vendredi, 30 septembre 2011

L'origine des ordres religieux militaires

Au début du XIe siècle, deux évêques, Adalbéron de Laon et Gérard de Cambrai formulaient en des termes voisins la théorie des trois ordres ou, mieux, des trois fonctions : la société chrétienne était composée de ceux qui prient, de ceux qui combattent et commandent, et de ceux qui travaillent : oratores, bellatores, laboratores ; une société en trois groupes hiérarchisés et solidaires. Un siècle plus tard, en 1120, neuf chevaliers conduits par Hugues de Payns, un champenois, fondaient à Jérusalem la chevalerie des "pauvres compagnons de combat du Christ et du Temple de Salomon" ; l'ordre du Temple était né. Qu'ils aient été Templiers, Porte-Glaive, Teutoniques, chevaliers de Calatrava, d'Alcàntara ou de Santiago, Hospitaliers de Saint-Jean..., ces hommes de foi et d'épée ont en quelque sorte transcendé cette dichotomie entre oratores et bellatores. Après avoir soulevé maints débats au Moyen-Âge, cette ambivalence est devenue un thème de recherche pour les historiens contemporains ; certains y trouvent une influence du ribât musulman, alors que d'autres les analysent comme une synthèse de la réforme grégorienne et de la croisade. L'historien Alain Demurger nous en dit plus sur les origines de cette chevalerie.



Chevalier de Saint Jean2.jpgUne nouveauté radicale

À l'issue de la première croisade et de la prise de Jérusalem en 1099 aux dépens des "infidèles" - ainsi appelait-on les musulmans, qui ne partageaient pas la foi chrétienne - sont fondés les États latins d'Orient : Édesse, Antioche, Jérusalem qui est un royaume, et enfin Tripoli. Les pèlerins chrétiens affluaient dans une Jérusalem désormais sous contrôle chrétien pour visiter les lieux marqués par la vie terrestre de Jésus : Bethléem, le Jourdain, le Mont des Oliviers, le Saint Sépulcre. D'Acre ou de Jaffa à la ville sainte, les routes n'étaient pas sûres. Le premier objectif annoncé par Hugues de Payns et ses compagnons étaient de protéger et défendre, au besoin par la force, ces pèlerins ; mais ils voulaient agir ainsi tout en menant une vie religieuse et en respectant une règle. Bien vite d'ailleurs, au-delà de ces opérations de police, les templiers sont amenés à participer aux combats pour la défense des États latins contre leurs voisins musulmans.

Le problème posé était sérieux : était-il possible d'exercer le métier des armes sous l'habit religieux ? Était-il licite de réunir dans un même institut l'orator et le bellator ? Comme toujours on peut expliquer cette "nouveauté" radicale par des facteurs endogènes ou par des facteurs exogènes.

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vendredi, 16 septembre 2011

William Wallace : Figure héroïque du patriotisme écossais

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mercredi, 14 septembre 2011

Les Vikings en France

Guerriers, marchands, prodigieux navigateurs, les Vikings, dès la fin du VIIIe siècle, établissent des routes maritimes de la Baltique à l'océan Atlantique. Après la mort de Charlemagne, ces Normands – ou hommes du Nord – débarquent aux abords des principaux fleuves du royaume franc, qu'ils remontent bientôt, pillant et semant la terreur.
 

vikings 10.jpg

En 911, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, le roi franc Charles le Simple concède des territoires au Norvégien Rollon.
 
Jean Renaud auteur de l'ouvrage Les Vikings en France retrace cette geste qui, en 150 ans, vit ces pillards coloniser les terres de Normandie, se convertir et s'intégrer dans la communauté franque, avant de repartir conquérir l'Angleterre.

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lundi, 12 septembre 2011

1415 : La bataille d'Azincourt

Comment l'armée française fut écrasée par les Anglais à Azincourt en 1415. Retour sur une bataille légendaire qui a signé le déclin de la chevalerie et relancé la guerre de Cent Ans.

En ce début de XVe siècle, la France et l'Angleterre sont les monarchies les plus puissantes d'Europe. Le 25 octobre 1415, à Azincourt, les troupes françaises sont écrasées par l'ennemi héréditaire. En quelques heures, malgré sa supériorité numérique, la fine fleur de la chevalerie française est décimée par les archers anglais, aussi adroits au long bow qu'à la masse. La bataille est d'une sauvagerie sans précédent. La soif de conquête du jeune roi Henry V est satisfaite : la France est à sa merci et il fonce sur Paris...

