vendredi, 06 mai 2011

Ben Laden était protégé par l'état-major pakistanais

Ben Laden était protégé par l'état-major pakistanais à Abbottabad, accuse le Daily Times. La complicité de l'armée avec le Mollah Omar et les groupes de talibans afghans présents sur son territoire ne fait plus de doute.

Pakistan.jpgLa présence de Ben Laden à Abbottabad donne enfin raison à tous ceux d'entre nous qui écrivaient et disaient depuis des années que l'homme le plus recherché par les Etats-Unis n'était pas sous la protection d'une tribu pachtoune mais bien sous celle de l'armée, ce clan dont les membres se veulent les gardiens des frontières idéologiques et géographiques du Pakistan. Qui d'autre pourrait dire à ses membres : "vous êtes de la race des seigneurs, vous êtes la crème de notre pays " et l'inscrire au programme de l'Académie militaire pakistanaise de Kakul, située je vous le rappelle à seulement un kilomètre de la dernière demeure d'Oussama Ben Laden.

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jeudi, 05 mai 2011

Ben Laden : Opération "illégale" pour un ancien patron du GIGN

Ben Laden2.jpgChristian Prouteau, ancien patron du GIGN, estime que l'opération américaine contre Ben Laden est "illégale", car menée "en territoire étranger". Elle aurait dû aboutir à son arrestation en vue d'un procès, plutôt qu'à son exécution.

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lundi, 02 mai 2011

Obama annonce la mort de Ben Laden au Pakistan

Oussama Ben Laden a été tué, a annoncé Barack Obama lors d'une allocution depuis la Maison-Blanche vers 5h30, confirmant une information révélée peu avant par plusieurs médias américains. 

Ben Laden.jpgSelon le New York Times, qui cite une source officielle, le chef d'al-Qaida a été victime d'une "attaque ciblée" des forces américaines. CNN précise que l'attaque a été menée aux environs de la capitale du Pakistan, Islamabad. Les États-Unis sont en possession du corps du chef d'al-Qaida, a annoncé Barack Obama.

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lundi, 11 avril 2011

Biélorussie : 12 personnes tuées et une centaine de blessées dans un attentat à Minsk

12 personnes ont été tuées et plus d'une centaine blessées aujourd'hui dans un attentat dans le métro de Minsk, capitale de la Biélorussie.

"Je n'exclus pas que ce 'cadeau' vienne de l'étranger, mais il faut qu'on regarde aussi chez nous", a déclaré Alexandre Loukachenko, qui a chargé les autorités de tout faire pour élucider cette affaire.

La déflagration s'est produite dans une station proche de la présidence biélorusse, a indiqué un témoin. Peu après l'explosion, de la fumée noire sortait de la station de métro Oktiabrskaïa et des passagers s'échappaient du souterrain, le visage ensanglanté, certains ayant les vêtements en lambeaux, selon des témoins.

"Il y a beaucoup de blessés, nous ne sommes pas en mesure de donner des chiffres", ont indiqué les services de secours médicaux de la ville. 

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mercredi, 30 mars 2011

Caucase : Le chef islamiste rebelle Doku Oumarov pourrait avoir été tué au cours d'une opération spéciale russe

Sur le site russe TV ZVEZDA, les forces de sécurité russes déclarent que le chef islamiste Dokou Oumarov pourrait faire partie des 17 militants tués au cours d'une opération spéciale en Ingouchie. Il est toutefois nécessaire d'attendre une expertise génétique pour confirmer cette information.

Oumarov.jpgOumarov avait revendiqué les attentats du 29 mars 2010 à Moscou (39 morts et 102 blessés) et du 24 janvier 2011 à l'aéroport Domodiedovo (35 morts et plus de 60 blessés).


