Après une semaine passée avec le 4e escadron du 501RCC pour effectuer leur circuit d’intégration, découvrir la discipline militaire, l’ordre serré – qui permet aux soldats de manœuvrer ensemble lors des prises d’armes – et clôturer ce court séjour par une activité cohésion entre l’encadrement et les jeunes engagés volontaires au Fort de la Pompelle, haut lieu de la Première Guerre mondiale,  les engagés volontaires ont rejoint Valdahon le 11 août pour une durée de 3 mois durant lesquels ils effectueront leur formation générale initiale (FGI). Tactique, combat, connaissances techniques, etc. sont autant de matières qui seront enseignées au centre de formation initiale militaire (CFIM). Ils y effectueront la marche pour recevoir l’insigne de la brigade, une autre marche pour se voir autoriser le port du béret noir caractéristique des chars de combat. Ce seront les temps forts de leur formation, des souvenirs qui sont restés gravés dans la mémoire de leurs prédécesseurs. A l’issue, ces jeunes  militaires rejoindront le 501e RCC en qualité d’opérateur tourelle, pilote engin blindé ou de missilier. 

« Les cadres et gradés du 4e escadron vont les encadrer 3 mois au CFIM. Ces jeunes participeront ensuite à un stage dans leur spécialité au 501e RCC pendant deux mois, que nous encadrons aussi », nous explique le maréchal des logis Jean-Antoine du 4e escadron, membre de l’encadrement.

Avant de rejoindre le CFIM, les jeunes engagés volontaires ont été fascinés par la visite de la salle tradition, dite salle d’honneur, conduite par le BCH Laurent. « Cette visite leur a permis de faire un lien avec leur engagement et le passé du régiment. Pour beaucoup, du fait de leur jeune âge, ce sont des périodes du passé qu’ils connaissent peu. Ils ont été marqués par l’histoire du régiment très récente et très riche, et ont d’autant plus plaisir à servir au 501 », souligne le maréchal des logis Jean-Antoine du 4e escadron.

MDL Jacques-Antoine

Témoignage du maréchal des logis Jean-Antoine 

Recruté en 2012 en tant que sous-officier direct dans le combat des blindés, le maréchal des logis Jean-Antoine était auparavant ingénieur dans les télécommunications. Après un Master 1 en télécommunications et réseaux, il a travaillé dans une grande Start-up.

« Pour des raisons personnelles d’engagement pour la France et le besoin d’un métier atypique et actif, je me suis engagé en tant que sous-officier dans l’armée de Terre. J’ai voulu rejoindre la mêlée et plus particulièrement la cavalerie car je la considère comme l’arme la plus technique. Si j’ai choisi la catégorie des sous-officiers, c’est parce que je voulais faire mon expérience en tant « qu’intermédiaire » entre le commandement et les militaires du rang, faire la jonction entre l’organe décisionnel et l’organe exécutif », révèle le maréchal des logis Jean-Antoine. Avant d’ajouter, « je tire de cette expérience, beaucoup de rigueur, beaucoup de connaissances de moi-même, on nous apprend à aller toujours plus loin, à être rigoureux parce que notre métier ne peut souffrir d’une imperfection. Et sur le rapport humain, c’est très enrichissant car on rencontre beaucoup de profils différents, des personnes qui viennent de tous les horizons, de tous les milieux, avec un brassage des niveaux d’études ».

Au 501e régiment de chars de combat, les militaires découvrent l’esprit Leclerc, celui de cohésion, de rigueur, de dépassement de soi, d’audace etc.

Etre militaire, c’est être polyvalent car l’institution offre bon nombre de formations de qualité. « Outre le fait d’être spécialiste dans notre domaine de compétence, on est aussi secouriste, technicien, mécanicien etc., autant de domaines divers qui s’offrent à nos connaissances », précise le maréchal des logis Jean-Antoine.

« Je tire de ces expériences professionnelles antérieures et actuelles que le rapport humain est plus prononcé dans l’armée car on passe énormément de temps avec nos camarades. On connait beaucoup plus les aspects personnels de nos collègues-camarades, on est obligé d’en tenir compte dans notre gestion de l’humain pour éviter les problèmes sur un théâtre d’opérations. De plus, nous n’avons pas des horaires de travail précis comme dans le milieu civil, on ne peut parfois pas retrouver notre foyer chaque soir. Dans l’armée, vie professionnelle et privée sont liées ! »

Les familles, avant un départ en opération extérieure d’un membre de la famille, viennent au régiment pour être informées, encadrées et accompagnées et ce jusqu’au retour du proche. Outre les départs en mission, les familles sont conviées aux diverses activités cohésion organisées tout au long de l’année au 501e régiment de chars de combat.