vendredi, 31 août 2012
Tribune libre : La Syrie, au cœur de la Guerre tiède ? D’une désinformation médiatique à une intervention programmée
"Il faut empêcher de réitérer le scénario libyen en Syrie". Vladimir Poutine, 27/02/2012 (1)
La crise syrienne est, aujourd’hui, arrivée à un point critique. Une guerre fratricide massacrant, pour partie, des innocents, est en cours.

Dans ses grandes lignes, cette guerre est médiatisée par les intérêts politico-économiques des grandes puissances. Mais, très tôt, elle a été polluée par les nouvelles idéologies religieuses et nationalistes, surfant sur les maladresses occidentales et la soif de libertés de peuples en perdition – au prix de dérives politiques incontrôlables et, sans doute, irréversibles.
A l’origine, cette quête identitaire a été précipitée par la "fin des idéologies" (D. Bell) issue de la disparition de l’URSS, en décembre 1991, qui a favorisé le retour du religieux comme idéologie alternative et, au moins, réactivé son rôle politique et identitaire. Dans le même temps, la disparition du verrou idéologique de la Guerre froide a suscité l’émergence de micro-conflits périphériques désormais porteurs, sur l’Echiquier arabe, d’aspirations révolutionnaires. En ce sens, la délégitimation de l’idéologie communiste aurait agi comme facteur catalyseur d’une instabilité systémique à l’échelle du monde et dont la crise syrienne ne serait, au final, qu’un sous-produit – une forme d’effet émergent.
La (prévisible) réaction d’auto-défense du régime syrien face à la terrible violence "révolutionnaire" attisée de l’extérieur a débouché, aujourd’hui, sur une inquiétante guerre civile – imputée par les médias occidentaux, de manière (trop) systématique et erronée, au seul président Bachar El-Assad. Pourtant, l’opposition armée anti-Assad est responsable de davantage de tueries étrangement passées sous silence et qui, en d’autres lieux, auraient pu être qualifiées de "crimes contre l’humanité", pour reprendre une expression trop souvent manipulée par la gouvernance néo-libérale sous leadership américain, dans l’optique de justifier ses actions répressives.
Avec une certaine légitimité, on peut donc s’interroger sur l’existence d’une pensée unique, structurellement favorable aux "rebelles", et verrouillant l’information sur le déroulement de la "révolution" syrienne – sous l’impulsion de l’Organisation syrienne des droits de l’homme (OSDH), étrange ONG politiquement (très) orientée et semblant avoir un monopole "légitime" sur l’information. Régulièrement émise par l’OSDH, l’information sur la nature et l’ampleur des massacres censés perpétrés par le régime Assad est, en effet, admise comme vérité scientifique par le consensus médiatique – formatant, par ce biais, une opinion publique internationale hostile au régime syrien. Toutefois, ce dernier reste – heureusement – soutenu par l’axe sino-russe.
L’issue, tant désirée par les promoteurs du Printemps arabe, ne semble désormais plus faire de doutes. Mais pour Moscou, c’est plutôt un Hiver islamiste, réchauffé par le doux soleil de la Charia, qui se prépare – avec, naturellement, la complicité américaine.
Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Et qui, surtout, y avait intérêt ?
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Caucase : le meurtre d'un chef spirituel pourrait provoquer une guerre (experts)
Le meurtre du cheikh Saïd Afandi, grand savant et un des chefs spirituels musulmans les plus reconnus du Daghestan, pourrait faire exploser la situation dans cette république russe ainsi que dans l'ensemble du Caucase, estiment les experts.
Selon Gueidar Djemal, président du Comité islamique de Russie, l'assassinat a été organisé pour détruire la paix fragile qui règne dans la république et déclencher une guerre civile. Un nouveau versement de sang est désormais très probable, indique-t-il, avant d'ajouter que le Daghestan et d'autres régions musulmanes subiront un impact négatif.
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L'Ouzbékistan interdit les bases militaires étrangères sur son territoire
La chambre haute du Parlement ouzbek a approuvé jeudi une loi interdisant d'accueillir des bases militaires étrangères sur le territoire de cette ancienne république soviétique d'Asie centrale, frontalière de l'Afghanistan.
La loi sur la conception de la politique étrangère de l'Ouzbékistan, proposée par le président Islam Karimov et votée par les sénateurs ouzbeks après son approbation début août par les députés de la chambre basse, interdit également à ce pays à majorité musulmane de participer à des alliances militaires, ainsi qu'à des opérations de maintien de la paix à l'étranger.
L'Ouzbékistan se réservera aussi le droit de se retirer des structures interétatiques si celles-ci deviennent des blocs politico-militaires, a déclaré devant les sénateurs le ministre ouzbek des Affaires étrangères, Abdoulaziz Komilov, lors de l'adoption de cette loi qui doit encore être promulguée.
