dimanche, 08 janvier 2012
Iran : "Les Etats-Unis ne toléreront pas la fermeture du détroit d'Ormuz"
Les Etats-Unis "répondront" par la force si l'Iran cherche à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier, a affirmé dimanche le chef du Pentagone, Leon Panetta, évoquant une "ligne rouge" à ne pas franchir.
"Nous avons été très clairs sur le fait que les Etats-Unis ne toléreront pas la fermeture du détroit d'Ormuz. C'est une autre ligne rouge pour nous et nous y répondrons", a déclaré le secrétaire américain à la Défense lors de l'émission Face the Nation sur CBS.
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samedi, 07 janvier 2012
L'Irak après l'Amérique : Reportage de James André et Chadi Chlela pour France 24
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jeudi, 29 décembre 2011
Etats-Unis : Contrat de 30 milliards de dollars avec l'Arabie saoudite pour la vente et l'amélioration de chasseurs F-15
Des responsables américains affirment que l'administration Obama est prête à annoncer la vente pour près de 30 milliards de dollars d'avions de chasse F-15 à l'Arabie Saoudite.
Les fonctionnaires déclarent que l'accord prévoit 84 nouveaux avions de combat et des améliorations pour 70 autres, pour un total de 29,4 milliards de dollars.
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vendredi, 18 novembre 2011
Rafale : La question posée hier par Theatrum Belli trouve un écho...au ministère des affaires étrangères
La question posée hier par Theatrum Belli trouve aujourd'hui un écho similaire...au ministère des affaires étrangères.
La France a estimé jeudi que le contrat de vente, de plus en plus menacé, d'avions Rafale à Abou Dhabi devait être abordé de pair avec la coopération stratégique la liant aux Emirats arabes unis, marquée notamment par l'installation en 2009 d'une base militaire française.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé se rend samedi aux Emirats arabes unis pour une visite qui n'était pas prévue à son agenda, dans la foulée d'un déplacement jeudi et vendredi en Turquie.
"Le président de la République a confié à M. Alain Juppé la mission de superviser le développement du partenariat stratégique majeur entre la France et les Emirats Arabes Unis, qui comprend naturellement la discussion sur le projet Rafale", a indiqué jeudi Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d'un point-presse.
Le porte-parole français a rappelé "l'engagement de la France en faveur de la sécurité dans la région du Golfe", qui s'est traduit notamment par l'inauguration d'une base militaire française à Abou Dhabi en 2009.
En plus des Emirats, Alain Juppé se rendra du 19 au 22 novembre en Arabie saoudite, au Qatar et enfin au Koweit.
Sur le drapeau est inscrit le mot...HONNEUR.
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mercredi, 16 novembre 2011
Rafale : Les Émirats Arabes Unis rejettent l'offre de Dassault
Les Émirats arabes unis ont estimé, mercredi, que la proposition du constructeur français Dassault pour son avion de combat Rafale était "non compétitive et irréalisable".
Dans une déclaration rapportée par l'agence officielle Wam, le prince héritier d'Abu Dhabi, cheikh Mohamed ben Zayed, a estimé que "les conditions commerciales de Dassault n'étaient pas compétitives et irréalisables". Dassault et les Émirats négocient depuis des années la vente de 60 avions de combat multi-rôle Rafale.
Ce rejet semble être un camouflet à Nicolas Sarkozy qui avait remis le dossier dans les mains d'Alain Juppé (censé être "une personne de poids pour remettre le dossier à l'endroit") après la visite à Paris du Cheick Mohamed voici quelques semaines.
Question : Ce rejet des Emirats Arabes Unis aura t-il une répercussion sur la base de défense française (regroupant la base aérienne 104 d'Al Dhafra et la base navale d'Abu Dhabi) ?

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samedi, 12 novembre 2011
Moyen-Orient : Washington envisage d'armer ses alliés contre l'Iran
Les Etats-Unis envisagent de fournir une grande quantité d'armements à leurs alliés de la région du Golfe persique, rapporte vendredi le quotidien américain Wall Street Journal.
Selon le journal, ces intentions s'inscrivent dans le cadre des efforts déployés par Washington en vue de créer une coalition régionale destinée à contrer la menace iranienne.
Ainsi, les Etats-Unis comptent livrer jusqu'à 4.900 bombes de haute précision, ainsi que d'autres armes aux Emirats arabes unis, indique le quotidien. De toute évidence, ces mesures ont pour objectif de minimiser l'influence iranienne dans la région suite à l'éventuel départ des troupes américaines d'Irak prévu avant la fin de l'année en cours.
