mercredi, 12 novembre 2008
Les deux solitudes de l'histoire militaire vues par le cinéma
Le 11 novembre 2008, la ferveur commémorative du monde occidental est tournée vers le 90e anniversaire de la signature de l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale de 1914-18. Cet événement légua au XXe siècle plus de 10 millions de morts, une Europe affaiblie, le bolchevisme en Russie, un Moyen-Orient redessiné, une Amérique en pleine affirmation et les germes du second conflit mondial.
Dans le cadre de cette commémoration, c'est néanmoins d'abord la figure de l'ancien combattant et des hommes qui ont combattu et souffert dans les tranchées de Flandres et de France qui est retenue. Mais, pour que ces individus soient commémorés, leur action doit avoir un sens aux yeux de la société, ou de la communauté commémorant.
Or, depuis au moins les années 1920-1930, un fossé sépare la population francophone du Québec du reste du Canada en ce qui a trait à l'inscription dans le discours officiel canadien de la commémoration du passé militaire. Une illustration intéressante de cet état de fait nous est fournie par le cinéma.
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mercredi, 15 octobre 2008
Canada : L’armée recrute à la mosquée
Les Forces canadiennes feront une rare apparition dans une mosquée de la Colombie-Britannique ce soir. L’objectif est de susciter de l’intérêt chez les musulmans pour une carrière dans l’armée. Mais ce n’est pas tout le monde à la mosquée Burnaby Al-Salaam qui se réjouit de cette journée portes ouvertes.
Pour certains membres, une institution religieuse ne devrait pas être utilisée pour présenter l’armée canadienne. D’autres ne sont pas chauds à l’idée que la mosquée accueille un organisme qui est impliqué dans une mission de combat en Afghanistan où des musulmans sont tués.
Un porte-parole des Forces canadiennes a déclaré que l’événement ne vise pas à justifier la guerre ou une carrière militaire.
Le lieutenant-commandant Kris Phillips du Conseil canadien de la Défense nationale, Bureau des affaires publiques, a déclaré que la communauté musulmane canadienne, comme les femmes et les Autochtones, est sous-représentée dans les Forces. Et les séances d’information sont conçues pour fournir aux minorités une information directe et non filtrée.
Une autre réunion devait avoir lieu hier soir dans un centre communautaire autochtone de Vancouver.
Parmi les panélistes qui répondront aux questions ce soir, on compte le sous-lieutenant Wafa Dabbagh, une officier de marine et la première femme à porter le hijab dans l’armée canadienne.
L’événement a toutefois fait sourciller, et même choqué, certains membres de la mosquée.
L’étudiant Toshio Rahman a dit que c’est inapproprié pour les Forces canadiennes de recruter dans une mosquée.
"Quand il s’agit de quelque chose comme les forces armées, la marine, ou tout ce qui a à voir avec les questions de sécurité, je ne pense pas que c’est un bon endroit", a déclaré M. Rahman, 23 ans.
"Cela va l’encontre des idéaux de l’islam, en ce sens que nous sommes une religion pacifique [sic] , et nous essayons ... à ce stade, de définir notre image dans le monde, et je ne pense pas qu’une image de violence ou une représentation de violence à la mosquée soit appropriée".
M. Rahman s’est dit opposé au rôle du Canada dans la mission de l’OTAN en Afghanistan. La perspective d’adhérer à une organisation militaire dont les troupes se battent dans un pays musulman est anathème pour de nombreux musulmans canadiens, a-t-il ajouté.
"Je ne suis pas d’accord avec les raisons pour lesquelles nous sommes allés en Afghanistan. Si c’était véritablement une mission de maintien de la paix, je serais d’accord. L’Afghanistan est beaucoup plus compliqué et je pense que la seule raison pour laquelle nous sommes allés là-bas c’est les États-Unis", a dit M. Rahman.