(Photo : statue de Tamerlan à Tashkent)
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jeudi, 30 août 2012
CESM : Les enjeux stratégiques de la guerre des mines, par l'aspirant Delphine RICHARD
La mine navale, peu coûteuse et facile à mettre en œuvre, possède des atouts considérables dans une stratégie du "faible" face au "fort". Pour les organisations terroristes, elle est une arme efficace qui garantit un maximum d’effets psychologiques, matériels, voire médiatiques. Pour les États, elle offre un moyen de déni d’accès et permet de disputer la maîtrise de la mer à une flotte puissante : la Chine et certains pays du Moyen-Orient ont compris cet intérêt et ont augmenté leur stock de mines. Les pays de l’OTAN ont quant à eux mis l’accent sur la lutte anti-mines grâce à et des forces spécialisées dotées de bâtiments modernes.
Les défis à relever pour les marines alliées sont de renforcer leur capacité de minage afin de ne pas perdre l’avantage stratégique et technologique ; ainsi que de développer la guerre des mines du futur grâce à la montée en puissance de robots sous-marins. S’il reste des progrès technologiques à accomplir, ces engins permettent d’envisager la levée de nombreuses contraintes sur le champ de bataille.
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mercredi, 29 août 2012
RDN : La place de l'action militaire extérieure dans la stratégie française (juin 1970)
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Vient de paraître : L'armée libanaise pendant la guerre, un instrument du pouvoir du président de la République (1975-1985)
L’armée libanaise est fondée lorsque l’autorité mandataire française transmet le contrôle de la 5e Brigade Spéciale de Montagne aux autorités libanaises, le 1er août 1945. Elle est mise sous les ordres du général Fouad Chéhab.
Petite de par sa taille, faiblement équipée, ne disposant pas d’Aviation ni de Marine à ses débuts, l’armée libanaise naissante est confrontée au premier conflit israélo-arabe de 1948, auquel elle prend part aux côté des pays arabes contre l’Etat d’Israël nouvellement créé. C’est ainsi qu’elle obtient une victoire, mi-mai 1948, à Malikiyé, face aux militaires israéliens. Ce sera la seule participation de l’armée libanaise au conflit israélo-arabe.
Devant les difficultés rencontrées lors de la bataille par l’absence d’aviation, le général Chéhab décide d’entamer un programme visant à développer les capacités de l’armée libanaise en la dotant d’un matériel et d’un armement plus récent, et surtout en créant une armée de l’air, en 1949. Un an plus tard, l’armée libanaise se dote d’un embryon de Marine.
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Comment l'armée américaine pénètre t-elle en Afrique ?
Voici une drôle de question : est-il possible que l’armée américaine soit présente dans plus de pays et dans plus d’endroits maintenant qu’au faîte de la Guerre froide ? Il est vrai que les Etats-Unis réduisent leurs forces et le nombre de leurs bases géantes en Europe et que ses troupes sont sorties d’Irak (à l’exception de cette gigantesque ambassade militarisée à Bagdad).

(Photo : Soldat US durant l'exercice d'entraînement "Western Accord 2012" au Sénégal avec des soldats gambiens)
D’autre part, il y a cette installation terrestre, aérienne, navale massive dans le Golfe Persique, le largement médiatisé "pivot" vers l’Asie de l’administration Obama (qui inclut des troupes et des navires), ces nouvelles bases pour drones dans la région orientale de l’Océan Indien, quelque retour en Amérique latine (y compris une nouvelle base au Chili), et sans oublier l’Afrique, où moins d’une décennie en arrière, les Etats-Unis n’avaient quasiment aucune présence militaire. Maintenant les forces spéciales américaines, les troupes régulières, les sociétés militaires privées, et les drones s’étendent à travers le continent avec une rapidité remarquable, pour autant qu’elle soit remarquée.
Rassembler les morceaux sur l’Afrique n’est pas aisé.
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mardi, 28 août 2012
Syrie : La France appelle le CNS à former un gouvernement provisoire...mais quid des fractures ethnico-religieuses
Les dernières défections et la nature même des confrontations sur le terrain renforcent l’aspect confessionnel du conflit syrien. La communauté internationale est-elle capable aujourd’hui d’agir d’une manière déterminante en Syrie à travers une action militaire ? Cela alors que tous les signes d’un conflit sectaire et confessionnel sont détectables dans une guerre que tout le monde s’accorde à qualifier de civile. Dans cette nouvelle configuration, le départ ou le maintien de Bachar el-Assad à la Présidence est-il toujours décisif ?

