes sont les "gentils", comme l’étaient les "freedom fighters" afghans avant de devenir des talibans… Pas évident, dans ces conditions, de justifier la prise d’otages et le meurtre d’un millier de gosses par ces "gentils", froidement, parfois à bout portant… Alors on se déchaîne sur l’assaut. Il aurait suffi de reprocher aux autorités fédérales d’avoir mal géré la crise, de s’être laissé déborder, d’avoir fait n’importe quoi, d’avoir accumulé les erreurs – notamment le fait d’annoncer, au début, qu’il n’y avait que 300 otages –, de ne pas avoir organisé un assaut en temps voulu (deux journalistes présents sur place assurent qu’un assaut était en préparation au moment où tout a éclaté). Tout cela aurait été parfaitement juste et tout à fait accablant. Mais non, ce n’était pas assez, il fallait encore accuser Poutine. Ensuite, le jeu des reprises d’archives fait que l’on véhicule toujours les mêmes âneries. Des gens qui n’y connaissent rien reprennent les documents existants et la calomnie se prolonge.

Pour moi, Beslan devait servir d’élément déclencheur d’un conflit élargi à tout le Caucase du Nord et de prétexte à une internationalisation de la question. Ça a échoué, grâce notamment au président ossète qui a arrêté ceux de ses concitoyens qui voulaient aller régler leurs comptes avec les Ingouches. Le plan n’ayant pas fonctionné, pas plus que l’entreprise de communication sur l’indispensable "retour à la paix grâce à la communauté internationale", on a compensé, au moins, par "l’assaut de Poutine, le tueur d’otages".


Que s’est-il réellement passé dans l’école ? Des éléments ont-ils été occultés par les media ?

D.K. : Les media russes ont fourni pas mal d’informations. Les témoignages diffèrent, car les gens, ne pouvant pas bouger, n’ont la plupart du temps vu que ce qui se passait tout près d’eux. C’est le cas, par exemple, de l’assassinat des deux femmes kamikazes, vêtues à l’iranienne, avec ceintures d’explosifs, vraisemblablement "déclenchées" dès le premier soir par le chef terroriste surnommé "le colonel"… Il reste de nombreuses imprécisions : combien de terroristes ? Qu’y avait-il de caché sous le parquet ? Quelles complicités ? Quels circuits de corruption pour apporter des armes lors des travaux en été ? Ce flou ne facilite pas les choses, et n’absout certainement pas les autorités, ni locales, ni fédérales. Pourtant, d’ici à les accuser de tous les maux pour justifier les atrocités commises par les terroristes, il y a un monde !


Les enfants et les parents se trouvant dans l’école auraient-ils pu être sauvés ?

D.K. : Franchement, je ne sais pas. Les terroristes, selon plusieurs témoignages et notamment celui du Dr Rochal, ne cherchaient pas précisément à négocier. Satisfaire leurs exigences en leur livrant les responsables qu’ils voulaient n’aurait sans doute abouti qu’à des assassinats inutiles. Peut-être quelques marchandages pour échanger certains enfants de moins de six ans contre ceux que les terroristes voulaient tuer au nom de "la loi du sang" (vendetta) pratiquée dans le Caucase auraient-ils pu aboutir… Mais une chose est en tout cas certaine : Beslan est loin d’être fini.

***

6 ans après Beslan, un nouvel attentat fait 17 morts et plus de 130 blessés à Vladikavkaz (capitale de l'Ossétie du Nord - Alanie)

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vendredi, 03 septembre 2010

CAUCASE : Infographie de l'attentat de Beslan (septembre 2004)

Il y a 6 ans, les élèves, parents et professeurs de l’école numéro 1 de Beslan étaient victimes d’une terrible prise d’otages, orchestrée pour un commando islamiste, causant la mort de 331 personnes, dont 186 enfants, et en traumatisant 1343 autres. A l’occasion de ce triste anniversaire, Ria Novosti a réalisé une infographie retraçant les 3 journées de la prise d’otage.

Реконструкция трагедии в Беслане
Реконструкция трагедии в Беслане

Site de l'association française "Solidarité Enfants de Beslan" qui accueille encore une fois cette année des enfants survivants et grièvement blessés (physiquement et psychologiquement).

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dimanche, 15 août 2010

Soldats russes vs rebelles tchétchènes

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vendredi, 13 août 2010

Guerre de l'information : La Georgie instrumentalise le drapeau de l'Union européenne

Dans ce mini reportage, le but est de faire croire que les missiles russes déployés en Abkhazie pourraient être dirigés vers un pays de l'Union européenne, en instrumentalisant médiatiquement sa qualité de membre du Conseil de l'Europe depuis avril 1999.... dont sont membres également la Turquie et l'Azerbaïdjan... États culturellement très "européens"...