jeudi, 07 février 2013
Interview du capitaine ERBLAND (pilote d'hélicoptère Tigre) par Pierre BAYLE
Le capitaine Brice Erbland, de l’ALAT, vient de publier "Dans les griffes du Tigre", le récit de ses campagnes d’Afghanistan et de Libye où il a servi au combat comme pilote et chef de patrouille du Tigre, l’hélicoptère de combat de nouvelle génération.
Pierre BAYLE : Il n’est pas fréquent de voir publier ce type de témoignage. Vous avez dû vous battre pour obtenir des autorisations ?

Cne Brice ERBLAND : Non, au contraire, je n’avais pas l’idée de faire un livre au départ, mais j’ai d’abord ressenti le besoin de mettre par écrit ce que j’avais vécu et ressenti, pour moi et pour ma famille, pour garder une trace de ces moments très denses. Ce sont ensuite mes supérieurs hiérarchiques qui m’ont incité à en faire un livre pour le grand public, à partager mon témoignage…
Votre récit est très imagé, très visuel. Par exemple quand vous racontez qu’il est "impossible dans l’inaltérable et bruyante ambiance du cockpit de discerner en plein jour des tirs venant du sol". Comme si vous étiez aveugle ?
Ce n’est pas le mot, car avec les deux pilotes en tandem et non pas côte à côte, on a une vue extraordinaire à droite et à gauche, et quand le Tigre avance il est penché donc on a une vue très dégagée sur l’avant. Le problème c’est qu’en plein jour on ne voit venir pas les tirs vers l’hélico car les traçantes sont difficiles à distinguer et qu’on ne les entend pas. Alors qu’en pleine nuit, on ne voit que ça.
Donc la position en tandem est un progrès ?
Au début on avait un peu peur de la nouveauté, mais en fait ça ne change pratiquement rien au dialogue entre les deux membres de l’équipage : en fait on échange par interphone, en permanence, et le cockpit est tellement ergonomique qu’on se sent beaucoup plus à l’aise.
L’Apache est aussi en version tandem, mais avec le pilote à l'arrière ; est-ce que la configuration du Tigre a intéressé les Américains ?
En Afghanistan, nous avons eu au moins quatre ou cinq visites d’officiers américains venus voir le Tigre, ils étaient impressionnés par ce qu’ils nous voyaient faire. En particulier, ils étaient intéressés par le canon et sa capacité à tirer latéralement. Ils nous disaient que sur l’Apache, seul le tir vers l’avant, dans l’axe de l’appareil, était stabilisé donc précis.
Écrit par SG dans > Afghanistan, > Armées, > Entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |
dimanche, 03 février 2013
"Le temps de l'action" avec le 92e RI : Rendez-vous le 6 février à la librairie Julliard pour une après-midi de signatures
Pendant plus d’un an, le photographe Alphonse Bernard Seny a vécu le quotidien de ces hommes et de ces femmes en uniforme ont été projetés sur le théâtre d’opération Afghan.
Depuis les camps de manoeuvres en France, jusqu’à la cession à l’ANA (l’armée nationale Afghane) de la base de Tora dans la vallée de Surobi, au long de l’ouvrage se déroule le récit d’une aventure humaine photographiée au quotidien, jusqu’à la fin de l’engagement des forces combattantes françaises et leur retour en France.
Ce n’est donc pas simplement un épisode de l’histoire du GTIA (groupement tacttique interarmes) Oies Sauvages, ni celui plus particulier du 92e Régiment de l’Infanterie qui sont racontés dans ce livre, mais en suivant ses acteurs, Alphonse Bernard Seny nous fait partager un épisode de l’histoire de l’armée française : l’épilogue de sa présence en Afghanistan.
Librairie Julliard, 229 bd Saint-Germain, 75007 Paris (Métro Solférino)

Écrit par SG dans > Afghanistan, > Armées, > Livres-Revues-Magazines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |
mercredi, 30 janvier 2013
Conférence-débat de la FRS sur le livre "Diplomate en guerre à Kaboul"
A l'occasion de la parution du livre Diplomate en guerre à Kaboul La Fondation pour la Recherche stratégique vous convie à une conférence-débat autour de Jean d'Amécourt ancien Ambassadeur de France en Afghanistan et Gilles Dorronsoro Professeur à l'Université Paris 1 - Sorbonne
5 février 2013 de 17h45 à 20h00 dans les locaux de la FRS, 4, bis rue des Pâtures, 75016, Paris.
La conférence sera animée par Camille Grand, directeur de la FRS.
Inscription obligatoire :
Écrit par SG dans > Afghanistan, > Colloque, conférence, atelier, > Livres-Revues-Magazines, GUERRES (Typologies) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |
vendredi, 18 janvier 2013
Afghanistan : Petit webdocumentaire autour de soldats du 1er RIMa et de leurs familles
Auteurs : Renaud JOUBERT et Richard TALLET (cliquer ICI pour accéder au webdoc)