S'appuyant sur les travaux d'historiens français et britanniques, sur des reconstitutions et des images en 3D, le documentaire montre avec quel soin et quel pragmatisme les Anglais se sont préparés, face à l'inertie de Paris, paralysée par la démence de Charles VI.

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dimanche, 28 août 2011

Chefs de guerre : Richard Coeur de Lion, un combattant pour la foi

mercredi, 24 août 2011

Révoltes populaires au Moyen Age

Les révoltes populaires constituent un phénomène qui reste encore mal connu, aussi bien dans leur forme populaire qu’insurrectionnelle. Cela tient aux sources qui proviennent presque exclusivement des autorités et qui ne donnent que le point de vue des pouvoirs en place et des couches sociales dominantes. Les historiens ont certes étendu le champ de leur approche en complétant les chroniques par des sources judiciaires ou comptables. Mais ils restent tributaires du langage de la répression.
 
 
révolte,guerre,violence,moyen ageAinsi, pour désigner les révoltés du Bassin parisien en 1358, les chroniqueurs, appartenant au milieu clérical ou nobiliaire, les appellent "Jacques", de l’appellation "Jacques bonhomme" qui leur avait été donnée pour les tourner en dérision, et le chroniqueur Jean Froissart parle à leur sujet de "méchantes gens". D’autres traitent les révoltés de Gand, en 1380, de "ribauds, chétifs et merdailles". Dans tous les cas, ces jugements de valeur font référence aux populares, aux populaires, que les textes appellent aussi "le commun", le "peuple", "les menus" (contre les "gros" ), ou encore, chez ceux qui s’inspirent d’Aristote, les "gens mécaniques". Ces termes sont assez vagues, mais ils désignent les catégories inférieures de la société, par opposition à ceux que la fortune, le pouvoir, la notoriété sociale placent en position hiérarchiquement supérieure. Le problème consiste à situer la limite de cette stratigraphie sociale. Par exemple, parmi les révoltés de 1381, en Angleterre, on compte de nombreux membres du clergé, tel John Ball. Peut-on les considérer comme partie prenante du peuple, voire du petit peuple ? Si leur absence de fortune les place bien dans cette catégorie, ils font néanmoins partie du clergé et bénéficient d’un prestige qui les détache du peuple. A l’inverse, faut-il créer un fâcheux amalgame entre les populaires et les miséreux, ou encore les mendiants, et les englober tous dans le groupe des marginaux ? Le fait que les révoltes populaires soient, avant tout, aux yeux des contemporains, des troubles qui remettent en cause la hiérarchie sociale, ne doit pas dispenser d’une analyse fine des acteurs qui les animent. Quant à la révolte elle-même, les mots sont variés et ambigus. Elle commence avec le « murmure », lequel, dans les textes, se démarque mal de la rumeur. Le terme « effroi » ou celui de « commotion » sont employés dans un second temps pour montrer la peur et le choc que fait naître l’insurrection. Christine de Pizan et le récit anonyme du Bourgeois de Paris emplie aussi le mot "fureur" pour désigner les révoltes parisiennes de 1413 (Cabochiens) et de 1418. Les textes peuvent parler de conjuration, d’alliances ou de complots, mettant l’accent sur le serment et les contrats qui unissent les insurgés, ainsi que sur le caractère secret et inquiétant de la préparation. Enfin, l’emploi des termes "rébellion" ou "sédition" met l’accent sur l’infraction politique que commettent les insurgés par rapport aux pouvoirs établis et, du même coup, sur sa condamnation. Il est significatif que ces expressions politiques apparaissent surtout aux deux derniers siècles du Moyen Age, au moment où les pouvoirs étatiques s’affirment et où, sous l’influence du droit romain, se met en place le crime de lèse-majesté. Le vocabulaire reste donc ambigu, mais il donne quelques aperçus de la diffusion possible de la révolte par la rumeur, de sa structuration par la foi jurée, de son impact traumatisant et institutionnel. Saisir la révolte populaire est d’autant plus difficile qu’elle se confond parfois avec des manifestations hérétiques ou des dénonciations de l’hérésie, surtout pour les périodes les plus anciennes du Moyen Age. Il en est ainsi des Patarins de Milan (littéralement, ceux qui sont vêtus de chiffons) qui, entre 1045 et 1085, sont en lutte contre l’archevêque de la ville et dénoncent à la fois la simonie et le concubinage des prêtres. Ces insurgés sont en fait des fanatiques de la réforme grégorienne que leurs adversaires traitent d’hérétiques. Si leur mouvement donne aussi naissance à des revendications sociales, les Patarins ne rassemblent pas l’ensemble du petit peuple. D’autres insurrections à cette époque dans les villes du nord de la France, vont dans le même sens. De façon générale, le lien que l’hérésie entretient avec un idéal de pauvreté exacerbé facilite l’amalgame.

