lundi, 14 février 2011

Fidèles à leur esprit citoyen, les Suisses ne rendent pas les armes

Les Suisses pourront garder leur armes à la maison en dehors des périodes de service militaire, la majorité des cantons ayant rejeté dimanche une initiative qui voulait mettre fin à une tradition existant depuis 1874.

Le peuple a refusé par 56,3% de voix l'initiative "Pour la protection face à la violence des armes". En outre, seuls 6 cantons sur 26 (Genève, le Jura, Vaud, Neuchâtel, Zurich et Bâle-ville) ont dit oui.

Présenté notamment par le parti socialiste suisse et le "Groupement pour une Suisse sans armée", le projet exigeait que toutes les armes de service soient dorénavant déposées à l'arsenal, ainsi que la création d'un registre central des armes à feu.

Elle voulait aussi interdire aux hommes se retirant de l'armée de pouvoir garder chez eux leur fusil ou leur arme de service.

"Aujourd'hui, la population a démontré que les vraies valeurs suisses telles que la responsabilité individuelle et la liberté priment encore sur les arguments réducteurs basés sur les peurs, l'émotion et l'insécurité qui émanent de la gauche", ont expliqué les libéraux-radicaux.

Car garder son arme de service dans l'armoire familiale fait en quelque sorte partie de la doctrine de défense de la Suisse (environ 200.000 soldats) qui repose sur sa capacité à mobiliser rapidement des milliers de réservistes armés.

Selon le ministère de la Défense, quelque deux millions d'armes à feu circulent ainsi dans la Confédération, une pour un peu plus de trois habitants, et 240.000 armes ne seraient pas enregistrées.

Le gouvernement suisse, également opposé à l'initiative, avait argué que "l'arme personnelle fait partie de la disponibilité de base d'une armée crédible" et est "l'expression de l'attachement et de la confiance liant notre Etat et ses citoyens".

Commentaires

Merci aux Suisses.
Merci aux Helvètes.

La Nation en armes, les armes de la Nation existent donc encore en Europe.

Pendant que trop partout ailleurs les armes ne sont plus guère que celles des gouvernements, pour qui la défense est un acteur économique susceptible d'économies, quand elles ne sont pas celles que des industriels-actionnaires en quête de plus-values prêtent ou louent aux gouvernements.

Pendant que trop partout ailleurs ceux qui ont en charge les armes ne sont plus que des militaires, donc assimilés fonctionnaires, des équivalents-temps-plein, des ETP avant que d'être les soldats de leur pays.

Merci à nos voisins Helvètes.

"De tous les peuples de Gaule, les Belges sont les plus braves." Ecrivait César.
"De tous les peuples d'Europe les Helvètes sont les plus braves." Ecrirait-il aujourd'hui.

Il y a en Europe une défense européenne.
Elle est en Suisse, en Confédération Helvétique...

Écrit par : Myshl | lundi, 14 février 2011

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Un peuple sans armes est soumis à la dictature d'Etat. De là, la volonté des gouvernements à interdire la détention d'armes. Pas de mouvements de révolte armée...répressions policières et militaires assurées. La détention d'armes par le citoyen est interdite non pas pour assurer sa sécurité, mais bien pour le museler.

Écrit par : Surcouf | lundi, 14 février 2011

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... Et ils ont bien raison de ne pas céder aux fantasmes des socialistes et autres crypto-marxistes ! Dans les décennies 70 et 80, nous avons connu les délires des pacifistes bêlants dont le slogan était "Plutôt rouges que morts". On sait ce qu'il en est heureusement advenu ! Les états dont les citoyens responsables sont autorisés à détenir légalement une arme après avoir appris à s'en servir sont ceux où il y a le moins de criminalité. En Belgique, où je vis, les socialistes ont promulgué une loi qui restreint drastiquement le droit des citoyens respectables de posséder une arme. Par contre, les délinquants, criminels et terroristes de tous poils en possèdent et en utilisent de plus en plus. Actuellement, le moindre petit voyou peut se procurer une kalashnikov parfaitement illégale pour quelques centaines d'euros...

Écrit par : Lambillon | lundi, 14 février 2011

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...Malheureusement STRICTEMENT impossible à adapter à la France actuelle, celle qui permet à certains de cracher sur le pays ( j'interdis à quiconque de dire "leur"),tandis que, comme le disent Surcouf et Lambillon, tout ce qui desormais s'apparente à une menace vis-à-vis des forces de l'etat est interdit aux citoyens, et que le secteur de la sécurité nationale va partir dans le privé ...

Écrit par : mathieu | lundi, 14 février 2011

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