lundi, 31 octobre 2011

Moyen Age : La révolte des Tuchins, banditisme social ou sociabilité villageoise ?

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lundi, 17 octobre 2011

Naissance d'un "Firewall Street" ?

Vendredi 14 octobre, des étudiants italiens participant à la manifestation internationale des indignés ont pris d’assaut le bureau local de Goldman Sachs à Milan. Les étudiants ont réussi à pénétrer dans le hall de l’immeuble de Goldman Sachs au cœur du quartier financier de Milan et ont couvert les murs de graffitis hostiles aux banques et aux institutions financières. 

Cette action commando s’inscrivait dans le cadre de la protestation internationale contre les inégalités financières prévues pour le week-end. D’autres groupes de manifestants s’en sont pris au siège d’UniCredit à Milan.  Selon l’Agence France presse, le mouvement des “indignés” contre la crise et la finance mondiale, qui a pris samedi une dimension planétaire avec des dizaines de milliers de manifestants à travers le monde, se prolongeait dimanche au moins en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Ces actions de protestation font suite à l’occupation récente de Wall Street à New York par des manifestants indignés américains. Le mouvement Occupy Wall Street prend exemple sur les opérations subversives de fixation d’un thème de propagande à partir d’un lieu symbolique. L’objectif est d’occuper le terrain de manière illimitée dans le temps afin de créer une résonance parasitaire dans les médias.

Notons à ce propos que des milliers de personnes ont également manifesté samedi à Washington et à New York, où plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées par la police.

Ce type de manifestation à caractère social n’est pas courant aux Etats-Unis. Les dernières manifestations similaires remontent aux évènements antimondialistes de Seattle en 1999. Mais l’originalité du mouvement anti Wall Street est la manière dont le débat est récupéré par le parti démocrate américain et le relai des réseaux sociaux qui lui donne une visibilité nouvelle dans la société de l’information. A la Chambre des représentants, où les démocrates sont minoritaires, la commission de campagne démocrate a appelé sur son site internet et par Twitter à récolter 100.000 signatures en faveur d’”Occupons Wall Street”.

Source du texte : KNOWCKERS

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lundi, 10 octobre 2011

Egypte : 24 morts et 200 blessés dans des affrontements entre chrétiens en colère et policiers

24 personnes ont trouvé la mort dimanche lors d'affrontements au Caire entre la police militaire et des Coptes protestant contre une attaque visant une de leurs églises, a-t-on appris auprès des services de sécurité et d'hôpitaux.

COPTES1.jpgLes manifestants, certains brandissant des croix et des portraits de Jésus, ont lancé des cailloux et des engins incendiaires sur les forces de l'ordre et incendié quatre véhicules au moins.

Les chrétiens, qui représentent 10% de la population égyptienne, accusent des islamistes radicaux d'avoir partiellement démoli une église dans la province d'Assouan la semaine dernière.

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jeudi, 22 septembre 2011

10 août 1792, des Gardes Suisses défendent les Tuileries

Le texte qui suit fut rédigé en 1818 par le colonel Pfyffer d'Altishoffen, chevalier des ordres militaires de Saint-Louis et de Maurice Lazare. Une plume fidèle retrace avec simplicité les faits héroïques de ces incorruptibles soldats, qui ont péri sur les degrés du trône qu'ils avaient juré de défendre ; leur courage aurait sauvé le monarque, s'il avait pu l'être. 

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Les Spartiates combattaient pour leurs femmes, pour leurs enfants, pour leur gloire, pour leur patrie, pour les autels de leurs dieux, les Suisses pour le sentiment du devoir, de la foi aux serments, de l'honneur de leur pays. Les Spartiates et les Suisses savaient d'avance qu'ils marchaient à une mort inévitable ; ils l'ont acceptée de sang froid, sans délibérer ni se plaindre. Mais les Spartiates avaient leur roi à leur tête et ce roi n'avait pas ses propres sujets pour ennemis.et l'on justifiera ce titre, en écartant autant que possible des souvenirs amers. Mais l'oubli du passé n'exclut pas la mémoire des grands services, et si l'éloge du plus noble dévouement annonce qu'il y eut des coupables, cette condamnation muette n'altère point la paix publique ; elle est sous un double rapport une dette acquittée envers la postérité.