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vendredi, 05 août 2011

Les armées des ducs de Bourgogne

L'apparition d'un "État bourguignon" ne se manifesta pas seulement par le développement d'institutions judiciaires, financières et administratives, par l'essor d'une société politique et l'élaboration d'une idéologie, mais aussi par l'existence d'une force armée et d'une société militaire dévouées au prince et à la "chose publique". 

bourgogne,armée,chevalierA la base de la puissance bourguignonne, on trouve une noblesse d'armes qui fournissait au duc les cadres de ses armées. Le commandement en chef était exercé, le cas échéant, par le duc lui-même, y compris sur le champ de bataille : ainsi Jean sans Peur à Othée en 1408, Philippe le Bon à Mons-en-Vimeu en 1421, à Gavre, en 1453, et Charles le Téméraire, qui paya tant de sa personne qu'il finit par mourir au combat à Nancy le 5 janvier 1477. Les chefs et capitaines des armées ducales étaient désignés par le prince et, au sein de ce groupe, le maréchal de Bourgogne était le détenteur d'un des rares offices militaires permanents. Ce maréchal de Bourgogne, toujours choisi au sein de la haute noblesse des deux Bourgognes, était nommé et révoqué librement par le duc, ce qui le distinguait des autres maréchaux des principautés bourguignonnes, maréchal de Brabant, maréchal de Hainaut, maréchal de Flandre, maréchal de Luxembourg, dont la dignité était héréditaire et la charge purement honorifique. Il était chef de l'armée lorsque le prince était absent et commandant de l'avant-garde lorsqu'il était présent. Sur le plan administratif, il était en principe responsable du contrôle des effectifs et de l'état des troupes lors des "montres d'armes" et des revues. Fait important, la compétence et l'autorité du maréchal de Bourgogne n'étaient pas limitées aux troupes levées dans les deux Bourgognes, mais s'étendaient à l'ensemble des gens de guerre servant le duc. 

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jeudi, 14 juillet 2011

Dublin, la force des Vikings

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dimanche, 10 juillet 2011

Les cris de guerre

guerre

 "Mont-joie Saint Denis"
Il s'agit du cri de guerre des capétiens, véritable signe de ralliement autour du royaume de France.
L'origine de ce cri serait liée à celle des monts-joie, qui sont des collines. Une mont-joie existait à 3 km de la basilique de Saint Denis, et avait un caractère sacré par le fait qu'elle aurait été le lieu du martyr de Saint Denis au IIIe siècle. "Mont-joie Saint Denis" associerait ainsi la royauté à un lieu sacré, comme pour mieux auréoler le pouvoir royal.
 
 "Dieu et mon droit"
Cri de guerre des Anglais à la bataille de Crécy où le roi d'Angleterre réclamait son droit à la couronne de France.

"In deffens" (Pour ma défense)
Cri de guerre des rois d'Écosse.

"Diex aye dam" (Dieu nous aide)
Cri de guerre des ducs de Normandie.

