vendredi, 07 janvier 2011

France Culture : Histoire du "Soft power" (4 émissions)

I / Un grand entretien avec Sandra Schulberg, historienne du cinéma du Plan Marshall, pionnière du financement international pour les films indépendants, fille de Stuart Schulberg, chef de la Section du Plan Marshall Motion Picture de 1950 à 1952.

Depuis 2003,  elle préserve et fait revivre les films du Plan Marshall. Elle est actuellement professeur agrégé adjoint à la Division du film de la Columbia University Graduate School of the Arts, où elle enseigne le financement des films.

Cliquer ICI pour écouter la première émission (54 mn)

 

II / De 1950 et la fin des années 1970, une organisation baptisée "Congrès pour la liberté de la Culture", financée par des fondations américaines, encourage les travaux des intellectuels européens qui refusent de succomber à "l’idée" du communisme, comme la majorité des philosophes, universitaires, écrivains ou poètes de l’après-guerre. Dans des revues qu’il finance - notamment Preuves en France, de nombreux témoignages relatent la réalité du communisme et notamment ses camps soviétiques que nombre d’intellectuels refusent de voir. Raymond Aron fait partie de ceux-là, avec l'Italien Ignazio Silone, l'Allemand Manes Sperber, l'Anglais Stephen Spender et d'autres. Jusqu’à ce qu’en février 1967, une grande enquête du New York Times révèle que la CIA finance le congrès à travers une de ces fondations qu’on croyait philanthropique...

Cliquer ICI pour écouter la deuxième émission (54 mn)

 

III / Archives autour de l’accord Blum-Byrnes,  accord franco-américain, signé le 28 mai 1946 par le secrétaite d'Etat des Etats-Unis, James F. Byrnes et les représentants du gouvernement français, Léon Blum et Jean Monnet, liquidant une partie de la dette française envers les Etats-Unis en échange d'une exigence : que toutes les salles de cinéma françaises soient ouvertes aux cinéma américain.

Invité(s) :

Jean-Pierre Bertin-Maghit, historien et professeur d’études cinématographiques à Sorbonne Nouvelle Paris III
Laurent Le Forestier, professeur en études cinématographiques à l'université Rennes Haute-Bretagne Rennes 2, membre du conseil d'administration de l'Association française de recherche sur l'histoire du cinéma (AFRHC) et du comité de rédaction de la revue 1895.

Cliquer ICI pour écouter la troisième émission (54 mn)

 

IV/ Débat sur la politique des fondations philanthropiques américaines en France avec Ludovic Tournès, Marie Scot, Laurent Jeanpierre et Diane Dosso. 

Invité(s) :
Ludovic Tournès, professeur à l’université Paris ouest Nanterre
Marie Scot, normalienne et agrégée d'histoire, doctorante en histoire des relations culturelles et scientifiques internationales.
Laurent Jeanpierre, professeur de science politique à l’université Paris VIII
Diane Dosso, docteur en histoire des sciences, Université Paris VII-Denis Diderot

Cliquer ICI pour écouter la quatrième émission (54 mn)

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THEATRUM BELLI : Le "soft power" américain est maintenant sur les réseaux sociaux, notamment avec le profil sur Facebook de l'ambassade des États-Unis en France qui "réunit" déjà 12600 personnes : http://www.facebook.com/usdos.france

Ce profil pourrait permettre à l'ambassade, via un logiciel performant tel que "Social Media Analytics" developpé par la société SAS, de sonder la polarité des sentiments et des opinions exprimées.

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Commentaires

Au sujet de la quatrième émission, le sujet est très intéressant mais il y a quand même deux points qui ont retenu mon attention. Premièrement, le présentateur donne une biographie détaillée des intervenants au début de l'émission mais c'est seulement vers la fin qu'au détour d'une remarque nous apprenons que plusieurs parmis ces intervenants ont fait parti des programmes de ces fondation. Deuxièmement, la fin de l'émission tourne au ridicule quand le présentateur dans les dix dernières secondes de l'émission demande aux intervenants de confirmer "qu'ils n'ont aucune informations conernant l'activité actuelle de ces fondations en France, et notamment dans les banlieues", ce que les intervenants s'empressent bien entendu de confirmer.

Écrit par : Ugaulin | jeudi, 13 janvier 2011

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