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dimanche, 28 août 2011

Chefs de guerre : Spartacus, un gladiateur rebelle

vendredi, 26 août 2011

Libye : L'image "médiatique" du CNT n'est pas l'image de la "réalité"

Tout au long de la guerre, le CNT a lutté pour présenter l'insurrection comme un mouvement laïque, uni et libéral. Mais cette image est loin de refléter la réalité. 

Éviter à tout prix le chaos qui a suivi la chute de Saddam Hussein à Bagdad. C'est désormais la principale préoccupation des puissances militaires qui ont mené l'offensive contre les forces du colonel Kadhafi. Hillary Clinton a appelé vendredi les rebelles libyens à la plus grande fermeté contre la "violence extrémiste". Pour la secrétaire d'État américaine, les prochains jours seront "critiques". "Dans la nouvelle Libye, il ne saurait y avoir de place pour la vengeance et les représailles", a-t-elle prévenu, alors qu'une chasse à l'homme se poursuit à Tripoli. Les États-Unis ont exhorté le CNT, l'organe politique des insurgés, à respecter son engagement de bâtir un État tolérant et démocratique protégeant les droits de ses citoyens. Le gouvernement rebelle, qui vient de s'installer dans la capitale, est conscient que le respect de ces principes sera au cœur de l'aide financière que les alliés devraient débloquer pendant la conférence de Paris, le 1er septembre.

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mercredi, 24 août 2011

Révoltes populaires au Moyen Age

Les révoltes populaires constituent un phénomène qui reste encore mal connu, aussi bien dans leur forme populaire qu’insurrectionnelle. Cela tient aux sources qui proviennent presque exclusivement des autorités et qui ne donnent que le point de vue des pouvoirs en place et des couches sociales dominantes. Les historiens ont certes étendu le champ de leur approche en complétant les chroniques par des sources judiciaires ou comptables. Mais ils restent tributaires du langage de la répression.
 