En outre, Washington cherche à élargir ses liens militaires avec les six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, EAU, Oman). Les Etats-Unis ont également l'intention de déployer dans la région un bouclier antimissile capable d'intercepter les missiles iraniens à courte et moyenne portée.
Source du texte : RIA NOVOSTI
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samedi, 05 novembre 2011
Renforcement du dispositif américain dans le Golfe après le départ d’Irak
L’administration Obama projette de renforcer la présence militaire américaine dans le Golfe persique à l’issue du retrait cette année des troupes restantes d’Irak, selon les officiels et les diplomates. Ce repositionnement pourrait comprendre de nouvelles forces combattantes au Koweït, capables de réagir à un effondrement de la sécurité en Irak ou à un affrontement militaire en Iran.

Ces projets, en discussion depuis des mois, ont gagné en prégnance depuis l’annonce par le président Obama au mois d’octobre du rapatriement des derniers soldats américains sur le sol irakien d’ici la fin décembre. Mettre un terme à cette guerre de huit années était une promesse centrale de la campagne présidentielle mais les officiers et diplomates américaines, ainsi que des officiels de plusieurs pays de la région ont peur que le retrait laisse dans son sillage l’instabilité, ou pire.
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vendredi, 28 octobre 2011
Exclusivité TB : La bande annonce du futur webdocumentaire sur la Division Daguet
Pour les 20 ans de l'opération Daguet, Frédéric Bouquet a réalisé un webdocumentaire qui sera diffusé fin novembre-début décembre sur le site de l'ECPAD : "La Conquête d’As Salman, la grande aventure de la division Daguet", lors de la première guerre du Golfe en 1990-1991 (26 témoins et plus de cinq heures de témoignages...).
Après une première application Ipad, l’ECPAD se lance également cette année, sur un autre format de diffusion en plein développement avec Internet, son premier webdocumentaire.
Theatrum Belli vous présente en avant-première la bande-annonce.
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mercredi, 26 octobre 2011
Une excellente idée de cadeau de Noël : "Les forces spéciales françaises dans la guerre du Golfe 1991"
Cet ouvrage rappelle les capacités déployées, lors de ce conflit, par les unités spécialisées, notamment par le 1er RPIMa. Il en souligne aussi les limites, inhérentes aux déficiences structurelles de l’époque, et la logique de leur évolution rapide, issue de ce constat.
Il présente ainsi, de manière détaillée, au jour le jour et parfois heure par heure, l’engagement de trois composantes ayant agi indépendamment :
1 – le détachement de liaison et de protection de Riyad, pour la protection rapprochée et l’action anti-terroriste, autour du général Roquejeoffre, commandant les éléments français dans le golfe Arabo-Persique ;
2 – le 1er groupement commando parachutiste, engagé en Irak sous le commandement du colonel Rosier, pour des actions spécifiques au sein de la division Daguet ;
3 – le détachement CRAP intervenu à Koweït-City pour la mise en œuvre d’une décision politique.
En fin d’ouvrage, la présentation de la période actuelle permet de mesurer les progrès effectués et la compétence toujours améliorée des unités des forces spéciales fréquemment utilisées partout où les intérêts de la France l’exigent, dans le cadre d’un concept d’emploi désormais reconnu et intégré dans la doctrine stratégique.
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jeudi, 13 octobre 2011
Les liens entre la Syrie des Assad et l'Iran islamique : la dimension occultée (article de Xavier RAUFER écrit en 1988)
On explique d’usage la permanence des liens entre la Syrie des Assad et la République islamique l’Iran par l’économie (livraisons gratuites de pétrole), ou par la realpolitik (haine de l’Irak). Or si ces deux facteurs existent, ils semblent secondaires par rapport à la dimension théologique de liens forgés depuis bientôt soixante ans [en 1988] entre « Alaouites » et chi’ites duodécimains.
Révéler ces rapports souterrains impose de plonger, pour quelques explications préliminaires, dans l’univers complexe de l’hérésiographie islamique. Ceux que l’on nomme improprement les « Alaouites » de Syrie sont en fait les disciples de Abou Chou’ab Mohamed ibn Nusaïr al-Numaïri, pittoresque personnage mort en 883 (AD), qui fréquenta les cénacles des trois derniers imams chi’ites (duodécimains). Les idées et propos d’ibn Nusaïr lui valurent d’être chassé de l’entourage de ces derniers, et maudits par eux. En outre, ces imams avertirent leurs fidèles du côté dangereux des théories prônées par ibn Nusaïr.
Celui-ci se proclama alors la seule autorité légitime capable de présenter et interpréter les enseignements des imams, du fait des relations spéciales qu’il entretenait avec eux.
