mardi, 15 mai 2012

Des navires furtifs pour Taïwan

La Marine militaire de Taïwan a commandé un premier navire de guerre "furtif" pour répondre à la montée en puissance de la Chine qui accentue les tensions entre riverains de la mer de Chine méridionale, a-t-on appris mardi de sources officielles.

La Marine taïwanaise a commandé au constructeur naval Lung Teh Shipbuilding une corvette de 500 tonnes, premier bateau à double-coque de la Marine taïwanaise, d'une valeur de 890 millions de dollars taïwanais (23,4 millions d'euros), livrable en 2014.

Taïwan veut construire un maximum de 12 navires "furtifs", surnommés "tueurs de porte-avions", dont la particularité est de renvoyer l'énergie électromagnétique des radars ennemis et de ce fait d'être plus difficiles à détecter.

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jeudi, 26 avril 2012

Missions secrètes au Laos

Du milieu des années 1960 au début des années 1970, environ 200 hommes ont effectué des vols de reconnaissance et des attaques aériennes à bord de petits avions d'observation qui ne portaient pas les couleurs de l'US Air Force.

Ils opéraient sous le nom de FACs, "Forward Air Controllers", mais c'est sous celui, plus menaçant, de "Corbeaux", qu'ils étaient connus. Leur théâtre d'opération était le royaume du Laos, alors officiellement neutre et en paix. Les Corbeaux devinrent le pivot d'une des plus grandes campagnes aériennes américaines contre l'expansion du communisme. La quantité de bombes larguées fut largement supérieure au Laos qu'au Viêtnam.

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lundi, 16 avril 2012

Taïwan mobilise des milliers de réservistes pour simuler une attaque chinoise

Taïwan a lancé lundi le coup d'envoi de grandes manoeuvres interarmes pour mettre à l'épreuve la défense de sa capitale Taipei dans l'hypothèse d'une offensive chinoise, a annoncé le ministère de la Défense.

Des milliers de réservistes ont été convoqués pour participer à ces exercices étalés sur cinq jours et baptisés "Han Kuang (la gloire des Hans, ethnie chinoise ultramajoritaire à Taïwan) No 28".

Des centaines de soldats ont été déployés autour de Taipei pour contrecarrer un débarquement chinois sur les rives du fleuve Tamsui qui traverse la capitale. Dans le sud, la marine a mobilisé une flotte de chasseurs de mines et d'hélicoptères en vertu d'un scénario faisant de Tsoying, la principale base navale de l'île, la cible d'un blocus chinois.

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samedi, 07 avril 2012

Les îles Spratley et Paracels


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jeudi, 15 mars 2012

Pierre Schoendoerffer : La section Anderson (Vietnam 1967)

Prodigieux reportage, admirable dans sa vérité, sa sobriété, son intensité, filmé heure par heure au cours des 6 semaines que l'équipe de "Cinq colonnes à la une" accompagnant le réalisateur Pierre SCHOENDOERFFER a passé au sein d'une section combattante américaine, au Vietnam. Les 33 hommes de cette Division de première Cavalerie, dite "la section Anderson", sont sous les ordres du lieutenant ANDERSON, jeune noir de 24 ans, sorti de West Point (le Saint-Cyr américain).

Ce n'est pas un autre reportage sur le Vietnam que nous voyons dans ce document, mais un épisode de la vie américaine transporté du fait de la guerre, au Vietnam. Ces 33 jeunes gens dont chaque visage, chaque personnalité nous deviennent rapidement familiers, mènent la vie du combattant américain de 1967, en Asie. Leurs frayeurs, leur courage, leur attente, l'ennui, l'inactivité, le combat ou la permission ; leurs blessés, leur mort, leurs prisonniers, pas un seul des aspects de cette forme exceptionnelle et douloureuse de cette existence ne nous échappe.

Ce film a été primé meilleur documentaire aux Oscars 1967.

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samedi, 04 février 2012

Asie : Pour la rébellion karen, le cessez-le-feu avec le pouvoir birman demeure fragile

L'un des plus importants groupes rebelles ethniques de Birmanie, l'Union nationale karen (KNU), a prévenu, samedi 4 février, que le cessez-le-feu signé le mois dernier avec le pouvoir demeurait "fragile" et qu'il serait difficile à pérenniser.