 
révolte,guerre,violence,moyen ageAinsi, pour désigner les révoltés du Bassin parisien en 1358, les chroniqueurs, appartenant au milieu clérical ou nobiliaire, les appellent "Jacques", de l’appellation "Jacques bonhomme" qui leur avait été donnée pour les tourner en dérision, et le chroniqueur Jean Froissart parle à leur sujet de "méchantes gens". D’autres traitent les révoltés de Gand, en 1380, de "ribauds, chétifs et merdailles". Dans tous les cas, ces jugements de valeur font référence aux populares, aux populaires, que les textes appellent aussi "le commun", le "peuple", "les menus" (contre les "gros" ), ou encore, chez ceux qui s’inspirent d’Aristote, les "gens mécaniques". Ces termes sont assez vagues, mais ils désignent les catégories inférieures de la société, par opposition à ceux que la fortune, le pouvoir, la notoriété sociale placent en position hiérarchiquement supérieure. Le problème consiste à situer la limite de cette stratigraphie sociale. Par exemple, parmi les révoltés de 1381, en Angleterre, on compte de nombreux membres du clergé, tel John Ball. Peut-on les considérer comme partie prenante du peuple, voire du petit peuple ? Si leur absence de fortune les place bien dans cette catégorie, ils font néanmoins partie du clergé et bénéficient d’un prestige qui les détache du peuple. A l’inverse, faut-il créer un fâcheux amalgame entre les populaires et les miséreux, ou encore les mendiants, et les englober tous dans le groupe des marginaux ? Le fait que les révoltes populaires soient, avant tout, aux yeux des contemporains, des troubles qui remettent en cause la hiérarchie sociale, ne doit pas dispenser d’une analyse fine des acteurs qui les animent. Quant à la révolte elle-même, les mots sont variés et ambigus. Elle commence avec le « murmure », lequel, dans les textes, se démarque mal de la rumeur. Le terme « effroi » ou celui de « commotion » sont employés dans un second temps pour montrer la peur et le choc que fait naître l’insurrection. Christine de Pizan et le récit anonyme du Bourgeois de Paris emplie aussi le mot "fureur" pour désigner les révoltes parisiennes de 1413 (Cabochiens) et de 1418. Les textes peuvent parler de conjuration, d’alliances ou de complots, mettant l’accent sur le serment et les contrats qui unissent les insurgés, ainsi que sur le caractère secret et inquiétant de la préparation. Enfin, l’emploi des termes "rébellion" ou "sédition" met l’accent sur l’infraction politique que commettent les insurgés par rapport aux pouvoirs établis et, du même coup, sur sa condamnation. Il est significatif que ces expressions politiques apparaissent surtout aux deux derniers siècles du Moyen Age, au moment où les pouvoirs étatiques s’affirment et où, sous l’influence du droit romain, se met en place le crime de lèse-majesté. Le vocabulaire reste donc ambigu, mais il donne quelques aperçus de la diffusion possible de la révolte par la rumeur, de sa structuration par la foi jurée, de son impact traumatisant et institutionnel. Saisir la révolte populaire est d’autant plus difficile qu’elle se confond parfois avec des manifestations hérétiques ou des dénonciations de l’hérésie, surtout pour les périodes les plus anciennes du Moyen Age. Il en est ainsi des Patarins de Milan (littéralement, ceux qui sont vêtus de chiffons) qui, entre 1045 et 1085, sont en lutte contre l’archevêque de la ville et dénoncent à la fois la simonie et le concubinage des prêtres. Ces insurgés sont en fait des fanatiques de la réforme grégorienne que leurs adversaires traitent d’hérétiques. Si leur mouvement donne aussi naissance à des revendications sociales, les Patarins ne rassemblent pas l’ensemble du petit peuple. D’autres insurrections à cette époque dans les villes du nord de la France, vont dans le même sens. De façon générale, le lien que l’hérésie entretient avec un idéal de pauvreté exacerbé facilite l’amalgame.

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jeudi, 18 août 2011

Le fusil à répétition de calibre 7.62 pourra désormais être utilisé par les forces de maintien de l'ordre

Tout comme cette loi, une déclaration est passée complètement "inaperçue" dans les médias ; celle de Guy TESSIER, président de la Commission de la Défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale, dans le numéro Hors Série 19 du magazine DSI (page 9) : "A plus long terme, il me paraît nécessaire d'ouvrir une réflexion sur l'ouverture des bases de défense (...) à d'autres services de l'État présentant des points de continuité dans leur action avec la défense (intérieur, justice, finances...)." 

vendredi, 12 août 2011

Vient de paraître : La Russie 1598-1917 - Révoltes et mouvements révolutionnaires

Cet ouvrage retrace les grandes étapes de l'histoire des révoltes, des courants révolutionnaires et des diverses formes d'opposition au pouvoir autocratique en Russie : des révoltes populaires qui jalonnèrent les XVIIe et XVIIIe siècles aux révolutions de 1905 et 1917, en passant par l'émergence d'une critique de l'ordre social et politique et par le mouvement révolutionnaire du XIXe siècle.