Ibn Nusaïr finit par s’auto-proclamer la « porte » des imams, c’est à dire :
- Le seul moyen d’accès à l’enseignement ésotérique des imams pendant leur occultation,
- Le seul héritier de leur savoir,
- Leur seul représentant sur terre.
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vendredi, 16 septembre 2011
L'Arabie saoudite avertit les États-Unis à propos de la Palestine
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mercredi, 14 septembre 2011
Les dossiers secrets de la guerre en Irak
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lundi, 08 août 2011
Daguet, 20 ans après : "Le soldat qui tombe au combat ne meurt pas pour une simple efficacité militaire, il meurt pour le succès des armes de la France" (Général JANVIER)
Le général Janvier : en conclusion de cette série de témoignages sur la guerre du Golfe : Ceux qui ont participé à l’opération Daguet peuvent être pleinement fiers d’avoir pleinement accompli leur mission, libérer le Koweït. Le soutien populaire recueilli par Daguet a été exceptionnel. Il a été l’un des facteurs de la victoire. L’armée française d’aujourd’hui a pleinement les moyens de conduire ses missions, surtout parce qu’elle a des hommes et des femmes animés par l’esprit de la pleine réussite de la mission, par l’esprit de sacrifice. Mais pour mener à bien leur mission, nos soldats ont besoin du soutien de la nation.
Propos recueillis par Pierre BAYLE
L'opération Daguet/Desert Storm s'est terminée au jour, à l'heure et à la minute où le mandat ONU a été rempli. Quel regard portez-vous sur cette fin de mandat ? Etait-ce trop court ?
- Général Janvier : Souvenez-vous que Daguet, c’est la guerre de cent heures – pour ce qui concerne la partie offensive terrestre. Il a fallu cent heures pour que les Alliés accomplissent la mission confiée par l’ONU : libérer le KOWEIT. Le mandat n’allait pas plus loin. S’il avait été plus contraignant que celui de forcer l’Irak à quitter le territoire koweïtien, il n’y aurait pas eu le consensus international que nous avons connu et nous n’aurions sans doute pas compté dans la coalition les contingents arabo-musulmans tels que le Sénégal, l’Egypte ou la Syrie. Par rapport à la mission stratégique qui était de détruire le potentiel agressif de l’adversaire, nous avons ainsi parfaitement rempli le mandat avec la quasi-destruction des forces irakiennes engagées sur le territoire koweïtien…
Donc la mission était accomplie ?
- Oui, tous ceux qui ont participé à l’opération Daguet peuvent être pleinement fiers d’avoir accompli leur mission : défendre l’Arabie Saoudite (Bouclier du Désert) et libérer le Koweït (Tempête du Désert).
Fallait-il aller plus loin ? L’aurait-on pu ? Je ne le pense pas. La division française a terminé en étant déployée en direction de l’Euphrate vers le nord-ouest ; la question de soutenir ou non la rébellion chiite ne s’est pas posée. Avec le cessez-le-feu décrété unilatéralement par la coalition, on n’avait plus de buts de guerre. Le regard que je porte sur cette offensive est donc le regard d’un chef qui a vu ses forces assurer pleinement leur mission de libérer le Koweït…
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vendredi, 05 août 2011
Rafale : Reprise des négociations avec les Émirats Arabes Unis
Les négociations entre Paris et Abu Dhabi sur l'acquisition d'une soixantaine d'avions de combat Rafale produit par Dassault Aviation, filiale du groupe Dassault ont repris sur de nouvelles bases beaucoup plus raisonnables, l'Etat français envisageant même un accord entre septembre et la fin de l'année, selon La Tribune.
Alors que les négociations sur le sujet entre les Emirats et Paris durent depuis trois ans, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait déclaré le 20 juillet que les Emirats arabes unis (EAU) constituaient la meilleure chance pour la France de conclure à court terme un contrat d'exportation d'avions Rafale.
"A condition aussi d'autoriser l'exportation du missile air-air Meteor qui doit armer le Rafale", précise le journal, qui cite des sources concordantes. La Tribune ajoute que d'autres dossiers pourraient s'en trouver dénoués plus facilement à l'export pour l'avion de combat qui tient la corde en Inde.
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lundi, 04 juillet 2011
Comment le Pentagone verse des milliards aux puissants du Moyen-Orient
Selon une enquête de Newsweek, le Pentagone a trouvé un moyen sûr de s’assurer les bases militaires dont il a besoin au Moyen-Orient, particulièrement dans le cadre des guerres en Irak et en Afghanistan sans avoir à payer de droits. Comment ? En accordant des contrats juteux aux dirigeants des monarchies du Golfe.