Écrit par SG dans > Afghanistan, > Armées, > Opérations extérieures (Opex), > Témoignages, > Vidéo Belli | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |
jeudi, 17 janvier 2013
Kapisa-Afghanistan : Les confidences de Jean-Christophe Hanché, reporter-photographe
Écrit par SG dans > Afghanistan, > Entretiens, > Photo-Peinture-Dessin-BD, > Vidéo Belli | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |
lundi, 14 janvier 2013
"Dans les griffes du Tigre", de Brice Erbland : De la hauteur
Theatrum Belli vous présente un article de Paméla Ramos, avec son aimable autorisation, au sujet du livre de Brice ERBLAND, officier pilote d'hélicoptère de combat "Tigre" en Lybie et en Afghanistan, qui sort prochainement aux éditions Les Belles Lettres.
À la mémoire des hommes tombés pour tous.
J’ai terminé de lire Dans les griffes du Tigre, récits d’un officier pilote d’hélicoptère de combat, de Brice Erbland, la veille de l’annonce de l’entrée en guerre de la France aux côtés du Mali. Une ironie dont je me serais passée, doublée d’une autre, bien plus tragique encore : au moment de commencer la délicate rédaction d’une note destinée à tenter de convaincre les lecteurs qui doivent encore l’être de l’importance d’un tel document dans la construction de toute pensée humaine, nous apprenons la mort d’un autre pilote d’hélicoptère, le lieutenant Damien Boiteux, dans les premières heures du conflit.

Encore émue et impressionnée par un court texte au plus vrai d’une action si récente, ponctuée des constatations simples, crues et humbles d’un homme confronté à des situations et des sentiments absolument à l’opposé de ses compatriotes, au mieux indifférents au pire hostiles, je prends de plein fouet la nouvelle comme si je venais de perdre une connaissance éloignée toujours appréciée, et admirée. Je comprends enfin ce que j’avais auparavant pressenti à la lecture de nombre de ces récits de soldats à travers l’Histoire, confirmé ici par celui d’un soldat d’à présent, impossible par confort personnel ou intellectuel à reléguer aux recoins sombres d’un passé parfois fantasmé : nous sommes en guerre, ces hommes partent et meurent pour nous, et nous ne comprenons plus rien de ce que nous en pensons, l’esprit obscurci par des décennies d’oubli volontaire, d’anti-militarisme primaire, d’amalgames grossiers touchant les rares intellectuels français actuels qui voudraient correctement parler de cette figure devenue étrangement exotique, qu’on sentirait vaguement menaçante et qui reste pourtant, avec le moine et le paysan, l’un des trois piliers de toute civilisation humaine: le soldat.
Une inquiétude sourde reste bien ancrée en moi depuis ces annonces, pour le reste des hommes envoyés, pour l’auteur de l’ouvrage que je peux immédiatement et bien plus encore situer dans son milieu, sans avoir la certitude pourtant qu’il soit parmi eux. Je pense à la peine d’un régiment qui a perdu un ami, à sa famille triste mais fière, debout dans la décence de ceux qui savent accompagner et comprendre le sacrifice de ces vocations fortes. Je pense à ces mots bien vains que je viens de tenter de rendre, à la naïveté d’un cœur qui me dicte de les écrire tout de même, malgré les événements, ousurtout face à ces événements, car c’est l’unique petite chose que je puisse faire : porter la voix d’un officier qui entendait porter celle des siens, répondre à l’appel d’un pilote de l’aviation légère de l’Armée de terre qui demande à son peuple de regarder, d’écouter, de parler ensuite à son tour de cette aventure humaine que vivent chaque jour pour nous ces militaires, qu’on le veuille ou non.
Découpé en valeurs ou en défis (De la confiance, de la peur, de l’ouverture du feu…) comme autant de chapitres vécus simultanément par un homme envoyé sur un théâtre d’opérations, ce livre témoigne de la condition actuelle d’un combattant français. Il se lit plus comme un rappel des grandes questions auxquelles chaque homme (ou femme) qui aura tenté de vivre sa vie intensément sera tenu de répondre, en proposant les modestes mais percutantes vues de son auteur, Brice Erbland, et de ceux qu’il a côtoyés lors de ses deux dernières missions : en Afghanistan et en Libye, en 2011.
Je vais tâcher de les aborder toutes en le laissant majoritairement parler, car beaucoup de ces considérations, données dans un contexte d’action dont les descriptions sont saisissantes de réalité, se passent tout simplement de commentaires. L’on approuvera ou l’on rejettera, mais le silence et le respect, je l’espère, se feront, le temps que ce témoignage existe. C’est le seul souhait que je formule.
*
Une préface de Jean Guisnel, écrivain et correspondant au Point, fait tout d’abord le vœux que cette initiative soit reprise afin d’entendre plus de nos soldats témoigner. Il salue les récits « vifs » de l’auteur. « Il les raconte à sa manière, qui fait la part belle aux réflexions du moment, à la chaleur des relations humaines, à l’intensité de l’engagement. Il décrit aussi une armée nouvelle, moderne, technique et aguerrie. »
En effet, dans son introduction, Brice Erbland nous rappelle ceci :
Écrit par SG dans > Afghanistan, > Armées, > Libye, > Livres-Revues-Magazines, > Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |
dimanche, 06 janvier 2013
Afghanistan : Les drones américains vont "remplacer" les GI's
Le Département américain de la Défense prévoit de réduire à 3.000, 6.000 ou au maximum 9.000 hommes la présence militaire américaine en Afghanistan après 2014, au terme de la mission de combat de l'Otan, a écrit le 4 janvier le Wall Street Journal. Ces chiffres, inférieurs à ce qui était initialement prévu, font suite à une demande du président Barack Obama.

