lundi, 09 avril 2012
Soldat irrégulier : exemple espagnol
La guérilla espagnole contre l'armée napoléonienne sous l'éclairage de Carl Schmitt
C’est dans le contexte des guerres napoléoniennes, et plus précisément à l’occasion de la guerre de résistance espagnole contre l’occupation française, entre 1808 et 1813, que va émerger pour le juriste politique allemand Carl Schmitt (1888-1985) la figure conceptuelle du "partisan" moderne, à savoir d’un "soldat irrégulier" pensé en tant que tel ; à cette occasion, pour la première fois, un cadre juridico-politique explicite lui est conféré. Ce qui ne sera pas sans conséquences quant au droit de la guerre classique qui avait prévalu jusque-là.
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vendredi, 06 avril 2012
Alésia : Revivez notre histoire gauloise...et romaine
En plein cœur de la Bourgogne côte-d’orienne, dans un écrin de verdure exceptionnel, venez découvrir le temps d'une excursion le nouveau Centre d’interprétation du MuséoParc Alésia, équipement du Conseil Général de la Côte-d'Or. Il constitue le premier maillon du MuséoParc Alésia.
Soucieux de fonder l’aménagement du site d’Alésia sur des bases scientifiques incontestables, le Conseil Général de la Côte-d’Or, en partenariat avec le ministère de la Culture, s’est appuyé sur un conseil scientifique réunissant des spécialistes internationalement reconnus pour faire émerger ce nouvel équipement.
Cliquez sur l'image pour accéder au site
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mercredi, 04 avril 2012
Un jardin terriblement Anglais...par Olivier ENTRAYGUES
Pour mieux appréhender les relations Franco-britannique il est primordial de nous placer sous l’angle spécifique de l’ethnologue qui scruterait page après page les connotations culturalistes laissées et incarnées par l’Empire Britannique.
Il s’agit en définitive pour un lecteur français d’un regard croisé, d’une vue de l’autre côté du Channel pour oublier les vieilles querelles liées à la perfide Albion où Crécy, Azincourt, Jeanne d’Arc, Jean Bart, Marlborough, Maurice de Saxe, l’amiral Nelson, le Duc de Wellington, l’Aiglon, le commandant Marchand, Dunkerque, Mers-el-Kébir seraient évoquées sans relâche. On parlera donc ici d’un nouveau type de relation franco-anglaise car cette étape indispensable doit conduire le Gaulois à découvrir une lecture de l’Anglais par un Anglais terriblement anglais !
Dans ces mémoires après avoir écrit qu’il avait mis à profit les courant d’idées déclenchées par le général Fuller (1) Charles De Gaulle rapporte une conversation qu’il semble avoir eue avec le Premier Ministre britannique vers le 20 juin 1940 : « M. Churchill et moi tombâmes modestement d’accord pour tirer des événements qui avaient brisés l’Occident, cette conclusion banale mais définitive : en fin de compte, l’Angleterre est une île ; la France, le cap d’un continent ; l’Amérique, un autre monde (2) ». Or, lorsque l’on cherche à aborder les caractéristiques d’une nation qui nous est étrangère nous devons éviter d’entrer dans les domaines de la subjectivité et de la relativité. C’est un exercice difficile et délicat que le chef de la France Libre avait redoutablement saisi lorsqu’il prononce le 25 novembre 1941 le discours en l’Université d’Oxford que l’écrivain Maurice Barrès qualifié de « lieux où souffle l’esprit ». Le général commence son discours en écrivant : « Quand on parlait à M. Thiers des relations franco-anglaises, il avait coutume d’écouter en silence le discours de son interlocuteur. Puis il disait, en regardant par-dessus ses lunettes : « Comme cela est intéressant ! Mais n’aurait-il pas suffi de dire que l’Angleterre est une île ? M. Thiers entendait que ce simple aphorisme géographique expliquait complètement tout ce qui s’est passé, tout ce qui se passe et tout ce qui se passera entre la nation française et la nation britannique. » Certes cette théorie de M. Thiers qui soutient que la position insulaire de la Grande-Bretagne a déterminé le fil de son histoire permet de définir en un seul mot un Anglais ordinaire. Cette homme est un îlien qui raisonne en îlien par opposition au domaine continental que représente la vieille Europe. En se qualifiant d’îlien, maritime nation, cet Anglais anonyme, nous a tout appris ou il ne nous encore rien enseigné ! Ainsi pour allez plus loin dans cette démarche, la connaissance de l’autre, l’altérité, le Gaulois doit maintenant chercher à décrypter afin de mieux saisir ce jardin verdoyant qui définit l’Anglitude…. La relecture du discours d’Oxford devient alors un exercice incontournable...