Il a ainsi signé pour plusieurs dizaines de milliards de dollars de contrats exclusifs avec les compagnies contrôlées par les familles dirigeantes du Golfe arabo-persique, notamment à Abu Dhabi, au Koweït, à Bahreïn et au Qatar. Abu Dhabi, le plus riche des Émirats Arabes Unis (EAU), abrite, ainsi une base aérienne américaine à al Dhafra, centre vital pour le ravitaillement en essence dans la région. L’émirat est dirigé par une seule famille, les Nahyan dont l’émir, Sheik Khalifa bin Zayen al Nahyan, 63 ans, connu pour sa passion des courses de chameaux, "pèse" 15 milliards de dollars. Il contrôle, notamment, la compagnie pétrolière nationale, ADNOC. "Chaque goutte d’essence que les États-Unis achète pour leurs avions – plus de 800 millions de litres par an pour un montant de 5,2 milliards, depuis 2005, est payé à la famille al Nahyan via l’ADNOC." explique Newsweek. Aucun appel d’offre n’est lancé, comme est supposé le faire le Pentagone pour l’acquisition de tout ce qui touche au matériel militaire.
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dimanche, 03 juillet 2011
Le gouvernement allemand a autorisé la vente de 200 chars de combat "Leopard" à l'Arabie saoudite
Le gouvernement allemand a autorisé la vente de 200 chars de combat Leopard à l'Arabie saoudite, alors qu'elle refusait depuis des décennies de vendre des armes lourdes au royaume, écrit l'hebdomadaire Der Spiegel, samedi.
Le feu vert à cette vente a été donné la semaine dernière par le Conseil fédéral de la sécurité, ajoute Der Spiegel, qui ne cite pas de source. Les Saoudiens veulent acheter 200 chars Leopard 2A7+ (conçu pour les opérations urbaines), ce qui pourrait rapporter des milliards d'euros à l'industrie allemande de l'armement, notamment aux entreprises allemandes Kraus-Maffei et Rheinmetall, car il s'agirait de chars neufs, précise encore l'hebdomadaire.
Les Saoudiens étaient en contact avancé avec une filiale espagnole de General Electrics qui fabrique ces chars sous licence, mais une grande partie de cette commande devrait venir d'Allemagne, précise encore Der Spiegel.
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mercredi, 29 juin 2011
Egypte : violents affrontements au Caire
De violents affrontements ont opposé policiers et manifestants au Caire dans la nuit de mardi à mercredi, avant de cesser progressivement dans la journée, dans un climat de fortes tensions politiques et de critiques croissantes contre le pouvoir militaire.

Les heurts, parmi les plus graves depuis la chute en février du président Hosni Moubarak, ont opposé toute la nuit quelque 4.000 manifestants aux forces anti-émeutes, en particulier sur la place Tahrir, épicentre des rassemblements anti-régime du début de l'année.
Ces accrochages surviennent dans un climat politique tendu, marqué la semaine dernière par une manifestation violente de partisans de M. Moubarak au Caire. L'ancien chef d'Etat est actuellement hospitalisé à Charm el-Cheikh, au bord de la mer Rouge, en attendant l'ouverture de son procès prévue le 3 août.
Ces affrontements se sont également produits peu après l'annonce de la dissolution par la justice des conseils municipaux élus sous M. Moubarak et massivement dominés par les partisans de l'ancien régime.
L'armée est par ailleurs de plus en plus ouvertement critiquée par les mouvements issus de la révolte du début de l'année pour la manière dont elle gère la transition.
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Daguet, 20 ans après : Témoignage du général Ivanoff (ancien chef de corps du 1er REC)
"Une colonne de la Légion étrangère s’avance dans le bled en Syrie, la tête de la colonne est formée par le 1er Etranger d’cavalerie", rappelle le chant de tradition du régiment. C’était dans les années 1925-26. Soixante-cinq ans plus tard, en février 1991, le 1er REC était encore en tête de colonne, dans le désert saoudien, parmi les éléments de pointe de la division Daguet, elle-même initiatrice du grand mouvement enveloppant de la coalition alliée contre les armées de Saddam Hussein occupant le Koweït. Le Général Hubert Ivanoff, acteur et témoin de ce moment historique, accepte à son tour de partager ses souvenirs.
(Propos recueillis par Pierre BAYLE)
Pierre BAYLE : Comment êtes-vous partis dans le Golfe ?
