mardi, 09 mars 2010
1904-1905 : La Guerre russo-japonaise
Dans la nuit du 8 au 9 février 1904, la flotte japonaise attaque, sans déclaration de guerre, la flotte russe à Port-Arthur, et elle torpille sept bâtiments ennemis. D'un seul coup, le Japon acquiert la maîtrise des mers ; une guerre commence, qui s'achèvera l'année suivante par la victoire du Japon.
Le conflit prend place dans la région du Pacifique Nord, précisément en Mandchourie et en Chine, deux zones où l'Angleterre, les États-Unis et la France luttent pour s'assurer de bonnes positions économiques, mais où, surtout, le Japon et la Russie rivalisent depuis 1891, date de la construction du Transsibérien par ce dernier pays. C'est la politique agressive de la Russie qui est cause du conflit. En 1893, avec l'appui de la France et de l'Allemagne, la Russie humilie le Japon, vainqueur de la Chine en 1895 : elle oblige ce pays à rendre la péninsule du Liaodong, que lui reconnaissait à l'occasion de cette victoire le traité de Shimonoseki. Le Japon avait également obtenu par la même occasion Formose, les îles Pescadores et la reconnaissance par la Chine de l'indépendance de la Corée.
En 1896, par un accord secret avec la Chine, les Russes garantissent le territoire chinois contre les agressions extérieures et, en retour, obtiennent la concession du chemin de fer qui traversera la Mandchourie à partir de Harbin jusqu'à la mer. Ce "Transmandchourien" consacre la pénétration économique russe et son influence dans l'est de la Chine. Lorsque, en 1897, l'assassinat de deux missionnaires allemands aboutit à la cession du territoire de Kiao-Tcheou à l'Allemagne par un bail de 99 ans, le tsar Nicolas II exige un bail de 25 ans pour la partie sud du Liaodong, y compris Port-Arthur. En 1898, la Chine concède à la Russie le bail de Port-Arthur avec le droit d'y établir une base navale. Enfin, en 1900, le soulèvement national chinois des Boxers, en réaction contre les pays étrangers présents, est écrasé par une intervention militaire de huit grandes puissances, à laquelle la Russie participe. Après cela, des troupes russes restent sur le terrain, sous le prétexte de protéger la construction du Transmandchouriln. Des aventuriers russes proposent, à la même époque, de développer un projet de concessions forestières sur le Yalou en Mandchourie, ce qui permettrait aux sujets du tsar de pénétrer en Corée. Nicolas II est très enthousiasmé par ce projet, car il pense que la Russie a une mission civilisatrice en Asie et il sous-estime grossièrement la puissance et les ambitions japonaises. Son ministre des Finances, Witte, qui s'y oppose formellement, est contraint de démissionner. Les négociations et la guerre Dans un premier temps, le Japon tente de négocier. Il propose un partage qui donnerait aux Russes le nord de la Mandchourie et au Japon le sud, ainsi que la Corée. Mais, très vite, les responsables japonais se rendent compte que les tentatives de conciliation ne servent à rien : l'intervention militaire est décidée.
Alors, le 8 février 1904, le Japon attaque sans déclaration de guerre la flotte russe dans la rade de Port-Arthur. Il est militairement bien préparé et bien organisé ; allié de la Grande-Bretagne, il est diplomatiquement soutenu et, enfin, il combat près de ses bases. En face, la Russie n'est pas prête (son commandement en Extrême-Orient, assuré par l'amiral Alexeiev et le général Kouropatkine, est incompétent et ses troupes insuffisantes) ; les renforts sont acheminés par le Transsibérien à voie unique, très lent et interrompu au niveau du lac Baïkal. Enfin, le pouvoir est affaibli par les vagues de mécontentement intérieur.