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vendredi, 04 mars 2011

Caucase : Le chef rebelle islamiste Dokou Oumarov appelle les musulmans de Russie à la "guerre sainte"

Le chef rebelle islamiste Dokou Oumarov appelle les musulmans de Russie à la "guerre sainte", dans deux vidéos diffusées jeudi sur plusieurs sites internet.

"Le printemps arrive, (...), alors je vous demande, mes frères, de lancer le "djihad" et d'éliminer les ennemis d'Allah", déclare en russe, dans une vidéo de huit minutes, le rebelle d'origine tchétchène qui prône la création d'un califat regroupant les républiques russes du Nord-Caucase.

"Partout en Russie où il y a aujourd'hui nos frères musulmans, je les appelle à ouvrir de nouveaux fronts", ajoute l'homme le plus recherché du pays, qui apparaît flanqué de deux hommes devant des bois couverts de neige.

Dokou Oumarov salue par ailleurs les révoltes arabes, souhaitant qu'elles aboutissent à l'instauration de régimes islamiques.

 

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jeudi, 24 février 2011

Terrorisme : Des unités SAS pourraient être déployées dans des villes britanniques

SAS.jpgDes forces spéciales britanniques (SAS) pourraient être déployées dans les villes aux cotés de la police (version britannique du "Vigipirate" français ?) par crainte d’attentats terroristes dans le style de Bombay en 2008.

Les unités seraient stationnées à proximité des zones urbaines comme à Credenhill dans le Herefordshire afin de réduire leur temps d’intervention.

Plus d'informations sur MAILONLINE

 

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mercredi, 09 février 2011

Islam : Le vivier salafiste dans le Caucase Nord

Dans le Caucase Nord, il faut tenir compte d’une autre réalité politique plus diffuse et plus prégnante au sein des sociétés. Il n’est plus rare d’entendre des jeunes sur place reconnaître qu’ils sont d’abord musulmans avant d’être Tchétchènes ou Ingouches ou Kabardes.

De là certains individus, souvent jeunes, très pratiquants, passent à l’étape suivante de revalorisation de leur foi et des traditions, telle qu’ils les imaginent. Ils opèrent une synthèse entre les coutumes du lieu, l’Histoire et l’islam moderne puisé sur internet ou auprès, il y a quelques années, de prêcheurs éduqués en Arabie Saoudite, Syrie ou Egypte, qui sont revenus dans leur pays d’origine. Ensuite vient, pour eux, un moment de frustration, car ils ne peuvent réaliser cette foi, la vivre et la mettre en application dans "leur république", sur leur terre qui est soumise à d’autres lois, russes notamment. Ils ne peuvent donc éviter la confrontation et l’opposition : une opposition d’abord religieuse ou idéologique contre ceux qui dévoient la Charia, croient à des superstitions et collaborent avec les infidèles ou "Kafirs" ; il s’agit globalement des responsables des directions spirituelles musulmanes de chaque république et dans le cas daghestanais spécifiquement des élites soufies. L’opposition est également culturelle et politique contre la Russie qui occupe le pays. Ces individus radicalisés entrent alors enfin dans une phase de réflexion proche des schémas de la décolonisation : ils croient à la libération nationale mais aussi et surtout à l’accomplissement religieux permettant l’avènement d’un État islamiste.

Ces mécanismes simples de mobilisation identitaire à buts politiques tendent à se généraliser. Il se constitue ainsi de véritables viviers de jeunes gens très sensibles à l’islam, qui l’envisagent sous une forme moderne et épurée (salafisme), telle qu’elle a été fabriquée et diffusée par les intellectuels caucasiens du début des années 1990.