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mercredi, 15 juin 2011

Condottieres et mercenaires au Moyen-Age

Les armées médiévales étaient fondées sur la vassalité féodale, sur le recrutement de milices populaires, puis sur l'emploi croissant de mercenaires. A la fin du XVe siècle, au point de vue militaire, la vassalité avait cessé de fonctionner ; le recrutement populaire, s'il ne s'éteignit pas tout à fait, devint militairement inefficace. Il ne resta donc que les armées de mercenaires, qui allaient dominer le théâtre militaire jusqu'au XVIIe siècle. La couronne d'Angleterre y avait recouru pendant la guerre de Cent Ans, et, au fur et à mesure que ce conflit avait pris de l'extension, le nombre des mercenaires n'avait cessé d'augmenter.

chevalier italien2.jpgMais en Italie, c'est depuis le XIIIe siècle que le mercenariat allait toujours croissant. La ligue lombarde et la papauté avaient fini par venir à bout des prétentions des Hohenstaufen, qui voulaient conquérir l'Italie. Une fois les Hohenstaufen vaincus et leur menace éliminée, les villes d'Italie commencèrent à entrer en conflit les unes avec les autres. Il s'ensuivit deux siècles de guerres entre Venise, Gênes et Milan, et ces luttes fratricides ne prirent fin que lorsqu'une puissance étrangère entra dans le jeu : l'empereur Charles Quint et la lignée espagnole des Habsbourg étendirent leur domination sur la péninsule italienne. Au début, ces guerres internes étaient menées au moyen de forces levées par chaque ville parmi sa population, mais, par la suite, cette lutte perpétuelle épuisa à tel point les citoyens de ces petits États que ceux-ci furent forcés de recourir à des mercenaires. Les villes italiennes n'étaient pas seulement en guerre les unes avec les autres ; elles subissaient aussi d'interminables querelles intestines, car, après le passage des Hohenstaufen, les partisans de la cause impériale, les Gibelins, se trouvèrent en opposition avec leurs adversaires, les Guelfes, quant au gouvernement des villes ; et, quand cette vieille querelle finit par passer à l'arrière-plan, ce furent les rivalités entre les grandes familles dirigeantes qui prirent le relais. A ce moment, celles-ci en arrivèrent à s'en remettre à tel point aux mercenaires pour la défense de leur cause que ces groupes de soldats de fortune finirent par s'émanciper des pouvoirs politiques qui les avaient appelés. Contrairement aux mercenaires du nord des Alpes, ceux d'Italie se rassemblèrent en corporations qui élisaient leurs chefs, ou ils se rangèrent sous les ordres de leur chef, le condottiere, et se mirent à agir en tant que pouvoir indépendant.

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mardi, 07 juin 2011

La légende du Roi Arthur, avec l'historien Martin Aurell

podcast

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Sur les traces de Guillaume le Conquérant...

Fabuleuse épopée.png

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mardi, 10 mai 2011

"La France : des origines à la Guerre de Cent ans", par Ferdinand LOT

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jeudi, 28 avril 2011

Exposition - L’Épée : usages, mythes et symboles (Musée de Cluny, Paris)

L’épée est sans doute l’un des objets les plus représentatifs du Moyen Âge. Elle est à la fois arme de guerre, signe de pouvoir et de justice, objet d’apparat. Aucune autre production profane de cette époque n’a suscité autant d’intérêt et de fascination. L’épée. Usages, mythes et symboles est la première manifestation consacrée à ce thème. Elle réunit 120 oeuvres : un ensemble d’épées couvrant toute la période du Ve au XVe siècle, dont certaines mythiques comme celle de Jeanne d’Arc, ainsi que des manuscrits, peintures, objets d’orfèvrerie et ivoires.

epee-cluny.jpgL’objet "technique" 

L’épée est présente dans toutes les civilisations pratiquant la métallurgie, de l’âge du cuivre jusqu’à l’époque contemporaine. À travers des objets archéologiques, la première section de l’exposition présente les aspects relatifs à sa fabrication. L’univers des ateliers et des forges est, par exemple, évoqué avec l’épée de Gicelin (première moitié du XIe siècle), qui porte la signature de son forgeron. Quelle que soit sa forme, une épée est immédiatement reconnaissable à ses quatre parties : la lame, la garde, la fusée, le pommeau. 

Au-delà de ces éléments invariables, il existe une extraordinaire variété de types (dague, fauchon, Messer) et de décors. Ceux-ci, qu’ils soient très simples ou au contraire foisonnants et luxueux, sont bien souvent révélateurs d’un contexte social et artistique.

