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Algérie : L'armée proteste contre son surnom de "grande muette"

Le ministère algérien de la Défense a adressé une lettre aux médias algériens leur demandant d'appeler l'institution militaire par son nom d'Armée nationale populaire (ANP), même pour la critiquer, plutôt que de la surnommer "la grande muette", a rapporté samedi la presse locale.

Le ministère juge que ce surnom "ne lui convient point".

"Il serait plus judicieux, notamment pour ceux ayant du respect et de la considération envers cette institution républicaine qui s'est distinguée et tient à demeurer aux côtés du citoyen algérien dans toutes les circonstances de nommer l'Armée nationale populaire par son nom, même quand il s'agit de lui adresser des critiques", lit-on dans ce courrier.

L'armée a entrepris des ouvertures envers les médias dans le cadre de sa modernisation en oeuvrant continuellement à consolider les liens de confiance, de solidarité et de cohésion entre l'ANP et les citoyens, dit encore ce message. Le ministère rappelle aussi qu'il y a de nombreux communiqués et reportages diffusés sur ses activités.

Selon le ministère de la Défense, l'expression "la grande muette" peut s'expliquer par le fait que jusqu'à la fin de la Seconde guerre mondiale, les armées étaient privées du droit de vote et d'expression. Mais les militaires ont "recouvré leur droit de vote et d'expression" et ce qualificatif a perdu "sa raison d'être".

Pour le quotidien Liberté, cette lettre suscite une "question incontournable: pourquoi maintenant, (dans) la conjoncture politique actuelle ?".

"Le mystère demeure, juge le quotidien francophone. C'est que la grande muette n'a pas vraiment parlé".

L'Algérie se prépare à des élections législatives le 10 mai pour lesquelles le président Abdelaziz Bouteflika fait campagne en pressant ses compatriotes de se rendre aux urnes après avoir fait adopter un programme de réformes politiques pour parer à toute menace de "Printemps arabe".

L'armée a toujours été considérée en Algérie comme ayant son mot à dire dans la gestion du pays quand elle ne le gérait pas elle-même. Elle s'est officiellement retirée de la vie politique en 1988.

Source du texte : FRANCE 24

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