AMACHER.jpgCe livre ne se donne pas pour but de renouveler l'historiographie. Il se fonde sur les travaux, nombreux, riches et féconds, des historiens qui m'ont précédée et dont je me suis inspirée. Outre le défi de la synthèse — génératrice de raccourcis, de lacunes et de simplifications — d'une thématique aussi complexe et considérée dans un cadre temporel si large, un des enjeux de cet ouvrage consiste à ne pas inscrire l'histoire des révoltes et des mouvements révolutionnaires en Russie dans un récit la décrivant comme annonciatrice d'une Révolution inéluctable. Il s'agit, comme l'écrit Roger Chartier dans Les Origines culturelles de la Révolution française, « d'échapper aux périls de la prévision rétrospective, énoncée une fois l'événement advenu », de ne pas montrer que les « faits s'enchaînent et s'engendrent en un flux ininterrompu, ce qui permet de décider que l'un est la 'cause' de l'autre ». L'historiographie soviétique, de même qu'une partie de l'historiographie occidentale, a présenté le mouvement révolutionnaire russe comme une longue chaîne allant des « décembristes », ces officiers qui tentèrent un coup d'État à Saint-Pétersbourg en 1825, au prolétariat, guidé par le parti bolchevique, dont la victoire en octobre 1917 est décrite comme inéluctable. Dans ce schéma, les révoltes populaires du XVIIe et du XVIIIe siècle représentent les prémices de la lutte révolutionnaire du XIXe siècle et du début du XXe siècle : n'est-ce pas ce même peuple, luttant pour sa libération économique et sociale depuis toujours, paysans et ouvriers encadrés par les bolcheviks, qui a vaincu en octobre 1917 ? Si l'historiographie soviétique intégrait ce schéma dans une vision progressiste d'une histoire fondée sur la lutte des classes, une partie de l'historiographie occidentale percevait la victoire des bolcheviks, prélude à 70 ans de dictature communiste, comme une catastrophe annoncée tant par des révoltes populaires « absurdes et sans pitié », selon les mots de Pouchkine dans La Fille du capitaine, que par un mouvement révolutionnaire dont les représentants les plus radicaux étaient décrits comme les prédécesseurs d'un Lénine fanatique, pour qui la fin justifiait les moyens. Pour les uns et les autres, la chaîne était bien là, seule l'interprétation — la prise de pouvoir par les bolcheviks perçue tantôt comme un drame, tantôt comme un progrès — différait. Une « prévision rétrospective » logique et justifiée par le fait que les révolutionnaires russes n'eurent eux-mêmes de cesse de prédire, de préparer la révolution, qu'ils croyaient imminente, et surtout inéluctable. Ils avaient sous les yeux l'exemple de 1789, mais également celui du « printemps des peuples » de 1848, puis, quelques années plus tard, de la Commune en France. Et les révolutionnaires, poignée d'individus noyés dans l'océan immense de la Russie, étaient persuadés qu'ils sauraient profiter de l'expérience européenne, ou plutôt de ses échecs. La Russie, disaient-ils aussi, saura trouver sa propre voie vers le socialisme, lequel sera plus facilement et plus vite instauré qu'ailleurs. Pour l'opposition radicale, le peuple russe, de par ses formes de vie sociale (la communauté rurale), était socialiste « par instinct et par tradition ». Cette conviction se doublait de la croyance en une révolution régénératrice, profonde et définitive, parée de toutes les vertus purificatrices et dont la seule idée revêtait, pour certains, un caractère presque magique. Enfin, l'expérience politique dans la Russie autocratique, l'impossibilité pour l'opposition libérale d'agir, le manque de dialogue entre le pouvoir tsariste et une « société civile » progressiste, certes faible, mais désireuse d'œuvrer à la transformation progressive et pacifique de la Russie, ne leur permettaient guère de fonder des espoirs sur les réformes.

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mercredi, 10 août 2011

Grande-Bretagne : Diaporama photos des émeutes ethniques

mardi, 09 août 2011

Grande-Bretagne : 111 policiers blessés dans les émeutes ethniques, selon Scotland Yard

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Selon la BBC, des violences et des incendies ont éclaté dans le centre-ville de Manchester mardi en début de soirée. A Londres, 16 000 policiers prennent position dans les rues, en prévision de la nuit à venir. 

Mardi, les émeutes ont fait une première victime : la police a annoncé la mort d'un homme de 26 ans, retrouvé blessé dans la capitale. Le Premier ministre britannique David Cameron, qui a dû écourter ses vacances en Italie, a annoncé mardi que 10.000 hommes seraient envoyés en renfort de la police à Londres. Selon la BBC, Scotland Yard a annoncé que 111 policiers ont été blessés depuis le début des violences et 685 personnes ont été arrêtées.