Cette disproportion explique le succès des opérations japonaises : défaites russes à la bataille de Liaoyang (24 août-5 septembre 1904), au fleuve Cha-ho (5-18 octobre 1904) et à Moukden (21 février-10 mars 1905), qui font reculer l'armée russe dans le nord de la Mandchourie. Les 27-29 mai 1905, la flotte de l'amiral Zinovi Rojdestvenski, venue de la Baltique avec beaucoup de difficultés pour tenter de sauver Port-Arthur, est anéantie au cours de la bataille, au détroit de Tsushima. La Russie est désormais obligée de négocier.
La paix : l'humiliation d'une nation occidentale
Un armistice est conclu entre les deux gouvernements : si les Russes sont très affaiblis par la révolution de 1905, les finances japonaises sont totalement épuisées et l'Empire nippon n'a plus les moyens de détruire le gros des troupes russes d'Extrême-Orient. Avec la médiation du président américain Theodore Roosevelt, une Conférence de paix est organisée à Portsmouth, aux États-Unis, le 5 septembre 1905. Les clauses du traité signé à cette occasion contiennent les stipulations suivantes : la Russie doit reconnaître la prééminence des intérêts du Japon en Corée ; elle cède à son vainqueur son bail sur la péninsule du Liaodong, sa base de Port-Arthur, la voie ferrée au sud du Chandong et la moitié sud de l'île de Sakhaline. Les deux pays, d'un commun accord, s'engagent à restituer la Mandchourie à la Chine. Malgré l'insistance du Japon, aucune indemnité de guerre n'est prévue.
Cette guerre est un véritable coup de massue pour le gouvernement russe, qui ne s'attendait absolument pas à la défaite. L'humiliation des premiers revers a contribué à précipiter un événement qui aurait eu lieu de toutes manières : la révolution de janvier 1905. Du côté japonais, en revanche, c'est un véritable triomphe, car, pour la première fois dans l'histoire du monde, une nation occidentale est vaincue par une nation asiatique. L'Empire nippon en tire un prestige militaire considérable, qui durera jusqu'en 1945 ; Une guerre et une révolution En même temps que la Russie se trouve engagée dans un conflit contre le Japon en Asie orientale, elle est affaiblie à l'intérieur par le déclenchement d'une révolution, en janvier 1905.
Cette révolution s'explique par des causes économiques, par le mécontentement étudiant et par l'apparition d'une opposition organisée formée de sociaux-démocrates (S.D.) et de sociaux-révolutionnaires (S.R.), d'obédience marxiste.
La révolution éclate le 22 janvier à Saint-Pétersbourg, où la répression fait 130 morts. Malgré cela, le mouvement s'étend et atteint les milieux de l'armée (mutinerie du cuirassé Potemkine, en mer Noire, dans l'été). La réaction ne parvient à triompher qu'au début de l'année suivante. L'entre-deux-guerres : la pénétration en Chine du Nord Le Japon obtient en 1919 la plupart des anciennes îles allemandes du Pacifique. Mais la conférence de Washington (1921) l'oblige à abandonner à la Chine le Chandong, à évacuer ses troupes de Sibérie et à limiter sa flotte de guerre. Les troupes japonaises occupent Moukden (le 18 septembre 1931) à la suite d'incidents frontaliers, puis toute la Mandchourie, qui devient en 1932 le Mandchoukouo, État indépendant sous protectorat japonais. En 1933, le Japon quitte la S.D.N. En 1937, il occupe une partie de la Chine. De la "guerre du Pacifique" au désastre d'Hiroshima Engagé dans le pacte anti-Komintern en 1936, le Japon lance un ultimatum à l'Indochine française en 1940. Puis, sans avoir au préalable déclaré la guerre aux États-Unis, le général Tojo fait détruire la flotte américaine basée à Pearl Harbor, le 7 décembre 1941. À ce moment commence la guerre du Pacifique les Philippines, Hongkong, la Malaisie, Singapour et l'Indonésie sont occupés. En 1942, la bataille de Midway stoppe l'avance japonaise. De 1943 à 1945, les États-Unis récupèrent du terrain. Ils lancent la bombe atomique le 6 août 1945 sur Hiroshima et le 9 août sur Nagasaki. Le 14 août, le Japon capitule : il est ramené à ses frontières du XIXe siècle.
