samedi, 28 avril 2012

STO : Carnet d'exil de Jean Raoul, cheminot et déporté du travail (exclusivité TB)

Jean Raoul travaillait à la SNCF, de ceux qui, comme Gabin dans "La Bête Humaine" de Renoir conduisait les locomotives à vapeur. Une de ces "gueules noires" dont le visage noirci de charbon émergeait de ces majestueuses machines au panache de fumée fendant la campagne française...

Il y aurait de quoi alimenter l'imaginaire romantique si cet instantané d'une existence n'était réalisé à l’orée de l'hiver 1942... un moment où la machine de l'Histoire en marche allait faire de chacun un rouage, qu'il le veuille ou non...

L'inéluctable machine n'allait pas manquer d'employer Jean Raoul. 

Theatrum Belli vous propose des extraits issu de son carnet qu'il a tenu tout le long de son exil en Allemagne, même sous les bombes alliées. Sa fille espère pouvoir trouver une maison d'édition qui serait intéressée pour le publier.

Commentaires

Pas si simple cette histoire du STO. Certains ont préféré rejoindre le maquis et donc la résistance pour échapper à cette obligation. D'autres ont pensé faire leur devoir et faire oeuvre de solidarité en assurant le relève d'un prisonnier, tout en participant à la machine industrielle de guerre allemande.
Personne ne peut aujourd'hui dire ce qu'il aurait fait à l'époque, sans être ridicule. C'était il y a 70 ans et depuis, dans d'autres parties du monde, des drames génocidaires d'une toute autre dimension ont eu lieu, ce qui n'efface pas celui ci mais le relativise fortement.

Écrit par : Gwydyon | samedi, 28 avril 2012

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