jeudi, 08 novembre 2012

Élection présidentielle et politique étrangère américaines, par Hervé JUVIN

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lundi, 05 novembre 2012

Thales rachète les activités de viseurs de casque et détection du mouvement de l’américain Gentex Corp (Visionix)

Thales vient d’annoncer la signature d’un accord définitif portant sur le rachat des activités de systèmes de visualisation sur casques pour pilotes de l’entreprise américaine Gentex Corporation, activités regroupées sous le nom de "Visionix".

Visionix.jpgVisionix conçoit, développe et fournit sur le marché mondial des systèmes de visualisation sur casque (HMD, Helmet Mounted Display) et des technologies associées de détection de posture et de mouvement de pilote, également applicables dans de nombreux autres domaines. Visionix est implanté à Aurora dans l’Illinois et à Billerica dans le Massachussets.

L’acquisition de Visionix permettra à Thales de proposer une technologie HMD alliant performances et faible coût : un atout à l’heure où le marché connaît de fortes contraintes budgétaires. L’association de la technologie de détection de posture de Visionix (commercialisée sous la marque InterSense) avec le système viseur de casque Scorpion donnera naissance à une solution idéale pour les pilotes. Les intégrateurs bénéficieront ainsi d’un système rapidement déployable et économique à l’achat et en exploitation.

Crédit photo : Gentex Visionix

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dimanche, 04 novembre 2012

RDN : "Il faut dissoudre l'OTAN", par le Contre-amiral (2S) François JOURDIER

 

vendredi, 02 novembre 2012

Syrie : Divergences entre le CNS et Washington

La principale coalition de l'opposition syrienne en exil s'en est prise  aujourd'hui aux Etats-Unis, en l'accusant de vouloir remodeler la coalition pour l'amener à négocier avec le régime. 

A deux jours de l'ouverture d'une réunion cruciale des opposants à Doha, sur laquelle Washington compte beaucoup, le Conseil national syrien (CNS) a vivement réagi aux propos de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton qui a appelé ce mouvement à s'élargir pour "résister" aux extrémistes islamistes. Le CNS a condamné les projets "visant à passer au-dessus du Conseil ou à créer des instances le remplaçant", les qualifiant de "tentative de nuire à la révolution syrienne en semant les germes de la division". 

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Benghazi : Nid d'espions...américains

Le consulat de Benghazi (Libye), où quatre Américains dont l'ambassadeur ont trouvé la mort le 11 septembre lors d'une attaque, abritait principalement des membres de la CIA en mission secrète, rapporte vendredi le Wall Street Journal. 

L'attaque du consulat a provoqué une tempête politique aux Etats-Unis, à l'approche des élections du 6 novembre. Les républicains emmenés par Mitt Romney ont reproché au gouvernement démocrate du président Barack Obama leur manque de préparation et de réaction.

Selon le journal américain, seuls sept des 30 responsables américains évacués de Benghazi à la suite de cette attaque travaillaient pour le département d'Etat.

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jeudi, 01 novembre 2012

Afghanistan 2014 : un rapport au Congrès US indique que les Afghans ne sont pas capables de reprendre les bases laissées par l'Otan

Entre 2002 et 2012, les États-Unis ont dépensé 52 milliards de dollars pour équiper, former, et soutenir les forces afghanes, dont 12 milliards de dollars dans la construction de bases.
Le rapport indique que les forces afghanes ne possèdent pas "le personnel ayant les compétences techniques requises pour exploiter et entretenir les installations critiques, tels que l'approvisionnement en eau, le traitement des eaux usées et la production d'énergie".
 

mercredi, 24 octobre 2012

Obama-Romney : Défense et dépenses

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vendredi, 19 octobre 2012

TRIBUNE LIBRE / L’échec de la fusion BAE-EADS : que reste-t-il après une trahison ? L’intention…

La faillite du projet de fusion BAE-EADS fut accueillie par un mélange de déception, de tristesse et de noble fureur par la quasi-totalité des commentaires. Déception et tristesse pour l’Europe, supposée être la grande perdante de l’affaire, et fureur contre les Etats égoïstes, qui auraient manqué cette superbe occasion rien que pour satisfaire leurs vilains intérêts. En y regardant de plus près, ce poignant récit devient exactement son inverse. L’Europe devrait être soulagée d’avoir reçu une seconde chance avant de se réveiller un jour pour voir son secteur stratégique télécommandé depuis Washington par le duo Pentagone-Maison Blanche. Et le seul reproche que l’on puisse faire aux gouvernements (à part leurs mobiles, parfois bien piteux au regard des enjeux), c’est qu’ils n’ont pas été plus fermes.  

