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Crise de l'euro : la Pologne évoque le risque d'une guerre

Le ministre polonais des Finance, Jan Vincent-Rostowski, a évoqué mercredi le risque d'une "guerre" à moyen ou long terme en Europe si la crise de l'euro devait conduire à l'éclatement de l'UE.

"Si la zone euro se fissure, l'UE ne sera sans doute pas en mesure de survivre avec toutes les conséquences dramatiques que l'on peut imaginer", a déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg le ministre polonais, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'Union.

Il a ensuite raconté comment une vieille connaissance, rencontrée par hasard la semaine dernière dans un aéroport, et avec qui il a discuté de la crise actuelle, lui a fait part de sa crainte d'une "guerre au cours des dix prochaines années".

"Une guerre ! Mesdames, messieurs ce sont les termes qu'il a employés. Alors là je suis inquiet et j'ai bien l'intention de demander la carte verte pour mes enfants pour les Etats-Unis, et je pense que ce serait vraiment regrettable", a ajouté M. Vincent-Rostowski sur un ton ironique.

Interrogé sur ces propos lors d'une conférence de presse peu après, le ministre a indiqué qu'il avait "seulement voulu souligner le caractère sérieux de la situation", afin que les responsables politiques européens "prennent conscience de l'ampleur de la crise de la zone euro", laquelle pourrait conduire à des "situations inimaginables".

"Si la zone euro disparaît, si cela devait arriver, alors il y a une grande menace que l'UE ne pourra pas survivre à une telle situation", ce qui, "dans un horizon de plusieurs années", pourrait conduire à un "très grand danger", a-t-il encore développé. Le projet européen a été lancé dans les années 1950 en grande partie pour éviter une nouvelle guerre entre la France et l'Allemagne et éviter que la Seconde Guerre mondiale ne se reproduise.

"La grande réalisation de l'Europe, c'est la paix politique, mais elle n'est pas éternelle. Si on ne prend pas les bonnes décisions, l'Histoire peut se retourner contre nous dans un mauvais sens", a-t-il conclu.

Source du texte : LES ECHOS

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