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lundi, 04 avril 2011

Le grand Amiral de France Jean de Vienne devient le maître absolu de la Manche (1/2)

 

blason jean de vienne.jpgJean de Vienne [Dole, 1321 ou 1341 - Nicopolis (Bulgarie), 1396], Seigneur de Roulans en Franche-Comté, était un général et amiral français durant la guerre de Cent Ans.

Il commença sa carrière militaire à l'âge de 9 ans et fut fait chevalier à 21 ans. À 24 ans, il fut nommé capitaine-général de Franche-Comté. Il fut ensuite gouverneur de Calais quand la ville fut prise par le roi d'Angleterre Édouard III et fut fait prisonnier.

En 1373, Charles V le nomma amiral de France. Il réorganisa la marine, mis en place un important programme de construction, créa les gardes-côtes, organisa des surveillances sur les côtes et délivra des licences pour construire et vendre des bateaux.

Jean de Vienne fut le premier à comprendre que les opérations navales pouvaient porter atteinte à l'Angleterre et il conduisit plusieurs expéditions contre les côtes sud anglaises de Plymouth en passant par l'île de Wight jusqu'à Rye situé non loin d'Hasting (connu pour la bataille qu'y gagna Guillaume le Conquérant).

Entre 1381 et 1385, il se battit contre les Néerlandais, notamment lors de la bataille de Rosbec. En 1385, sur sa demande, il débarqua en Écosse avec 180 navires afin d'envahir l'Angleterre mais, au terme d'une expédition désastreuse pour son armée qu'avaient abandonné les écossais, il dut faire retraite.

Après que Charles VI succéda à son père Charles V sur le trône de France, la marine déclina car Charles VI ne partageait pas l'intérêt de son père. Jean de Vienne rejoignit alors la croisade du roi Sigismond de Hongrie contre l'empire ottoman. Il fut tué lors de la bataille de Nicopolis en Bulgarie. 

— Mais il est guerrier de terre et non point coureur de mer !

Toute la cour de France est scandalisée. En ce 27 décembre de l'an de grâce 1373, le roi Charles V vient de nommer Amiral de France, Jean de Vienne, sire de Roulans, en Franche-Comté.

— Et il est à peine âgé de 32 ans !

Le souverain, qui restera dans l'Histoire sous le nom de Charles le Sage, tient pourtant à son choix. Il est d'à peine trois ans l'aîné de Jean de Vienne et sait ce que la Couronne doit à ce jeune seigneur.

— Qu'importe ! Ce qui compte, c'est la vaillance et la fidélité. Sans être, lui non plus, homme de mer, messire Bertrand Du Guesclin, au mois d'août de cette année, a bien pris la tête d'une flotte pour ravager Jersey et mettre à mal ses garnisons anglaises. Ignorez-vous qu'il s'est emparé aussi de deux hourques armées devant La Rochelle ? Et pourtant le Dogue Noir de Brocéliande n'avait jamais combattu sur les flots !

— Oui, sire. Mais il est Breton. Et les Bretons ont de l'eau de mer dans le sang. Tous. Même ceux d'Argoat.

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Le grand Amiral de France Jean de Vienne devient le maître absolu de la Manche (2/2)

Jean_de_Vienne.jpgLa France victime des intrigues des régents du royaume

Etabli en Normandie, Jean de Vienne peut tout à loisir surveiller ses chantiers du Clos des Galées de Rouen et presser la construction des nefs. Il ne cache guère sa hâte de reprendre la mer. Pourtant, il passera toute cette année 1379 à terre, ruminant ses hantises de raids, de poursuites et d'abordages.

