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Afghanistan : Des "psy-ops" de l’armée américaine auraient tenté d’influencer des sénateurs

L'armée américaine a cherché à utiliser illégalement les services de psychologues militaires pour influencer des parlementaires et de hauts responsables étrangers, dans l'espoir d'obtenir plus de troupes et de fonds pour l'Afghanistan, rapporte jeudi le magazine Rolling Stone. Le journal accuse le général William Caldwell, responsable de la formation des troupes afghanes, d'avoir fait pression l'an dernier sur une cellule de "psy-ops", des militaires normalement chargés d'influencer le comportement de l'ennemi par le biais de la propagande.

Selon le magazine, le général a exigé de cette cellule qu'elle se concentre sur les personnalités venant lui rendre visite en Afghanistan. Parmi celles-ci figuraient, selon le journal, le sénateur John McCain, ancien candidat républicain à la présidentielle, ainsi que ses collègues Joe Lieberman, Jack Reed, Al Franken et Carl Levin. Rolling Stone cite aussi les noms du chef d'état-major interarmées, l'amiral Mike Mullen, ainsi que le ministre de l'intérieur allemand et l'ambassadeur tchèque en Afghanistan.

Le journal s'appuie sur des déclarations du colonel Michael Holmes, chef de la cellule en question, qui a expliqué que la loi interdisait à ses services de manipuler des Américains. "Mon travail de 'psy-op' est de jouer avec le cerveau des gens, afin d'amener l'ennemi à agir comme nous le souhaitons. Je n'ai pas le droit de faire ça aux nôtres. Si on me demande d'utiliser ces capacités sur des sénateurs ou des représentants, on franchit la ligne rouge", a-t-il déclaré.

Selon le colonel Holmes, son supérieur hiérarchique lui a demandé de réunir des dossiers sur ses visiteurs afin de connaître "les points sensibles sur lesquels nous pourrions agir afin d'obtenir plus de fonds". "Comment peut-on obtenir de ces types qu'ils nous envoient plus de monde ? Que dois-je leur enfoncer dans le crâne ?", aurait demandé le général Caldwell. Selon Rolling Stone, le colonel Holmes s'est ouvert de ses préventions auprès de sa hiérarchie, mais il a ensuite fait l'objet d'une enquête sur son comportement personnel et a reçu "une réprimande".

Source du texte : LE MONDE.FR

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