(1) Charles De Gaulle, Mémoires, Plon, Paris, 1954, Tome 1, L’Appel, chapitre La pente pages 16 et 17.
(2) Ibid., chapitre La France Libre, page 112
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mardi, 03 avril 2012
Conférence du CFHM (Commission française d'histoire militaire) : La Guerre d'Indochine 1946-1954

École militaire
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lundi, 02 avril 2012
Au Moyen Age tout chevalier était lettré, selon Martin Aurell (actualisé)
La renaissance n’a pas eu lieu au XVIe siècle mais bien aux XIIe et XIIIe siècle si l’on en croit Martin Aurell (Prix Bordin 2008 de l’Académie des inscriptions et des belles-lettres).
Avec son étude sur le savoir et la conduite de l’aristocratie à l’époque médiévale, il décrit l’imprégnation littéraire des milieux chevaleresques.
Son livre "Le Chevalier lettré" constitue une monographie admirablement bien documentée sur la culture en un temps que l’on a trop souvent considéré comme un âge obscur.
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dimanche, 01 avril 2012
Opération "Tempête du Désert" : la guerre aérienne
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jeudi, 29 mars 2012
Johann Wallish : Au coeur de trois guerres (Témoignage)
Le nouveau magazine "Légion étrangère" permet aux lecteurs de Theatrum Belli de lire en avant-première le témoignage passionnant de Johann Wallish qui est passé de l'armée allemande à la Légion étrangère...et plusieurs guerres. (Crédit photos : ECPAD).
L’adjudant-chef Wallish a servi 15 ans et demi à la Légion étrangère (février 1946 – août 1962). Il a effectué trois séjours en Indochine. Blessé et prisonnier à Dien Bien Phu, il est titulaire de 8 citations dont 2 à l’ordre de l’armée. Il est également commandeur dans l’ordre national de la Légion d’honneur, médaillé militaire et titulaire de la croix de guerre TOE et de la valeur militaire.
En 1987, il sera désigné comme porteur de la main du Capitaine Danjou pour les cérémonies de Camerone à Aubagne.
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Johann Wallish est de ces hommes dont le destin a été marqué du sceau de la guerre. Enrôlé à 17 ans, le jeune maréchal–ferrant autrichien se retrouve engagé au combat contre les Alliés en Normandie. Capturé en 1945, ne pouvant revenir à Vienne, il s’engage à la Légion étrangère et part pour l’Indochine. De cette vie exceptionnelle, il a fait un livre "Enfant du Danube, Fils de France" (1). Retour sur un parcours hors du commun qui commence dans une forge du 3e arrondissement de Vienne…
1940. J’ai quatorze ans et mon père me place chez Joseph Jiras pour que j’apprenne le métier de maréchal-ferrant. Nous avons énormément de travail dans cette entreprise forte d’une dizaine d’employés. La forge de monsieur Jiras travaille essentiellement pour l’armée. La production industrielle est d’un intérêt primordial pour l’effort de guerre nazi et chaque ouvrier doit consacrer ses forces et son temps à son travail.
Fils de Sturmfürher
Bien qu’étant apprenti, mon travail a lui aussi été jugé vital pour le succès des armes du Reich et c’est à ce titre que je suis dispensé de m’inscrire à la Hitlerjugend. Le 25 août 1942, je suis dans une brasserie avec des amis et des SS sont dans la salle (2) et une bagarre éclate, à laquelle je prends part. L’heure est grave. La bagarre a été d’importance et elle a opposé les tenants du régime national-socialiste à de jeunes civils… je ne sais que faire ! (…) Avec un camarade, nous décidons de quitter le pays par des chemins détournés vers Bregenz, une ville frontière avec la Suisse, posée au bord du lac de Constance. Lors de notre tentative au petit matin, nous sommes repérés et interpellés par les garde-frontières (…) Après un rapide interrogatoire, mon camarade Karl et moi sommes internés à l’Arbeitserziehungslager (3) de Recklinghausen. Dans les miradors, des SS montent la garde… Nous redoutons un durcissement des interrogatoires de la part de nos geôliers car désormais, c’est la Gestapo qui mène le bal. Je maintiens l’excuse de la promenade touristique et les coups de poing pleuvent. J’ai mal. J’ai peur. Durant l’interrogatoire, je parviens tout de même à leur signaler que je suis le fils de mon père ce qui est plutôt banal mais dans la grande Allemagne du IIIe Reich, cela revient à dire "je suis le fils du Sturmfürher du 22e arrondissement de Vienne".
