lundi, 02 juillet 2012

Hommage aux marsouins tombés en Guyane : Rassemblement demain 3 juillet, pont Alexandre III (Paris) entre 12h et 12h15

Il serait particulièrement bienvenue que le service communication chargé de cette information nous prévienne un peu plus tôt que la veille pour le lendemain.

In Memoriam Moralia Pissot.png

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Commentaires

Morts au combat, ces deux hommes méritent les honneurs militaires. J'espère que Paris en tiendra compte.
NB pensée amicale pour les GM blessés.

Écrit par : André Vignes | jeudi, 28 juin 2012

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Je salue respectueusement votre courage et votre sacrifice. Vous rejoignez au Panthéon des braves vos camarades de toutes Armes et Services tombés victimes de leur Devoir pour une certaine idée de la France. Mes frères d'Armes, je vous admire, je m'incline devant la douleur de vos familles, de vos camarades, de tous les Marsouins de par le monde entier. La Guyane redevient un enfer ! Capitaine (H.) Francis JOSSE (R.S.M.A./Guyane 1978 - 1980).

Écrit par : JOSSE Francis | jeudi, 28 juin 2012

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La dernière complainte d’un CRAJ…

Peu m’importe la charge harassante que je traine péniblement, car avec mes amis je marche, léger, de concert, avec ceux qui acceptent d’endurer en silence.
Peu m’importent l’ombre, la boue et l’étouffante humidité de l’immensité tropicale, car avec mes camarades d’inconfort je partage cette peine avec ardeur.
Peu m’importent les doutes qui nous hantent devant l’inconnu, car avec mes frères nous avançons, railleurs et déterminés, sans faiblir, face à l’adversité.
Peu m’importe l’éloignement, car aux cotés de mes frères j’ai trouvé un foyer et peu m’importe la solitude, car avec eux j’ai trouvé une famille.
Peu m’importe l’invisible ennemi, qui nous guette, tapi dans la pénombre, car avec mes compagnons je ne crains nulle menace.
Peu m’importe la gloire, car avec mes camarades, complices dans l’épreuve, nous ressentons au plus profond de notre être le caractère précieux de la vie, et peu m’importe le manque de reconnaissance, car, de mes frères, je reçois plus rare privilège que vous ne puissiez imaginer par la confiance aveugle et totale qu’ils m’accordent.
Peu m’importe le paradis que l’on me refuse en cet instant fatal, car entouré de mes frères, n’importe quel tourment aura été rendu plus plaisant.
Peu m’importe l’insupportable torture du fer dans ma chair, tant la présence à mes côtés de mes compagnons est apaisante.
Peu m’importe l’angoisse primitive du dernier instant, car je me sais atteindre l’état de grâce infinie par le souvenir de mes frères.
Peu m’importe la panique du dernier souffle, car je devine votre souffrance dans le désarroi de votre impuissance.
Peu m’importe la frayeur de ce néant qui se dévoile à moi, car j’imagine la terrible étreinte du désespoir s’abattant sur l’être cher.
Peu m’importe, vous autres, que vous ignoriez souvent, et dépréciez parfois, le choix de notre condition, mais s’il vous plait, laissez moi souffler une plainte, juste une dernière plainte, alors que mes derniers soupirs se mêlent aux bruissements intimes de la forêt.
Je voudrai vous dire vous autres, que vous nous avez parfois oubliés...
Je voudrai vous dire, pauvres fous, une fois, une toute dernière fois que nous savons avoir confié nos vies au service de l'ingrate démesure de vos ambitions...
Mais finalement, peu m’importe, car ensemble, avec mes frères d’armes, nous sommes touchés par cette exaltation primitive non négociable qui vous fait défaut.
Et, à jamais unis à mes frères par les liens indéfectibles de ceux qui acceptent l’ultime sacrifice, assuré de survivre dans leurs cœurs fidèles, je peux, maintenant en paix, en exhalant un ultime râle, vous adresser la dernière complainte d’un CRAJ…

Écrit par : soldat d'infanterie de marine | samedi, 30 juin 2012

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Non! monsieur Vignes, ces marsouins ne sont pas tombés au combat puisque combat il n'y a pas eu (source MINDEF: il n'y a pas eu de réplique ni de poursuite des assaillants). Personnellement, j'en ai assez de ces hommages posthumes pour des militaires, non pas tués au combat comme vous dîtes, mais assassinés sur le territoire national comme à Toulouse et maintenant en Guyane. Je préfèrerais que nos gouvernants ouvrent enfin les yeux sur les causes réelles de ces affaires, et donnent les moyens juridiques et matériels à nos soldats pour y faire face. Mais il est vrai qu'avec, en face d'eux, un "président des bisous", les malfaisants auraient tort de se gêner.

Écrit par : Jean-Michel Caze | mardi, 03 juillet 2012

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"Il serait particulièrement bienvenu que le service communication chargé de cette information nous prévienne un peu plus tôt que la veille pour le lendemain"...En tant qu'ex-officier belge, j'ai eu à déplorer ce gendre de négligence coupable des fonctionnaires en uniforme des services d'information de l'armée. Je pensais naïvement que c'était différent en France. Je constate qu'il n'en est rien... A moins que ce ne soit déjà "l'effet Hollande !"

Écrit par : Lambillon | mardi, 03 juillet 2012

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Nous pensons aux familles et aux camarades des soldats morts au service de la France.
Merci au Soldat d'Infanterie de Marine pour ce qu'il écrit. Une immense reconnaissance à lui et ses camarades ainsi qu'à tous ceux de nos soldats qui font preuve d'une grande générosité et d'une immense abnégation.
Beaucoup de politiques français manquent de courage et n'assument pas leurs responsabilités. Et ce ne sera sans doute que pire encore avec un président et un gouvernement qui utilisent les mots pour cacher la réalité, et espèrent qu'à force de les marteler, ces mots, ils finiront par devenir, dans la tête des Français, des vérités.

Écrit par : Lecteur | mercredi, 04 juillet 2012

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