Rebelles Karen.jpg

La KNU a signé cet accord le 12 janvier, relançant les espoirs de la fin d'une des plus anciennes guerres civiles de la planète. "Nous devons rendre ce cessez-le-feu durable. C'est une étape préliminaire, toujours très fragile", a expliqué Saw David Tharckabaw, vice-président de la KNU en charge des affaires étrangères. L'avenir, a-t-il ajouté, dépendra de la situation dans les autres zones rebelles, notamment l'Etat Kachin , et du sort réservé à un cadre supérieur de la KNU, Mahn Nyein Maung, qui doit être jugé pour trahison, un chef d'accusation passible de la peine de mort.

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vendredi, 27 janvier 2012

Asie : Les Etats-Unis veulent accroître leur présence militaire aux Philippines

"Vingt ans après avoir poussé les Américains à abandonner leur plus grosse base dans le Pacifique, les Philippines sont en discussion avec l'administration Obama pour accroître la présence militaire américaine sur l'archipel", rapporte le Washington Post.

"Même si les échanges ne font que commencer, les représentants des deux gouvernements se disent favorables à un accord", précise le journal. La montée en puissance de la Chine sur le plan militaire explique le récent intérêt des nations d'Asie du Sud-Est pour l'armée américaine.

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mardi, 24 janvier 2012

Japon : Le traumatisme de 1945 peut-il être surmonté ?

Le 3 décembre 2011, le Polémarque était l’invité du Centre d’Histoire et de Prospective Militaires à Pully Verte Rive en Suisse.

Thème de la communication, convenu avec Pierre Streit (cf. l’entretien du mois de septembre 2011 avec le directeur scientifique du CHPM sur ce même blog) : "Japon : le traumatisme de 1945 peut-il être surmonté ?" Une heure durant, le Polémarque put ainsi donner libre cours à ses penchants nippophiles devant un parterre d’intéressés de tous âges, réunis sous l’œil complice, mais point complaisant, du général Guisan.
 
La version étoffée, enrichie des questions posées par le public, paraîtra dans les Actes du CHPM à la fin de l’année 2012.

C’est sa première mouture que nous livrons ici.

L. Schang 

 

Japon 1945.jpgINTRODUCTION

Que savons-nous des événements en Extrême-Orient ? Savons-nous même qu’au moment où je vous parle, des faits d’une portée considérable s’y déroulent, bien au-delà de l’Asie ? Éblouis par les projecteurs braqués sur l’Afghanistan et dans une moindre mesure sur l’Irak, nous oublions qu’à l’autre bout du continent eurasiatique, une partie se joue, dont le résultat encore incertain va dessiner le visage du 21e siècle. Bien plus que l’avenir de la Syrie ou l’éclatement de la zone euro.
 
1. Songez qu’en 2010, la moitié des matières premières et des biens échangés dans le monde ont transité par les routes maritimes que bordent la Chine, la Corée du Sud et le Japon. Soit trois des douze premières puissances économiques mondiales, dont la 2e : la Chine, et la 3e : le Japon. Dans 20 ans – demain – tous les indicateurs nous montrent que la zone du Pacifique Nord, aussi appelée Asie du Nord-Est, sera le nouveau centre du monde économique et financier. C’est dire si un conflit à cet endroit affecterait l’économie mondiale.
 
2. Or, entre avril et septembre 2011, l’armée de l’air chinoise a violé 83 fois l’espace aérien japonais. Elle l’avait fait 386 fois en 2010.
En octobre 2008, une flottille de 4 bâtiments de la marine chinoise traversait impunément le détroit de Tsugaru, situé dans les eaux territoriales japonaises. Il ne s’agissait pas de sa première incursion.
Au mois de novembre de cette année ont eu lieu au large des îles Spratley – vietnamiennes mais revendiquées par les Chinois – des manœuvres aéronavales conjointes réunissant Américains et Philippins.
En décembre 2010, des manœuvres américano-japonaises avaient mobilisé pas moins de 44.000 hommes (imaginez de tels effectifs pour des manœuvres en Europe), dont 34.000 Japonais, 400 avions et 60 bâtiments dans l’archipel des Ryukyu, entre le Japon et l’île de Taiwan. Elle aussi revendiquée par la RPC. Cette fois-ci, le message était adressé à la Corée du Nord.
La même Corée du Nord, détentrice de l’arme nucléaire depuis 2000, s’est payé le luxe en 2009 de tester un vecteur balistique au-dessus du Japon. En mars 2010, toujours pour la Corée du Nord, une corvette sud-coréenne était torpillée par un sous-marin nord-coréen. Total des pertes : 50 marins. Enfin, le 23 novembre 2010, ce sont 170 obus qui étaient tirés depuis la Corée du Nord sur l’île sud-coréenne de Yeongpyeong. Je m’arrête là, la liste n’est pas exhaustive.