"J’ai entendu dire que les deux recruteurs sont musulmans. Je respecte ce qu’ils font. Je ne suis pas d’accord avec ce qu’ils font. Je ne pense pas que cela aiderait d’avoir des soldats musulmans canadiens en Afghanistan".
Toutefois, le directeur de la jeunesse de la mosquée, Imaad Ali, a déclaré que de nombreux jeunes musulmans sont intrigués par une carrière dans l’armée.
M. Ali, qui a contribué à l’organisation de l’événement, a déclaré qu’il aimerait voir plus de musulmans dans l’armée. La plupart des personnes qui ont exprimé leur opposition à l’événement, a-t-il dit, sont des professionnels éduqués. "Ils perçoivent l’armée comme un potentiel d’aller à la guerre et de se battre".
M. Ali a dit qu’il est en désaccord, ajoutant qu’il y a aussi un aspect patriotique à se joindre à l’armée. Beaucoup de ses contemporains, dit-il, "ne savent pas d’où est venue la démocratie, et que les gens ont dû se battre et sacrifier leur vie pour la gagner".
Les Forces canadiennes ont environ 200 musulmans, a dit M. Ali, alors que les militaires ne pouvaient pas confirmer ces statistiques.
Source du texte : MILITARY WORLD
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samedi, 27 septembre 2008
Une nouvelle "guerre froide" pourrait survenir pour le contrôle de l'Arctique
Le climat politique international risque de se rafraîchir, alors que le Canada se prépare à une nouvelle "guerre froide" avec d'autres pays nordiques pour le contrôle du Nord et de ses ressources, selon un spécialiste international sur la souveraineté de l'Arctique.
Rob Huebert, un professeur de l'Université de Calgary, a appuyé les conclusions d'un rapport publié cette semaine par le centre de réflexion de Londres "Jane's International Defence Review", qui fait des avertissements de mauvaise augure.
Le rapport indique que "le retrait de la plate-forme de glace de l'Arctique expose d'énormes nouvelles réserves de pétrole, de gaz et d'autres ressources, faisant apparaître une nouvelle région sujette à la compétition géostratégique. Le retrait a engendré des revendications territoriales, augmentant la possibilité d'une guerre froide authentique entre les états occidentaux et la Russie pour la région arctique".
Le rapport ajoute que malgré qu'il n'y ait pas de menace imminente de conflit, le présage des années 2020 est moins encourageant.
M. Huebert s'est lui aussi dit d'avis que les relations deviennent plus froides, mais il estime que les querelles sur l'Arctique seront probablement davantage politiques que militaires.
Le Canada, la Russie, le Danemark, la Norvège et les Etats-Unis sont tous intéressés par des grands lots de la région, sous laquelle se terrent des ressources énergétiques non exploitées. Le réchauffement climatique facilitera l'accès à ces réserves, ravivant la course au contrôle de la région.
M. Huebert a ajouté que les pays impliqués dans la course étaient déjà en train de "prendre position maintenant", le Danemark envoyant des navires vers une île de la région tandis qu'un sous-marin russe a planté son drapeau sous la glace du Pôle Nord. Le professeur a affirmé qu'il était encore temps de s'occuper de l'impasse actuelle entre ces pays.
