jeudi, 03 juin 2010

Le Canada a été un laboratoire d'armes biologiques durant la Seconde Guerre mondiale

Les Alliés ont installé un laboratoire militaire ultra-secret au Canada au cours de la Seconde Guerre mondiale pour fabriquer une arme biologique de destruction massive, selon un documentaire diffusé mardi soir par la télévision publique Radio-Canada.

En 1943 à Grosse-Ile, une île du fleuve Saint-Laurent située dans la province de Québec, des scientifiques canadiens se sont réunis dans le plus grand secret pour produire de grandes quantités d'anthrax, du charbon bactérien, qui devaient ensuite servir à la fabrication de bombes.


La mise au point d'une arme biologique, nommée projet N, était l'un des trois grands secrets de la guerre, avec les recherches sur la bombe atomique et le décryptage des messages allemands, rappelle le documentaire.

A cette époque, les Alliés se préparent à une guerre bactériologique contre l'Allemagne nazie et le Premier ministre britannique Winston Churchill souhaite obtenir un demi-million de bombes à l'anthrax.

Mais le laboratoire canadien connaît des problèmes pour la production de la bactérie, les recherches à Grosse-Ile prennent fin en août 1944 et des laboratoires américains prennent le relais. Seulement 5.000 bombes à l'anthrax seront finalement envoyées en Angleterre avant la fin de la guerre.

Malgré les difficultés, le laboratoire canadien aurait produit quelque 70 milliards de doses mortelles, soit assez pour détruire 30 fois la population mondiale de l'époque.

Quant au produit du laboratoire, "ils l'ont emmené au milieu du fleuve Saint-Laurent, puis, je me souviens, ils ont mélangé l'anthrax à un solvant et ont laissé le mélange reposer quelque temps. Puis, ils ont jeté tout ça au fond de l'eau", se rappelle dans le documentaire un chercheur de l'époque, Thomas Stovell.

 

Écrit par SG dans > 2ème Guerre Mondiale, > Amérique du Nord | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Instructif
Alors comme ça Churchill avait commandé 500 000 bombes à l'anthrax pour tuer entre 3 et 4 millions d'Allemands, dans les 3 plus grands villes du Reich dont Berlin (où ne demeuraient comme à Dresde, plus que des civils, femmes, enfants et vieillards).
Ce programme de destruction massive du peuple allemand fut en partie financé par le milliardaire "canadien" Samuel Bronfman qui fit fortune durant la prohibition américaine.

Les historiens reconnaissent qu'Hitler a toujours refusé d'avoir recours à l'arme atomique et bactériologique pour mener la guerre, Churchill et Roosevelt n'avaient pas la même approche à ce que l 'on voit.

Écrit par : gwenatao | jeudi, 03 juin 2010

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M...e, alors, le camp du Bien, il est où là????? Churchill tu n'es donc pas un vrai gentil? Pourtant la maitresse à l'école elle disait pas ça... alors, alors.

Mort aux ennemis de la Liberté et Vive le camp du BIEN qui veut assassiner par millions les Méchants pour le plus grand bien de l'Humanité. Se rappeler qu'en démocratie décadente la fin justifie les moyens.

Écrit par : Vincent | vendredi, 04 juin 2010

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