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jeudi, 17 février 2011

La conquête musulmane de l'Occident

Il a suffi des dix années qui ont suivi la mort du Prophète Mohammed, survenue à Médine en 632, pour que la carte de l'Orient soit complètement bouleversée. Après la défaite infligée aux Byzantins sur les rives du Yarmouk dès 636, les Perses sassanides sont vaincus à Qâdissiya l'année suivante. Damas, Jérusalem et Ctésiphon tombent en quelques mois aux mains des cavaliers arabes porteurs de la foi nouvelle et, dès 639, une première incursion dans le delta du Nil prélude à la chute d'Alexandrie, évacuée par les Byzantins en 642, puis reprise avant de tomber définitivement aux mains des musulmans en 645. La facilité avec laquelle l'Égypte a été subjuguée – conséquence des antagonismes religieux qui l'opposaient à Constantinople – encourage naturellement les conquérants à pousser plus loin vers l'ouest. Dès 642, Barca et la Cyrénaïque passent au pouvoir des envahisseurs, qui s'emparent de Tripoli l'année suivante. Un siècle plus tard, le Maghreb, largement converti et mobilisé contre un ennemi commun, lance ses armées par-delà le détroit de Gibraltar. Après avoir conquis l'Espagne, les musulmans, arrêtés à Poitiers par les chevaliers francs, vont lancer des raids de pillages sur les côtes italiennes, envahir la Provence, s'installer en Sicile… Il faudra attendre la prise de Tolède en 1085 et le début des croisades pour voir s'inverser le rapport de forces.

Arabe.jpgLes conquérants musulmans à l'assaut de l'Afrique du Nord

La proximité des riches terroirs de l'Africa – que les Arabes nommeront Ifriqiya et qui forme l'actuelle Tunisie – et les perspectives de butin qu'offrent ses nombreuses et opulentes cités ne peuvent que susciter les convoitises des vainqueurs de l'Égypte même si les premiers califes demeurent réticents à l'idée de pousser aussi loin les conquêtes arabes. Les sources relatives à l'irruption des musulmans en Afrique du nord-ouest sont rares et postérieures d'un ou deux siècles aux événements qu'elles relatent. Il convient donc de tenir compte du caractère légendaire de certains épisodes et de la volonté de donner à divers personnages une dimension héroïque sans doute bien éloignée de la réalité historique. Alors que le calife Omar était résolument hostile à toute nouvelle poussée vers l'ouest, son successeur Othman autorise le gouverneur d'Égypte, Abdallah ibn Sa'd, à tenter l'aventure. En 647, Ibn Sa'd écrase près de Sufetula (Sbeitla) l'armée byzantine du patrice Grégoire qui est tué au cours de l'affrontement.

Le pillage de Sufetula et les razzias opérées dans le sud de la Byzacène – l'actuelle Tunisie centrale – permettent alors d'accumuler un énorme butin et, quand les Byzantins proposent de verser une grosse indemnité de guerre pour acheter le repli des envahisseurs, ceux-ci – qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour assiéger les villes du nord de l'Ifriqiya – acceptent de bonne grâce de regagner l'Égypte.

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mercredi, 16 février 2011

Les blessures de guerre et l'armement au Moyen Age dans l'Occident latin

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lundi, 14 février 2011

En kiosque : 1066, Guillaume le Conquérant

Les hauts faits d’armes de Guillaume le Conquérant ont été immortalisés pour la postérité sur un tissu d’une cinquantaine de centimètre et d’une septantaine de mètres de longueur, une remarquable broderie fine inadéquatement surnommée "la tapisserie de Bayeux".

Cette pièce maîtresse de l’art pictural fait l’objet d’une étude méticuleuse et n’a pas encore livré tous ses secrets. La broderie relate l’histoire d’une trahison puis d’une conquête au moyen d’une multitude de personnages, d’animaux, de bateaux et de châteaux agrémentés de textes explicatifs. Cette particularité a incité quelques experts à qualifier cette "tapisserie de Bayeux" de première bande dessinée moderne. Sa confection remonterait à la fin du XIe siècle. Elle raconte l’histoire de la bataille de Hastings qui opposa Normands et Saxons en 1066.

La victoire de Guillaume sur son cousin parjure Harold a marqué le développement européen. Les auteurs de cette BD ont choisi de restituer très fidèlement la succession des événements tels qu’ils figurent sur la broderie. Leur récit ne souffre en rien de la rigidité apparente de la narration originale. Le sujet de départ présenterait même une fluidité naturelle.

En ce sens, la tapisserie de Bayeux mérite sa renommée. Une adaptation qui donne envie de décrypter l’original : "1066. Guillaume le Conquérant", par Tenderini et Weber, aux éditions Le Lombard.

1066.png

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mardi, 08 février 2011

Servir ? La noblesse française face aux sollicitations militaires du roi (fin du règne de Saint Louis-fin du règne de Philippe le Bel)

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