3. Vous en conviendrez, en droit international, autant de casus belli. J’ajouterai que nous parlons d’une zone où il n’existe pas d’architecture militaire type OTAN mais plusieurs puissances économiques rivales, au fort potentiel militaire et nucléaire et dont les contentieux historiques restent très vivaces.
Des pays où la mondialisation n’a pas dépassé le stade des échanges de biens et de capitaux et qui, de plus, se livrent depuis les années 90 à une surenchère dans la course aux armements.
Pensez que le seul budget militaire du Japon a augmenté de 100% entre 1985 et 2001.

4. Pour autant, celui-ci reste étrangement timide dans ses réactions. En effet, le Livre blanc 2010 admet bien qu’il lui faut se doter d’une force militaire plus ambitieuse, plus en phase avec la situation que je viens d’évoquer. Mais dans le même temps, le Livre blanc réitère la doctrine officielle du Japon, basée uniquement sur la prévention et le rejet d’une agression sur son sol.
À l’évidence, le Japon rechigne toujours à s’affirmer comme une puissance militaire avec laquelle il faut compter. J’en veux pour preuve l’article 9 de la Constitution de 1946. Cet article oriente encore en 2011 la politique de défense du Japon. Je vous le livre :
« Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur l’ordre et la justice, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation. Il ne fera pas usage de la force armée ou ne menacera pas d’y avoir recours, en tant que moyen de règlement des conflits internationaux – afin d’atteindre le but indiqué ci-dessus, il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales ou aériennes, ou tout autre potentiel de guerre – le droit de belligérance de l’État n’est pas reconnu. »

5. Les raisons historiques sont connues et de fait, de leur création à la première guerre du Golfe, les Forces d’autodéfense japonaises ou FAD furent conçues sous la seule forme d’une « Reichswehr » limitée au rôle d’appoint à l’armée américaine.

6. Ceci étant, on le constate, depuis le début du 21e siècle, le Japon renoue avec une diplomatie plus active et redécouvre, bon gré mal gré, la puissance militaire qui l’accompagne – sans oser encore se l’avouer.
La question est de savoir si cette position restera encore longtemps tenable. Le maintien de ce que d’aucuns nomment un carcan institutionnel, voire une « camisole juridique », pose en effet la question de la normalisation de l’État japonais sur la scène internationale.
C’est cette question que je me propose de voir avec vous.
 
Lire la suite sur le blog LE POLEMARQUE

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vendredi, 20 janvier 2012

La Thaïlande aurait reconnu l'Etat palestinien

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a affirmé aujourd'hui que la Thaïlande avait reconnu l'Etat de Palestine. Des sources au ministère ont indiqué  que les autorités palestiniennes avaient reçu hier une lettre officielle de la Thaïlande reconnaissant l'Etat de Palestine dans les frontières de 1967.

A la suite de cette lettre, le président Mahmoud Abbas a remercié "le roi et le gouvernement thaïlandais pour leur reconnaissance officielle de l'Etat palestinien", a indiqué l'agence de presse palestinienne Wafa. "Une procédure officielle en vue de l'établissement de relations diplomatiques a été engagée", a ajouté le communiqué.

Selon le chef de la diplomatie palestinienne Riad al-Malki, cette annonce porte à 131 le nombre de pays qui ont déjà reconnu l'Etat palestinien dans les frontières antérieures à la guerre des Six Jours de juin 1967.

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vendredi, 30 décembre 2011

Geneviève de Galard, une femme dans l’enfer de Dien Bien Phu

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