lundi, 02 juillet 2012
Hommage aux marsouins tombés en Guyane : Rassemblement demain 3 juillet, pont Alexandre III (Paris) entre 12h et 12h15
Il serait particulièrement bienvenue que le service communication chargé de cette information nous prévienne un peu plus tôt que la veille pour le lendemain.

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Commentaires
NB pensée amicale pour les GM blessés.
Écrit par : André Vignes | jeudi, 28 juin 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : JOSSE Francis | jeudi, 28 juin 2012
Répondre à ce commentairePeu m’importe la charge harassante que je traine péniblement, car avec mes amis je marche, léger, de concert, avec ceux qui acceptent d’endurer en silence.
Peu m’importent l’ombre, la boue et l’étouffante humidité de l’immensité tropicale, car avec mes camarades d’inconfort je partage cette peine avec ardeur.
Peu m’importent les doutes qui nous hantent devant l’inconnu, car avec mes frères nous avançons, railleurs et déterminés, sans faiblir, face à l’adversité.
Peu m’importe l’éloignement, car aux cotés de mes frères j’ai trouvé un foyer et peu m’importe la solitude, car avec eux j’ai trouvé une famille.
Peu m’importe l’invisible ennemi, qui nous guette, tapi dans la pénombre, car avec mes compagnons je ne crains nulle menace.
Peu m’importe la gloire, car avec mes camarades, complices dans l’épreuve, nous ressentons au plus profond de notre être le caractère précieux de la vie, et peu m’importe le manque de reconnaissance, car, de mes frères, je reçois plus rare privilège que vous ne puissiez imaginer par la confiance aveugle et totale qu’ils m’accordent.
Peu m’importe le paradis que l’on me refuse en cet instant fatal, car entouré de mes frères, n’importe quel tourment aura été rendu plus plaisant.
Peu m’importe l’insupportable torture du fer dans ma chair, tant la présence à mes côtés de mes compagnons est apaisante.
Peu m’importe l’angoisse primitive du dernier instant, car je me sais atteindre l’état de grâce infinie par le souvenir de mes frères.
Peu m’importe la panique du dernier souffle, car je devine votre souffrance dans le désarroi de votre impuissance.
Peu m’importe la frayeur de ce néant qui se dévoile à moi, car j’imagine la terrible étreinte du désespoir s’abattant sur l’être cher.
Peu m’importe, vous autres, que vous ignoriez souvent, et dépréciez parfois, le choix de notre condition, mais s’il vous plait, laissez moi souffler une plainte, juste une dernière plainte, alors que mes derniers soupirs se mêlent aux bruissements intimes de la forêt.
Je voudrai vous dire vous autres, que vous nous avez parfois oubliés...
Je voudrai vous dire, pauvres fous, une fois, une toute dernière fois que nous savons avoir confié nos vies au service de l'ingrate démesure de vos ambitions...
Mais finalement, peu m’importe, car ensemble, avec mes frères d’armes, nous sommes touchés par cette exaltation primitive non négociable qui vous fait défaut.
Et, à jamais unis à mes frères par les liens indéfectibles de ceux qui acceptent l’ultime sacrifice, assuré de survivre dans leurs cœurs fidèles, je peux, maintenant en paix, en exhalant un ultime râle, vous adresser la dernière complainte d’un CRAJ…
Écrit par : soldat d'infanterie de marine | samedi, 30 juin 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Jean-Michel Caze | mardi, 03 juillet 2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lambillon | mardi, 03 juillet 2012
Répondre à ce commentaireMerci au Soldat d'Infanterie de Marine pour ce qu'il écrit. Une immense reconnaissance à lui et ses camarades ainsi qu'à tous ceux de nos soldats qui font preuve d'une grande générosité et d'une immense abnégation.
Beaucoup de politiques français manquent de courage et n'assument pas leurs responsabilités. Et ce ne sera sans doute que pire encore avec un président et un gouvernement qui utilisent les mots pour cacher la réalité, et espèrent qu'à force de les marteler, ces mots, ils finiront par devenir, dans la tête des Français, des vérités.
Écrit par : Lecteur | mercredi, 04 juillet 2012
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