lundi, 12 septembre 2011
Mardi 13 septembre, hommage au capitaine Valéry THOLY
Nous vous informons de l’appel à mobilisation du Gouverneur Militaire de Paris pour l’hommage qui sera rendu le Mardi 13 septembre prochain, en fin d’après-midi, vers 18h45, à Paris, dans le cadre du plan hommage.
Mercredi 7 septembre 2011, le Capitaine Valéry Tholy du 17e Régiment du Génie Parachutiste (17e RGP) de Montauban, est mort au combat au cours d’un accrochage dans la province de Kapisa en Afghanistan.
Le corps du lieutenant Tholy sera rapatrié en France le mardi 13 septembre en fin d'après-midi.
Le convoi funèbre escorté par la garde républicaine rejoindra l'Hôtel national des Invalides en empruntant l'itinéraire suivant : porte Maillot, avenue de la Grande Armée, Champs-Elysées, pont Alexandre III.
Tous ceux qui souhaitent s'associer à la mémoire du sacrifice de ce héros, mort pour la France en Afghanistan, pourront le faire en manifestant leur présence sur le pont Alexandre III, si possible avec un drapeau français. Le passage du convoi funéraire est prévu entre 18h45 et 19h00.
Écrit par SG (Webmaster) dans > Afghanistan, > Armées, > France | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Courage à sa famille dans cette épreuve; que cet homme valeureux repose désormais en paix.
Écrit par : Romuald Weymann | lundi, 12 septembre 2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fuseau | mardi, 13 septembre 2011
Répondre à ce commentaireJ'ai été à l'hommage de notre camarade lors de son passage sur le pont Alexandre III.
Dès mon arrivée, l’émotion est palpable.
Tout d'abord parce qu'il y a beaucoup de monde. C'est une surprise, je ne pensais pas y voir tant de
personnes. Ici sont mélangés anciens combattants, badauds (qui, une fois mis au courant, sont restés
eux aussi pour rendre hommage), militaires actifs (?) et de réserve (dont moi-même et un camarade),
pompiers, futur engagés, etc.
Je vous le dit d'emblée, l’émotion nous a tous étreints, les larmes tentaient de monter, et nous les
avons réprimées avec difficulté.
En attendant, nous avons eu l'occasion de discuter avec plusieurs anciens combattants qui – eux
aussi, émus jusqu'aux larmes – nous ont chaudement remerciés d’être venus, parce que c'est non
seulement un symbole d'avoir de jeunes militaires avec eux, mais aussi un signe encourageant qui
montre que les traditions perdureront.
De même, j'ai eu l'occasion de discuter avec un civil qui ne comprenait pas l’intérêt d'aller mourir en
Afghanistan. Tout comme je doute qu'il ait pu comprendre la portée de ma réponse : « On y va parce
que les autres y vont. »
Le gouverneur militaire de Paris lui-même est venu rendre hommage. Il passe dans les rangs, serrant
des mains, donnant une tape amicale par ci, par là.
Le temps passe, de même que les cars de touristes qui nous regardent, souriants, ne sachant pas
pourquoi nous sommes là. Les policiers arrivent pour maîtriser la circulation. Et alors que le flot de
véhicule se tarit sur le pont, les porte-drapeaux se mettent en position. Tout comme mon camarade
et moi.
Nous avions apporté pour l'occasion un drapeau que nous déployons avant de nous mettre au garde
à vous.
Tout d'un coup le silence. Lourd, empli de tristesse, de déférence et de solennité. Les éléments
éclaireurs de la police passent, roulant au pas, leurs montures d'acier ne faisant aucun bruit.
Puis, les anciens combattants abaissent leurs drapeaux. Nous saluons. Le convoi est ouvert par un
escadron de la gendarmerie roulant au pas. Seul le bruit de fond d'une ville vivante et celui des roues
sur l'asphalte perce le silence lourd.
L'émotion est forte alors que le véhicule transportant le capitaine Valéry THOLY traverse le pont en
direction des Invalides. Les visages sont graves et les yeux pleins de tristesse.
Le pot est vide désormais.
Avant que la circulation reprenne, le GMP se met au milieu de la chaussée, salue une dernière fois et
nous remercie chaudement d’être venus pour cet hommage.
Nous rangeons le drapeau, et saluons une dernière fois les anciens combattants en les remerciant
d’être là pour nous soutenir. Certains pleurent.
Pourquoi cela est-il important ? Un simple hommage qui n'aura duré en tout et pour tout que 5
minutes ?
Parce que, à mes yeux, cela remet les choses dans leur contexte. Cela nous rappelle qu'un théâtre
d’opération extérieur ne se vit pas qu'à la télévision ou au cinéma. Qu’il se vit aussi en France, au
sein de familles déchirées qui, en nous voyant ainsi se sentent soutenues et auront peut-être vécu un
deuil plus supportable, pour un bref moment.
J'espère ne jamais en refaire. Mais si cela devait se reproduire, je serai là une fois de plus.
Écrit par : bifin malin | mercredi, 14 septembre 2011
Répondre à ce commentaireSolidarité de pensée et de coeur avec ses proches et ses frères d'arme.
Écrit par : Lecteur | vendredi, 16 septembre 2011
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire
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