samedi, 17 novembre 2012

5000 policiers espagnols défilent à Madrid contre l'austérité ("Citoyens, nous vous demandons pardon pour ne pas arrêter les vrais responsables de cette crise : les banquiers et les politiques")

Venus de toute l'Espagne en cars, environ 5000 policiers ont défilé aujourd'hui au centre de Madrid pour dénoncer les baisses de salaires et d'effectifs dans la police, comme dans l'éducation et la santé, trois jours après une grève générale en Espagne contre l'austérité. 

"Citoyens, nous vous demandons pardon pour ne pas arrêter les vrais responsables de cette crise : les banquiers et les politiques", proclamait une banderole dans le cortège des policiers qui ont marché jusqu'au ministère de l'Intérieur à l'appel du Sup, syndicat majoritaire du secteur. 

"Chaque année, entre 1500 et 2000 policiers partent à la retraite et 125 sont recrutés, ce qui signifie que dans trois ou quatre ans, il y aura plus d'insécurité et plus de délits en Espagne", a mis en garde Jose Maria Sanchez Fornet, lors d'un discours devant le ministère. "Avec les jours libres qu'ils nous prennent, plus la suppression du mois supplémentaire, plus les coupes dans les salaires, nous avons perdu 300 euros par mois", affirme Anxos Lores Tomé, une policière de 36 ans venue de Ferrol en Galice. 


Entrée dans la police il y a 10 ans avec 1500 euros par mois, elle affirme gagner aujourd'hui 1450 euros. "Si ce pays fonctionne mal, c'est uniquement à cause des politiques", renchérit Juan Manuel Aguado Torres, un policier de 60 ans à Motril (Grenade), dans le sud du pays. 

"Ce sont nous, les fonctionnaires, qui payons toutes les conséquences de la crise", regrette aussi Antonio Perez, policier depuis 33 ans à Madrid. Pour lui, "le problème c'est qu'ils nous prennent l'argent pour le donner à d'autres, comme les régions autonomes, et les banques" qui doivent bénéficier d'une aide européenne allant jusqu'à 100 milliards d'euros. Mais au-delà de la police, "nous sommes inquiets pour la situation du pays en général. Les politiques ne créent pas d'emploi, et avec les coupes, il ne créent pas de consommation, au contraire", dit-elle. 

Le gouvernement a imposé au pays une cure d'austérité visant à économiser 150 milliards d'euros entre 2012 et 2014, déclenchant une vive contestation populaire qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes dans les rues lors de la grève générale de mercredi.

Écrit par SG dans > Économie, > Europe, SÉCURITÉ | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Tant que l'Europe n'aura pas de frontière douanières, nous seront en concurrence avec les pays à salaire minimum. Dire que nous allons nous en sortir par l'"excellence" c'est supposer que les autres peuples sont intrinsèquement moins capables, moins intelligents. Ce n'est ni plus ni moins que du racisme. L'avancée technologique des pays émergents (Chine, Brésil, ...), en train de nous dépasser confirme la stupidité de cette théorie.

Par ailleurs l'obligation faites aux états d'emprunter au banque, à un taux supérieur aux taux des emprunts de ces banques auprès de la banque centrale, crée par les états européens (!) constitue ni plus ni moins qu'un impôt lourds payé par les citoyens aux banques.

Ajoutons à cela le coût social grandissant de l'immigration, massive alors que nous somme en période de chômage, et on aura la somme des causes de la crise actuelle.
Les causes sont connues. La vraie question est : pourquoi ne soigne-t-on pas les causes ?

Quand aux policiers espagnols, leur manifestation est courageuse. elle témoigne de la situation de l'Espagne et de leur proximité avec la population. Une police ne doit elle pas plus de loyauté à son peuple qu'aux banques et aux politiciens ?

Ceci étant dit, la pratique de la torture dans les postes de police espagnols n'a pas complètement disparue, surtout au pays basque, et pas que pour lutter contre le terrorisme (elle le favoriserait plutôt).

Écrit par : Jean | dimanche, 18 novembre 2012

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