Y'a t-il un Churchill dans la salle ?

 

Carte interactive des émeutes (GUARDIAN)

lundi, 08 août 2011

Grande-Bretagne : Les émeutes ethniques durent et s'étendent

Londres était à nouveau le théâtre de violents affrontements lundi soir au troisième jour des émeutes qui secouent la capitale britannique.

London lundi 8 août 2011.jpg

Les émeutes s'étendent. Déjà dimanche, les violences ne s'étaient plus cantonnées à Tottenham, point de départ des violences. Dans la nuit de dimanche à lundi, des émeutes ont éclaté dans le sud de Londres, à Brixton notamment. Les autorités ont rapporté que des centaines de personnes ont pillé une grande surface, tandis que d'autres s'en prenaient au quartier très touristique d'Oxford Circus. Plus au nord, à Islington et à Enfield, la police a dû charger des groupes de jeunes masqués pour tenter de les disperser. Violences et pillages se sont également propagés dans la nuit aux villes anglaises de Birmingham (centre), de Liverpool (nord-ouest) et de Bristol (sud-ouest).

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lundi, 01 août 2011

Italie : révolte d'immigrés clandestins à Bari (35 blessés)

Des demandeurs d'asile ont bloqué une route et une voie ferrée à proximité d'un centre d'accueil de migrants à Bari, dans la région des Pouilles, au sud du pays, pour exiger le statut de réfugié, provoquant des affrontements avec les forces de l'ordre qui ont fait 35 blessés, ont indiqué les médias italiens.

Parmi les blessés figurent notamment des policiers et quelques passants ayant reçu des pierres jetées par les manifestants, qui s'en sont aussi pris avec leurs projectiles à un bus qui passait à proximité, selon le site internet du quotidien Il Corriere della Sera.

Les manifestants, qui sont plusieurs centaines et pour certains armés de barres de métal, ont bloqué la voie ferrée avec de grosses pierres et allumé des feux le long de la voie. Un manifestant a été arrêté par la police, qui surveille les lieux avec un hélicoptère. La circulation des trains a été suspendue et plusieurs trains régionaux ont dû être retardés ou annulés.

mercredi, 29 juin 2011

Egypte : violents affrontements au Caire

De violents affrontements ont opposé policiers et manifestants au Caire dans la nuit de mardi à mercredi, avant de cesser progressivement dans la journée, dans un climat de fortes tensions politiques et de critiques croissantes contre le pouvoir militaire.

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Les heurts, parmi les plus graves depuis la chute en février du président Hosni Moubarak, ont opposé toute la nuit quelque 4.000 manifestants aux forces anti-émeutes, en particulier sur la place Tahrir, épicentre des rassemblements anti-régime du début de l'année. 

Ces accrochages surviennent dans un climat politique tendu, marqué la semaine dernière par une manifestation violente de partisans de M. Moubarak au Caire. L'ancien chef d'Etat est actuellement hospitalisé à Charm el-Cheikh, au bord de la mer Rouge, en attendant l'ouverture de son procès prévue le 3 août.

Ces affrontements se sont également produits peu après l'annonce de la dissolution par la justice des conseils municipaux élus sous M. Moubarak et massivement dominés par les partisans de l'ancien régime.

L'armée est par ailleurs de plus en plus ouvertement critiquée par les mouvements issus de la révolte du début de l'année pour la manière dont elle gère la transition.

mardi, 07 juin 2011

Eric Dénécé (CF2R) : "Les révolutions arabes ne sont que des coups d'Etat militaires masqués"

De retour d'une mission d'étude en Tunisie, en Egypte et en Libye, Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, ancien du renseignement livre une lecture nuancée des événements du début d'année. Sans nier les aspirations des populations, il relativise l'ampleur du changement des équipes dirigeantes. Un prélude à de grandes déceptions.

 

Quelle lecture faites-vous du "printemps arabe" ?