Général IVANOFF : - En fait, j’ai commencé par ne pas partir… Le 4 août, lorsque Saddam a envahi le Koweït, j’étais au centre de repos du régiment, à Giens avec un escadron. J’ai dit au capitaine : "ça c’est pour nous, on est équipés pour !". Trois semaines plus tard, le général commandant la 6e Division légère blindée convoque ses chefs de corps et nous fait confidentiellement un tableau de la situation et des premières décisions. Nous n’étions pas de la partie, on avait choisi d’envoyer le 2e REI et le 1er Spahis, les autres unités devant les compléter en renforcements.
Ce n’était pas franchement une bonne nouvelle pour le REC. Le 1er et le 3e vont donc être envoyés pour renforcer le 1er Spahis et je dois prélever des officiers de l’état-major pour renforcer les états-majors du Spahis et de la Division. Comme le 2e escadron (Capitaine Yakovleff) était en compagnie tournante en Guyane, il me restait le 4e et l’escadron de commandement et des services (ECS du Capitaine Hensinger). Mais comme dix jours plus tard on m’a demandé d’envoyer le 4e escadron du capitaine Faure, équipé de VAB Hot Méphisto, à son tour en renforcement, je me suis senti bien seul en restant à Orange avec juste une grosse partie de l’ECS et un état-major ponctionné. La situation était littéralement insupportable.
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vendredi, 17 juin 2011
Des drones américains au Yémen ?
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mardi, 14 juin 2011
Assemblée nationale : audition sur le projet de loi en matière de coopération de défense avec les Émirats arabes unis (8 juin 2011)
La commission examine pour avis, sur le rapport de M. Guy Teissier, le projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement des Émirats arabes unis relatif à la coopération en matière de défense ainsi qu’un échange de lettres (n° 3193).
M. le président Guy Teissier, rapporteur pour avis. (...) J’en viens, en tant que rapporteur pour avis, à la présentation de l’accord de défense que la France a conclu avec les Émirats arabes unis le 26 mai 2009. Cet accord, très important pour nos deux pays, couronne un partenariat de longue date et s’inscrit pleinement dans la stratégie française de présence dans cette région névralgique. La France entretient depuis de nombreuses années des relations politiques privilégiées avec les Émirats arabes unis. S’étant intensifiées depuis 2007, elles ont débouché sur de nombreux partenariats dans le domaine de l’énergie nucléaire, des transports, de l’éducation et de la formation, sans oublier les arts et l’architecture. Ce nouvel accord de défense se substituera à celui conclu en 1995 et devenu insuffisant, tant du point de vue du champ de coopération couvert que de la protection offerte à notre personnel sur place.
Les Émirats se situent au cœur de "l’arc de crise", l’une des quatre zones critiques identifiées par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Dans cette région du monde, aux hydrocarbures indispensables à l’Europe, les évolutions en cours – poussée de l’Islam radical, antagonismes entre chiites et sunnites, programmes nucléaire et balistique iraniens – peuvent avoir un impact sur la sécurité de notre pays. Les récents mouvements de contestation dans plusieurs pays arabes sont venus rappeler la fragilité de beaucoup de régimes politiques, qui tranche avec la stabilité et la prospérité des Émirats arabes unis. Avec 6 millions d’habitants seulement, ils constituent la troisième économie du Moyen-Orient. Ils ont su, au cours des dernières décennies, diversifier leur économie en investissant massivement dans des projets d’avenir : transports, énergie, éducation ou encore tourisme.
Le Président de la République, après ses deux visites successives en 2008 et 2009, a conclu avec les Émirats arabes unis un partenariat dont il juge la portée "stratégique et historique".
Notre coopération militaire repose, depuis plus de quinze ans, sur l’aide à l’amélioration des capacités opérationnelles des deux parties, l’accompagnement des contrats d’armement, la formation des élites et, depuis peu, une présence militaire française permanente, qui constitue un tournant important dans nos relations avec les Émirats. Elle se traduit, depuis l’automne 2008, par l’implantation d’une base française à Abou Dabi qui regroupe toutes les composantes de l’armée française : un état-major interarmées de 50 militaires ainsi que des services de soutien communs et spécialisés employant 110 militaires ; une base aérienne de 140 soldats avec un escadron de chasse de six Rafale ; une base navale et de soutien de 40 marins, capable d’accueillir tous les bâtiments de la flotte, y compris le groupe aéronaval ; enfin, un groupement tactique interarmes de l’armée de terre de 330 hommes. Cette base française, la première ouverte à l’étranger depuis plus de cinquante ans, atteindra sa pleine capacité à l’horizon 2014, quand elle accueillera environ 600 militaires, après le transfert de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère basée à Djibouti.
Pourquoi une telle base est-elle si importante pour la France ?
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