Le passage à la lutte armée au sein de ce vivier, qualifié donc de salafiste, tant l’islam ici apparaît comme le facteur déterminant de la révolte, n’est pas automatique. Ces jeunes, en quête identitaire, n’ont pas d’intentions violentes a priori. Ce choix de l’islam pur est avant tout un projet personnel d’autodéfinition, un mode de vie qu’ils voudraient pouvoir légalement et en toute sécurité mettre en œuvre. La plupart souhaitent construire des vies de famille. Certains ont un emploi ou étudient. Beaucoup aussi, particulièrement au Daghestan et en Kabardino-Balkarie, se sentent exclus du système politico-économique local dont ils rejettent les pratiques hypocrites. Les histoires de vie, les relations avec les autorités font alors ensuite la différence. Pour une partie d’entre eux, cette étape intellectuelle et religieuse fait figure d’antichambre de l’action violente. Quelques uns choisissent finalement, sous diverses influences, de rejoindre les groupes armés ; une poignée, des femmes en particulier mais pas seulement, décident de se sacrifier lors d’un attentat suicide. La logique d’engagement ici n’a rien à voir avec celle des partisans de la forêt : il manque à l’évidence la dimension combattante de résistance. L’attaque kamikaze est l’arme de destruction massive du faible ou du pauvre qui n’a que l’idéologie islamiste comme moteur et comme outil. Il s’agit là "seulement" d’utiliser ses faibles moyens pour faire un maximum de dégâts. Il n’y a pas de réflexion guerrière stratégique de gestion de la rareté.

Note tirée de l'article de Laurent VINATIER paru le 1er février sur le site de l'Institut Thomas More

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dimanche, 06 février 2011

Grande-Bretagne : David Cameron lance une attaque contre le multiculturalisme

Le Premier ministre britannique conservateur David Cameron a jeté un pavé dans la mare en faisant un lien entre multiculturalisme, pierre angulaire de la politique d'immigration depuis plusieurs décennies au Royaume-Uni, et "terrorisme" islamique.

Cameron.jpg"En vertu de la doctrine du multiculturalisme, nous avons encouragé différentes cultures à vivre séparées. (...) Tout cela fait que des jeunes musulmans se retrouvent sans racines. Et la quête d'appartenance à quelque chose (...) peut les conduire à cet extrémisme idéologique", a déclaré David Cameron samedi.

"Si nous voulons vaincre cette menace" que représente l'islamisme, "je crois qu'il est temps de tourner la page sur les politiques du passé qui ont échoué", a-t-il ajouté devant la Conférence de Munich pour la sécurité.

A l'inverse de pays comme la France qui ont fait le choix de l'assimilation, la Grande-Bretagne a opté pour le multiculturalisme, après la décolonisation qui a vu affluer de l'ex-Empire ce que d'aucuns ont appelé "le black million". Un choix dicté par "la honte vis-à-vis du passé colonial", selon le journal The Independent.

En clair, la Grande-Bretagne a autorisé les centaines de milliers de nouveaux venus sur son sol à conserver leurs traditions et pratiques, sans chercher à les "assimiler". Les exemples de cette tolérance sont nombreux, de l'autorisation du port du voile en passant par les prêches parfois violents de certains islamistes, longtemps tolérés.

Pour le Premier ministre, il est temps de mieux contrôler les fonds publics pour éviter de subventionner des organisations musulmanes insuffisamment actives dans le combat contre l'extrémisme.

David Cameron a averti que les groupes musulmans qui ne parviennent pas à soutenir les droits des femmes, ou à promouvoir l'intégration, verront leurs fonds publics supprimés. Tous les immigrés en Grande-Bretagne devront parler anglais et les écoles seront appelées à enseigner la culture commune du pays.

Depuis plusieurs années la Grande-Bretagne est accusée d'abriter des extrémistes musulmans.

Les attaques meurtrières du 7 juillet 2005 dans les transports en commun londoniens avaient été commises par des jeunes Britanniques musulmans. Le kamikaze auteur d'un attentat à Stockholm en décembre a fréquenté un centre islamique au nord de Londres. Cette configuration est similaire dans les attentats aux Etats-Unis, notamment celui de Fort Hood.