Il y a dans ces pays une réelle aspiration à plus de liberté, mais pas nécessairement à plus de démocratie. Par ailleurs, je ne crois pas à la spontanéité de ces "révolutions", qui étaient en préparation depuis plusieurs années. Dès 2007-2008, des conférences organisées sous l'égide d'ONG américaines, comme Freedom House, l'International Republican Institute ou Canvas, et où étaient présents la plupart des blogueurs et des leaders de ces mouvements, ont instillé le germe de la démocratie, créant un contexte favorable aux révolutions. Le processus était le même que celui qui a précédé le démantèlement de l'URSS, la Révolution serbe, la Révolution orange en Ukraine ou encore celle des Roses en Géorgie.

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samedi, 21 mai 2011

Guerre et révolutions : Europe et Monde arabe

mercredi, 04 mai 2011

Syrie : Le ministère des Affaires étrangères conseille aux Français de quitter le pays

"Bien que les ressortissants étrangers ne soient pas jusqu'à présent directement menacés, les autorités françaises renouvellent leur conseil de différer tous les projets de voyage vers la Syrie et (...) recommandent aux Français dont la présence dans le pays n’est pas indispensable de quitter provisoirement la Syrie par des moyens de transport commerciaux", indique le ministère sur son site internet "Conseils aux voyageurs".

Les tours opérateurs français ont décidé de prolonger jusqu'au dimanche 15 mai la suspension des départs vers la Syrie, en proie à des manifestations contre le régime du président Bachar el-Assad.

mercredi, 20 avril 2011

Gérard Chaliand sur la défaite des Tigres Tamoul au Sri Lanka

mardi, 19 avril 2011

Nigéria : Des musulmans du nord contestent la victoire du sudiste chrétien Goodluck Jonathan

Des émeutes ont éclaté lundi dans le nord du Nigeria où de jeunes musulmans contestant la victoire à l'élection présidentielle du chef de l'Etat intérimaire sudiste Goodluck Jonathan ont incendié des églises et des maisons.

Jonathan, chrétien et premier président issu du Delta du Niger, région du Sud productrice de pétrole, a été proclamé vainqueur avec 57% des suffrages contre 31% à Muhammadu Buhari, un musulman du Nord qui a dirigé une junte militaire dans les années 1980.

Le scrutin a été jugé honnête par les observateurs de l'Union africaine (UA) déployés sur le terrain. Mais des partisans de Buhari ont accusé de fraude le parti au pouvoir et rejeté les résultats.

Ces résultats illustrent les clivages géographique et religieux du pays le plus peuplé du continent africain, Buhari étant majoritaire dans le Nord musulman tandis que Jonathan l'emportait dans le Sud, à dominante chrétienne.

Selon la Croix-Rouge locale, des violences ont éclaté dans l'ensemble du nord du pays, où des églises, mosquées et domiciles ont été incendiés, "faisant de nombreux morts".

Source du texte : L'EXPRESS

Écrit par SG (Webmaster) dans > Afrique, > Émeutes, affrontements, révoltes, > Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

vendredi, 15 avril 2011

Soft power US et soulèvements arabes : Les Etats-Unis utilisent des procédés expérimentés durant la guerre froide en Europe

Plusieurs organisations financées par l'Etat américain ont joué un rôle en amont dans les soulèvements du monde arabe, révèle le New York Times.

Parmi celles-ci : l'ONG Freedom House, basée à Washington, ainsi que l'International Republican Institute et le National Democratic Institute,  organisations affiliées aux deux grands partis américains. Si ces organisations n'ont pas déclenché les hostilités contre les autocrates locaux, cela fait plusieurs années qu'elles contribuent au financement et à la formation des militants prodémocratie dans la région, souligne le quotidien américain.

Elles ont notamment apporté leur soutien aux dirigeants du mouvement de la jeunesse du 6 avril en Egypte, du Centre pour les droits de l'homme de Bahreïn, ainsi qu'au jeune leader yéménite Entsar Qadhi.

Télécharger l'article du New York Times : U.S. Financed Groups Had Supporting Role in Arab Uprisings

Source du texte : COURIER INTERNATIONAL