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lundi, 22 septembre 2008
Quand le Pacifique Nord était un "lac russe"…
Au moment où un bathyscaphe russe vient d'atteindre le fond de l'Océan Glacial Arctique – manifestant ainsi la volonté de la Russie nouvelle d'affirmer ce qu'elle considère comme ses droits sur les ressources des zones sous-marines prolongeant son territoire continental – il est opportun de rappeler que, dès le XIXe siècle, l'Empire des tsars, qui était généralement perçu comme une formidable puissance terrestre eurasiatique, se tournait vers les immenses espaces de l'Océan Pacifique. C'est à cette époque que furent menées à bien de grandes expéditions maritimes russes telles que celles de Krusenstern dans le Pacifique nord ou de Bellingshausen qui réalisa l'une des premières circumnavigations du continent antarctique. Les stations russes établies, jusqu'à hauteur de San Francisco, sur les côtes occidentales de l'Amérique du nord auraient pu constituer pour leur part les bases d'une véritable entreprise de colonisation mais l'histoire en décida autrement. La perception plus ou moins confuse de la nature "européenne" de la Russie des tsars a longtemps conduit à sous-estimer la dimension sibérienne, "asiatique" et pacifique de ce qui fut, lors de son apogée de la fin du XIXe siècle, le plus vaste empire du monde. Les Russes étaient pourtant présents sur les rivages de la mer d'Okhotsk et dans la péninsule kamtchadale avant que Pierre le Grand n'ait donné à ses États leur façade baltique et ce n'est qu'à l'issue d'une très lente progression, méthodiquement conduite au cours du XVIIIe siècle, que l'empire de Catherine II put prendre le contrôle des côtes septentrionales de la mer Noire. Contenus au nord et à l'ouest par les Suédois et les Polonais, au sud par la Turquie ottomane et la Perse séfévide, c'est vers les côtes de la mer Blanche et les immenses territoires à peu près vierges étendus au-delà de l'Oural que les Russes se tournèrent en priorité dès l'époque d'Ivan le Terrible, une fois assuré le contrôle du cours de la Volga et du débouché sur la Caspienne. La conquête de la Sibérie conduisit rapidement les Cosaques jusqu'aux steppes mongoles et aux portes du monde chinois en même temps que sur les rives de ce qui deviendra le détroit de Behring. De là, il était aisé de gagner les rivages américains du Pacifique nord, de prendre le contrôle des îles Aléoutiennes et de l'Alaska, de pousser vers Sakhaline et les Kouriles, de s'avancer vers les côtes de l'Oregon et jusqu'en Californie. De grands voyages d'exploration maritime confirmaient, au début du XIXe siècle, les ambitions des tsars dans les immensités océaniques révélées par Magellan trois siècles plus tôt et la mainmise sur l'Alaska, tout comme celle, éphémère, sur l'archipel des îles Hawaï montrent combien – sans le reflux entamé à la fin du deuxième tiers du siècle, marqué notamment par la vente, en 1867, de l'Alaska aux États-Unis – la géopolitique du Pacifique nord eût pu être bien différente au cours du siècle suivant.
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vendredi, 29 août 2008
Après le Caucase, la bataille de l'Arctique ?
Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, qui a entamé le 26 août, une tournée de trois jours dans le Grand Nord, a fait de la défense de la souveraineté canadienne dans l'Arctique une des priorités de son gouvernement. De fait, les ressources énergétiques de la région, extrêmement riche en pétrole et en gaz naturel, sont de plus en plus convoitées par les pays qui la bordent et notamment par la Russie. Dans un contexte de regain de tension entre Moscou et les pays occidentaux, François Thual, co-auteur du livre "La bataille du Grand Nord a commencé", analyse les enjeux stratégiques de la région.
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lundi, 28 juillet 2008
Le Québec militaire
Le Québec appartient au complexe militaro-industriel de l’Amérique du Nord. Il lui est irrémédiablement greffé par son espace et son économie et il est même devenu, au cours des ans, fort dépendant de la logique de guerre que préconisent les Alliances militaires occidentales. Dans le processus de réorientation de la politique de la défense nationale il réclame sa part des dividendes qui lui reviennent et veille à ce qu’elles lui soient octroyées au nom des règles fondamentales du fonctionnement de ce complexe et, notamment, la fidélité d’allégeance aux orientations stratégiques de la défense du territoire et la capacité de répondre aux exigences technologiques des guerres d’invasion et d’occupation ou aux aléas de la guerre contre le "terrorisme". Le Québec militaire est l’un des éléments fonctionnels de ce complexe en raison des traités que le Canada a signés avec l’OTAN et le NORAD. Il agit sur 4 terrains principaux : La défense de l’espace et du territoire de l’Est de l’Amérique du Nord en constituant l’un des commandements de la défense du Canada ; les opérations conduites par l’armée canadienne sur son territoire à partir des bases militaires de Valcartier et de Bagotville y compris les manœuvres et les exercices de bombardement aériens à basse altitude au-dessus du Nitassinan ; la guerre dans laquelle s’est engagé le Canada en Asie centrale et le réarmement du pays par la fourniture d’armements et d’équipements fabriqués par ses industries de guerre.