La nouvelle politique a été présenté le 5 février lors d'une conférence sur la sécurité internationale à Munich et forme la base de la nouvelle stratégie gouvernementale britannique de lutte contre le terrorisme qui sera publiée plus tard cette année.

Lire également sur TB :

 

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jeudi, 03 février 2011

OTAN : Les armées secrètes du réseau "Stay Behind" durant la Guerre froide

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lundi, 24 janvier 2011

RUSSIE : 35 morts dans un attentat suicide à l'aéroport Moscou-Domodedovo

Un attentat suicide à la bombe a fait 35 morts et 130 blessés  (dont un français) à l'aéroport de Moscou-Domodedovo, lundi en fin d'après-midi, dans la zone d'arrivée des vols internationaux, a annoncé l'agence Interfax citant des sources policières et médicales.

"L'explosif a été activé dans la zone des arrivées internationales par un terroriste kamikaze, selon nos premières informations", a déclaré à l'agence Interfax une source policière.

"A 16H32 (13H32 GMT), une explosion s'est produite dans le hall d'arrivée de Domodedovo", selon un communiqué du comité d'enquête.

"L'explosion s'est produite dans la zone de livraison des bagages du terminal des arrivées des vols internationaux", a précisé un responsable du comité d'enquête, Tatiana Morozova.

"Il y a beaucoup de blessés. Les lieux sont envahis par la fumée", a déclaré un témoin à l'agence Itar-Tass.

La police de Moscou a été immédiatement mise en état d'alerte, avec une surveillance accrue dans la capitale, le métro et les autres aéroports moscovites de Cheremetievo et Vnukovo, selon les agences russes.

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vendredi, 17 décembre 2010

200 islamistes "nés ou élevés en Suède" dans le collimateur des services secrets

La Säpo, les services de renseignement suédois chargés de l'enquête sur l'attentat-suicide manqué de samedi 11 décembre à Stockholm, vient de publier un rapport qui, pour la première fois, passe au crible l'extrémisme islamiste en Suède.

Ce rapport remis mercredi 15 décembre au gouvernement avait été commandité dès le mois de février et sa remise à cette date, quatre jours après le premier attentat-suicide commis sur le sol suédois, était planifié depuis octobre. Les faits analysés qui ont servi de matériel dans le rapport remontent à 2009 mais les nombres ont peu varié pour cette année, a déclaré Malena Rembe, responsable de l'analyse à l'unité antiterroriste de la Säpo.

Les services de renseignement recensent ainsi sur le sol suédois 200 islamistes considérés comme prêts à faire usage de la violence. "80 % d'entre eux peuvent être liés les uns aux autres", a précisé Malena Rembe. Ces hommes – il y a très peu de femmes – vivent dans les trois principales grandes villes de Suède – Stockholm, Göteborg et Malmö –, mais sont originaires de 25 pays. Ils ont en moyenne 36 ans, un âge élevé, constate la Säpo.

La Säpo les connaît en moyenne depuis quatre ou cinq ans. Ils sont nés ou élevés en Suède et le processus de radicalisation s'est déroulé dans le pays. "Ce n'est pas un problème importé", a insisté Malena Rembe.

Source du texte : LE MONDE.FR

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mardi, 14 décembre 2010

Les forces spéciales françaises

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lundi, 13 décembre 2010

YouTube fait appel aux internautes pour repérer les vidéos faisant la "promotion du terrorisme"

Depuis ce week-end, les utilisateurs de YouTube peuvent demander qu'une vidéo faisant la "promotion du terrorisme" soit retirée du site. Une nouveauté qui, pour certains, pourrait favoriser les entorses à la liberté d'expression. 

Après avoir longtemps résisté, YouTube a finalement décidé de sévir contre les films suspectés de promouvoir le terrorisme. Depuis ce week-end, la célèbre plateforme d’échange de vidéos sur Internet permet aux utilisateurs de signaler aux gestionnaires du site la présence d'une séquence coupable, à leurs yeux, de propagande terroriste. 