Ces troupes pourraient continuer à lancer des attaques contre les rebelles. Elles poursuivraient également l'entraînement de l'armée et de la police afghanes. Le secrétaire à la Défense Léon Panetta avait dit que ces forces américaines allégées se concentreraient sur la lutte contre al-Qaida - protégé par le gouvernement des talibans de 1996 à 2001 - en vue de l'empêcher de reprendre pied en Afghanistan.
Écrit par SG dans > Afghanistan, > Armées, > États-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : drones, uav, predator, afghanistan |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |
vendredi, 04 janvier 2013
7e BCA en Kapisa : Exposition photos à Reims de Jean-Christophe Hanché
Alors que la France vient d'engager un retrait de ses troupes d'Afghanistan, la Ville de Reims présente, du 18 janvier au 1er mars 2013, le travail photographique de Jean-Christophe Hanché, photographe rémois qui a passé deux mois en 2011 aux côtés des sections de combat du 7e bataillon de chasseurs alpins déployées dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul. L'exposition, baptisée 'Kapisa - Afghanistan', est présentée dans un nouvel espace d'exposition pérenne, au coeur de l'Hôtel de Ville de Reims.

Crédit photo : Jean-Christophe Hanché (tous droits réservés)
Cette exposition fait écho à l'actualité, puisque depuis la fin de l'année 2012, la France a engagé un processus de retrait de ses troupes de la Kapisa et plus largement de l'Afghanistan. Jean-Christophe Hanché, photographe rémois, présente 30 photographies (format 60 cm x 90 cm) qui témoignent d'une réalité méconnue, celle de la guerre en Afghanistan et de l'engagement militaire français dans ce conflit.
Retour sur un projet
En 2011, soutenu par la Ville de Reims, Jean-Christophe Hanché a passé deux mois aux côtés des sections de combat du 7e bataillon de chasseurs alpins déployées dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul. Il a partagé le quotidien de ces soldats, jour et nuit, photographiant leurs moments de repos, les patrouilles, les missions de reconnaissance et les combats. Jean-Christophe Hanché fut alors reporter de guerre mais d'une guerre qui ne disait pas son nom. Pourtant, la France était en guerre en Afghanistan. 89 soldats français y ont péri. Plusieurs centaines ont été blessés.
"Qu'avons-nous fait en Afghanistan ?" : jeudi 17 janvier à 18 h 30
Lors du vernissage, prévu le jeudi 17 janvier à 18 h 30, une rencontre-débat ouverte au public est également proposée : "Qu'avons-nous fait en Afghanistan ?", avec Gilles Grandpierre, journaliste, et Jean-Christophe Hanché.
Exposition Du 18 janvier au 1er mars 2013 Espace exposition, Hôtel de Ville de Reims Ouvert tous les jours de 8h à 20h. Fermé samedi et dimanche. Rencontre-débat Jeudi 17 janvier à 18h30 Espace exposition, Hôtel de Ville de Reims
Écrit par SG dans > Afghanistan, > Armées, > Événements, > Opérations extérieures (Opex), > Photo-Peinture-Dessin-BD | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |
jeudi, 03 janvier 2013
Industries de défense : Quelques matériels français déployés en Afghanistan
Theatrum Belli a agrégé dans une "playlist" plusieurs des 99 vidéos du webdocumentaire sur la Brigade La Fayette afin de vous montrer quelques matériels français et européens qui ont été déployés sur le théâtre afghan.
Écrit par SG dans > Afghanistan, > Armes et armement, > Opérations extérieures (Opex), > Vidéo Belli | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |
mardi, 01 janvier 2013
Afghanistan : 1000 soldats reviendront en France d'ici l'été 2013
Environ 1000 soldats français devraient revenir en France d'ici l'été prochain et les 500 derniers prépareront le retrait définitif et total d'ici la fin de 2014, a confirmé lundi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.
Quelque 2.000 soldats français sont déjà rentrés cette année. Interrogé sur RTL, Jean-Yves Le Drian a précisé le calendrier pour les dernières troupes.
"C'est à peu près un millier de militaires qui seront rentrés pour l'été. Ils ne sont pas en situation de combat, ils sont en situation de repli des matériels, des armements. Les unités combattantes sont aujourd'hui rentrées en métropole", a-t-il rappelé.
Les 500 derniers soldats auront pour mission d'administrer l'aéroport de Kaboul ainsi que l'hôpital militaire de Kaia, près de Kaboul. Ils encadreront égalemement la formation de l'armée nationale afghane jusqu'à l'expiration des accords franco-afghans, a précisé le ministre.
Crédit photo : EMA / Armée de Terre
Écrit par SG dans > Afghanistan, > Armées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer | |



