Le Canada, en participant à la guerre d’invasion de l’Afghanistan, a entraîné le Québec dans son sillage et des contingents de soldats de la base de Valcartier sont déployés dans la région de Kandahar depuis juillet 2007. Le Québec est donc engagé dans cette guerre par défaut et il devra en assumer les nombreuses séquelles. Déjà le bilan est très lourd selon les derniers rapports (Dion-Viens, D., 2008).
Cet article dresse le portrait du Québec militaire tel qu’il se présente en 2008, ses liens avec les alliances militaires occidentales, les installations et les effectifs que l’armée canadienne a mis en place sur son territoire et sa participation au processus actuel de réarmement du Canada. Dans un autre article, nous traiterons des enjeux entourant sa participation aux projets belliqueux du Canada et des États-Unis et les avenues qu’il pourrait emprunter pour se soustraire à ces guêpiers que constituent le "Système de Défense de l’Amérique du Nord" et la "guerre mondiale contre le terrorisme".
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dimanche, 22 juin 2008
Un gazoduc au pays des talibans
La construction d'un gazoduc à travers la province en guerre de Kandahar risque d'envenimer la situation et de compliquer la tâche des troupes canadiennes en Afghanistan. C'est du moins l'avis de John Foster, un économiste canadien de renom, dans un rapport publié hier pour le Centre canadien de politiques alternatives.
En 2010, soit un an avant le départ de l'armée canadienne, les premiers coups de pioches seront donnés le long des 1700 km d'un tracé passant au Turkménistan, en Afghanistan, au Pakistan et en Inde (TAPI).
Ces quatre pays ont signé à la fin du mois d'avril une entente prévoyant la construction du gazoduc TAPI au coût de 7,6 milliards de dollars. Les premières livraisons de gaz naturel devraient avoir lieu en 2015.
"L'impact du gazoduc TAPI sur les forces canadiennes doit être évalué, étant donné que le tracé projeté traverse la plupart des zones de conflit d'Afghanistan, notamment la province de Kandahar où les forces canadiennes essayent de vaincre les insurgés", écrit M. Foster dans le rapport Un gazoduc à travers un territoire en conflit : Afghanistan, Canada et le nouveau grand jeu énergétique.
M. Foster, qui a été responsable des questions pétrolières à la Banque mondiale puis économiste chez Pétro-Canada, pense que la construction du gazoduc pourrait "exacerber le conflit actuel et éloigner les forces canadiennes des autres priorités afin de défendre le gazoduc".
Il estime en outre qu'Ottawa a longtemps ignoré la géopolitique de cette région, en particulier les rivalités américaines, russes et chinoises quant à l'accès aux ressources énergétiques. "Les ambitions régionales des États-Unis, et sa compétition avec la Russie et la Chine, comportent des manœuvres géopolitiques pour le contrôle de l'énergie dans lesquelles le Canada a été entraîné."
L'Iran, soutenue par le géant russe Gazprom, souhaite construire un gazoduc qui alimenterait le Pakistan et l'Inde. Un projet qui déplaît à Washington.
De l'avis de l'économiste, le gouvernement canadien doit informer davantage la population sur la construction du gazoduc TAPI, ainsi que sur ses répercussions en matière de politique étrangère.