BAE.jpgDistorsions de la vérité

Echec pour l’Europe ? En réalité, l’équation fut simple. Nous avions d’un côté une société, BAE Systems, anciennement British Aerospace, qui s’était tellement investie dans sa carrière d’outre-Atlantique que c’est le ministre de la Défense de Sa Majesté lui-même (Geoffrey Hoon à l’époque), qui constate à son sujet dès 2003 qu’elle "n’est plus britannique". De l’autre, un EADS dont les dirigeants sont à ce point fascinés par l’Amérique et ses éventuels contrats supposés mirifiques, qu’ils répètent à qui veut l’entendre qu’ils sont devenus "un bon citoyen américain". Et, dans cet esprit, essuient, de la part des Etats-Unis, humiliation après humiliation avec un inébranlable sourire. Difficile d’imaginer qu’en additionnant ces deux, on aurait obtenu un "champion européen" de l’aéronautique et de la défense, autrement dit un support essentiel de notre indépendance. Par ailleurs, les protagonistes n’ont même pas eu cette prétention. Les deux se présentent comme des leaders "mondiaux" ou "globaux" dans leurs domaines respectifs, et se méfient comme du feu de l’adjectif européen, jugé trop risqué du point de vue de leur projet prioritaire qui est la pénétration-conquête du gigantesque marché de défense des Etats-Unis. Or il n’y a pas deux façons de le faire. On n’y est vraiment admis qu’après avoir levé le soupçon même d’une quelconque interférence étrangère (et encore ; il arrive que le seul souvenir d’une origine autre qu’US suffise pour se retrouver sur la touche), et ayant accepté des règles du jeu garantissant une soumission totale aux intérêts américains. Ou mieux : en devenant, en Europe par exemple, la courroie de transmission de ces mêmes intérêts.

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EADS espère porter ses ventes aux USA à 10 milliards de dollars d'ici 2020 (hors Airbus)

Le groupe d'aéronautique européen EADS a annoncé aujourd'hui avoir investi des dizaines de millions de dollars pour développer un hélicoptère de combat qui pourrait répondre à des appels d'offres lancés par l'armée américaine.

EADS va en outre cherche à nouer des liens avec d'autres spécialistes de la défense afin porter ses ventes aux Etats-Unis à 10 milliards de dollars d'ici 2020 (hors Airbus), a dit son directeur général pour l'Amérique du Nord, Sean O'Keefe. Le groupe européen avait annoncé en juin qu'il allait travailler avec Boeing au développement d'un hélicoptère lourd qui répondrait à la fois aux besoins de l'armée américaine et à ceux des armées européennes.

Selon EADS le nouvel hélicoptère de combat qu'il souhaite construire pourrait générer des ventes comprises entre 2,5 et 4 milliards de dollars au cours des années à venir si l'armée américaine décide de lancer un appel d'offre destiné au remplacement de sa flotte de OH-58 Kiowa Warrior. Si tel était le cas, EADS se retrouverait en concurrence avec AgustaWetsland, filiale de l'italien Finmeccanica , Boeing, ou encore Bell Helicopter, filiale de Textron

samedi, 13 octobre 2012

Guerre du Viêtnam : L'enfer du soldat américain (actualisé avec une émission radio)

C’est le cliché classique répandu par les films, de Platoon à Hamburger Hill en passant par Full Metal Jacket… Mais c’est une  image réductrice et trompeuse. En fait, l’immense majorité des soldats américains n’a rien vu de la guerre, ni tiré un coup de fusil.

G&H 8.jpgSi l’on en croit l’historienne Meredith Lair*, seuls 10 à 25% des troupes engagées ont réellement combattu, selon les périodes. Au plus fort de la guerre, debut 1968, 40.000 des 525.000 soldats présents au Sud-Viêtnam sont des fusiliers, soit 7,6%. En 1972, la proportion tombe à 2.400 combattants réels sur 49.000 (4,8%). Ce grand écart, causé par le goût américain pour la logistique et le bien-être, engendre une guerre à double vitesse.

D’un côté, les grunts ("grognards du front") : paras, fantassins de l’Air Cav ou marines dont l’action est démultipliée par l’hélicoptère et qui, employés à outrance plus de 200 jours par an, subissent de lourdes pertes. Les équipages d’hélicoptère, particulièrement exposés, représentent 10% des tués ! De l’autre côté de la barrière prolifèrent les Remfs (Rear Echelon Motherfuckers, "enculés de l’arrère") dont la vie s’écoule sur d’immenses bases closes au luxe insolent. Celle de Long Binh offre, en juillet 1971, 814 terrains de basket, 64 de volley-ball, trois de football, 12 piscines, deux minigolfs, trois bibliothèques, un grand amphi pour spectacles et même une piste de go-kart (avec son ambulance). Pour les 60.000 pensionnaires de Long Binh, l’enfer, c’est le climatiseur en panne ou la chaude-pisse contractée au bordel. Et quand ils s’aventurent sur le terrain, on les remercie de ne pas employer de M16 (ce qui n’empêche pas 944 cas "d’homicides involontaires"). Pafois, une incursion du Viêt-cong ou un obus de mortier lancé au hasard tue un malchanceux. Mais le risque très majoritaire encouru par les chairborne troops  ("troupes chaisoportées") est l’accident de la route (1.187 tués) et la déprime (382 suicides). 10.787 morts au Viêtnam – soit 18,5% du total – n’ont rien à voir avec le combat.

Patrick GRUMBERG  

* Armes with Abundance. Consumerism ans Soldiering in the Vietnam War, UNC Press, 2011.

Retrouvez les "20 idées fausses sur la guerre du Viêtnam" dans l'excellent numéro de Guerres & Histoire de juillet-août 2012 (toujours en kiosque)