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jeudi, 18 novembre 2010

RAPPORT : Repenser la stratégie américaine en Afghanistan (en anglais)

mardi, 02 novembre 2010

TERRORISME : Le Groupe Stern et l'Irgoun

Dans La Révolte d'Israël, Menachem Begin, qui fut un des chefs de l'Irgoun, conteste que cette organisation de combat ait eu un caractère terroriste : 

irgoun.jpgDes gens qui n'étaient ni nos amis, ni nos ennemis, écrit-il, comme le correspondant du New York Herald Tribune se servaient aussi pour nous désigner de ce mot d'origine latine, soit parce qu'ils avaient subi l'influence de la propagande anglaise, soit par habitude. Nos amis, comme l'Irlandais O'Reilly, préféraient, ainsi qu'il l'écrivit dans une lettre, devancer l'histoire et nous désigner par un mot plus simple, lui aussi d'origine latine : le mot « patriote  » (1).

Il va sans dire que Begin préfère cette seconde qualification. Suit un commentaire où il explique que l'essence même de la lutte menée par l'Irgoun était de libérer le peuple juif « d'un de ses complexes les plus nocifs : la peur. Historiquement, nous n'étions pas des terroristes. Nous étions à proprement parler des anti-terroristes (2) ». 

Plus tard, le FLN entendra lui aussi refuser le même jugement porté sur ses actions : 

Le terroriste, dès qu'il accepte une mission, laisse entrer la mort dans son âme. C'est avec la mort qu'il a désormais rendez-vous. Le fidaï, lui, a rendez-vous avec la Révolution et avec sa vie propre. Le fidaï n'est pas un sacrifié. Certes, il ne recule pas devant la possibilité de perdre sa vie pour l'indépendance de la Patrie, mais à aucun moment il ne choisit la mort (3)

Ni l'une ni l'autre de ces réfutations ne reposent sur des bases sérieuses. Le patriotisme est un sentiment. Le terrorisme est une méthode de lutte. Quoi qu'en pense Begin, il n'est pas incompatible d'être à la fois patriote et terroriste. L'argument selon lequel l'Irgoun aurait été historiquement « anti-terroriste » parce qu'elle poursuivait le dessein de libérer le peuple juif de la peur, est lui-même historiquement sans valeur. L'objet des terroristes russes, c'était justement d'arracher par les attentats le peuple russe à l'apathie, à la résignation, et à la peur. 

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mercredi, 13 octobre 2010

CAUCASE : Élimination d'islamistes radicaux au Daguestan par des forces spéciales

Attention : images pouvant heurter

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jeudi, 30 septembre 2010

TERRORISME : une vingtaine de musulmans britanniques s’entraîneraient dans des camps pakistanais

Une vingtaine de citoyens britanniques suivent un entraînement aux activités terroristes dans des camps au Pakistan, en vue de commettre des attentats en Grande-Bretagne, a rapporté aujourd'hui le quotidien Daily Telegraph, citant des sources du renseignement. 

Policiers britanniques.png

Al-Qaida et des activistes de sa mouvance assurent l'entraînement de jeunes musulmans détenteurs de passeports britanniques dans les zones tribales du nord-ouest du pays, frontalières de l'Afghanistan, selon le journal. Leur formation comprend l'apprentissage des armes à feu et des explosifs en vue de conduire des attaques de type "mitraillages" sur le sol de la Grande-Bretagne, selon les sources du journal. 

"Nous croyons qu'il y a 15 à 20 Britanniques dans les camps", a déclaré au journal depuis Islamabad une source des milieux du renseignement, ayant requis l'anonymat. L'information intervient au lendemain de l'annonce par les médias anglo-saxons que les renseignements occidentaux ont mis au jour des tentatives d'attentats liées à al-Qaida au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. 