"Les efforts du gouvernement pour convaincre les Canadiens de rester en Afghanistan ont été énormes. Mais l'impact qu'aurait un gazoduc de plusieurs milliards de dollars sur les régions sous juridiction canadienne n'a jamais été sérieusement débattu", écrit-il.
Si le gazoduc TAPI se concrétise, il rapportera 160 millions de dollars par an à l'État afghan. Et plus de 1000 industries devraient s'installer le long de l'autoroute gazière, à en croire le ministre afghan des hydrocarbures.
Source : CYBERPRESSE.CA
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jeudi, 15 novembre 2007
L'armée canadienne et l'indépendance du Québec
La question militaire au Québec et au Canada se pose de plus en plus à propos de l’indépendance. Depuis le jugement de la Cour suprême et la barre de plus en plus haute que dresse le Canada anglais, les inquiétudes qui se manifestent même chez des militants aguerris, jettent un doute sur la possibilité de réaliser l’indépendance de façon démocratique. Le plan B d’Ottawa fait son effet et les menaces commencent à peser lourd dans le processus électoral. De John Crosbie, ancien ministre de Mulroney qui demande à l’armée de se tenir en forme parce qu’on va avoir besoin d’elle contre le Québec, à toute une cohorte d'éditorialistes, de Toronto à Vancouver, les leaders d’opinion ne manquent pas pour proposer la "solution finale" au problème Québécois. En ajoutant à cela la croisade de Me Guy Bertrand, l’encerclement juridique dont se sert Ottawa avec sa Cour suprême, le plan B de Stéphane Dion qui veut protéger les édifices fédéraux dans un Québec indépendant et sauver les citoyens désireux de rester Canadiens, mais surtout en considérant le désarroi total des Canadiens anglais face à la rupture de "leur Pays", il y a lieu de s’interroger ! Pour beaucoup moins que ça, l’armée est intervenue plus d’une vingtaine de fois au Québec depuis le début de la confédération pour défendre le pouvoir des possédants. Avec la menace de la partition du Québec, brandie par les stratèges fédéralistes, on imagine mal que la solution militaire ne soit pas envisagée au plus haut niveau de l’État canadien. Après la peur économique, pourquoi pas la peur tout court afin d’empêcher un vote libre sur l’indépendance ?
Il faut malgré tout supposer qu’il s’agirait de la dernière carte des fédéralistes. Car, malgré les apparences, cette voie est périlleuse pour l’État fédéral. Elle comporte des difficultés sans nombre, dont la moindre serait le désarmement des militaires Québécois, incapables de suivre des ordres qui heurteraient leur conscience. Entrevoir ces difficultés d’application ne nous autorise pourtant pas à balayer du revers de la main la possibilité de l’option militaire. Le pacifisme des Québécois, encouragé par de longues années de lutte parlementaire, les porte à croire que l’adversaire se nourrit du même pain. Au Chili, avant le coup d’État de septembre 73, les démocrates croyaient aussi que leur armée, réputée la plus civique et la plus loyale de l’Amérique du Sud, n’oserait jamais commettre "d’aggiornamento". Ce n’est qu’après la plus terrible des répressions qu’ils se sont rendu compte que leur armée avait aussi une tradition d’intervention politique mais dont la dernière remontait à 1930, trop loin pour que l’on s’en souvienne. En 1973, peu de militants s’attendaient au coup d’état sanglant qui renverserait le régime populaire de Salvador Allende. Mieux, le chef du coup d’état, le général Pinochet, avait été nommé à la tête de l’armée à la suite d’une mesure d’apaisement prise par le Président Allende dans le but de calmer les inquiétudes de l’armée. L’oubli historique jouait là-bas comme il joue souvent ici. Le Québec n’a pas le droit de nourrir de telles illusions. Car c’est le destin national qui est en cause et pas seulement un projet politique. Illusions d’autant plus condamnables du fait que c’est Ottawa qui a droit de vie ou de mort sur le processus démocratique au Québec. Donc, un gouvernement extérieur sur lequel nous n ‘avons aucune prise. Peu de gens ici croient à la possibilité d’une intervention militaire d’Ottawa. Après tout, le Canada n’est pas le Chili ! Mais si c’était nous, les naïfs ? Si l’argent que Howard Galganov a reçu à coup de 200,000 $ par des donateurs inconnus, si le Anglophone Assault Group, si la vague partitionniste du West-Island, si tout cela était encouragé par le S.C.R.S., faudrait-il s’en surprendre ? Qui peut nous dire à quoi servent les 4.8 millions de dollars que le gouvernement fédéral a donnés à l’organisme fantôme Option – Canada ? Talonnée pendant des mois par le Bloc Québécois, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a pu en produire le bilan financier qui se résume en une seule page dactylographiée. Combien d’autres dépenses souterraines servent ainsi à alimenter des provocateurs de tout acabits ? Combien de Guy Bertrand s’apprêtent à surgir, encouragés par l’argent d’Ottawa, pour réclamer la protection de l’armée ?