Les coups cessent et l’interrogatoire est suspendu. (…) Le retour à Vienne ne se passe pas idéalement. Je suis placé dans un établissement surveillé dans lequel je peux néanmoins continuer mon apprentissage de forgeron. L’obtention de mon diplôme ne m’absout pas et "ces messieurs" me conseillent de m’engager dans l’armée. C’est durant cet internement que je signe mon engagement fin août 1943, j’ai 17 ans.
Après un passage au RAD (4), obligatoire avant toute incorporation militaire, je dis "Adieu" à ma mère et à mes petits frères le 25 janvier 1944 et je me présente au Westbahnof (5) de Vienne. Deux jours après, je rejoins mon unité le Fliegerausbildungsregiment (6) n°118 stationné près de Cologne.
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mardi, 27 mars 2012
Les origines du système régimentaire
"Groupe les hommes, Agamemnon, par pays et par clan, pour que le clan serve d’appui au clan, le pays au pays. Si tu agis ainsi et si les Achéens te suivent, tu sauras qui, des chefs et des hommes, est un brave ou un lâche, puisqu’ils iront par groupes à la bataille ; tu sauras enfin si ce sont les dieux qui doivent t’empêcher d’enlever la ville, ou les hommes par lâcheté et ignorance de la guerre". (Iliade. II, 362-368)
La cohésion unique en son genre qui existait entre les individus dans une phalange compte pour beaucoup dans la réussite des hoplites grecs qui contraste, en particulier, avec le cas des troupes étrangères. Bien que divisés par des rivalités entre cités, gravement inférieurs en nombre, rassemblés à la hâte et victimes d'une grave trahison, les Grecs attaqués pendant les Guerres Médiques mirent en déroute les envahisseurs orientaux dans presque toutes les batailles terrestres où ils les affrontèrent. Outre la présence des généraux grecs sur le champ de bataille, l'élément clé fut sans doute la camaraderie qui régnait dans les rangs grecs, la confiance qui venait des liens entre les hoplites dans la phalange, ce qui put permettre à Léonidas, à la veille d'un anéantissement certain, quand Xerxès lui dit de rendre les armes, de répliquer simplement au nom de ses hommes : "Viens les prendre". (Plutarque Mor. 225 D 11).
La confiance dans son chef et dans ses armes, et aussi l'amour de la patrie et l'expérience des batailles passées peuvent, ensemble expliquer pourquoi une armée une fois engagée opère avec succès sur le champ de bataille. Mais cela explique-t-il entièrement pourquoi des individus acceptent de soutenir la vue du combat et d'avancer, dans les dernières secondes, contre les lances de l'ennemi ? Beaucoup d'hoplites grecs, il est vrai, ont pu se trouver en état d'ébriété, mais l'usage de la boisson était moins nécessaire pour convaincre un hoplite de charger que pour aider son cœur à supporter cette perspective. Je suggère que les soldats de la cité affrontaient la charge de l'ennemi à cause de leur général et à cause des hommes placés à leurs côtés, de leur volonté de les protéger des coups de pointe de l'ennemi, de la honte qu'ils auraient eu de se conduire en couards devant eux. L'idéal de l'homme brave, à leurs yeux, était le héros du vieux poème de Callinos (I, 20-22) :
"S'il vit, voyant partout croître sa renommée,
Rempart de son pays, mortel égal aux dieux,
On le contemple seul, il vaut seul une armée."
(Traduction de Firmin Didot).