Les gouvernements de ces pays n'ont pas confirmé cette information. Selon les sources de ces médias, des attaques simultanées, du style du raid sanglant qui avait fait 166 morts dans la ville indienne de Bombay en 2008, étaient prévues à Londres et dans de grandes villes françaises et allemandes, mais le projet aurait été découvert à un stade préliminaire.

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mercredi, 29 septembre 2010

La France et "AQMI"

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jeudi, 09 septembre 2010

CAUCASE : Beslan, 6 ans après

Dimitri de Kochko est journaliste à l’AFP. Il a réalisé à Beslan, avec Henri-Paul Falavigna, président de l’association "Solidarité Enfants de Beslan", une enquête auprès des enfants survivants, des familles, des journalistes de la chaîne de télévision Alania et des autorités d’Ossétie du Nord. Il en a rapporté le film Retour sur Beslan.


Vous affirmez qu’il n’y a pas eu d’assaut à Beslan. Sur quels éléments vous appuyez-vous ?

Dimitri de Kochko : Il n’y a pas eu d’assaut organisé. Il suffisait d’allumer sa télévision, à l’époque, pour observer en direct le capharnaüm qui régnait sur place. Au moment de l’évacuation négociée des corps des parents tués la veille, une explosion s’est produite, à 13 heures environ. On ne sait pas vraiment, jusqu’à présent, d’où elle est venue. Il y a plusieurs hypothèses. Certains enfants assurent que l’un des terroristes a activé, en déplaçant son pied, le dispositif qui maintenait une bombe suspendue par du chatterton, d’autres pensent que le chatterton a tout simplement lâché.

Il existe aussi une autre hypothèse, impliquant un tir de roquette explosive, au bruit et aux vibrations intenses, censée paralyser momentanément les personnes présentes dans le local. Cette roquette serait tombée sur le toit et aurait déclenché un incendie… La thèse de la roquette est crédible, mais la question est de savoir qui l’a lancée. Il n’est pas impossible qu’elle ait été tirée par des parents ou des individus isolés, compte tenu de ce qui se passait autour de l’école, notamment sur les toits environnants. En revanche, la thèse d’un sniper qui aurait tiré sur le terroriste retenant l’une des bombes est parfaitement fantaisiste : une simple observation, sur place, de l’angle de tir, permet de l’exclure. C’est d’ailleurs également l’avis du Parquet russe. Au moment de l’explosion, tous les journalistes qui suivaient les événements assurent que le QG a été totalement surpris. Les enfants, voyant les vitres brisées, se sont mis à courir vers les lavabos, et les terroristes ont commencé à leur tirer dans le dos. Alors, les agents de police locaux et fédéraux se sont précipités, certains sans gilet pare-balles – ce qui aurait été impensable en cas d’assaut organisé ! – pour porter secours aux gamins. Avec les forces de l’ordre, des parents armés sont intervenus, et ça a été le début d’une lutte armée sanguinaire et absolument chaotique. Le toit a pris feu, fondu, puis s’est effondré. Les combats se sont poursuivis jusqu’au soir. Ce qui aurait également été tout simplement impensable dans le cas d’un assaut organisé des forces spéciales. À moins que ce ne soient vraiment des incapables !

Ce n’est que vers 16h30 que les troupes se sont abritées dans un char pour approcher l’un des bâtiments. Le char a tiré à une ou deux reprises vers le premier étage. Bref, il y a eu combats, sans aucun doute, assaut si l’on veut, mais certainement pas assaut organisé des forces spéciales. Plutôt un immense chaos qui a, effectivement, fait beaucoup de morts. Beaucoup plus qu’il n’aurait dû y en avoir, si toutefois les terroristes n’avaient pas l’intention de tuer tout le monde… Car, si la presse française rend Poutine responsable de tout, il faut pourtant se rappeler que ce n’est pas lui qui a pris plus de 1000 personnes en otage, en a tué des dizaines et torturé des enfants pendant 3 jours avant tout "assaut", organisé ou non.