Tsushima (1905)
La victoire spectaculaire du Japon sur la marine impériale russe annonça la naissance d'une nouvelle puissance militaire en Asie. Les cuirassés modernes des Japonais étaient trop rapides et trop bien armés pour les vaisseaux démodés des Russes. C'était un sinistre avertissement pour les Empires occidentaux. Tout comme la victoire sur la France en 1870 avait donné à la Prusse une suprême confiance dans son propre système militaire, le triomphe du Japon contre la Russie lui donna l'assurance nécessaire pour s'embarquer dans des campagnes contre les puissances occidentales au début du XXe siècle. Jusque-là, le Japon n'avait fait que tester ses capacités sans grand succès.
Le Japon avait d'abord connu des succès en 1895 dans sa guerre contre la Chine à propos de la Corée, mais la Russie était intervenue pour saisir des possessions gagnées par les Japonais et ces derniers n'avaient pas pu faire grand-chose pour l'en empêcher. Depuis 1902, cependant, la Grande-Bretagne était aussi soucieuse que le Japon de la présence russe en Mandchourie, et le Japon emporta une victoire diplomatique en signant une alliance dans laquelle l'Angleterre s'engageait à ne pas soutenir d'éventuelles interventions occidentales. Ce qui laissa le Japon libre de s'occuper de la présence russe en Mandchourie. Les deux pays avaient convenu d'un protectorat commun en Corée, mais en 1900, quand éclata la rébellion des Boxers en Chine, la Russie envoya d'importantes troupes en Mandchourie. "Si la Mandchourie devient propriété de la Russie," déclara le ministre des Affaires étrangères du Japon en 1901, "la Corée elle-même ne pourra pas rester indépendante. C'est une question de vie ou de mort pour le Japon."
La tension entre les deux nations atteignit son paroxysme en février 1904, quand le Japon attaqua Port-Arthur, la base navale clé en Mandchourie pour les Russes. Comme Pearl Harbor, plusieurs dizaines d'années après, ce fut une attaque surprise lancée avant toute déclaration de guerre. Les vaisseaux russes furent sévèrement endommagés par les torpilleurs japonais, et le port fut bloqué.
Des troupes japonaises débarquèrent dans le nord de la Corée et allèrent jusqu'au fleuve Yalu pour fournir un soutien aux actions navales. Les troupes russes dépendaient du Transsibérien pour amener des renforts, mais cela prendrait du temps, et les commandants russes insistèrent imprudemment pour réagir immédiatement l'invasion. En infériorité numérique, une force russe affronta les Japonais et fut complètement mise en déroute à la bataille du Yalu. Les Japonais continuèrent leur progression vers l'intérieur de la Mandchourie.
Avec l'arrivée de nouveaux soldats japonais, Port-Arthur fut soumis à un siège. Au départ, les Japonais essayèrent de le prendre d'assaut, mais subirent d'énormes pertes. L'artillerie et les mitrailleuses russes installées derrière tranchées et barbelés firent que le combat se réduisit à une succession d'attaques suicide par les Japonais, qui toutes échouèrent à forcer le passage dans le port. Elles donnèrent, cependant, un avant-goût des terribles effets d'une charge désespérée contre des forces retranchées, bien défendues par des mitrailleuses. Finalement, après presque un an, une marée humaine japonaise écrasa un avant-poste vital, et Port-Arthur fut contraint de se rendre en janvier 1905.