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La guerre de course en France de Louis XIV à Napoléon Ier
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"La Bataille", le roman de Patrick Rambaud adapté en BD
Mai 1809 : La Grande Armée de Napoléon s'apprête à traverser le Danube sur l'immense pont flottant construit en une nuit par le génie français. De l'autre côté du fleuve, l'Archiduc Charles et les armées autrichiennes les attendent, bien décidés à venger l'humiliation d'Austerlitz. L'horreur est en marche.
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dimanche, 25 mars 2012
Les Hittites et le 1er empire d'Asie mineure
Les Hittites, civilisation indo-européenne qui domina l'Asie mineure pendant une grande partie du IIe millénaire avant l'ère chrétienne, tinrent tête à Ramsès II et entretinrent des relations d'égal à égal avec l’Égypte des Pharaons avant d'être anéantis par l'Empire assyrien. Excellents architectes militaires, vaillants conquérants disposant d'une des premières armées au monde à posséder des armes de fer et des chars, ils tombèrent pourtant dans l'oubli jusqu'au début du XXe siècle.
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samedi, 24 mars 2012
Rome et le recrutement de mercenaires
Ce fut à partir du IVe siècle avant J.-C. que se développa en Grèce le mercenariat qui devint bientôt la composante essentielle des armées hellénistiques dans les royaumes issus du démembrement de l’empire d’Alexandre. À la veille des guerres puniques, les mercenaires constituaient également un effectif important de l’armée carthaginoise (1).
Yvon Garlan définit à juste titre le mercenaire comme "un soldat professionnel dont la conduite est avant tout dictée, non par son appartenance à une communauté politique, mais par l’appât du gain". C’est en effet à la fois un « spécialiste, un apatride et un stipendié » (2). À la différence des armées hellénistiques, l’armée romaine était une armée de conscrits. C’est ce que souligne l’historien Polybe (VI 52, 3-4) dans une célèbre comparaison : "Pour ce qui est de la guerre sur terre, les Romains ont de bien meilleurs soldats, car ils consacrent tous leurs soins à l’entraînement tandis que les Carthaginois négligent tout à fait leur infanterie et n’accordent que peu d’attention à la cavalerie. La raison en est que les troupes qu’ils emploient sont des mercenaires (misthophoroi) étrangers, tandis que celles des Romains sont des gens du pays et des citoyens." (3)
Le soldat, s’il recevait une solde depuis la prise de Véies en 396, ne se concevait en effet que citoyen. Le service militaire n’était pas un métier, mais un devoir civique. Telle est la toile de fond sur laquelle se pose la question du recrutement de mercenaires à Rome : les Romains avaient-ils fait malgré tout appel à eux, quand et pourquoi ?
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mercredi, 21 mars 2012
RDN : La défense souterraine dans les villes françaises du Moyen Âge (article écrit en 1947)
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mardi, 20 mars 2012
Machiavel, homme de guerre
Si Machiavel ne possédait pas l'insatiable appétit d'un Jules II pour les conquêtes territoriales, et cette ambition qu'il avait de faire de l'Église le premier État italien, d'abord, puis le seul État italien lorsqu'il aurait englobé tous les autres, il y avait une passion qu'il partageait avec lui : la passion de la guerre, et l'amour des choses militaires.
Cette passion ne se manifestait pas de la même manière chez ces deux hommes. L'un aimait dans la guerre les ardentes chevauchées, le mouvement, l'action, les embuscades que l'on dispose pour l'adversaire et celles que l'on évite soi-même. La guerre c'était la galopade dans le petit jour, avec, derrière soi, le tumulte des chevaliers bardés de fer. C'était les bataillons de fantassins courant sur les coteaux, se glissant à travers les forêts, les escadrons déployant dans la plaine leur carrousel cruel. Pour l'autre, c'est un jeu raffiné, que le sédentaire peut tout aussi bien jouer; une partie d'échecs. L'un aime les soldats splendidement habillés, les panaches flottants, les fifres aigus et les longs tambours, l'acier miroitant et les beaux chevaux. Pour l'autre, un régiment est un pion sur l'échiquier et le soldat un élément presque abstrait, un chiffre dans le déroulement du kriegspiel. Sur les dessins qui illustreront son Arte della Guerra, hommes et batailIons sont figurés par des signes typographiques. Le thêta grec représente un canon, le "T" majuscule le connétable de la bataille, le "D" majuscule le chef de bataillon, "z" est un drapeau et "s" la musique. Il les dispose sur sa feuille de papier, comme un enfant qui s'amuse avec ses soldats de plomb, mais ici l'être vivant est réduit à une lettre, le piquier n'est plus qu'un "o", le chevau-léger un "e", l'homme d'armes un "r", et ainsi de suite. Malgré cela, les combinaisons militaires qu'il organise avec ces caractères sont extrêmement vivantes parce que l'art de la guerre pour lui est un art vivant et la stratégie une science vivante.