 

Qui peut avoir intérêt à faire croire à un assaut des forces russes ?

D.K. : Il s’agit, pour citer le président ossète Aleksandr Dzasokhov, qui a eu deux enfants blessés dans cette tragédie, d’une tentative de faire passer les victimes pour les coupables. Pour une bonne partie de la presse française, l’affaire est entendue : les islamistes tchétchènes sont les "gentils", comme l’étaient les "freedom fighters" afghans avant de devenir des talibans… Pas évident, dans ces conditions, de justifier la prise d’otages et le meurtre d’un millier de gosses par ces "gentils", froidement, parfois à bout portant… Alors on se déchaîne sur l’assaut. Il aurait suffi de reprocher aux autorités fédérales d’avoir mal géré la crise, de s’être laissé déborder, d’avoir fait n’importe quoi, d’avoir accumulé les erreurs – notamment le fait d’annoncer, au début, qu’il n’y avait que 300 otages –, de ne pas avoir organisé un assaut en temps voulu (deux journalistes présents sur place assurent qu’un assaut était en préparation au moment où tout a éclaté). Tout cela aurait été parfaitement juste et tout à fait accablant. Mais non, ce n’était pas assez, il fallait encore accuser Poutine. Ensuite, le jeu des reprises d’archives fait que l’on véhicule toujours les mêmes âneries. Des gens qui n’y connaissent rien reprennent les documents existants et la calomnie se prolonge.

Pour moi, Beslan devait servir d’élément déclencheur d’un conflit élargi à tout le Caucase du Nord et de prétexte à une internationalisation de la question. Ça a échoué, grâce notamment au président ossète qui a arrêté ceux de ses concitoyens qui voulaient aller régler leurs comptes avec les Ingouches. Le plan n’ayant pas fonctionné, pas plus que l’entreprise de communication sur l’indispensable "retour à la paix grâce à la communauté internationale", on a compensé, au moins, par "l’assaut de Poutine, le tueur d’otages".


Que s’est-il réellement passé dans l’école ? Des éléments ont-ils été occultés par les media ?

D.K. : Les media russes ont fourni pas mal d’informations. Les témoignages diffèrent, car les gens, ne pouvant pas bouger, n’ont la plupart du temps vu que ce qui se passait tout près d’eux. C’est le cas, par exemple, de l’assassinat des deux femmes kamikazes, vêtues à l’iranienne, avec ceintures d’explosifs, vraisemblablement "déclenchées" dès le premier soir par le chef terroriste surnommé "le colonel"… Il reste de nombreuses imprécisions : combien de terroristes ? Qu’y avait-il de caché sous le parquet ? Quelles complicités ? Quels circuits de corruption pour apporter des armes lors des travaux en été ? Ce flou ne facilite pas les choses, et n’absout certainement pas les autorités, ni locales, ni fédérales. Pourtant, d’ici à les accuser de tous les maux pour justifier les atrocités commises par les terroristes, il y a un monde !


Les enfants et les parents se trouvant dans l’école auraient-ils pu être sauvés ?

D.K. : Franchement, je ne sais pas. Les terroristes, selon plusieurs témoignages et notamment celui du Dr Rochal, ne cherchaient pas précisément à négocier. Satisfaire leurs exigences en leur livrant les responsables qu’ils voulaient n’aurait sans doute abouti qu’à des assassinats inutiles. Peut-être quelques marchandages pour échanger certains enfants de moins de six ans contre ceux que les terroristes voulaient tuer au nom de "la loi du sang" (vendetta) pratiquée dans le Caucase auraient-ils pu aboutir… Mais une chose est en tout cas certaine : Beslan est loin d’être fini.

***

6 ans après Beslan, un nouvel attentat fait 17 morts et plus de 130 blessés à Vladikavkaz (capitale de l'Ossétie du Nord - Alanie)

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