Partout ailleurs en Mandchourie, les armées japonaise et russe se heurtaient dans des batailles sanglantes mais peu concluantes. Des dizaines de milliers de pertes furent subies par les deux camps, évoquant ce que serait le combat sur le front de l'ouest pendant la Première Guerre mondiale. Même après une victoire japonaise à la bataille de Moukden en mars 1905, les forces terrestres russes refusèrent de se retirer de Mandchourie et cette impasse coûteuse sembla partie pour durer indéfiniment.
En octobre 1904, la flotte russe de la Baltique prit la mer depuis ses ports d'attache sous le commandement de l'amiral Rozhdestvenski. Il lui faudrait plus de six mois pour atteindre la Mandchourie et se joindre à la guerre contre le Japon. Bizarrement, pendant qu'elle traversait encore la mer du Nord, des rumeurs se répandirent concernant une attaque par des torpilleurs japonais, et les cuirassés russes réagirent en tirant sur des bateaux de pêche anglais près du Dogger Bank, tuant au moins sept pêcheurs. La Grande-Bretagne, indignée, envoya ses propres cuirassés filer la flotte russe tandis qu'elle traversait le Golfe de Gascogne.
Se divisant pour passer le canal de Suez et contourner le cap de Bonne-espérance, la flotte russe se réunit dans l'océan Indien et poursuivit sa route jusqu'à l'Indochine française, où elle s'arrêta une fois de plus pour se préparer à la bataille. Partant ensuite pour le port russe de Vladivostok, en Sibérie, la flotte de la Baltique approcha du détroit de Tsushima, entre la Corée et le Japon. Sur le papier, la flotte de Rozhdestvenski paraissait impressionnante, constituée de 8 cuirassés, 8 croiseurs, 9 destroyers et plusieurs vaisseaux plus petits, mais ces bateaux étaient vieux. Par contraste, tout comme le Japon en pleine modernisation avait pris l'armée prussienne pour modèle de ses forces terrestres, sa marine avait été profondément influencée par la flotte britannique. Ses vaisseaux étaient construits selon les modèles anglais les plus récents et présentaient une protection accrue par blindage des canons, mais avec peu de poids supplémentaire, qui aurait affecté leur maniabilité et leur vitesse. La flotte japonaise comportait 4 cuirassés, 8 croiseurs, 21 destroyers et 60 torpilleurs, ces derniers ayant déjà fait leurs preuves lors des combats autour de Port-Arthur. Les hommes d'équipage du vice-amiral Togo étaient également extrêmement motivés et bien entraînés.
Pendant l'après-midi du 27 mai, tandis que la flotte russe naviguait en ligne avec le vaisseau amiral de Rozhdestvenski, le Suvorov, à sa tête, Togo tira le meilleur parti de la vitesse supérieure de ses bateaux. Dans une manœuvre digne de Nelson, il traversa la tête de la flotte russe et la soumit à un feu roulant dévastateur. Ayant formé la barre du T, il tourna alors ses navires pour naviguer le long de son flanc et la soumettre à d'autres tirs. Les obus japonais pleuvaient sur les vaisseaux russes mal protégés.
La bataille continua jusqu'à la tombée de la nuit ; l'amiral Rozhdestvenski avait été blessé, et trois cuirassés russes avaient été coulés. La flotte de la Baltique, meurtrie, essaya alors de se retirer, mais Togo envoya ses torpilleurs, plus petits, achever les vaisseaux sévèrement endommagés des Russes, laissant tomber des mines devant eux tandis qu'ils tentaient de s'enfuir. Seuls un croiseur et deux destroyers russes réussirent à atteindre Vladivostok. Le reste de la flotte fut coulé ou capturé, et quelque 10.000 marins tués ou blessés.
Contraste frappant, les Japonais avaient perdu à peine 1.000 hommes, et seulement trois torpilleurs. Leçons apprises et désapprises Tsushima mit précipitamment fin à la guerre russo-japonaise.