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jeudi, 15 mars 2012
Webtv festival : votez pour le webdoc de l'ECPAD sur la division Daguet
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Pierre Schoendoerffer : La section Anderson (Vietnam 1967)
Prodigieux reportage, admirable dans sa vérité, sa sobriété, son intensité, filmé heure par heure au cours des 6 semaines que l'équipe de "Cinq colonnes à la une" accompagnant le réalisateur Pierre SCHOENDOERFFER a passé au sein d'une section combattante américaine, au Vietnam. Les 33 hommes de cette Division de première Cavalerie, dite "la section Anderson", sont sous les ordres du lieutenant ANDERSON, jeune noir de 24 ans, sorti de West Point (le Saint-Cyr américain).
Ce n'est pas un autre reportage sur le Vietnam que nous voyons dans ce document, mais un épisode de la vie américaine transporté du fait de la guerre, au Vietnam. Ces 33 jeunes gens dont chaque visage, chaque personnalité nous deviennent rapidement familiers, mènent la vie du combattant américain de 1967, en Asie. Leurs frayeurs, leur courage, leur attente, l'ennui, l'inactivité, le combat ou la permission ; leurs blessés, leur mort, leurs prisonniers, pas un seul des aspects de cette forme exceptionnelle et douloureuse de cette existence ne nous échappe.
Ce film a été primé meilleur documentaire aux Oscars 1967.
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mercredi, 14 mars 2012
IN MEMORIAM : Pierre Schoendoerffer (1928-2012)
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Pierre Schoendoerffer est décédé ce matin : le cinéma français a perdu un de ses "capitaines"
Le cinéaste et romancier Pierre Schoendoerffer est mort mercredi matin à l'âge de 83 ans des suites d'une opération à l'hôpital Percy à Clamar. Membre fondateur des César, Pierre Schoendoerffer s'était fait le témoin scrupuleux de la grandeur et de la misère des combattants, monde qu'il avait bien connu.
Prisonnier à Dien Bien Phu en mai 1954, puis libéré, il avait quitté l'armée pour devenir reporter-photographe. Après son premier film, la Passe du Diable (1956), il a alterné films de fiction et documentaires et écrit son premier roman en 1963, La 317e Section, qu'il a adapté à l'écran en 1965. Parmi ses oeuvres majeures, Pierre Schoendoerffer a écrit et adapté à l'écran Le Crabe tambour (1977, Grand Prix du roman de l'Académie française), puis L'Honneur d'un capitaine (1982), où il dressait à nouveau le portrait de soldats luttant pour l'honneur, sans illusions sur l'issue du combat. Avec Dien Bien Phu (1991), il a réalisé une fresque guerrière puissante, doublée d'une méditation sur les sacrifices inutiles.

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lundi, 12 mars 2012
Les Saint-Cyriens de la promotion 39 "Amitié franco-britannique"
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vendredi, 09 mars 2012
Robespierre, bourreau de la Vendée ?
Entre 1793 et 1796, la Vendée fut le théâtre d’affrontements d’une rare violence entre des paysans insurgés et le pouvoir révolutionnaire dirigé par Robespierre. 170.000 Vendéens furent massacrés par les armées de la République, au point que certains historiens n’hésitent pas à employer aujourd’hui le terme de génocide !
La population vendéenne a-t-elle fait l’objet d’une élimination méthodique et programmée ? Que s’est-il réellement passé durant ces trois années de combat ?
Cliquer sur l'image pour accéder au documentaire vidéo.
Cliquer ICI pour écouter l'émission radio en 3 parties sur l'ouvrage de Raynald Secher : La Vendée-Vengée
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