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mercredi, 26 septembre 2007
L'Arctique sur écoute
Les militaires n'ont pas fini de se pavaner dans les eaux arctiques s'il faut en croire le réseau anglais de Radio-Canada qui a appris, mardi, qu'Ottawa travaillait actuellement à l'installation d'un système de détection sous-marine aux accents de guerre froide.
En effet, il semblerait que le gouvernement Harper, résolu à affirmer la souveraineté canadienne sur les eaux arctiques en déployant ses armes, compte installer en divers points du convoité passage du Nord-Ouest tout un réseau d'hydrophones.
Ces hydrophones, qui permettent la détection de navires et de sous-marins passant à proximité, seraient reliés entre eux par un réseau de fibres optiques et transmettraient leur information à une base arctique avancée.
Les sources de la fuite n'ont cependant pas précisé combien devront débourser les contribuables canadiens pour leurs nouvelles oreilles nordiques. Toutefois, un projet similaire, dans les années 90, avait été abandonné en raison de son coût, évalué alors à plus de 100 millions de dollars.
Toujours selon la CBC, le projet pourrait être lancé dès l'été prochain. Des scientifiques canadiens se seraient même déjà rendus sur place, l'été dernier, pour y étudier l'un des sites possibles pour le système.
Pendant la guerre froide, les États-Unis ont installé et entretenu pendant des années d'imposants chapelets d'hydrophones destinés à contrôler les allées et venues des sous-marins soviétiques dans le Pacifique et l'Atlantique.
Les eaux arctiques canadiennes sont réputées fréquemment accueillir, sans l'autorisation d'Ottawa, des sous-marins américains, russes, français et britanniques.
Actuellement, le Canada doit se rabattre, pour contrôler ses vastes étendues arctiques, sur quelques avions vieillissants de détection avancée et des patrouilleurs inuits. En juillet, le premier ministre Harper a annoncé la construction prochaine de six à huit navires de patrouille arctique et l'aménagement d'un nouveau port militaire nordique.
La plupart des experts estiment que le passage du Nord-Ouest, de plus en plus dégagé en raison du réchauffement climatique, pourrait devenir un jour l'une des principales routes maritimes mondiales.
Ottawa compte aussi, en entretenant une surenchère nationaliste dans le Nord, faire valoir son droit sur une partie des richesses, notamment du pétrole, du gaz et des diamants, dont regorge cette région.
Source du texte : RADIO-CANADA.CA
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mardi, 21 août 2007
Les forces armées canadiennes recrutent...
Les Forces armées canadiennes, qui ont lancé leur plus grande campagne de recrutement depuis la Deuxième Guerre mondiale, devraient axer leur publicité vers les jeunes chômeurs en leur faisant miroiter des possibilités d’emplois, et non des voyages, constate un sondage commandé par le ministère de la Défense nationale.
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