En septembre 1905, lors du traité de Portsmouth, la Russie accepta de se retirer de Port-Arthur et de Mandchourie. La Corée tomba dans la sphère d'influence du Japon et ce dernier maintint également un contrôle étroit sur la Mandchourie, mais elle ne ferait officiellement partie de l'Empire d'outre-mer du Japon qu'en 1931. Cette guerre, cependant, modela le monde du début du XXe siècle. La défaite de la Russie ébranla encore le gouvernement du tsar, et une révolution se produisit la même année. Si cette révolution échoua à renverser le régime tsariste, il ne faudrait pas longtemps avant qu'une autre le balaye complètement et conduise à l'établissement du régime soviétique.
La victoire du Japon lui permit de se considérer comme l'égal d'autres grandes puissances, et il exigea le droit d'établir son propre empire. La militarisation de la politique japonaise s'ensuivit, culminant dans l'attitude agressive du Japon dans les années 1930, qui entraîna la guerre dans le Pacifique. La défaite de la Russie encouragea également d'autres factions nationalistes asiatiques à croire que l'impérialisme occidental pouvait être combattu et vaincu. L'illusion de l'invincibilité militaire de l'Occident, établie pendant 200 ans, avait volé en éclats et cela porterait ses fruits notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. La route qui mena à la guerre du Vietnam peut être considérée comme ayant un certain rapport avec les événements de Tsushima.
Sur le plan militaire, la guerre russo-japonaise révéla les terribles dégâts qui pouvaient être causés par la guerre de tranchée moderne ; aucun des deux camps n'obtenant d'avantage clair en dépit d'énormes pertes humaines. Des observateurs britanniques et allemands y avaient directement assisté, mais la conclusion qu'ils en tirèrent fut que toute guerre future devrait être gagnée dans les premiers mois. Ils croyaient que l'incompétence des Russes et le manque d'expérience des Japonais avaient conduit à l'impasse, erreurs que ne répéteraient pas les autres armées occidentales, qui utiliseraient mobilisation rapide et manœuvres initiales pour déjouer leurs adversaires avant de risquer d'être entraînés dans une guerre de tranchées. En d'autres termes, une telle catastrophe ne se reproduirait pas en Europe. Ils se trompaient lourdement.
Écrit par SG (Webmaster) dans Asie, Guerre, Russie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Écrit par : spectre | mardi, 09 mars 2010
Répondre à ce commentairesoviétique sur les Japonais lors de la bataille de Halhin Gol. L'empire nippon voulait envahir la Mongolie
à partir de la Mandchourie. Mais, ils se sont heurté aux troupes d'un jeune général du nom de ... Joukov.
Pour Joukov, ce fut un prélude à d'autres "grandes manoeuvres" au cours desquelles il allait prendre du
grade. Pour les Japonais, ce fut le point d'arrêt de leurs aventures vers la Sibérie. Ce qui a peut-être
incité le Quartier Général Impérial à se tourner vers le Pacifique, et d'autres aventures.
Écrit par : Claude Jodoin | mercredi, 10 mars 2010
Répondre à ce commentaire"During the Russo-Japanese War, in 1904 and 1905, in perhaps his most famous financial action, Schiff, again through Kuhn, Loeb & Co., extended a critical series of loans to Japan, in the amount of $200 million. He was willing to extend this loan due, in part, to his belief that gold is not as important as national effort and desire, in helping win a war, and due to the apparent underdog status of Japan at the time; no European nation had yet been defeated by a non-European nation in a modern, full-scale war."
http://en.wikipedia.org/wiki/Jacob_Schiff
Écrit par : UnOurs | mercredi, 10 mars 2010
Répondre à ce commentairePeu de gens savent que les équipages russes avaient été décimés par la syphilis lors d'une escale précédente au Japon.
Finalement, il faudrait aussi noter que le Japon a inspiré l'Allemagne dans le financement par ses agents des activistes de la révolution de 1905.
Écrit par : DELORME | dimanche, 14 mars 2010
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