jeudi, 03 mai 2012

Bouclier américain en Europe : La Russie n'écarte pas l'option de frappes préventives en cas d'aggravation de la situation

Après presque deux années de négociations sur le bouclier antimissile en Europe, la Russie et l'Otan sont pratiquement dans l'impasse, et bien que le "point de non retour" ne soit pas encore franchi, Moscou n'exclut pas une frappe préventive en cas d'aggravation de la situation.

Le général Nikolaï Makarov, chef d'Etat-major général des Forces armées russes, a déclaré jeudi, lors de la conférence internationale de Moscou sur la défense antimissile que, compte tenu du caractère déstabilisant du bouclier antimissile européen, la Russie pourrait frapper de manière préventive les infrastructures du bouclier en cas d'aggravation de la situation.

Le général Makarov a notamment averti que le déploiement de nouvelles armes offensives dans le sud et le nord-ouest de la Russie, y compris des missiles Iskander à Kaliningrad, serait l'une des options éventuelles de Moscou pour détruire les infrastructures du système de défense antimissile en Europe.


Lancé en 2010, l'ambitieux projet de bouclier antimissile est essentiellement basé sur une technologie américaine et vise à déployer progressivement des intercepteurs de missiles et de puissants radars dans l'est de l'Europe et en Turquie. Il est devenu l'un des principaux sujets de discorde entre l'Alliance atlantique et la Russie, qui le considère comme une menace pour sa sécurité.

L'Otan affirme pour sa part que ce système ne vise pas la Russie mais une menace venant du Proche-Orient, en particulier d'Iran. Washington a toutefois refusé de fournir des garanties juridiques attestant que le système déployé ne serait pas dirigé contre les forces de dissuasion russes.

Le secrétaire général délégué de l'Otan Alexander Vershbow a seulement indiqué, lors de cette même conférence de Moscou, que le bouclier antimissile européen n'aurait pas le potentiel suffisant pour neutraliser les forces russes de dissuasion, n'étant capable d'intercepter qu'un nombre réduit de missiles stratégiques relativement déficients.

Il a souligné que les Etats-Unis n'avaient nullement l'intention de miner la stabilité stratégique dans le monde.

En prévision d'un sommet otanien à Chicago les 20 et 21 mai, où l'Otan a prévu d'annoncer l'achèvement de la première phase (capacité intérimaire) du bouclier, la Russie et l'Alliance ont une nouvelle fois exposé leurs positions sur la défense antimissile sans adopter de décisions, comme prévu. 

L'Otan et la Russie avaient convenu lors du sommet de Lisbonne en 2010 de coopérer sur le projet de bouclier antimissile en Europe, mais cet accord de partenariat reste lettre morte.

Source du texte : RIA NOVOSTI

Commentaires

Cette situation perdure. Plusieurs questions viennent à l'esprit.
1) ce bouclier, est-il vraiment défensif, comme les américains le disent ???
2) l'OTAN, a t-elle le moyen de contrôler ces anti-missiles ???
3) la Russie me semble réticente à ce bouclier, parce quelle voit là un moyen de contrer sa stratégie basée sur des milliers de missiles balistiques. Mais l'Otan dit " anti-missile , simplement défensif, pas offensif.
4) rien n'empêche la Russie de faire la même chose sur ses pays satellites. Seulement il faut avoir les moyens et la politique de le faire.
5) la doctrine russe, est bloquée encore par une idéologie dépassée. Ce pays ne voit pas le danger, et pense avant tout à exporter des matériels militaires de destruction massive. Les exemples ne manquent pas comme les S 300, le plutonium, ou uranium, mig, vendu à des pays dangereux ou la religion et le totalitarisme priment sur la démocratie.
En conclusion, l'Otan ce n'est pas forcément "américain" alors construisons ce bouclier, la Russie n'à plus le monopole sur ses anciens pays satellites, mais peut user sur les pays dit "amis".
Comme nous disons chez nous "la réponse du berger à la bergère"
Nous ne pouvons tolérer une menace sur l'Europe, par des pays aux régimes menaçants, poussés par des religions, totalitarisme ou idéologie.

Écrit par : TEACHEL | dimanche, 06 mai 2012

Répondre à ce commentaire

Dites les enfants, vous aimez vraiment vous faire peur semble t-il. Ce discours russe est un pur discours de façade. Pouvez-vous croire une seule minute, avec vos connaissances sur la réalité des relations internationales, que la Russie va frapper préventivement des pays de l'OTAN avec des missiles Iskander??? C'est n'importe quoi. Ce sont des rodomontades à strict usage en politique interne. Et croyez bien que les pays de l'OTAN le prennent comme tel. J'attendrais tout de même de TB qu'il ne se contente pas de reproduire des dépêches politiques, et y ajoute un minimum d'analyse critique...

Écrit par : Georges | mercredi, 09 mai 2012

Répondre à ce commentaire

cool, les camarades ne m'ont jamais fait peur, pas plus qui que se soit, mais nos politiques oui. Simple retour en arrière avec nos théâtres d'opérations depuis des lustres ou nous avons souvent baisser la culotte à cause de ces messieurs.
Il suffit de ressortir de nos carton le" HADES" et de le muter en Pologne ou autres pays de l'est, et là, là grogne resurgira de nouveau avec les écolos et autres partis aux herbes de provence.
C'est des menaces de gamins de bas étage font couler de l'encre et nos têtes pensantes sont derrière leur écran d'ordinateur à plancher sur des solutions.Pour les américains, histoire de demander un peu plus de crédit pour de nouveau armement.
Laissons l'hypocrisie aux politiques, et la guerre aux militaires, cela changera la donne.
Seuls les hommes de terrain, savent apprécier, analyser les situations et prendre des initiatives. Ceux qui se trouvent à 500 voir 5000 kilomètres ne voient rien ,ne savent rien, sont dans l'ignorance ,mais prennent quand même des décisions. Là aussi les exemples ne manquent pas.

Écrit par : TEACHEL | mercredi, 09 mai 2012

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.