(Photo : Rebelles syriens dans le quartier Saif al-Dawla, dans le centre d'Alep, le 22 août 2012)
L'impact des défections
Dans mes précédents articles sur la Syrie, j’ai été très réticent à qualifier le conflit de sectaire ou de confessionnel. Désormais ces deux aspects sont de plus en plus perceptibles, depuis la défection du Premier ministre nouvellement nommé Ryad Hijab. En trouvant refuge avec sa famille dans la Jordanie voisine, ce baasiste de carrière et de conviction devient le plus haut dignitaire du régime à quitter le navire depuis le début de la contestation (entre 15 et le 18 Mars 2011). Malgré plusieurs défections à différents échelons du pouvoir, aucune défection d’officiels alaouites, chrétiens ou druze n’a été signalée. (1)
A l’inverse du cas libyen - où la chute de Mouamar Kadhafi et de son régime ont été sensiblement accélérés par les défections - on se retrouve dans une situation paradoxale où les défections ne provoquent pas une réaction en chaîne similaire. Mais bien au contraire ces défections marquent et accentuent la nature confessionnelle du conflit et renforcent la détermination des Alaouites à mener le combat, que ça soit par peur d’un avenir sous domination sunnite ou par conviction.
Avec l’assabiya confessionnelle primant sur les choix politiques d’un côté comme de l’autre, les responsables et officiels sunnites se retrouvent dans une situation où leur soutien au régime devient insoutenable.Même si d’autres défections de hauts responsables suivront celles de Manaf Tlass (Brigadier-Général, à la tête de la 105e brigade de la Garde Présidentielle) et de Ryad Hijab (Premier Ministre) et même si les rumeurs de défection de Farouk el-Charaa (Vice-président de la République) se confirment, toutes ces personnalités appartiennent à la majorité sunnite. Au stade actuel il est normal pour chacun d’eux, comme pour bien d’autres appartenant à cette majorité, de se séparer du régime. Comme il est normal pour ceux appartenant à la minorité alaouite de continuer le combat. D’un côté comme de l’autre, ces hommes dessinent et dévoilent les nouveaux clivages de la société syrienne.
On n’est plus dans la configuration d’un pouvoir qui réprime son peuple, mais plutôt dans une guerre civile qui est aussi une guerre de survie pour les uns comme pour les autres . Sans pour autant que ce développement n’occulte les mois de répressions sanglantes qui ont précédés et accompagnés la militarisation de la rébellion. Dans cette configuration façonnée par une violence à l’œuvre irréversible, la durée ou l’issue du conflit deviennent secondaire.
Avec une telle évolution, la présence d’Assad à la Présidence est aussi de moins en moins importante quand à la résolution du conflit ou même à son issue . Suivant la même logique, l’impact des défections sunnites est de moins en moins important.Sans oublier la maladresse inouïe du Président du Conseil National Syrien (CNS) Abdel-Baset Sieda annonçant en direct sur France24 que Tlass et Hijab "n’auront pas de rôle important à jouer" à cause de leurs défections tardives. Avec cette déclaration Sieda minimise lui-même l’impact des défections et dissuade ceux qui comptaient suivre ce chemin périlleux pour eux comme pour leurs proches. (2)
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lundi, 27 août 2012
Le dernier vol du Transall R18 avant son entrée au musée de l'air et de l'espace
Mercredi 22 août 2012, le C 160 Transall R18, baptisé "Ville de Kolwezi", a réalisé son dernier vol, avant d’être cédé au musée de l’air et de l’espace du Bourget. Une journée inoubliable qui a rendu hommage à ce puissant "4x4 aérien".
L’avion a reçu les premiers hommages de la journée au sein de son dernier escadron de transport d’appartenance, le 3/61 "Poitou". Une séance d’aérolargage a été organisée en présence des anciens. Au programme : un largage à ouverture automatique (400 mètres de hauteur) et un autre, à ouverture retardée (2500 mètres). Certains privilégiés étaient à son bord dont une trentaine de commandos parachutistes et un légionnaire, le major Jean Rodet-Loew, âgé de 28 ans à Kolwezi en 1978. "Gaine près du ventre et parachute dans le dos pendant cinq heures, mon pire et en même temps mon plus beau souvenir de Kolwezi", a-t-il confié à son retour de vol.
Après une exceptionnelle carrière opérationnelle, c’est une destinée culturelle qui s’ouvre pour le R18. Depuis le parking du musée, l’avion va remplir une nouvelle et ultime mission, "celle de témoigner d’une aventure humaine, militaire et technique extraordinaire". C’est aussi ce qu’a rappelé Catherine Maunoury en présentant le R18 comme le "témoin des valeurs de l’armée de l’air". Car, même loin de ses hommes fidèles, le mythique avion poursuit son service à la nation en garantissant l’éternel devoir de mémoire.
Source : Armée de l'Air
Écrit par SG dans > Air et Espace, > Vidéo Belli | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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CESM : Textes sur la Royal Navy et sur la coopération franco-britannique
Écrit par SG dans > CESM, > Marines, > Textes de réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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